Candidates France 2022 (2) : Anne Hidalgo

Les brunes ne comptent pas pour des prunes. C’est ce que doit se dire soeur Anne, soeur Anne qui aimerait bien voir venir de bons sondages. Ses manières de divas parfois la désignent naturellement au poste. 

 

hidalgo-01.jpgAnne Hidalgo

C’est, je suppose, ce qu’elle se dit et qui la motive en premier lieu. La meilleure preuve en est sa déclaration de candidature intitulée Déclaration de Rouen. La vidéo de cinq minutes en fin de billet présente cette déclaration. 

En cinq minutes la candidate convoque à peu près toute la France, artistes, professeurs, les enfants – « Je suis candidate pour offrir un avenir à nos enfants », comme s’ils n’en avaient pas déjà un sans elle, les travailleurs qui seront mieux représentés dans les conseils d’administration selon le modèle des pays nordiques, etc, etc. Il y a du monde!

Malgré une image peu avenante à cause du contre-jour il est intéressant de l’écouter. Elle veut ratisser si large qu’elle ne parvient à toucher personne, malgré l’exhibition de sa grande compassion universelle, difficilement crédible.

Mais elle a compris ce qui marche à l’élection: donner une image parentale et prestigieuse. Elle se moule donc dans une sorte de petite mère des françaises en promettant la lune et les étoiles, sans oublier de promettre le doublement du salaire de son électorat de base: les enseignants.

Par moments elle s’emballe, devient lyrique ou femme pasteur faisant son prêche. 

 

hidalgo-02.jpgNe vois-tu rien venir?

C’est dégoulinant de bonnes intentions, lisse et sans véritable contenu. Bateau de chez bateau. N’y manque à peu près rien, même pas le passage obligé sur une inégalité salariale dont il a déjà été démontré qu’elle se résume à quasiment rien. C’est de l’intox féministe. Mais les gens présents, ignares et décérébrés, l’applaudissent sur ce point précis.

Elle termine en prophétisant, par cette phrase pompeuse et suicidaire (en fin de vidéo et relayée dans cet article):

« Et je vous le dis, ce sera le rendez-vous de la première femme présidente de la République avec les femmes françaises. »

Suicidaire parce qu’elle se montre ouvertement partisane et communautariste, féministe et donc partiale et sectaire. Ce pourrait être aussi le premier rendez-vous d’une femme présidente de la République avec les hommes français. Non, elle ne cite que les femmes, pour attirer leurs votes. Le sale esprit revanchard féministe n’est pas loin.

Cette démagogie n’avait pas réussi à Ségolène Royal. Mais cela n’effraie pas madame Hidalgo, déjà connue pour son sexisme dans la promotion illégale d’une majorité de femmes à la ville de Paris, bravant la loi en roulant les mécaniques.

Je la crois prête à toute posture démagogique. Ce d’autant plus qu’elle a chuté dans les sondages de 7,5% à 4-5%. Pire que Benoit Hamon il y a quelques années. Soeur Anne ne voit rien venir. Les seuls chiffres qu’elle voit sont ceux de la dette qu’elle a creusé à la tête de Paris: 7 milliards d’euros.

4-5% d’intention de vote, quelle misère. C’est un crime de lèse-diva. Une diva qui promet pourtant de raser gratis avec sa vision éléphantesque et démesurée du rôle de l’État. Elle veut la France. Paris n’est pas assez grande pour caser la brouette de copines qui lui reste.

Présidente des françaises (et pas des français)? C’est mal parti.

 

 

 

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Commentaires

  • L'idéologie victimaire est le fil conducteur de ces féministes. On cite par exemple les salaires qui dépendent, pour l'essentiel, des choix féminins puisque les filles réussissent mieux que les garçons à l'école. On nous fait croire que les "féminicides" sont un génocide permanent, alors que les statistiques montrent que 99,999 % des hommes ne tuent pas leur femme, etc.
    Comme Royale, Hidalgo demande aux électrices de voter pour une femme, sauf que la mieux placée c'est Le Pen. Se désistera-t-elle pour elle au second tour ?

  • Effectivement Hommelibre son "Présidente des françaises..." risque de lui coûter cher !

    D'autre part, elle n'a ni la carrure de Feue Mme Weil ni celle de Feue Me Gisèle Halimi, deux personnalités féministes - avant l'heure - qui avaient l'intelligence de respecter les Hommes ! Elles s'étaient battues pour un droit à l'avortement sous certaines conditions avec une prise en charge médicalisée et respectueuse.

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