Grands froids : la Suède en panne de courant. #balanceteséoliennes.

Les très basses températures en Scandinavie jettent un froid sur les énergies non carburées. La Suède remplace ses centrales nucléaires et à charbon par des éoliennes. Mais en hiver, le froid est souvent signe d’anticyclone et de vent plat.

 

eoliennes-mer-01.jpg#dammsugarupproret

C’est le cas cette année. L’hiver 2021 est particulièrement rigoureux. La demande en électricité de chauffage atteint des pics. Mais il n’y a pas assez de courant: par manque de vent les éoliennes ne fournissent que 9% de l’électricité du pays, contre 20% d’ordinaire. 

Les autorités ont donc compensé ce manque. Pour assurer l’approvisionnement continu du pays elles ont remis en fonction une ancienne usine à gasoil, et commandé de l’électricité ailleurs: en Allemagne, Pologne et Lituanie. Une électricité produite par des centrales… à charbon.

La vertueuse Suède écolo laisse ses voisins salir leurs mains à sa place, mais ne rechigne pas à consommer leur électricité d’origine carbonée quand l’éolien montre ses limites. Il y a polémique au pays d’Odin, d’autant plus que cela a une incidence économique: le coût du megawatt/heure a été multiplié par 7.

Les habitants ont été incités à consommer moins de courant, « par exemple en limitant l’utilisation des aspirateurs ». Des habitants ont réagi en lançant le mot-dièse #dammsugarupproret, qui signifie: la révolte des aspirateurs.

 

Met-14-02-21-1.jpgSOS diesel

Cela devrait nous faire réfléchir à l’urgence climatique et à notre avenir énergétique. Nous ne sommes pas prêts pour tout décarboner d’ici 2030, comme l’exigent les nouveaux autoritaire à la sauce Greta. 

Ce qui se passe en Suède préfigure les problèmes futurs. Le risque de grandes pannes qui affecteraient nos maisons, nos congélateurs, nos entreprises, nos hôpitaux, nos déplacement, nos communications, note santé, est bien réel.

L’intermittent (éolien, solaire) n’est viable que s’il est soutenu par une énergie constante pilotable à souhait. Additionner des sources intermittentes ne suffit pas à garantir la pérennité de notre approvisionnement et, partant, de notre civilisation. 

L’électricité bon marché disponible en permanence pour tout, pour tous et partout, est une condition de notre développement, de notre bien-être et de notre système démocratique.

Les grands froids affectent également les véhicules électriques. À Berlin et à Amiens, des dizaines de bus électriques rechargeables ont dû être remplacés par des bus au diesel. À Berlin les bus n’arrivent pas à charger correctement et le chauffage épuise rapidement les batteries.

 

met-14-02-21-2.jpegSud-ouest

« Selon le "Morgenpost", les autobus qui ont été rechargés pendant la nuit dans les dépôts "n’ont pour la plupart" pas atteint leur autonomie et n’ont donc pas pu être utilisés. »

À Amiens, Eric Patoux, directeur de l’exploitation du réseau, précise:

« Le premier problème est un problème de chauffage. Le chauffage, qui fonctionne avec un système de pompe à chaleur, n’arrive pas à monter en puissance. Nous avons une température d'environ 10° à l’intérieur des bus, ce qui n’est socialement pas acceptable pour nos conducteurs comme pour nos passagers. Il y a un deuxième problème qui est lié au gel qui s’est installé dans les bouteilles d’air qui alimentent le système de freinage. Le système se met donc en défaut et les bus ne peuvent pas démarrer. »

Sur le papier il est simple d’élaborer une transformation radicale de la société. Sur le terrain c’est une autre affaire.

Côté météo, le froid continuera-t-il? Pas chez nous. L’Europe de l’ouest devrait retrouver rapidement des températures positives pendant la journée sous l’effet d’un courant de sud-ouest qui se renforce. 

 

met-14-02-21-4.jpgMétéo yoyo

Les deux images 2 et 3, copies d’écran du site Ventusky.com, représentent l’état des températures entre le vendredi 12 et le samedi 20 de ce mois. Entre les deux, recul du froid et avancée du doux (entre 10° et 15°) sont bien visibles.

