Kiev : les premiers réfugiés rentrent chez eux ~ leur message

L’armée russe délaisse Kiev pour se concentrer dans le Donbass. C’était l’objectif initial si j’ai bien compris. Dès lors les premiers réfugiés ukrainiens sont rentrés au pays. C’était l’objet d’un reportage du 20H de TF1 hier soir.

 

kiev,ukraine,guerre,retour,réfugiés,À la gare de Kiev l’effervescence des départs diminue Elle est déjà remplacée par des couples et des familles qui veulent revenir. Un jeune couple retrouve son deux-pièces dans un immeuble intact. Une famille rentre à la maison. Les commentaires sont simples: « C’est mieux chez soi », ou « Home sweet home ».

Home, chez soi, les mots du réconfort et de la reconstruction à venir. C'est cela leur message: rentrons à la maison.

La guerre n’est pas finie mais ils veulent déjà rentrer. C’est compréhensible, chez eux c’est mieux qu’ailleurs, du moins pour eux, parce que c’est chez eux. Ces propos illustrent précisément la politique à tenir avec les réfugiés. Ils voudront retourner, pour la plupart, car leur pays c’est leur maison de cœur et d’appartenance. Ils y ont laissé leur âme, leurs amis, leur travail en attendant de les reprendre.

L’accueil de réfugiés doit être organisé dans ce but: le retour dans le Homeland. Faire autrement c’est les déraciner un peu plus, délibérément, sans respect. Le vrai respect, le véritable humanisme, c’est de les aider à rentrer chez eux, et de vivre quand-même en attendant.

Certains voudront émigrer, sur le nombre c’est normal. D’autres devront attendre une reconstruction pour rentrer. Quoi qu’il en soit le premier objectif est le retour chez soi.

Chez soi on connait les trottoirs des rues, l’odeur des maisons, les gens qui marchent, le bruit des tramways, la voix de l’épicière et la lumière du ciel et du soleil, cette lumière blonde qui prend les rues en enfilade certains jours.

Il faut aider les réfugiés de la guerre, mais il faut préparer leur retour dans les meilleurs délais. C’est la seule politique juste, humaine et raisonnable.

 

 

Catégories : Politique, société 4 commentaires Lien permanent

Commentaires

  • Le statut de réfugié n'est pas celui de clandestin sans papier. La guerre, les atteintes à la liberté d'expression, les menaces de mort dans un pays qui n'admet pas l'opposition politique, etc, justifient l'accueil des réfugiés. Et, comme le dit Homme-libre, quand la situation redevient "normale" ou acceptable, le réfugié n'a pas vocation à rester dans le pays d'accueil. Mais, dans tous les cas, chaque pays reste souverain quant à l'intégration des populations extérieures. C'est la règle qui est appliquée partout dans le monde... sauf en Europe semble-t-il, véritable passoire et incapable de refouler les indésirables. Mais, chut ! On ne devrait pas dire ça !

  • "Chez soi on connait les trottoirs des rues, l’odeur des maisons, les gens qui marchent, le bruit des tramways, la voix de l’épicière et la lumière du ciel et du soleil, cette lumière blonde qui prend les rues en enfilade certains jours."

    Quelle belle prose qui sonne juste, Homme Libre. Vous devriez écrire des romans. Je serais preneur.

  • Merci!

  • Le reportage de TF1 (2'22'') est maintenant disponible ici:

    https://www.tf1info.fr/international/video-guerre-en-ukraine-les-habitants-ont-choisi-de-revenir-a-kiev-2215477.html

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