Froid record au Brazil

Aujourd’hui Genève flirte avec le 13 juillet le plus froid depuis 1906. 115 ans, comme le temps passe. Mais il y a pire. Une grande partie de l’Amérique du sud a été touchée par un froid exceptionnel pendant la dernière semaine de juin.

 

vague de froid,amérique du sud,europe,Pour la deuxième année consécutive une vague de froid venue de l’Antarctique est montée jusqu’à l’équateur. Par endroit les températures relevées étaient jusqu’à 12 degrés en-dessous de la moyenne. C’est un désastre pour l’agriculture.

« Un froid record a frappé une grande partie du continent sud-américain cette semaine, dévastant les récoltes, réduisant les rendements et faisant monter les prix. En raison de la présence d'ne puissante masse d’air antarctique, des pays comme l’Argentine, l’Uruguay, le Paraguay, la Bolivie et le Brésil subissent des chutes de neige froides et historiques sans précédent. »

Et en Argentine:

« Le 28 juin, plusieurs régions ont enregistré leurs matinées les plus froides cette année, notamment -4 °C  à Mendoza Aero, -4,4 °C à Mendoza Obs, -3,9 °C à Saint-vague de froid,amérique du sud,europeMartin, -6,9 °C à San Rafael, et -11,7 °C  à Malargue. Les températures glaciales et la neige record se poursuivent dans le pays depuis des semaines. Le 16 juin, la neige est tombée à Cordoue pour la septième fois en 100 ans, et c’était aussi la première fois que la ville était couverte de blanc en 14 ans. »

En 2020 déjà le continent était sous le joug du froid, avec un record de -20° en Patagonie.

Cette vague de froid, comme le dôme de chaleur du Canada il y a quelques jours, sont le résultat d’une aérologie particulière. Les masses d’air sont aspirées ou poussées par des courants aériens puissants.

Un article du site severe-weather.eu retrace l’évolution du phénomène. Les images 1 et 2 (clic pour grandir) en sont extraites et montrent cette énorme poche de froid sur le continent.

vague de froid,amérique du sud,europe,Pendant ce temps en Europe de l’ouest une goutte froide fait descendre la limite entre air chaud et air froid bien plus bas que d’habitude (image 3 à 3000m, meteoblue), et nous vaut ce juillet plutôt frais et très humide, avec de magnifiques orages sur la ligne de partage.

C’est la météo.

 

 

Catégories : Météo 22 commentaires Lien permanent

Commentaires

  • Vraiment les médias et les gouvernements qui font du réchauffement climatique leur doctrine, tout en excitant la population, nous prennent pour des imbéciles.

  • Mais ils ont réponse a tout nos zozos, puisque dans ce cas ils vont vous parlez de "déréglementé climatique"! Certains vous expliquent que nous risquons aussi un refroidissement climatique très rapide sur 3/4 ans! La stabilité du climat c'est la chose la moins "durable" qui soit! Un reportage passionnant d'ARTE sur les hommes de Neandertal qui vivaient dans une période particulièrement froide, nous montre comment ils ce sont adaptés à ces froids ...................durables! La fin de l'humanité est une option très favorable pour la vie sur la Terre!

  • Merci, Hommelibre, pour ce billet des plus intéressants ! Je me demande si ces faits météorologiques n'annoncent pas quelque chose comme un changement de tendance, à savoir un début de refroidissement ? Ou un ralentissement du réchauffement ? Certes, il est trop tôt pour le dire, il faudrait voir sur une plus longue période, sachant que le climat, c'est le temps long, voire très long, et la météo, le temps court, voire très court, mais ? Les coïncidences sur deux continents, l'Europe et l'Amérique (du Sud), soit des deux côtés de l'Atlantique, ce qui pourrait laisser présager un phénomène de grande ampleur, lié peut-être aux courants marins (Gulf Stream et autres), me semblent étranges ! Bien à vous !

  • Blablabla...

    Et pourquoi passer les records de chaleur sous silence?

    https://global-climat.com/2021/06/24/nombreux-records-de-chaleur-au-mois-de-juin/

    Aussi en Antarctique en février 2020:

    https://www.lapresse.ca/actualites/environnement/2020-02-07/il-a-fait-18-degres-en-antarctique-aujourd-hui-un-triste-record

    C'est la météo!