Si cela se vérifie la vague de froid aura été relativement courte sur l’ouest européen, soumis au yoyo des températures cette semaine. Mais nous n’en sommes qu’à mi-février. D’autres baisers polaires peuvent encore survenir, et continuent à l’est. En Russie il ne fera pas moins froid que ces derniers jours (image 4, chaîne weather-forecast, prévisions à 12 jours pour Moscou): entre -15° et -30°. 

Si Napoléon avait disposé d’une bonne prévision météo, il n’aurait pas connu la Beresina. Et l’on parlerait français de Perpignan à Saint-Petersbourg. 

Néanmoins il y a de bonnes avancées en Suède, par exemple à Malmö.

« … la ville fait appel aux technologies de pointe pour réduire très fortement sa consommation d’énergie. L’objectif est de voir cette consommation baisser d’au moins 20% par personne en 2020, et encore de 20% en 2030. On n’hésite pas non plus à moderniser d’anciennes traditions comme par exemple les toits végétaux, meilleur isolant que l’ardoise. »

Tant qu’on n’implante pas des colonies d’araignées velues dans le le plafond.

⎩-␣-⎭

 

 

Catégories : Environnement-Climat, Météo 29 commentaires Lien permanent

Commentaires

  • Oui, mais...
    De combien de jours de froids de ce genre parlons-nous ?
    Qu'est-ce que ça représente dans l'année ?

    Il est limite malhonnête de relever cette gêne momentanée pour dénoncer les efforts vers les énergies renouvelables. Mais c'est une bonne occasion pour corriger ce qui peut et doit l'être.
    Notamment le développement de batteries de stockage mais surtout un réseau global.
    Ce qui nous amène à discuter d'un autre "reset" que celui que nous propose le WEF et qui est proposé notamment par des gens comme Peter Joseph ou Jeremy Rifkin pour une économie horizontale et distribuée.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Peter_Joseph
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Jeremy_Rifkin

  • Aucune énergie n'est malheureusement parfaite... vous pointez le défauts de certaines égnergies dites "propres" (et qui ne le sont en réalité que très partiellement, car les panneaux solaires, les éoliennes, il faut bien les produire...)

    Mais les énergies carbonées ne sont pas exemptes de tout reproche, elles proviennent souvent de zones géopolitiquement sensibles, on l'a vu lorsque les tensions entre Russie et Ukraine menaçaient de pénurie l'Europe, dont l'approvisionnement en gaz de la première ne pouvaient plus transiter par la deuxième. Et la voie alternative construite par les Allemands pour contourner l'Ukraine, baptisée Nord Stream, est bloquée à cause des tensions US-Russie. Forçant notre continent à trouver d'autres alternatives pas forcément plus reluisantes que Poutine, parfois carrément pires, mais qui pourront bénéficier de la bénédiction de Washington (eh oui, on en est là, c'est encore l'Oncle Sam qui nous dicte avec qui nous avons le droit de commercer)..

    Et tout ceci, sans compter la très forte volatilité du prix des hydrocarbures.

    Le nucléaire constitue quant à lui une source d'énergie en principe plutôt propre et fiable, quand il est bien mis en oeuvre. Malheureusement, la moindre maladresse, le moindre défaut de conception, peut avoir des effets catastrophiques, on l'a vu à Tchernobyl et Fukushima.

    Finalement, la meilleure énergie pour l'Europe, si on s'abstrait des questions d'urgence climatique, c'est encore le charbon: purement indigène, stable, fiable... mais la capacité est vraisemblablement insuffisante pour assurer nos besoins. Et les centrales peuvent être source d'importantes nuisances pour le voisinage si les rejets sont insuffisamment filtrés.

    Finalement, la solution ne réside-t-elle pas dans un mix intelligent de toutes les sources à notre disposition?

  • On pourrait aussi s'abstenir de passer trop souvent l'aspirateur. : - ))) Franchement, je pense qu'on peut survivre une à deux semaines sans cet objet.

    Je rappelle juste que certaines centrales nucléaires en construction depuis plus de 10 ans ne sont toujours pas en état de fonctionner.

  • @ Olivier:

    Un mix, oui. Dans les moyens et dans les réseaux. Voir s'il est possible de créer des unités de production pas trop grandes pour une région donnée, avec une marge d'autonomie, avec néanmoins des unités centrales dotées de gros moyens pour les grosses consommations (CERN, Internet, etc).

