District Z : kitsch et burlesque

J’ai zappé quelques fois sur cette émission annoncée comme un divertissement « nouvelle génération ». C’est plutôt une sorte de jeu vidéo primitif de bien avant les 64K et les cartes graphiques modernes, et qui reprend ce qui s’est déjà fait ailleurs dans un nouveau décor. Pour ma part, c’est Z comme zéro.

 

district-01.jpgDistrict Z

Si quelqu’un a apprécié ce nouveau divertissement de TF1, je serais heureux de connaître ses raisons.

Le nom évoque déjà un univers « strict ». Les costumes sont paramilitaires. Les images sont moches.

Dans District Z il y a du Fort Boyard, de la Ferme Célébrités, de l’Interville, du docu sur la Légion Étrangère, et aussi du Hunter Games – film où le terme de District était constitutif de l’histoire, entre autres.

Il y a aussi des zombies. Ils ne font pas peur et sont interdits d’accès à certains endroits. Alleye une fois, ça est une chance pour les héros, saveye-vous!

Ces zombies sont courtois: ils obéissent à Denis Brognard, un Brognard en caricature de chef scout cabotin. Brognard dont les phrases sentencieuses et infantilisantes devraient faire la joie d’un psychologue du langage.

Un psychologue du langage examine ce que l’on veut vraiment dire quand on dit quelque chose.

Les héros sont nuls à point. Il faut savoir se montrer bête dans ce genre d’émission, c’est un plus et ils y excellent. Mais n’est pas Louis de Funès qui veut. Tout le monde peut forcer le trait et en faire trop, mais tout le monde n’a pas son talent.

 

 

district-03-denitsa.jpgKitschissime

Denitsa Ikonomova,  la seule femme vendredi soir, sorte de carte glamour dans la testostérone ambiante jouée par 4 mecs fatiguants, était agréable à voir. Mais cela ne compense pas la laideur confuse du reste.

Michael Youn fait du Michael Youn, comme d’habitude, en moins bien que d’habitude. Je ne sais pas s’il était drôle avant, mais là je suis sûr qu’il ne l’est pas  – sauf si l’on a 13 ans.

Un démiurge presque fou sort droit de Tintin ou des Pieds Nickelés. TF1 n’a pas peur du mélange des genres.

Jusqu’au Chaperon rouge balafré (ah putain c’est ouf, je kiffe!!!) et ces figurines en bois pour représenter Mère-Grand, le chasseur et le loup: plus cheap tu meurs. Ils ont dû les acheter en Chine. Ou les gagner dans une pochette Kinder.

TF1 avait déjà trouvé très kitsch avec Mask Singer. District Z est encore plus kitsch.

Au final les héros peuvent gagner de l’argent au profit d’une association de bienfaisance. L’émission est tellement insignifiante qu’ils se sont sentis obligés de mettre de la morale pour la justifier.

Mais tant qu’il y a de l’argent pour faire ça et des gens pour regarder, what else?

 

 

Catégories : Divers, Humour 8 commentaires Lien permanent

Commentaires

  • Je vais être un peu méchant. Le kitsch, c'est de la TV pour se rabibocher avec la France des gilets jaunes.

  • Allez savoir....

  • Parce que vous vous attendez encore à quoique ce soit d'intelligent hommelibre ?

    Vous m'épatez :-)

  • Impossible à regarder jusqu'au bout ; je parie que ce divertissement n'ira pas très loin, faute de téléspectateur. Je ne comprends pas que l'ambiance basée sur des zombies dont on est censé avoir peur et où tout le monde se marre ? Décrédibilisant le concept même. Emission pénible ; je ne risque pas de la regarder à nouveau.

  • @ Absolom, d'intelligent je ne dis pas, mais au moins d'intéressant. Je ne suis pas contre les divertissements, certains sont réellement intéressants (La carte au trésor, p.e, et parfois Incroyable talent – je dis bien parfois, quand il y a de vrais talents.).

    Mais ici je suis étonné par ce programme tant il me paraît inintéressant.

  • @jld73:

    merci, je me sens moins seul...

  • Oui, excusez ma saute d'humeur hier soir...

    Je regarde bien les "cartons" sur C8, c'est vous dire :-))

  • Pas de souci!

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