L’écologie : conservatrice et réactionnaire

La croisade pour « sauver le climat » est un bien étrange objet. La pression émotionnelle sur l’urgence annoncée réduit l’espace de l’analyse. Pourtant il y a de quoi être étonné.

 

conseervateur,reactionnaire,écologie,environnement,Pourquoi n’est-elle pas valorisée pour ce qu’elle est: un combat conservateur contre la vie moderne, consumériste, très mobile?

Le vocabulaire est explicite: il faut préserver, conserver, rétablir à l’ancienne ou en s’inspirant de nos aînés. La pratique l’est autant: l’agriculture biologique reprend des techniques d’antan, traditionnelles, parfois améliorées, pour éviter l’apport de traitements chimiques et la surexploitation des sols.

Le conservateur cherche à maintenir ce qui est bien même si c’est ancien. On devient très rapidement conservateur: la gauche de progrès social est devenue la défenseure des acquis sociaux, lesquels acquis ne devraient plus être retouchés ni remis en cause mais conservés indéfiniment.

Dans le dico en ligne cnrtl.fr, conservateur est défini ainsi:

« (Personne) dont l'état d'esprit tend à conserver les traditions, l'ordre établi. »

conseervateur,reactionnaire,écologie,environnementLe cnrtl précise que ce terme est chargé d’une connotation péjorative en politique. Pourtant l’écologie devrait au contraire rendre ses lettres de noblesse à la philosophie conservatrice. Conserver, remettre en état, c’est bien, et nous devrions tous et toutes être un peu conservateur pour préserver l’ordre naturel établi.

Réactionnaire est un terme utilisé après la révolution française. Dans le cnrtl, pour réactionnaire, on lit:

« Opposé au changement ou qui cherche à restaurer le passé. »

Politiquement les réactionnaires s’opposaient aux changements politiques. Ce terme est aujourd’hui largement utilisé dans d’autres contextes, on peut donc aussi en faire usage dans le domaine de l’écologie, qui répond bien à la définition. Les écologistes tentent de restaurer le passé environnemental de la terre.

Pourquoi pas? Mais dans le passé les famines étaient fréquentes, les inondations et sécheresses impitoyables. Quant à la limitation de la consommation et de la mobilité, elle s’inscrit dans une arrière-pensée culpabilisante n’ayant rien à voir avec un progrès.

L’écologie est conservatrice et réactionnaire et ce n’est pas grave. Être conservateur dans certains domaines n’est pas une tare mais bien plutôt une vertu.

 

 

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Commentaires

  • De toutes façons, il ne faut pas chercher très loin pour trouver les motivations autour du culte du "bilan carbone". Ce type de pensée a créé tout une galaxie de spécialistes, de consultants, d'auditeurs (audits), de vendeurs, de publicitaires qui en vivent et répandent la "bonne parole". Tout est réduit au "bilan carbone" alors qu'ils ne parlent pas des montagnes de crasse chimique et polluante créées par l'extraction, le raffinage, des matières premières constituants les batteries, les éoliennes ( 900 kg de terres rares rien que pour l'aimant du générateur). Aucun bruit autour des millions de véhicules envoyés à la casse pour non-conformité avec les critères de pollution (vignette crit'air pour accéder aux villes en France), Comme si la production des véhicules nouveaux, soit disant moins polluants n'engendrait pas de pollution.

  • Homme-libre met le doigt sur la contradiction du parti des écologistes, eux qui se situent volontiers dans le "camp progressiste". Être conservateur et réactionnaire, s'il est vrai que ce n'est pas une tare, a bien une connotation négative à gauche. Si, sauver la planète c'est réduire drastiquement l'élevage, les déplacements, les loisirs, les biens qui nous aident à vivre, alors il faut en informer les pays qui cherchent à atteindre notre niveau de vie. S'il faut se serrer la ceinture pour limiter le bilan carbone, jusqu'où peut-on l'imposer à ceux qui aspirent à consommer comme nous le faisons ? Deux défis se posent et s'opposent : le retour à une vie plus austère pour les riches mais un rattrapage pour les pauvres. C'est la quadrature du cercle car on n'atteindra jamais l'objectif du Giec, sauf si le réchauffement climatique annoncé est un bobard.

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