L’amour est dans le pré : la honte d’être un homme ou l’hypocrisie masculine

Petite polémique sur le comportement d’un candidat de l’émission de M6. Vincent (image 1, © M6 & Cécile Rogue), bel homme de 40 ans, éducateur équestre, a rompu avec Natacha, 26 ans, après avoir couché avec elle.

 

 

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Cela s’est passé chez la jeune femme après leur première nuit. Dit comme cela on imagine une situation très classique où l’homme profite des faveurs sexuelles d’une femme et l’abandonne au matin. Le coup d’un soir, presque.

Dès le petit déj’ Vincent fait part à Natacha de ses doutes et annonce qu’il ne veut pas aller plus loin. Une semaine à s’échanger des sms après une première entrevue, une nuit d’amour, n’auront pas permis de confirmer son enthousiasme du début pour la dame. Vincent trouve Natacha trop princesse pour lui.

Le rézos se sont enflammés pour Natacha. Il faut dire que les rézos s’enflamment vite pour n’importe quoi. Vincent est devenu l’exemple du gros lourd, du goujat, de l’homme qui profite des femmes sans les respecter. Au mieux l’on considère qu’il est parti de chez la jeune femme « comme un voleur ».

On lui reproche également d’avoir regardé Natacha avec un peu trop d’insistance lors de leurs premiers rendez-vous. Ceux qui disent cela n’aiment probablement pas les hommes, ou veulent en faire des femmes.

Qu’en dit l’homme Vincent?

« Lorsque Natacha est partie de chez moi, on a échangé des SMS toute la semaine, tout allait bien. Mais j’ai commencé à sentir qu’il y avait un décalage entre nous. »

Puis:

« J’ai vu comment elle se comportait avec son entourage, notamment avec sa sœur et ça a confirmé mes craintes. […] Pour moi, il y avait deux obstacles à surmonter : le premier, c’était de me plaire en tant que femme. Le deuxième, c’était de pouvoir s’adapter à ma vie, mes enfants, mon travail, mes responsabilités. Et ça, ça ne l’a pas fait. J’avais des petits a priori dès le départ mais il fallait que j’aille au bout pour voir. »

 

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Sur Twitter on peut lire ce genre de commentaire:

« Donc 48h après le trempage de biscuit il la tej  "on garde le contact" ose t-il dire avec le sourire, un bâtard des temps modernes ». Trempage de biscuit? Quelle élégance.

Qu’en disent les chroniqueurs et queuses de TPMP, petits Mickeys appelés à débattre de cette polémiquette? La question posée est: « L’amour est dans le pré: trouvez-vous que les hommes se comportent mal avec les femmes? » Chroniqueurs et queuses disposent d’un petit panneau par lequel ils peuvent répondre, par oui ou par non, à cette question. Les femmes disent toutes non (image 5), les hommes oui.

On a assisté à un sommet d’hypocrisie masculine. Les hommes seraient devenus les meilleurs gardiens de la morale dans la droite ligne d’un féminisme militant. L’un après l’autre (vidéo ci-dessous) ils disent combien le comportement de Vincent est abominable. Selon eux c’est dégradant pour la femme, humiliant, inacceptable, gros et lourd. Bref en peu de minutes la panoplie misandre y passe presque entièrement.

Gilles Verdez est comme souvent le plus déjanté. On le savait spécial depuis ses exhibitions amoureuses à la télé, où il a fait sa demande en mariage comme cela se fait de plus en plus: devant la caméra. Je trouve cela ridicule et déplacé. Ne mettez pas votre promise dans une telle situation, avec cette pression. Elle n’est pas un animal de foire.

Donc le Verdez affirme sans rire qu’en voyant Vincent il a honte d’être un homme. Verdez n’est pas futé. Il n’aura pas le Nobel de la morale avec ses sorties qui le montrent ridicule.

Honte d’être un homme? Pour avoir été séduit par une femme qui a tout fait pour et parfaitement consentante et au courant du risque d’échec? Mais c’est le silence radio quand on pose la question aux chroniqueurs: ont-ils déjà couché avec une femme (ou un homme) pour une seule nuit?

Ils sont alors moins fiers, les mecs.

 

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On sait que les hommes sont parfois lourds et peuvent avoir des gestes déplacés. Ils font ce qu’ils peuvent. Ce sont eux que l’on assignés à s’exposer dans la quête amoureuse. Eux qui, en général, s’avancent et prennent le risque d’être rejetés. Les femmes restent en retrait.

Le fond de cette anecdote est que tous les chroniqueurs mâles ont trouvé le comportement de Vincent avec Natacha inacceptable parce qu’irrespectueux. Par contre aucune chroniqueuse n’a trouvé cela mal.

Que remarque-t-on? Que les schémas et stéréotypes du siècle passé ont toujours la cote. La femme qui couche le premier soir et se retrouve seule le matin suivant est forcément une victime. L’homme qui fait cela est forcément une raclure.

Encore une femme infantilisée au nom d’un puritanisme en émergence, d’une condescendance masculine qui ne dit pas son nom. Encore une hypocrisie masculine à tomber sur le cul! Les mecs ont relayé les féministes et intégré la haine de l’homme, donc de soi. Ils sont devenus les meilleurs ou pires flics du comportement masculin. La lèpre woke n’est pas loin.

