Giorgia Meloni fasciste ? Grandes lignes de son programme.

Les extrémistes de la France Insoumise poussaient hier soir des cris d’orfraie à l’annonce de la victoire de la charismatique leader des Frères d’Italie. 

 

italie,election,giorgia meloni,fasciste,conservatriceFasciste, Meloni?

Le fascisme est aux frontières clamait je ne sais plus qui, sans un mot pour le vrai fascisme qui se déroulait à Rennes le même jour: l’attaque musclée d’un meeting de Jordan Bardella par un commando d’une centaine (200 selon le préfet) d’Antifas. Voitures détruites, vitres brisées, la violence habituelle et régulière.

Ce n’est pas surprenant: le fascisme à l’origine a été conçu et produit dans les creusets de l’extrême-gauche radicale d’alors. Mussolini était un révolutionnaire socialiste intransigeant avant sa rupture idéologique. Et la première dictature d’État massive, élaborée et théorisée a suivi la révolution russe.

 

Voyons donc les grandes lignes du programme de Giorgia Meloni. Je développerai ultérieurement d’autres aspects de cette élection dont l’attitude inacceptable de la présidente de la Commission européenne.

 

Union Européenne: 

Veut plus de pouvoir et de souveraineté pour les États membres, veut défendre les intérêts nationaux du pays à Bruxelles. Soutient l’idée d’une Europe confédérale qui « respecte la souveraineté des Etats membres » en leur laissant le soin de décider de la « politique de proximité » concernant directement les citoyens. »

 

Immigration:

Position régalienne. Défense des frontières contre l’immigration illégale et de masse. Voudrait que l’UE mette en place un blocus maritime. Création de centres de traitement des demandes d’asile en dehors de l’UE.

italie,election,giorgia meloni,fasciste,conservatrice« Un État sérieux surveille et défend ses frontières. Je ne me lasserai jamais de le répéter: la seule façon d’arrêter l’immigration clandestine est le blocus maritime, c’est-à-dire une mission européenne en accord avec les autorités nord-africaines. Il n’y a que comme ça qu’on pourra mettre un terme aux départs illégaux vers l’Italie et à la tragédie des morts en mer. »

Actuellement des filières de passeurs quasi mafieuses envoient à l’eau des canots qui souvent coulent et noient leurs occupants. Des navires d’ONG, derniers maillons de la chaîne, sont en permanence à la recherche des illégaux survivants pour les aider à terminer leur voyage en Italie.

 

Ukraine:

Respect des engagements de l’Italie envers l’Otan. Continuer à soutenir l’Ukraine contre la Russie, tout en soutenant les efforts diplomatiques en faveur de la paix.

 

Famille:

Réduire et simplifier les impôts, mise en place de mesures visant à remédier à la baisse du taux de natalité en Italie, via notamment une protection de l’emploi pour les jeunes mères.

 

LGBTetc:

Sa résistance à l’idéologie LGBTetc la place dans le « mauvais camp » selon la doxa en cours mais la stigmatisation par des militants radicaux ne la dérange pas. Sa priorité va aux familles traditionnelles qu’elle qualifie de naturelles.

« Oui aux familles naturelles, non au lobby LGBT! Oui à l’identité sexuelle, non à l’idéologie du genre! » Elle n’est cependant pas opposée au mariage gay qui existe déjà en Italie, mais l’est à l’adoption d’enfants par des couples homosexuels.

 

italie,election,giorgia meloni,fasciste,conservatriceConservatisme classique:

« Je pense qu’il ne fait aucun doute que nos valeurs sont conservatrices. Les questions de la liberté individuelle, de l’entreprise privée dans l’économie, de la liberté d’enseignement, de la centralité de la famille et de son rôle dans notre société, de la protection des frontières contre l’immigration incontrôlée, de la défense de l’identité nationale italienne, telles sont les questions qui nous préoccupent » a détaillé la candidate de 45 ans auprès du Washington Post dans un entretien accordé à la mi-septembre. »

C’est une forme de libéral-conservatisme moderne.

 

Valeurs fondatrices:

« Je suis tout à fait en faveur du crucifix accroché aux murs de nos écoles publiques, pas parce que je veux imposer la religion en laquelle je crois à qui que ce soit. […] Mais qu’on le veuille ou non, les valeurs chrétiennes ont façonné notre civilisation » a-t-elle encore affirmé toujours au Washington Post. »

Elle ajoutait: « Nous nous battrons contre l’islamisation de l’Europe, parce que nous n’avons aucune intention de devenir un continent musulman. »

 

Il n’y a pas de trace de la philosophie fasciste: anti-libérale, autoritaire, anti-parlementaire, anti-individualiste, collectiviste, anti-égalitaire, « purificatrice morale », etc.

Ni ce programme ni les méthodes politiques ou les intentions morales de la candidate Giorgia Meloni ne sont fascistes. Le programme est conservateur bon teint, avec des propositions claires sur des questions polémiques comme l’immigration.

