Jonathan Daval : 25 ans et un trou

La sentence attendue est tombée: une lourde condamnation, à la mesure du crime. L’avocat du condamné a indiqué que celui-ci ne fera pas appel.

 

daval,procèsCe procès a permis d’approcher d’un peu plus près la psychologie d’un criminel. Mais cette sorte de spéléologie du crime n’est peut-être pas complète. Selon la mère d’Alexia, Jonathan n’a pas livré l’entièreté de son secret.

Elle lui a demandé en face, à l’audience, ce que je suggérais dans mon premier billet: « Est-ce qu’elle allait te quitter? »

La réponse n’était pas celle attendue. Pour lui il a été pris d’une rage d’avoir trop retenu ses colères. Un mot aurait suffi. Est-ce possible? Je n’en sais rien, mais je sais que l’on peut surréagir quand on se sent menacé. À moins qu’il ne cache une motivation qu’il ne peut lui-même confronter.

Entre l’attente de la famille, très souvent exprimée sur les médias, et la réalité que Jonathan propose, il subsiste un fossé. Un trou même.

Un trou, comme cette cellule où Jonathan a commencé une longue, très longue pénitence.

Catégories : Divers, société 5 commentaires Lien permanent

Commentaires

  • Sur France Info une journaliste a osé dire que c'était une peine lourde!!!

  • C'est effectivement une peine assez lourde, mais pile ce que j'avais prévu. Il paye son acte, mais surtout ses mensonges. et ses tentatives de manipulation. Pas très futées, ceci dit, ses tentatives pour noyer le poisson: ce n'est pas quelqu'un de très malin.
    Je dirais que si son acte n'avait pas été spontané, mais bien prémédité, il aurait pu construire quelque chose de plus efficace pour sa défense.
    25 ans, ce n'est qu'un chiffre vu de l'extérieur, mais quand on doit exécuter la peine, c'est très très long. Et ce sera probablement très pénible: des matons qui "regardent ailleurs" lorsque d'autres détenus s'occuperont de lui me parait assez envisageable.

    PDO.

  • Je suis d'accord avec PDO. Il n'y avait pas d'antécédents de violence conjugale de sa part et aucune préparation de son acte. Il a simplement pété les plombs face à des humiliations et des reproches qu'il n'a plus supportés, nous dit-il. Et il n'y a sans doute pas d'autres explications. Dix à quinze ans de prison auraient été raisonnables. Sauf qu'il avait menti et maladroitement caché le meurtre. C'est sans doute un être faible et fragile mais certainement pas un homme que les féministes peuvent associer au mot "féminicide".
    Précisons que, même si cet homicide va être ajouté à la liste des femmes tuées par leur conjoint, on aura, comme chaque année, 99,999 % des hommes qui ne tuent pas leur épouse. Car, par rapport au nombre de femmes vivant en couples, le crime conjugal reste très marginal. Que l'on ajoute 10, 20 ou 30 décès, le pourcentage reste infinitésimal.

  • D'en autre coté, un accusé a tout à fait le droit de mentir lors d'une instruction: personne n'a jamais été condamné pour cette raison, ce n'est pas un délit, ça fait partie des possibilités de défense. Encore faut il le faire bien.

    Presque tout le monde ment, ne fut ce qu'en prétendant "Je ne suis pas coupable". Simplement, le public (et les magistrat car ils font partie du public de certaine manière) ne pardonnent pas avoir été "manipulés". Il faut dire qu'il a fait fort, jusqu'à prétendre au "complot familial".

    C'est partiellement un jugement épidermique donc. Ceci dit, il a tout de même tué. Je suis d'accord: 15-20 ans, me paraissaient suffisants.


    Ceci dit, étrangement, je ne vois pas d'échos sur les sites féministes. Ça en est même étrange, je m'attendais à des diatribes kilométriques. Bon, je n'ai pas non plus une vision exhaustive à ce propos.

    PDO

  • Pardonnez-moi, j'ai oublié d'ajouter "le pourcentage de victimes reste infinitésimal". Celui-ci est de 0,00075 %.
    Vous avez raison, il a menti et c'est cela qui l'a enfoncé. Mais la peine est vraiment trop lourde par rapport aux différents homicides sans préméditation.

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