Nom d’un pétard, on a mis le feu au champ !

Vingt mille mètres carrés d’un champ moissonné ont brûlé à Meyrin près de Genève ce dernier lundi. Sécheresse, feu, les ingrédients étaient réunis pour enfumer l’air genevois.

 

feux de récoltes,meyrin,On le sait un feu ne prend pas tout seul, d’ailleurs aucun orage n’a été signalé. La foudre est sortie du désir de jeunes gens. Tout occupés à tester leurs pétards d’artifice, ils ont mis le feu au champ. 

« Selon les indications de la police cantonale genevoise, des jeunes s’amusaient avec des pétards près de ce champ «excessivement sec», d’après le porte-parole, Jean-Philippe Brandt, ce qui a mis le feu aux chaumes, les tiges restant après la fauche. »

Selon un témoin:

« Il y avait trois jeunes, d’environ 16 ou 17 ans. Ils ont allumé un feu d’artifice dans le champ et quand ils se sont rendu compte que le terrain commençait à brûler, ils ont essayé d’éteindre les flammes en les piétinant. »

Impuissants face à cet incendie qui progressait ils se sont enfuis en voiture avec un comparse. C’est anecdotique mais cela rappelle qu’un feu a presque toujours besoin d’une main complice, même s’il fait chaud et très sec.

Manque de chance pour ces jeunes qui ont dû se faire une grosse frayeur. Mais ce n’est pas un cas unique. Les feux de champs ou de récoltes défrayent occasionnellement la chronique. J’ai effectué une petite recherche sur internet. En juillet 2020 un feu a été filmé en Haute-Somme. En juillet 2019 c’était à Vraux, dans le département de la Marne. Et en 2016 à Magny (vidéo ci-dessous)

Il y a eu juillet 2017 à Biesheim en Alsace. Et juillet 2013 au Colorado. Ou celui-ci hier: 

« Ce dimanche après-midi, au lieu-dit la Pigasse à Saint-Fergeux, un début de feu sur une moissonneuse-batteuse a eu lieu suite à un défaut électrique. Il a entraîné une propagation des flammes au champ de blé. Le feu sur l’engin a été éteint au moyen d’un extincteur par le propriétaire, mais les quatre hectares de blé sur pied et un hectare de chaume n’ont pas résisté. »

Il y a encore eu août 2009 au Val-de-Ruz.

Et j’en oublie. Cela fait penser à l’écobuage et aux brûlis pratiqués de manière traditionnelle dans certains pays.

Mais y a-t-il davantage de ces feux que par le passé? On n’en sait rien. Ce genre d’info n’apparaît pas toujours au niveau national, leur compilation est compliquée. De plus le moindre petit feu est aujourd'hui filmé et mis en ligne. Comment comparer avec avant?

On ne sait si les feux de récoltes sont plus nombreux, mais ils sont beaucoup plus filmés et commentés.

 

 

 

 

 

Catégories : Environnement-Climat 3 commentaires Lien permanent

Commentaires

  • Pour répondre à la question posée, non, je ne crois pas non plus aux départs de feux naturels. Et je ne pense pas que la foudre frappe plus souvent. Par contre, les moyens de communication modernes amplifient l'information. Le seul moyen de comparaison est donc la statistique non biaisée, celle qui manque à beaucoup de commentaires médiatiques.

  • Trois feux en Gironde, l'un pour une cause électrique sur une voiture, l'autre est d'origine indéterminée, le troisième pas d'info sur la cause.. Les feux qui commencent en même temps en des lieux différents sont éventuellement d'origine criminelle.

    Je lis aussi que deux Canadairs de Nîmes arriveront sur place aujourd'hui seulement. C'est très lent, et pourquoi n'y a-t-il pas de Canadair en Gironde? Les feux n'y sont pas exceptionnels.

    https://www.gironde.gouv.fr/content/download/54375/364850/file/Dossier+Départemental+des+Risques+Majeurs_DDRM-2021_Gironde_Risque_Feu_Forêt.pdf

    "La Gironde est le 1er département français en nombre de départs de feu, mais également en kilomètres de pistes et chemins pour la prévention et la lutte contre le risque incendie (18 600 km soit l’équivalent du tour du monde)."

    "Les principales zones à risque du département sont à mettre en rapport avec le massif des Landes de Gascogne : classé à haut risque de feu..."

    Pour mémoire, dans le même document:

    "AOÛT 1949 :
    Feu de Cestas, Saucats, Marcheprime et Mios, le massif forestier des Landes de Gascogne est victime d'un feu de forêt qui ravage 52 000 hectares dont 25 000 de bois, et entraîne la mort de 82 personnes."

  • Et pourquoi n'y a-t-il pas de Canadair en Gironde? Parce que l'armée, comme le reste, a fait, et fait probablement encore, l'objet d'économies budgétaires!

Les commentaires sont fermés.