    Ces incidents en Suède doivent être pris au sérieux. on ne doit pas foncer tête baissée dans l'éolien parce que sur le papier il est plus propre, sans le penser comme partie d'un ensemble et sans en étudier les problèmes. Foncer comme on fonçait vers le pétrole dans le passé.


    @ Pierre:

    Ce n'est que quelques jours, mais cela a lieu et l'on ne peut dire que ce ne sera plus ou plus fort.

    Aujourd'hui on fait un procès à charge contre les HC, et c'est cela qui n'est pas honnête. Soit, je n'en suis pas un irréductible, mais instruisons aussi à décharge, et ne donnons pas d'indulgence plénière anticipée à l'éolien et à la transition énergétique. Foncer tête baissée ça a toujours été une bonne façon d'aller dans le mur.

    N'adhérant pas, pour des raisons fondées, aux croyances et prédictions climatiques apocalyptiques, je peux garder l'esprit critique.

    Le pétrole d'algue pose encore des problèmes mais il reste une piste intéressante.

    https://usbeketrica.com/fr/article/microalgues-eternelle-promesse-carburant-propre

    Pour les batteries, supposées compenser les moments de vent calme ou les nuits pour les panneaux solaires, j'imagine la montagne qu'il faudra pour alimenter une ville comme Paris! Sans compter que leur fabrication est elle aussi problématique.

  • Je suis d'accord John. Et j'encourage l'esprit critique dont tu fais preuve en règle générale et dans ces questions climatiques.
    Malheureusement elles incitent à repousser indéfiniment les efforts consentis pour se diriger vers une économie cyclique et donnent du fuel, c'est le cas de le dire, aux complotistes climatiques depuis que la pensée dominante s'est entiché de la jeune suédoise.
    C'est donc contre-productif.
    Pour moi, et d'autres, la question est relativement simple. Elle se résume à considérer l'espace restreint dans lequel nous vivons, cette petite boule bleue au milieu de l'immensité, dont peu semblent réaliser le caractère unique, rare et précieux.
    Je t'en avais d'ailleurs déjà parlé lors de nos échanges que tu as filmés dans le cadre de ma candidature pour le CE.
    Je ne t'ai jamais décemment remercié pour cette contribution et j'en suis désolé. Il m'avait semblé, à l'époque, que tu partageais mes inquiétudes à ce sujet.
    Etre critique est une forme d'intelligence et j'admire ceux qui l'exercent sans dogmatisme, ce qui semble être ton cas.
    Mais je t'encourage à consulter les travaux de ces deux exemples mentionnés plus haut qui suggèrent d'optimiser, grâce à la technologie, afin de permettre un meilleur monitoring des flux énergétiques et la création d'un réseau planétaire, à l'instar du web, qui permettrait l'échange et l'équilibre entre les hémisphères.
    Je suis parfaitement conscient des implications de cette proposition utopiste qui suggère une collaboration mondiale de cette ressource primordiale, mais je pense que les temps sont bientôt mûrs pour considérer que certaines ressources, comme l'eau, l'air et l'électricité devraient être considérées comme des biens communs à l'humanité entière et sortis des réseaux privés centrés sur le profit et la rémunération des actionnaires.
    Je suis d'ailleurs sidéré de voir que certaines communes valaisannes entendent se défaire de leurs barrages sous prétexte qu'ils ne sont pas rentables. Et je suis très étonné d'apprendre qu'il n'y a pas d'investisseur intéressé par ces ouvrages.
    Auraient-ils anticipé le fait que, réchauffement climatique oblige, les glaciers vont disparaitre et les lacs de montagne avec ?

  • @ Pierre:

    Tu écris: "Malheureusement elles incitent à repousser indéfiniment les efforts consentis pour se diriger vers une économie cyclique et donnent du fuel, c'est le cas de le dire, aux complotistes climatiques depuis que la pensée dominante s'est entiché de la jeune suédoise.
    C'est donc contre-productif."