 

 

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Commentaires

  • Merci Homme Libre pour cet excellent billet qui rétablit la vérité. Désormais, tous ceux qui défendent les valeurs traditionnelles et ne se plient pas au Diktat de Bruxelles, ou plus précisément au Diktat du Great Reset et de l'Agenda 2030, sont systématiquement traités de fascistes. Bel exemple d'inversion accusatoire!
    En revanche, un gouvernement comme celui de la France, par exemple, qui a éborgné et matraqué son peuple, qui licencie des employés (infirmière, pompiers etc.) qui refusent de se faire injecter un pseudo vaccin qui ne fonctionne pas et met la vie des gens en danger par ses graves effets secondaires, un gouvernement qui condamne et interdit de pratique tout médecin qui ne croit pas au pseudo vaccin" qui interdit de parole dans les médias mainstream et traite de complotiste toute personne et tout scientifique qui ne suit pas la doxa mondialiste (pseudo vaccin, climat, immigration de masse, LGBT, UE, OTAN, Russie etc.) et dont le président, Macron Young global Leader du WEF, dit qu'il veut emmerder les non vaccinés, n'est pas fasciste bien entendu.

  • Comme d'habitude, on parle de "l'extrême droite", synonyme de fascisme et de nazisme pour les bien-pensants voulant effrayer les électeurs.
    Quant à l'extrême-gauche, du moins en Suisse romande, elle est pudiquement nommée "la gauche de la gauche" car il ne faut surtout pas faire allusion au communisme et à ses dérives.
    Donc, après la Suède voici l'Italie, avec Giorga Meloni, "l'étoile montante de l'extrême droite italienne", grande favorite et maintenant victorieuse aux élections générales italiennes.
    Giorga Meloni, se présentant comme "femme, mère, chrétienne, sociale, nationale et populaire", est sortie en tête de la coalition de centre droit, avec son parti "Frères d'Italie".
    Comme elle a promis de lutter contre l'immigration, l'islamisation de l'Europe, la domination LGBT mais aussi soutenir la famille traditionnelle et… l'Ukraine, c'est une très bonne nouvelle pour l'Italie et l'Europe, n'en déplaise aux médias et aux politiciens "progressistes" et mondialistes !

  • France Culture est l'un des relais principal de cette gauche wokiste, qui en permanence nous bassine avec une extrême droite qui n'existe pas. Mais pas une seul émission sur l'insécurité, les trafics, les femmes esclaves enlevées aujourd'hui partout dans le monde et qui sont prostituées de force dans nos rues! Là une émission sidérante sur l'éducation nationale, avec 2 intervenants qui ont dû se gaver de tranquillisants et de coke, ils sont totalement hors sol. l'animatrice qui s'étonne de voir les profs fuir en masse le 9-3!!! Mais bonne nouvelle sur youtube sous les émissions de France Culture, un max de commentaires négatifs, qui dénoncent cet aveuglement criminel.

  • Le ministre belge de la justice, vient d'échapper par miracle à un enlèvement par un réseau mafieux, très impliqué dans le trafic de drogue, silence sur toutes les radios et télés de ce fait gravissime!

  • Sa conception d'une d’une Europe confédérale est aussi la mienne, et je trouve que cette notion montre davantage de respect que la formule autoritaire actuelle, et qu'elle correspond mieux à la diversité des cultures du vieux continent.

    Mais ce n'est pas sûr qu'à Bruxelles on aime la diversité... politique.

  • Monsieur Goetelen,
    Un grand bravo pour votre analyse parfaite de cette politicienne patriote et pour avoir le courage de dénoncer la bien-pensance actuelle.

  • Sont d'extrême droite et fascistes pour la gauche, tous ceux qui dénoncent les réseaux mafieux internationaux qui pourrissent toute l'Europe aujourd'hui! Où la gauche situe ceux qui font les attentats: Bataclan et autres? Pour moi ils sont l'extrême droite! Et eux votent ............macron et melechon! On voit sur le site d'ARTE un reportage terrifiant sur les banlieues suédoises, gangs mafias trafics de drogue d'armes, et la gauche qui continue comme chez nous à fermer les yeux!

  • Grand merci (une fois de plus) pour votre analyse objective mettant en lumière le comportement honteux de nos media, en particulier de la RTS (avec notre argent !). Mais les gens sont de moins en moins dupes et c'est tant mieux.

  • Je ne peux que me joindre aux louanges adressées à H.L. Avant de qualifier un parti de "fasciste", il faut examiner son programme. Que le parti soit de droite ou de gauche, ce qui compte ce sont ses projets et les mesures qu'il prendra pour les appliquer. Il y a, à gauche comme à droite, des groupuscules violents qui agissent en dehors des clous et de la démocratie. Ce n'est pas le cas de l'alliance qui a gagné les élections en Italie.

  • Voilà que Forum de la RTS en remet une couche sur Giorgia Meloni !
    Un "débat" où les trois intervenants, soigneusement choisis, sont, bien entendu, vent debout contre l'extrême droite et les Frères d'Italie… car ce serait grave que Mme Meloni insiste sur l'identité chrétienne de l'Europe.
    Par ailleurs, la journaliste animant le "débat", est-elle une journaliste ou une militante féministe obtuse, nous bassinant avec son lourd et répétitif langage inclusif.
    Ce soir c'était au tour des "Italiennes et des Italiens" !
    Agaçant et risible…

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