    Pour le climat il faudrait expliquer à vos lecteurs le rôle des gaz à effet de serre.

    https://www.youtube.com/watch?v=R6eywXdssMw

  • Et en Espagne il fait 40° actuellement ...

    Les phénomènes météorologiques sont difficiles à comprendre et j'avoue ma perplexité à ce sujet.

    Question : est-ce que l'inverse pourrait se produire l'hiver prochain, à savoir que l'Europe grelotte comme en 1956 ? J

  • @ Jacques:

    Bonjour Jacques, l’éventualité d’un changement de tendance m’interroge également. Le régime général des vents et courants aériens pourrait osciller. Ces dernières décennies le sud-sud-ouest était l’origine dominante en Europe, et le nord-est avait décliné en partie. Il revient depuis quelques années, les bises sont plus fréquentes, longues et intenses, et de l’autre côté on passe plus à l’ouest et au nord-ouest. Cela suffit à changer l’origine des masses d’air qui nous atteignent.

    Il y a peut-être des sortes de « portes » atmosphérique faisant aller les courants d’un côté ou de l’autre par un mécanisme que l'on n'a pas encore observé faute de lui porter attention. C’est une image. En fait on ignore encore beaucoup de choses sur l’aérologie, comme sur les courants océaniques.

    Par exemple, gamin, quand il pleuvait en été il faisait frais pendant quelques jours. C’était le nord-ouest-ouest. Depuis environ les années 80 il ne faisait plus frais après la pluie: c’était l’air saharien-tropical qui dominait, le sud-sud-ouest.

    Or je constate depuis quelques années un retour de cette situation nord-ouest-ouest, encore mélangée avec des séquences sud-ouest. C’est encore fragile, cela ne durera peut-être pas, comme vous le dites on est dans le temps long à très long. Mais en 10 ans une tendance peut devenir lisible. À suivre donc.

    Pour la concomitance des deux extrêmes au nord et au sud du continent américain, je ne sais pas. C’est troublant, mais ce peut n’être que le hasard. En fait les liens ou relations de cause à effet sont toujours difficiles à établir avec certitude. En tous les cas je n’exclus rien, sachant que le climat est cyclique.

    Bien à vous.

  • question : est-il posssible que tous ces changements soient dûs aussi à un changement de l'inclinaison de l'axe de rotation terrestre ?

  • @ Bruno:

    L’hypothèse est tentante. Une répartition différente de l’impact du soleil à la surface de la Terre peut jouer sur le déroulement des saisons.

    Mais ce cycle est très faible, environ 2° d’inclinaison, et lent, 41’000 ans. Sa faible amplitude peut impacter les phénomènes météo, et donc le climat à long terme. Mais je pense que cette variation est trop lente pour être perceptible en quelques décennies.

    On ne sait pas comment cela s’est passé avant: par saccades? Très progressivement et en continu? L’amplitude de la variation de température entre les périodes glaciaires et interglaciaires peut atteindre 10°, mais sur des milliers d’années. Des changements brusques semblent avoir été constatés sur certains carottages, mais on ne sait pour quelle raison.

  • Merci pour cette réponse documentée!

  • @ Lise:

    J'ai un truc pour rafraîchir l'Espagne: reboiser massivement et mettre un grand paravent au sud contre les bulles d'air chaud saharien!...

    Cette partie de l'Europe est à quelques kilomètres de la chaude Afrique du nord et la montée de masses d'air très chaud est facilitée en régime de vents du sud-sud-ouest. Aucun vent d'ouest ne les déroutant, elles montent jusqu'au nord. C'est ce que j'appelle l'autoroute espagnole..

    Comme je le dis ci-dessus à Jacques, on ne sait pas exactement ce qui modifie les grands courants aériens. Cela se joue peut-être au niveau des pressions en Sibérie, qui peuvent modifier la circulation depuis l'Atlantique.

    Il y a de quoi être perplexe!

    Comme on ne peut pas mettre de grand paravent, l'Espagne sera encore sous le risque de recevoir ces bulles chaudes. Mais sans ses propres déserts elle en atténuerait la brutalité, alors qu'aujourd'hui ils y contribuent.

    Pour votre question, je pense que rien n'empêche de retrouver un hiver aussi glacial que 1956. Aux États-Unis ils ont une série d'hiver records depuis quelques années. Mais chez eux le froid descend directement par les plaines, rien ne le tempère, alors qu'en Europe une grande partie des terres est sous une influence maritime ou océanique. Mais une descente froide est toujours possible. En tous cas je ne vois pas ce qui pourrait l'empêcher.

