Un ancien conseiller climat d’Obama : le GIEC se trompe et ment (1)

La science aurait réglé la question climatique? Détrompez-vous. Voici un des scientifiques de haut niveau qui conteste les méthodes et les conclusions du GIEC. Il a pourtant été un des conseillers climat de Barak Obama.

 

co2,koonin,giec,mensonge,réchauffement,climatLe doute

Il se nomme Steven Koonin. Cet homme tranquille est une tête, multidiplômé d’éminentes universités. Tranquille mais actif pour l’environnement, il a entre autres travaillé chez BP pour étudier le développement à long terme des énergies renouvelables.

Il a également travaillé pour le président Obama comme haut responsable du Département de l’énergie. Ce Département a d’ailleurs publié un article élogieux à son sujet. Extrait:

« Le Dr Koonin a particulièrement défendu les programmes de recherche en simulation haute performance, calcul exascale, énergie de fusion inertielle et surveillance, rapport et vérification des gaz à effet de serre. (…) En tant que scientifique en chef chez BP de 2004 au début de 2009, le Dr Koonin a développé la stratégie technologique à long terme pour les sources d’énergie alternatives et renouvelables. »

Ce n’est pas un fantaisiste. 

Pour Steve Koonin ce que les médias, les politiciens et les militants disent à propos de la science du climat, est si éloigné de la science actuelle que c’est absurdement, manifestement faux.

Après avoir adhéré aux thèses du GIEC, le doute s’est installé. 

 

co2,koonin,giec,mensonge,réchauffement,climatImpossibles prévisions

En 2013 il réalisait que:

« Les humains exercent une influence croissante, mais physiquement faible, sur le réchauffement climatique. Les résultats de nombreux modèles climatiques différents sont en désaccord, voire en contradiction, les uns avec les autres et de nombreux types d’observations.

En bref, la science est insuffisante pour faire des prévisions utiles sur la façon dont le climat va changer au cours des prochaines décennies, et encore moins sur l’effet que nos actions auront sur lui. »

Il vient de publier un livre sur la science, dont le titre est explicite:

« Non établie ? Ce que la science du climat nous dit, ce qu’elle ne dit pas, et pourquoi c’est important ». 

Sa critique est sévère. Selon cet article qui résume son livre:

« Steven Koonin explique qu’il a commencé à avoir des doutes sur la solidité des conclusions du GIEC en lisant le dernier rapport du GIEC, en 2014 : « La science du climat était beaucoup moins mûre que je ne l’avais supposé… La science ne peut pas faire des prévisions utiles sur le changement climatique des décennies à venir et encore moins sur les effets de nos actions… 

 

co2,koonin,giec,mensonge,réchauffement,climatImpact humain minime

Je sentis que la communauté scientifique désinformait le public en ne disant pas toute la vérité ». Il fit paraître dans le Wall Street Journal du 19 septembre 2014 un article intitulé « La science du climat n’est pas établie ». Il y écrivait : « L’impact de l’activité humaine sur le climat semble comparable à la variation naturelle du climat ».

Certains de ses collègues ont défendu une forme d’omerta:

« Certains scientifiques pensaient « qu’il n’y a pas de mal à un peu de désinformation si cela aide à « sauver la planète » » et qu’il ne fallait pas « mentionner les doutes qu’ils pouvaient avoir ». Paul Watson, cofondateur de Greenpeace, disait : « Ce qui compte n’est pas ce qui est vrai, mais ce que les gens croient vrai ». Ils préféraient la persuasion à l’information, l’efficacité à l’honnêteté. »

On a demandé son exclusion de sa chaire de la New York University. C’est une conception particulière des partisans de l’inclusion: l’annulation des personnes qui dérangent la doctrine officielle.

« L’alarmisme climatique dominait les media, les ONG, la politique et donc les autorités et responsables scientifiques. Steven Koonin en fut choqué. Car pour lui, « l’impact économique du réchauffement dû à l’homme sera minime (environ deux ans de croissance économique) jusqu’à la fin du siècle » (même avec un réchauffement de 6°C, quatre fois celui visé par les Accords de Paris). »

 

co2,koonin,giec,mensonge,réchauffement,climatContradiction

Il relève des problèmes d’insuffisance de données dans les rapports du GIEC, par exemple:

« Les nuages posent un problème car ils sont généralement plus petits que les dimensions d’une boite. Ils doivent être remplacés par des hypothèses de caractéristiques homogènes dans la boite. Leur influence sur le climat est en fait très mal connue. Les aérosols posent aussi un problème car ils refroidissent l’atmosphère dans des conditions mal connues. »

Ce spécialiste des modélisations affirme: « Certaines des hypothèses des modèles ont été faites pour que les résultats des modèles correspondent à l’historique des températures passées, d’autres pour obtenir les hausses de température futures souhaitées par leurs auteurs. »

D’ailleurs: « … les résultats des modèles sont en contradiction les uns avec les autres et avec beaucoup d’observations et sont devenus de plus en plus divergents avec chaque génération de modèle. »

Il semble que de plus en plus de gens, et de scientifiques, commencent à ne plus supporter l’alarmisme climatique. Je rappelle aussi la contrition de Michael Shellenberger, ancien activiste revenu à la raison. Son livre: Never Apocalypse. (image 4)

 

 

Deuxième partie ici.

 

 

 

Catégories : Environnement-Climat 3 commentaires Lien permanent

Commentaires

  • Enfin une bonne nouvelle ! On attend la suite avec impatience. Pour être à ce point optimiste, il faudrait quand même un consensus scientifique sur la question. C'est d'ailleurs comme cela que fonctionne la science tant qu'on n'a pas vérifié la pertinence d'une théorie. Le réchauffement climatique ne sera peut-être pas aussi désastreux qu'on le dit et il n'y a aucun tabou à exprimer cette idée. En espérant quand même que la "cancel culture" ne va pas censurer nos espérances.

  • Saperlipopette! Voici qui décoiffe, mais entre nous, nous nous en doutions, non? Nous devrions être humble face aux forces de la nature, ne pas croire que nous sommes des dieux incarnés capables de modifier le climat.
    Encore merci pour ce billet et le suivant qui doit être de même qualité que celui-ci.

  • Interview de Michael Shellenberger ce jour dans le Matin Dimanche.

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