Genève, embrouilles de bitume

Ainsi la ministre urbaine en charge de l’aménagement et des constructions a reconnu une erreur d’appréciation. Ses services auraient pu laisser croire aux écoactivistes que leur projet avait reçu l’assentiment de la Ville de Genève.

 

geneve,aulne,activistes,bitume,perler,Cette explication floue me laisse sur ma faim, mais je n’y étais pas donc je n’en dirai rien. Je laisse aux politiques et aux électeurs de la ville le soin d’apprécier la défense de madame Perler.

Par contre je constate que des citoyens (et yennes) se sont autorisés à modifier légèrement deux aménagements urbains. De l’un on a arraché du bitume pour remplacer des parkings par du gazon, Dans l’autre on a planté trois arbres, dont au moins un aulne.

L’aulne est un végétal puissamment pollinique générant de fortes allergies. Pas très charitable d’avoir choisi cette espèce.

Perso j’aurais préféré trois cèdres du Liban pour leur taille impressionnante à l’âge adulte. Ou trois séquoias. Nan, je blague, je préfère les tilleuls au parfum si doux et enveloppant en juin.

Pour le bitume j’aurais planté des fleurs plutôt que du gazon, avec quelques hautes herbes propices aux araignées et pucerons. 

geneve,aulne,activistes,bitume,perler,Si chacun fait son pré carré en ville, on peut imaginer voir dans quelques temps une luxuriante végétation variée, dans un bel élan multi-végéto-culturel. 

Les rues deviendront des forêts de tomates, les avenues des fleuves de céréales diverses. Chacun plantera ce qui lui plaira. On ne roulera plus? Tant mieux, cela génèrera des économies.

C’est beau. C’est parfait. Oui, mais… qui pour l’entretien? Qui pour l’enlèvement des feuilles mortes, le nettoyage des productions en décomposition? Qui pour l’arrosage durant les canicules? On ne peut pas demander aux petits nains: vu le nouvel essor du charbon ils doivent retourner à la mine.

Pour l’arrosage on pourrait installer une pompe à énergie renouvelable humaine. L’eau du lac serait jour et nuit tirée par la force musculaire de gaillardes et gaillards faisant tourner des manivelles couplées à la pompe.

Les caniveaux seraient les nouveaux ruisseaux urbains. On y introduirait des loutres, des castors et des poissons rouges. Et comme la ville s’est lancée dans la création d’étangs urbains on pourrait les alimenter par les trop-pleins du pompage et y faire vivre quelques flamants roses. Ou verts.

Elle est pas belle la vie?

 

 

 

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