    Alors raison de plus d'être critique et de le faire savoir, pour que les efforts soient adaptés et non le fruit d'une panique et d'une fuite en avant. Si la critique démotive, ce n'est pas la critique qui pose problème, c'est la motivation basée sur un mécanisme binaire simpliste et dangereux. Si faire la part des choses démotive, ça craint.

    Je cite M. Bolognesi, spécialiste de la neige, dans une interview accordée au Temps:

    https://www.letemps.ch/suisse/selon-nivologue-robert-bolognesi-on-skiera-2050#:~:text=Pourtant%2C%20le%20ski%20n'est,ne%20concernent%20pas%20la%20neige.%C2%BB

    "Franchement, je ne comprends pas cet alarmisme. Je me demande dans quelle mesure il n’est pas la manifestation d’une forme d’idéologie. Comme si afficher une bonne nouvelle revenait à dire qu’il est permis de polluer."

    Bonne nouvelle ou critique, c'est pareil face à l'idéologie qui semble avoir hélas colonisé les esprits. Si l'on continue sans plus de réflexion ni de débats, bonjour les dégâts dans 100 ans.

    Pour les liens, c'est un vaste sujet, trop long pour être traité ici, mais j'y reviendrai peut-être. À chaud, je ne suis pas convaincu que la suppression de l'argent soit une bonne chose. Quelle serait la mesure pour évaluer à quoi chacun a droit?

  • Oui John, comme je l'ai relevé dans mon commentaire, j'encourage la critique constructive. Malheureusement j'observe plutôt un combat entre deux camps irréconciliables qui suggère un intégrisme peu favorable à la compréhension et la remise en question.

    Je regrette d'ailleurs que tu n'aies pas mentionné la dernière phrase de M. Bolognesi qui relativise considérablement le message que tu relaies :
    "Contentons-nous de dire qu’il ne faut pas polluer, neige ou pas neige!"

    Mon propos consiste à dénoncer l'attitude, tout aussi dogmatique que celle des alarmistes, des climato-sceptiques, dont tu sembles être un relai. A ce train là, tout n'est que fake news, complot, etc. Avec pour résultat que plus personne n'y comprend rien et tout le monde renonce à faire le moindre effort personnel pour limiter son empreinte.

    En ce qui concerne les contributions de Peter Joseph et Jeremy Rifkin, effectivement il y aurait énormément à dire et j'espère que tu t'y colleras un jour.
    Rifkin n'est pas un défenseur de la fin de l'argent en tant que monnaie d'échange et je reconnais volontiers que c'est très difficile d'imaginer un monde sans ce moyen très pratique. D'autres ont tenté sans succès l'expérience, à Auroville par exemple.
    Mais....!
    Lorsque nous étudions cette question un peu plus à fond, force est de constater que les inconvénients sont devenus presque aussi importants que les avantages à notre époque où l'argent ne repose plus que sur de la dette et qu'à la moindre secousse un peu sérieuse, tout le système peu s'effondrer. D'où l'engouement pour les cryptomonnaies qui préparent ce tsunami prévisible.
    Pour comprendre les propositions de Peter Joseph et d'autres, comme les promoteurs du Venus project auquel il a d'ailleurs participé, il est nécessaire d'avoir la curiosité d'investiguer à fond le sujet et les documentaires font foison, notamment sur Netflix. Nous n'avons donc plus d'excuse pour dire que nous ne savions pas et nous devrons assumer les conséquences du prochain crash programmé. Les subprimes de 2008 n'étaient qu'un tour de piste en comparaison de la prochaine déflagration qui me semble inévitable.

  • Je n'ai pas cité cette phrase de R. Bolognesi parce qu'elle me semble aller de soi, du moins est-elle acquise pour moi. On mélange trop facilement climat et pollution.

    Climato-sceptique est une catégorie peu signifiante. Le doute est le contraire de l'intégrisme. Je ne pense pas que le rapprochement soit possible par des compromis. Quel rapprochement quand je ne crois pas que le réchauffement soit globalement mauvais et que la planète sera invivable? À Douala la température moyenne annuelle est de 31°, à Genève de 10°. On vit avec 20° de plus de moyenne. Comme quoi, tout est relatif.