    Mais je ne fixerais pas de date, je pense que les situations générales évoluent sur des mois et des années, je ne peux dire quand tout sera réuni pour que cela se passe.

  • @ Hommelibre : un grand merci pour votre réponse.

    Effectivement, les Etats Unis subissent des hivers plus rigoureux qu'en Europe, Scandinavie comprise. C'est la raison qui m'a poussée à vous poser ma question relative à l'hiver 56 qui m'a laissé le souvenir que feu mon père allait livrer du charbon dans les belles demeures du côté de Cologny !

  • @ Les pieds dans le plat:

    Je parle également des extrêmes de chaleur, comme récemment le dôme sur l’ouest canadien:

    https://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2021/07/05/saga-du-co2-2-le-dome-de-chaleur-du-canada-316125.html#more

    Je me suis aussi penché sur les incendies en Australie:

    https://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2020/01/11/mega-feux-la-loi-de-l-eucalyptus.html

    https://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2020/01/09/feux-d-australie-la-politique-environnementale-en-cause-303662.html


    en Californie, et aux canicules extrêmes du XXe siècle, comme l’année 1947:

    https://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2010/10/15/ete-1947-l-incroyable-canicule.html


    Vous pouvez aussi explorer ma rubrique dédiée:

    https://hommelibre.blog.tdg.ch/environnement/

    ou simplement cliquer sur Archives (sous le titre du blog) et chercher par mot clé.


    Le record de 2020 en Antarctique n’a pas été homologué, et de toutes façons il aurait eu lieu dans la pointe qui fait face à la Patagonie, une région qui dépasse les 0° chaque année puis regèle. Oui c’est la météo. Rien d’extraordinaire:

    https://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2020/02/16/rechauffement-5-en-antarctique-le-recent-record-de-21-n-exis-304489.html

    Pour le CO23, j’y viendrai prochainement dans ma nouvelle rubrique « Saga du CO2 », sujet que j’ai commencé à aborder de manière indirecte, ce qui est très intéressant.

  • Voilà une question qui pourrait fâcher certains bien-pensants : lorsque le monde a connu la fonte des glaciers, il n'y avait pas de pollution ! Depuis que le monde est monde les périodes chaudes alternent avec les périodes froides. Et donnons la parole Que ceux qui croient dur comme fer à un réchauffement climatique lié aux activités humaines, qu'ils aie l’honnêteté de réduire l'usage internet voir https://www.interstis.fr/blog/limpact-du-numerique-sur-le-rechauffement-climatique/

  • Et aussi: pas de glace dans les Alpes il y a près de 6’000 ans:

    « Il n’y avait pas de glace en-dessous de 3’500 à 4’000 mètres, cela il y a plus de 5900 ans. Le CO2 était alors très bas alors que la température était plus élevée qu’aujourd’hui »

    https://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2020/12/21/il-y-a-5-900-ans-il-n-y-avait-pas-de-glaciers-dans-les-alpes-311582.html#more

  • Ok, vu que cela semble si important pour vous, il n'y a (peut-être) pas de réchauffement climatique à proprement dit mais un bien un dérèglement climatique partout sur la planète avec les catastrophes naturelles que cela provoque.

    Maintenant quant à connaitre exactement la responsabilité de l'homme, je vous laisse à vos experts habituels (qui racontent d'ailleurs le contraire d'autres experts à mon avis plus crédibles).

    Une chose est certaine, que cela ait quelque chose à voir ou nom avec le climat, il n'en reste pas moins que l'homme a beaucoup trop pollué la planète et l'atmosphère et ça, ce n'est plus acceptable.

    Sauf bien sûr, si on se fou royalement de l'état de la planète que nous allons laisser à nos enfants. .

  • Diego, soyez donc conséquent avec vous-même, réduisez l'usage d'internet

  • @ Diego:

    Je n'ai pas dit ou écrit qu'il n'y a pas de réchauffement! Je constate que les catastrophes ne sont pas vraiment au rendez-vous, et que sans ce réchauffement nous serions encore au petit âge de glace avec son lot de famines et de souffrances.

    Les épisodes extrêmes ont toujours existé, et nous pouvons apprendre à s'y adapter.