On sait que des hommes, souvent, essaient de coucher par désir ou par sentiment. Par ailleurs des femmes essaient aussi. Je ne suis pas dans leur tête et ne peux savoir ce qui les anime réellement. Et je n’ai pas à juger des adultes consentants.

Par contre je peux juger du fait que Gilles Verdez et ses acolytes mâles se placent en soumission aux femelles et veulent être leurs esclaves obéissants, ou leurs petits garçons à sa maman.

Comme ils sont beaux et bien moralement! Et faux-cul jusqu’à en devenir stupides et lâches.

Heureusement, les chroniqueuses de TPMP sont moins crispées que leurs collègues masculins. Merci, Mesdames!

 

 

La séquence est ici:

 

ou ici:

https://www.canalplus.com/divertissement/l-amour-est-dans-le-pre-une-emission-degradante-pour-les-femmes/h/17483875_50013

 

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Catégories : Féminisme, société 7 commentaires Lien permanent

Commentaires

  • Il est facile de juger. Ceux qui critiquent cet homme et lui font un procès d'intention se comporte simplement en sexiste, car le sexisme n'est pas contrairement, à ce que les groupes de pression féministes voudrait nous faire croire, seulement la qualification de comportement visant à rabaisser les femmes. Les hommes aussi subissent le sexisme des femmes et de la société en général ( dans sexisme il y a avant tout le mot sexe et les hommes sont des êtres sexués ). La différence est qu'il est communément admis comme juste et normal sous prétexte de lutte contre les prétendues inégalités entre les hommes et les femmes de tenir un discours dégradant et humiliant pour l'homme toujours tenu pour responsable de tous les maux des pauvres femmes définies comme des mineures, des proies et de victimes. Il s'agit ici d'un bel exemple de misandrie.

  • J'ai perdu l'habitude de discuter de ce qui se dit à TPMP (l'étron télévisuel star de notre époque) et en particulier des états d'âme du pathétique Verdez.

    Pour le reste, c'est le classique sexisme anti-homme, où seul l'homme est interrogé sur ses comportement sexuels et relationnels.

    Désolé pour ce message hautement non-constructif.

  • Pas de souci!
    :-)

    C'est justement pour cela que je regarde parfois TPMP: pour voir ce qui traine dans les coins des WC...

    Amusant que sous une étiquette de liberté ces chroniqueurs sont quand-même bien formatés.

  • Cher Homme-Libre, combien d'hommes sont encore "libres" ? Combien résistent encore à la vague néo-féministe et médiatique qui ne cesse de stigmatiser le mâle ? Nous avons connu un autre temps, une époque où les relations entre les sexes n'étaient pas formatées. On ne devait pas remplir un formulaire et obtenir un accord signé devant les notaires du "politiquement correct". La découverte, le désir, l’ambiguïté, le doute, l'hésitation, faisaient partie du jeu de la séduction.
    Aujourd'hui, c'est "Me Too" pour un regard, une remarque, un geste. C'est la condamnation sans la présomption d'innocence. C'est le lynchage médiatique et le défilé des "idiots utiles" du néo-féminisme. Et l'ennemi à abattre, c'est toujours l'homme blanc hétéro. Comme le dit Koan, c'est le règne de la misandrie.

  • Cher Homme Libre je pense que vous saurez apprécier à sa juste valeur ce "magnifique spectacle" ... de dégénérés. Il faut le voir pour le croire. Une telle haine viscérale de l’homme blanc. Ecoutez bien ce que crie cette grande malade: “patriarcat” et “suprématie blanche” etc.

    https://twitter.com/lolaCoh82550541/status/1457119697007267841

  • Martine,
    Ça pourrait être un remake de "Vol au-dessus d'un nid de coucous".

    J'ai vu une séquence par hasard et ne l'ai pas retrouvée malheureusement. Sur Quotidien hier soir, la séquence montrait Madonna sur scène criant contre le patriarcat et faisant des selfies de son sexe, qu'elle semblait ensuite vendre aux enchères aux spectateurs.

    Elle fait comme les "hommes blancs": du fric, du fric avec tout. Et comme les femmes blanches depuis toujours, montrer son cul fait rentrer la monnaie...

    Notons qu'elle au moins ne peut pas crier contre le capitalisme puisqu'elle en vit très largement.

  • Le grand problème de l'homme européen, et ce quel que ce soit la pigmentation de sa peau, est qu'il n'est pas libre, contrairement à ce qu'on en dit. La femme s'est émancipée mais l'homme quant à lui est resté figé dans le rôle qui lui a toujours été imposé par la société au profit des femmes : celui de pourvoyeur, de protecteur et aujourd'hui d'objet sexuel. Si vous refusez ce sexisme, vous êtes condamné à l'exclusion. Il serait temps que les hommes portent leur couilles et assument d'être vraiment libres avec ce que cela implique, c'est à dire des comportements que les donneurs de leçons, moralistes et bien-pensants désapprouvent.

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