    Le réchauffement a commencé il y a plus de trois siècle, au Petit âge glaciaire. On n'explique pas comment il s'est réchauffé, ni pourquoi il y a eu une poussée très forte entre 1910 et 1940, puis une baisse des température, puis des à-coups après chaque el Niño majeur. Le courbe ne suit pas le CO2. Je pense que d'autres choses sont en cause.

    Je ne souscris pas à un projet de changement radical de nos ressources énergétiques actuelles par des ressources moins performantes, et je me soucie grandement du monde instable et autoritaire qu'on nous prépare sous prétexte de "sauver la planète". Un thème qui sert à justifier entre autre le hold-up des crédits carbone, et qui permet de catégoriser entre les bons et les méchants (ce qui permet de fermer tout débat)..

    Avec l'emballement actuel, le manque de recul, l'idéologie sous-jacente, le stress de l'urgence, tout est réuni pour faire de monumentales conneries avec la bonne foi du charbonnier aveugle.

  • "Je n'ai pas cité cette phrase de R. Bolognesi parce qu'elle me semble aller de soi, du moins est-elle acquise pour moi. "

    Elle conclut pourtant celle que tu as choisi de relever tout en clarifiant le message.
    C'est un peu ce qui me gêne avec le discours des sceptiques. Ils trient pour faire valoir leur point de vue et participent à une confusion générale qui incite à l'immobilisme.
    Je suis aussi désolé de voir ces deux camps irréconciliables s'écharper, comme avec la crise sanitaire. Car c'est la garantie d'une confusion telle qu'il devient impossible de se faire une idée objective sur quelque sujet que ce soit.
    Ainsi, chacun s'isole dans sa tour d'ivoire, sûr de savoir alors que les infos sont systématiquement biaisées.
    Même les sources médiatiques alternatives qui étaient pourtant prometteuses, sont devenus des relais de la pensée dominante et tout discours dissonant est évacué.
    https://www.youtube.com/watch?v=6IGVqsnxCE0&list=TLPQMjcwMjIwMjErKwDd4oRMyA&index=2

  • Pierre, pour Bolognesi c'est toi qui biaise et semble chercher à tout prix de quoi alimenter ta propre théorie. La dernière phrase n'ayant rien à voir avec le réchauffement proprement dit, elle était moins pertinente. D'ailleurs elle ne tempère pas les propos qui la précèdent, elle ne fait que changer le paradigme.

    Alors non: "Ils trient pour faire valoir leur point de vue et participent à une confusion générale qui incite à l'immobilisme." La confusion vient d'ailleurs, et je tente à ma petite mesure d'y voir plus clair. Je ne fais que contribuer à un débat qui, lui, est gravement biaisé.

  • On peut aussi rappeler, Calendula, que les suisses a voté pour la fermeture de ses centrales d'ici 2050...si je ne m'abuse...

    Mais elle fait la promotion de véhicules électriques...et du tout numérique.

    Rions en coeur mes très chers frères & soeurs

  • A, ont...Ce qui prouve mon humanité :-)

  • Bonjour absolom,

    Dans mon commentaire ci-dessus, je faisais allusion aux problèmes rencontrés par la finalisation de chantiers d'Areva, aussi en France.

    Il en a été question dans les commentaires à ce billet d'hommelibre, en décembre 2020 :

    http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2020/12/10/energie-eolienne-le-vent-tourne-311327.html

    Je comprends pourquoi la Suède n'a pas acheté son électricité à sa voisine, la Finlande, qui doit probablement batailler pour son propre approvisionnement puisque la centrale nucléaire, dont ils attendent les kilowatts depuis 10 ans, n'est toujours pas en fonction.
    Mon propos, c'est que aucune source d'énergie n'est totalement fiable et sans problèmes, d'où la nécessité évidente d'avoir beaucoup de sources d'approvisionnement et la sagesse de comprendre qu'on n'a pas besoin d'être électrifié pour tout, tout le temps.
    Il y a 40-45 ans, j'ai vu une émission à la télé qui montrait la corrélation de l'augmentation de l'obésité aux USA avec l'électrification des machines à écrire et l'installation des ascenseurs dans les immeubles ! C'était à peine croyable, mais on s'imagine bien que l'addition de tous les efforts physiques épargnées par l'electrification doit faire une jolie somme de calories. Monter des stores, presser un jus, battre la crème, amener les enfants à pied à l'école etc ne représente pas un effort excessif et à la fin, on a fait de l'activité physique intégrée. :-)))

