Tour de chutes

Pendant que les Suisses digèrent leurs émotions après la victoire de la Nati contre les Bleus, les forçats du bitume ont entrepris leur longue procession annuelle sur les routes de France.

 

tour de france,tour,chutesLe Tour, cela se prépare des mois à l’avance. L’entraînement est régulier. Des courses plus courtes au printemps servent à s’évaluer avant le grand raout de juillet qui annonce l’été. Il est, pour beaucoup, l’objectif majeur de leur saison.

Alors cela fait mal au ventre d’en voir chuter dès le premier jour, et les jours suivants, et être contraints à l’abandon. Tout leur travail anéanti en une seconde. Certes le risque fait partie du sport, et les cyclistes sont particulièrement vulnérables. Mais quand l’irresponsabilité de certains spectateurs est en cause cela fait enrager.

Ainsi le premier jour a connu plusieurs chutes, dont celle causée par une pancarte brandie par une spectatrice. Sur cette pancarte, un soutien: Allez OPI-OMI!

Problème, d’une part elle empiète sur le bitume et le peloton qui arrive occupe toute la largeur de la route. D’autre part elle tourne le dos à la course, peut-être pour montrer sa pancarte à quelqu’un. L’accident est inévitable. La chute fait tomber une marée de coureurs, dont certains devront être hospitalisés et/ou ont dû abandonner.

La spectatrice s’est enfuie. Elle a été retrouvée hier. La société du Tour avait déposé une plainte, qu’elle a ensuite retirée.

« Cela a pris des proportions folles», a déclaré à l'AFP le directeur du Tour. «Nous voulons apaiser les choses et surtout que le message passe auprès du public. Il s'agit de rappeler les mesures de précaution sur la route du Tour ».

La dame n’a pas voulu mal faire. Elle a été étourdie et peu responsable.

Parfois on devrait résister à l’enthousiasme et à la spontanéité. Parfois on devrait plus réfléchir avant d’agir. 

 

 

 

 

 

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Commentaires

  • Quelle est la morale de cet incident (qui s'est produit à deux pas de chez moi) ?
    Si cette dame tourne le dos au peloton c'est sans doute pour être photographiée devant les coureurs puisque, tenant la pancarte, le selfie n'était pas possible. Geste irresponsable et narcissique mais tellement fréquent aujourd'hui. Tout est bon pour faire de sa personne une vedette, pour se mettre en scène en s'inscrivant dans un paysage ou un évènement. L'égo devient la règle grâce à la technique qui rend cela possible. Ce n'est plus la carte postale que l'on envoie à ses amis pour leur faire partager la beauté d'un lieu ou d'un monument. Le cadre devient l'alibi qui met son "moi" en valeur.
    Drôle d'époque !

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