Sobriété énergétique

Nos dirigeants recommandent de pratiquer une sobriété dans notre consommation de ressources. Qui dit sobriété dit réduction. Nous sommes invités à réduire cette consommation en modifiant nos comportements.

 

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La surconsommation nous a rendus accros, il faut donc frapper fort. Parfois par la contrainte, comme la baisse décidée par les autorités du degré de température dans les habitations, parfois volontairement. 

Par exemple couper un radiateur pendant la nuit, l’extinction automatique des lumières en quittant une pièce, une conduite automobile sans à-coups en ville: nombre de gestes tombent sous le sens.

Au plan individuel beaucoup peut être mis en pratique sans que cela ne nous coûte une trop grande part de liberté et de confort.

Au plan collectif la tentation est grande de poser des limites contraignantes, comme la restriction des voyages en avion – en particulier en jets privés qui font polémiques.

Certains choisissent de prendre le train plutôt que l’avion pour faire Genève-Paris. Sans savoir d’où vient l’électricité: si c’est la nuit, pas du photovoltaïque; si c’est en hiver ou en été, pas de l’éolien – ou si peu; si l’on passe par l’Allemagne c’est du charbon; en France c’est encore du nucléaire, mais pour combien de temps?

L’aspect collectif de la sobriété doit être traité séparément. Il faut y investir et développer de nouvelles technologies. Ce sont les moteurs qui doivent consommer moins,  pas les humains, afin d’éviter le recul des libertés individuelles – dont celle de nous mouvoir librement là où nous sommes habilités à le faire. 

 

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Et s’il fallait un jour limiter les déplacements de manière autoritaire, il faudrait établir des hiérarchies. Par exemple, le déplacement en jet de centaines de personnes pour les fashions weeks sera en tête des interdits vu la futilité de la mode. 

Voir des zazous sérieux comme des menhirs se pavaner devant les caméras de télé n’offre aucun intérêt, sauf parfois à faire sourire. On sait que les riches créateurs ont de gros moyens, pas besoin de nous le rappeler trop souvent.

Sobriété dans la mode, voilà qui serait révolutionnaire et qui changerait l’hubris sans limite de certains en un vertueux pas de côté du meilleur effet. L’exemple doit venir d’en haut. Si eux ne se limitent pas, pourquoi le ferions-nous?

Sobriété dans le monde du spectacle: moins d’effets lumineux, moins d’éclairages intensifs, moins de décibels, moins de filles quasi nues derrière les rappeurs bling-bling, moins de bavardages entre stars, etc.

Sobriété en ligne: limitation stricte de l’usage d’internet vu la consommation exponentielle d’électricité.

Sobriété à la télévision: réduction des gains qui font rêver, par exemple: « Qui vent gagner cent euros? » plutôt que des millions, fin des sautillements impudiques d’extase des gagnants, fin des débauches de lumières dans les spectacles retransmis, semi-obscurité pour les téléjournaux, arrêt des émissions entre 14 h et 18 h, etc.

 

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Sobriété = moindre consommation, donc diminution de l’activité économique, donc perte d’emplois. Pour cette raison la sobriété ne doit pas être un nouvel extrémisme. Pas besoin d’interdire à un enfant de monter son beau train électrique ou de recharger les batteries de son planeur radiocommandé. Il évitera simplement certaines heures de grosse demande énergétique.

Pas la peine d’empêcher l’activité humaine ni renoncer aux grands ouvrages. On ne doit pas compter que sur l’éolien et le photovoltaïque. Il faut aussi du stable, du réactif, du permanent et facilement pilotable. Sans quoi notre civilisation s’enrayera et nous perdrons des siècles de progrès et des services précieux.

Bien sûr nous pouvons aussi consommer moins de tout et réduire notre mode de vie à nos stricts besoins. Encore faut-il les identifier et s’en contenter. Mais est-ce le monde que nous voulons?

L’injonction à la sobriété énergétique me plaît bien. Elle suscite une réflexion et des questions qui vont au-delà d’éteindre la lumière derrière soi. Par exemple: voulons-nous de la lumière comme nous en avons besoin ou acceptons-nous d’éventuelles coupures, comme en Afrique? Et quelle sorte de lumière?

Moi j’ai choisi: je veux du courant en continu.

 

 

Catégories : Environnement-Climat, Politique, société 5 commentaires Lien permanent

Commentaires

  • Et quid de la pollution que provoque internet. Cette pollution n'est en rien comparable à celle provoquée par les transports aériens et routiers. Si Internet était un pays, il serait le 3ème plus gros consommateur d'électricité au monde avec 1500 TWH par an, derrière la Chine et les États-Unis. Au total, le numérique consomme 10 à 15 % de l'électricité mondiale, soit l'équivalent de 100 réacteurs nucléaires. (https://www.fournisseur-energie.com/internet-plus-gros-pollueur-de-planete/).
    Et si donc les donneurs de morale écologistes donnaient l'exemple en s'abstenant ne serait-ce qu'une fois par semaine de circuler sur les autoroutes de l'information ?

  • H. L; nous donne des pistes intéressantes en matière d'économies. Le monde moderne pollue, pas seulement avec Internet. Mais les pays en voie de développement n'ont qu'un but : nous rejoindre. Ce qui signifie que notre mode de vie, gros consommateur d'énergie, est appelé à se généraliser.
    H.L. nous dit qu'il faut, très vite, une énergie stable, réactive, permanente, pilotable, mais aussi moins polluante. Je ne vois que le nucléaire, du moins pour assurer la transition. Il est beaucoup moins dangereux que le gaz ou le charbon (voir les statistiques sur les décés) et les déchets peuvent trouver une solution. Une partie peut être recyclée dans des centrales d'un nouveau type. Une partie peut être stockée en profondeur. Et les éléments, dont la radioactivité perdure, et qui sont peu nombreux, pourront être, dans quelques décennies, expédiés en toute sécurité dans l'espace et le Soleil. Suis-je trop optimiste ?

  • le livre dont tu nous avait parler "climat la part d'incertitude de Steven E.Koonin" a été traduit en français, je viens de le commander.

  • Merci. e vais l'acheter aussi.

  • @ Henri Je vous rappellerai que le CO2 n'est pas un polluant! D'ailleurs, Hommelibre ne le dit pas! A ne pas confondre avec les particules fines, qui, elles, le sont!

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