    Dans le cas du grand froid, je plaide pour une attitude raisonnée face à une situation d'exception. S'il fait très froid et qu'il n'y a pas assez d'électricité, alors on s'adapte et on consomme moins. On réfléchit à ce qui est essentiel et on attend des jours meilleurs pour faire les à-fond ou la grande lessive. Pour une fois qu'on a une bonne raison de remettre ça à plus tard ....
    Il faut savoir gérer les ressources limitées. Ce n'est plus dans nos compétences, je sais, mais on peut tout de même essayer de le réapprendre.
    C'est un discours de maîtresse d'école et par experience, je sais que ça ne passe pas bien. On se sent agressé, si pas infantilisé et l'effet produit est probablement contreproductif.
    Toutefois, ceux qui ont vécu dans un monde où on se débrouillait avec moins d'assistance peuvent juste rassurer leurs contemporains en témoignant qu'on n'était pas forcément plus malheureux.

  • Bonjour Calendula...Ca fait un bail :-)

    Mon commentaire (fatigué) n'allait en aucun cas contre vos dires...Bien au contraire, je partage totalement. Ayant passé ma vie à prendre un escalier (marches 2 par 2, toujours) là où se trouvait un ascenseur, je peux vous affirmer connaître la musique. Aujourd'hui (65 ans), j'ai gardé mon physique des 20 ans (rides en plus bien sûr) et peux monter 6 étages sans grand effort...A noter que je ne suis pas un fana de vie "saine", puisque je fume 13 clopes/jour, tire sur mon pétard une fois ou l'autre et aime mon demi de rouge le soir. Quand aux fruits & légumes...

    Concernant le vote des suisses, je voulais juste relever l'énorme contradiction...Et comme vous parliez de centrales, je me suis accroché.

    C'était quoi déjà...Vergiss mein nicht ?

  • Vergiss mich nicht peut-être ?
    Ou alors je ne vois pas trop...

  • J'aimerais ajouter (merci à hommelibre de permettre mes délires) que je ne connais meilleure énergie que celle qui m'anime...

    Etre, vivre, user de mes muscles, comprendre qu'une main, un pied sont avant tout fait pour toucher terre...Le feu, qu'à chaque fois l'on trouve génial...L'eau, ce purificateur idéal...L'air, vital...

    L'électricité (bien que je sois contre mais en profite) oui, mais avec modération. Quitte à ressortir boeufs, chameaux et chevaux...

  • @absolom,

    Je constate que nous sommes amplement d'accord qu'il n'est pas souhaitable de s'adonner à la seule fée électricité. :-))
    Ne pas oublier le myosotis, l'eau et l'air et les escaliers à pied !

    Oui, en Suisse on a voté contre la constructions de nouvelles centrales nucléaires. Ce genre de geste volontariste part de l'idée que ça obligera tout le monde à restreindre sa consommation et à favoriser le développement d'autres sources d'énergie. En tout cas 58 % des votants semble le penser.
    Il y a du "quand on veut, on peut" là-dessous, mais peut-être aussi "quand on doit, on peut."
    Pour le moment, je n'ai pas vu de grandes campagnes de sensibilisation à l'économie d'énergie. Il avait été dit qu'on pourrait économiser l'équivalent de la puissance d'une centrale avec des gestes simples ...

    Les éoliennes ne font vraiment pas l'unanimité et personne n'en veut à proximité. C'est probablement un dispositif pour des pays plus grands, avec de l'espace inhabité près des côtes. Le manque de vent est handicapant, mais les centrales nucléaires ne sont pas à l'abri d'aléas météorologiques non plus, puisque le faible débit des rivières empêche le refroidissement de centrales nucléaires en été. Il n'y a pas besoin d'un tremblement de terre ou d'un accident pour faire baisser la puissance.
    Mon intervention voulait souligner le fait que même des pays ayant choisi de construire de nouvelles centrales pouvaient se retrouver en panne, parce que les défis techniques sont immenses.

    Est-ce que je me souviens bien qu'hommelibre a récemment écrit avoir réussi à grandement baisser sa consommation personnelle d'électricité ?
    Ca m'intéresserait de savoir comment.

