Rivières de plastique : la pollution sans complexe

Images saisissantes de la prolifération de déchets en plastique. Il y a une rivière dessous. On ne la voit plus, ou presque. On la devine. Et l’on se demande comment une telle pollution peut continuer.

 

plastique,pollution,asie,afrique,rivières de plastique,Afrique, Asie, deux continents où certaines rivières servent de poubelle. 

Afrique, Asie, deux continents où le sac plastique est roi.

Il y a la rivière Odaw, à Accra au Ghana (image 1, clic pour agrandir). Il y a le fleuve Citarum et la rivière Pisang Batu en Indonésie (image 2 et 3). La rivière Estero de Magdalena à Manille (image 4). Et d’autres encore.

Alors que les sacs en plastique sont de moins en moins utilisés en Europe, d’autres continents n’ont pas trouvé d’autre poubelle que les rivières et les fleuves, et donc les océans. Ce sont leurs déchets, et une partie des nôtres que nous leur envoyons pour retraitement.

plastique,pollution,asie,afrique,rivières de plastique,À part le recyclage ou la destruction thermique, il y a les décharges. En Asie, en Afrique et Amérique du sud, elles sont immenses et empiètent parfois sur les villes.

Mais il y a une approche nouvelle depuis la découverte au Japon d’une enzyme, la Ideonella sakaiensis, qui décompose le plastique. Dans son état actuel elle est trop lente pour être efficace sur des montagnes de déchets. C’est pourquoi des chercheurs en Suisse travaillent à en améliorer le rendement:

« L’équipe de Rebecca Buller à la Haute école zurichoise des sciences appliquées (ZHAW) a décidé d’appliquer la méthode de l’évolution dirigée – récompensée du Prix Nobel de chimie en 2018 – pour augmenter son efficacité. »

plastique,pollution,asie,afrique,rivières de plastique,Et ils avancent:

« Les scientifiques zurichois ont ainsi déjà sélectionné en laboratoire plusieurs centaines de variantes de l’enzyme en les nourrissant de microplastiques et en observant lesquelles sont les plus rapides, a indiqué mercredi la ZHAW dans un communiqué. »

L’Australie a mis en place depuis une quinzaine d’année des filets de rétention des déchets de plus de 5 mm. On peut les voir et en constater l’efficacité ici. 

Coca-Cola teste une bouteille mixte plastique-papier, et vise le 100% recyclable.

plastique,pollution,asie,afrique,rivières de plastique,Le plastique est une matière aux applications multiples et précieuses. Mais trop c’est trop. 

Les courtes vidéos suivantes illustrent l’ampleur du problème des rivières. La pollution sans complexe, en particulier au plastique, est bien plus préoccupante que le réchauffement aux nombreux aspects positifs. Il est cependant permis d’espérer qu’un jour, ces spectacles appartiendront au passé:

 

À Accra au Ghana, la rivière de plastique ne s’arrête pas:

 

À Kinshasa:

 

Au Guatemala:

 

En Inde:

 

En Inde encore, ballet de camions:

 

Amérique du Sud, dans l’Amazone:

 

 

Catégories : Environnement-Climat 5 commentaires Lien permanent

Commentaires

  • Oui...Et là, c'est le visible...

    On ne parle pas des micro particules issus de pneus (de vélos aussi), d'antibiotiques et médicaments divers, insecticides etc...

    Sans aller jusqu'aux pôles, ça se retrouve dans les foetus humains maintenant.

    Rien qu'à Chêne-Bougeries (où j'habite), suffit d'ouvrir les yeux, du "sagex" d'emballages de construction, des déchets plastiques, masques etc de partout dans ce qui reste de verdure...

    Et ils en est qui parlent de transition écologique...Comment leurs langues ne prennent-elles pas feu sur l'instant ?

  • Le monde devrait impérativement mettre en place une discussion sur l'Or noir...

    Il est temps que tout un chacun prenne conscience de la "valeur" de ce dernier. Sans pétrole, plus rien de ce que nous avons connu. Plus d'électricité. Terminés les terminaux...

    Le Moyen Age vitesse grand V :-)

  • Je pense que c'est un problème qui sera d'abord réglé dans les pays riches. Dans les autres, il manque sans doute des infrastructures pour récolter, trier et éliminer ces déchets. Alors on les balance dans les rivières qui les transportent hors de la vue du pollueur. Et les habitudes sont difficiles à changer. Quand l'argent et l'éducation font défaut, que faire ?

  • Que faire, oui ! Bien que l'on puisse, comme vous le faîtes, en partie expliquer ces désastres, ces images font pourtant désespérer de l'Homme sur terre…

  • @ Pierre-Alain:
    vous m'avez inspiré mon nouveau billet, merci pour votre commentaire.

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