    Je ne suis pas convaincu que le réchauffement soit dangereux et dramatique. "Mes" experts sont, comme Judith Curry, une ancienne du Giec, des têtes dans leur domaine.

    La cause est toujours discutée, Vous pouvez refuser cette discussion, c'est votre affaire. La dramatisation médiatique n'est qu'une posture émotionnelle.

    Bref la question est loin d'être pliée, et de la justesse du diagnostic dépendra la pertinence du traitement.

    La question de la pollution est autre chose, je pense que l'on ne doit plus amalgamer réchauffement et pollution, ce sont deux choses différentes demandant des interventions différentes.

  • Je crois toujours au réchauffement climatique et à une part de responsabilité humaine. Par contre, il est évident que ces pics météorologiques n'ont pas grand chose à voir avec le climat. On voit bien que les médias parlent beaucoup de la chaleur quand elle est inhabituelle et peu du froid. L'idéologie s'accommode difficilement d'exemples qui ne vont pas dans son sens. Mais si ces excès de chaud et de froid accompagnent de plus en plus le réchauffement climatique prévu par nos scientifiques, alors il est probable que ces fréquents changements de température permettront une adaptation plus facile au climat. Ces outrances antagonistes auront sans doute tendance à modérer celui-ci et à faciliter l'adaptation humaine, animale et végétale à une élévation moyenne des températures. Soyons optimistes.

  • "La question de la pollution est autre chose, je pense que l'on ne doit plus amalgamer réchauffement et pollution, ce sont deux choses différentes demandant des interventions différentes."

    Même pour le CO2 ?

  • @ Diego:

    Le CO2 n'est pas du tout un polluant.

    C'est un fertilisant végétal et est indispensable à la vie. S'il diminue le couvert végétal diminue aussi.

    Je reviendrai dans un prochain billet sur l'expression "dérèglement climatique" qui mérite un coup de projecteur.

  • « Le co2 est responsable d'environ 26 % de l'effet de serre à l'œuvre dans l'atmosphère terrestre (la vapeur d'eau en assurant 60 %) ; l'augmentation de sa concentration est en partie responsable du réchauffement climatique constaté à l'échelle de notre planète depuis les dernières décennies du xxe siècle. Par ailleurs, l'acidification des océans résultant de la dissolution du dioxyde de carbone atmosphérique pourrait compromettre la survie de nombreux organismes marins avant la fin du xxie siècle. »

    Source Wikipedia

    ??

  • 0,03% de CO2 dans l'atmosphère, dont une portion émise par les activités humaines. Le principal réchauffant reste la vapeur d'eau.

    Je viendrai ultérieurement sur le CO2 lui-même.

    Sur l'acidification des océans, il est plus juste de dire qu'ils deviennent moins basiques (8,14 au lieu de 8,25 en 1750).

    https://www.thierrysouccar.com/sante/info/est-ce-que-les-oceans-sacidifient-cause-du-co2-678

    "Les quantités de CO2 nécessaires pour rendre les eaux de surface des océans acides (pH inférieur à 7) seraient considérables, et les énergies fossiles disponibles sans doute insuffisantes pour y parvenir. Une étude5 a établi qu’entre 1751 et 2004, le pH des eaux océaniques superficielles était passé de 8,25 à 8,14. Ce résultat sous-entend que nous sommes capables de détecter au niveau mondial une variation de pH de 0,1, alors même que les mesures disponibles sont parcellaires et très récentes. De telles reconstitutions sont terriblement approximatives et servent à annoncer par extrapolation qu’en 2100, le pH sera d’environ 7,85. Pourtant il ne suffit pas de savoir combien de CO2 est rejeté pour connaître la part qui demeure dans l’atmosphère et celle qui va se dissoudre dans l’océan et l’acidifier. La Vie s’en mêle et agit en sens contraire, d’une manière qu’il est actuellement impossible de quantifier.
    Une plus forte concentration atmosphérique en CO2 favorise en effet la photosynthèse et donc la croissance végétale, si bien que la végétation terrestre stocke plus de carbone. De même, une plus forte dissolution de carbone dans l’eau de mer semble bénéfique à un certain nombre d’espèces marines, qui en stockent plus dans leur carapace ou leur coquille, tandis que d’autres semblent indifférentes, comme les coraux testés par l’Institut Océanographique Woods Hole (États-Unis). Les dangers qui menacent les océans sont donc certainement ailleurs."

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