  • Non Pierre Jenni...

    Non, non et non !

    Je me suis fait avoir aussi...Calendula vous expliquera ça mieux que moi, pour autant qu'elle soit d'accord...:-)

  • Oui Calendula, les pannes sont toujours à envisager avec tout système. Il me semble quand-même que le nucléaire et le charbon offrent une constance inégalée.

    Je réponds à votre question de fin. J'ai baissé drastiquement ma conso d'électricité par des mesures très simples. D'abord et de manière systématique: pas de pièce allumée s'il n' a personne, sauf va-et-vient fréquent à certains moments. Ensuite privilégier des éclairages ciblés dans une pièce, et peu de watt.

    Mais le plus décisif a été de me passer de chauffage d'appoint en hiver, et d'ajouter une couche de vêtements si nécessaire. C'est moins sexy mais ça marche!

    Et aussi de me passer de la clim portable en été, et donc de tenir le frais au mieux en cas de canicule. Je ne consomme plus qu'1/7e de 2016.

  • @absolom et Pierre Jenni,

    Vergissmeinnicht est le nom allemand du myosotis.
    Il porte en lui une forme qui est en train de disparaître du langage courant : le Génitif. Il va peut- être finir par être oublié, sauf dans le nom de cette petite fleur.
    Autrefois, vergessen s'utilisait avec le Génitif. On disait : Vergiss meiner nicht, si on ne voulait pas être oublié. De nos jours, on dit effectivement : Vergiss mich nicht ! (Accusatif)
    Le Génitif était probablement perçu comme trop compliqué, même par des germanophones qui de toute façon parlaient majoritairement des formes dialectales. Si je suis bien renseignée, le suisse- allemand ne connaît pas le Génitif.
    On a écrit bien des poèmes et pièces de musique pour le Vergissmeinnicht. C'est un de ces mots rigolos qui inspire.

  • forgetmenot.

  • Merci Calendula :-)

  • Autre point de vue:

    https://www.tdg.ch/voitures-electriques-en-question-217509903220

  • Merci Absolom. Beaucoup de questions non résolues autour du renouvelable et de la voiture électrique.

  • John, je me permets d'attirer ton attention sur ce blog où, à mon avis, tu devrais apporter ta contribution.
    Tu y est d'ailleurs nommé dans les commentaires...
    https://christianbrunier.blog.tdg.ch/archive/2021/02/18/le-fossile-tue-le-renouvelable-fait-du-bien-313009.html

  • Calendula, je vous remercie pour votre complément d'enquête.

  • @hommelibre,

    Je vous remercie à mon tour pour les astuces anti-gaspi que vous avez testées.
    De mon côté, on a progressivement changé nos appareils ménagers pour des moins exigeants en énergie.
    On n'a jamais eu ni clim, ni chauffage d'appoint, mais notre congélateur. vieux de 15 ans consommait beaucoup...

    Notre facture a aussi beaucoup baissé, mais le départ des enfants pèse dans la balance, donc il est difficile de quantifier tous les facteurs. Je pourrais progresser dans la réduction des appareils en stand-by, mais c'est compliqué. Si on coupe la wi-fi la nuit, on n'a plus de téléphone. J'aurais bien aimé garder l'ancien système pour le téléphone fixe.

    L'addition de tous nos clics sur internet est également énorme, aussi parce qu'il faut de ces immenses centres de stockage de données. Il y aurait des économies à faire de ce côté-là aussi...
    Nous avons une voiture hybride-électrique et elle ne pèse pas sur la facture, mais je peux imaginer que si tous se mettaient à la voiture 100% électrique, ça modifierait la consommation globale.

    Le fait que les SIG donnent des statistiques personnalisées est très constructif. On a besoin de savoir si les efforts ont un quelconque impact.

  • Petit tour de passe-passe :-)

    https://www.20min.ch/fr/story/les-plus-vieux-reacteurs-nucleaires-francais-prolonges-de-40-a-50-ans-132396640704

    Chez nous, ça va faire pareil...

  • Je ne vous dis pas la rigolade quand toutes ces vieilleries arriveront en bout de course...

    Un peu toutes en même temps...:-)

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