YAB, prophète de l’extinction de l’humanité

Il est beau. Tout chez lui sent le bien, le parfait, l’esthète en constante représentation. Rien ne dépasse, pas même son indignation très mesurée quand il annonce la fin de l’humanité pour dans cent ans.

 

yab-01.jpgExtinction

Ses films sont à son image: parfaits visuellement, léchés, au point où même la pollution devient esthétique. Un journaliste canadien écrivait à propos de son film Home:

« … les images sont si spectaculaires qu’elles ont pour effet de nous désensibiliser, de rendre presque beaux les dégâts faits aux écosystèmes, (…) L’autre point faible du film, c’est qu’il se contente de mettre en images un constat archiconnu (l’homme détruit), sans aller plus loin. En ce sens, il dissocie nos comportements et leurs impacts… »

La Terre vue du Ciel a connu un grand succès. L’hélico et le pétrole sont les ressources indispensables de tout écolo bien en cour. Les images sont si esthétiques qu’on se demande de quoi souffre la Terre. Au fond, Yann Arthus-Bertrand, ou YAB, est un grand narcissique qui ne rêve que d’associer son nom et son regard à ceux des sauveurs de l’humanité.

On connaît le crédo du photographe: l’humanité va disparaître. Il est même précis: ses petits-enfants vont mourir. Ce qui laisse, quoi? – deux générations. Allez, mettons en l’an 2100. C’est l’horizon indépassable de la terreur écolo.

Dans une interview à LCI dimanche 20 septembre, il revenait sur le sujet avec ce même crédo: la 6ème extinction de masse est en cours et l’humanité va y passer. Extinction, piège à cons.

 

 

yab-03.jpgPandécologisme

« En cause la destruction de l’environnement - comme la déforestation, l’agriculture non soutenable et le commerce illégal d’espèces sauvages. »

Donc pas le réchauffement. Et mieux:

« La sixième extinction, c’est la mort de mes petits-enfants. (…) Le courage de la vérité, c’est qu’on va vers une fin de l’humanité.  »

Cette notion de 6ème extinction est diffusée largement par le WWF et la Société Zoologique de Londres dans leurs Rapports Planète Vivante. Si le décompte est juste, ce qui reste en question, il ne peut être qu’aléatoire et l’information concerne seulement les vertébrés.

Le réchauffement, anthropique ou non, n’y est pas pour grand chose. Ce sont les territoires qui changent, qui se rétrécissent au profit d’une humanité en forte expansion. Et aujourd’hui, voyant les milliards mis en circulation pour contrer la crise économique due au Covid, les écolos voudraient leur part du gâteau. Alors ils lient pandémie et écologisme:

« Notre santé dépend de celle de la planète. L’épidémie de COVID-19 ne fait que confirmer ce que nous savions déjà : on ne peut vivre en bonne santé sur une planète malade. La destruction de l'environnement contribue à l’émergence de zoonoses, ces maladies transmises de l’animal à l’homme. 

 

 

yab-04.jpgÂnerie

Chaque jour, les activités humaines grignotent les écosystèmes naturels, réduisant le territoire des espèces sauvages qui sont amenées à se rapprocher des populations humaines, augmentant ainsi les risques de contamination. »

C’est une vue de l’esprit. On n’en sait pas plus. De tous temps les animaux, même sauvages, ont été proches des communautés humaines. D’ailleurs je n’ose même pas imaginer l’état sanitaire des élevages au Moyen-Âge, où hommes et bêtes se côtoyaient bien plus qu’aujourd’hui.

Si les espèces se réduisent à cause du rétrécissement de leur territoire c’est l’inverse pour l’humanité. Son territoire est étendu sur toute la planète et sa croissance montre sa bonne vitalité.

YAB, qui fait de l’écologisme pour les nuls, qui est prêt à se vendre au diable (il a soutenu la candidature anti-écolo du Qatar pour le Mundial 2022 contre 1 million d’euros), ajoute que 2 à 3 degrés de plus d’ici 2100 ne permettront plus la vie humaine sur Terre.

Comment, mais comment cet homme en apparence intelligent peut-il affirmer une telle ânerie? Une telle stupidité incommensurable?

D’abord rappelons-nous que les variations maximales de température sur Terre sont de l’ordre de 150 degrés, entre les déserts brûlants et l’Antarctique.

 

 

yab-05.jpgÉco-terreur

Dans cet environnement le blé, par exemple, est cultivé aussi bien en Algérie qu’au Canada, à des latitudes aux températures moyennes très différentes.

Dans l’ouest algérien, à Tlemcen, la température moyenne annuelle est de 16° (Genève: 10,3°). En saison chaude cette moyenne est de 28° (Genève: 20°) et la pluviométrie quasi nulle. Au Canada, dans l’Alberta, région de Saskatchewan d’où vient en partie le blé de la Migros, le climat est extrême. À Saskatoon par exemple la moyenne varie de 35° entre l’été et l’hiver. Et le blé pousse.

S’il dure, le réchauffement libérera de nouvelles terres agricoles en Sibérie et au Canada. Au besoin on créera des variété adaptées. Les paysans ont depuis toujours modifié génétiquement les semences pour les rendre résistantes à leur environnement, cela continuera.

Il y a donc une marge d’adaptation très importante. Si l’humanité devait disparaître, ce ne serait pas de faim.

Alors de quoi pourrait-elle mourir? YAB n’en dit rien. Le flou artistique règne. Il suffir de le croire sans vérifier: il est l’un des papes de l’éco-terreur et à ce titre est considéré comme une autorité. Le public, sidéré par les peoples comme toujours, n’est donc pas exigeant avec lui.

Si ce n’est de faim l’humanité pourrait mourir dans une gigantesque pandémie n’ayant rien à voir avec le réchauffement. Les grandes épidémies ont lieu indifféremment en période chaude et en période froide, donc tout est possible. Mais c'est peu probable. il y aura toujours des zones et poches indemnes.

 

 

yab-02.jpgFiction

Alors de quoi? De chaud? Invraisemblable.

Sur Terre des populations vivent dans des régions séparées par des températures moyennes de 10°, 20° ou 30°. Les unes sont au nord avec moins 10 degrés quand d’autres sont en Afrique avec 35°. Tous vivent et se nourrissent. Que l’on me dise comment 2 ou 3 degrés de plus pourraient nous faire disparaître.

C’est insensé.

C’est insensé  mais c’est YAB, et  ça lui fait engranger des millions.

YAB, qui qualifie sans rire Greta Tutu de sainte, est un privilégié, un cador de l’écologisme. Il a fait fortune avec ses images vues d’hélico. Derrière ses yeux doux, son émotion molle à fleur de rides et sa voix de sirène, ne vous y trompez pas: c’est un très riche homme d’affaire. Fortune polluante faite, l’hélicologiste se veut maintenant vertueux: il renonce à prendre l’avion. Mais comme le disent des internautes:

« Vous avez pu découvrir le monde, gagner énormément d’argent en polluant et vivre correctement aujourd’hui avec ce que vous avez gagné grâce à cela. Je trouve indécent votre discours. Je ne comprends même pas que l’on vous invite encore pour parler d’environnement. (…) Allez expliquer ça à 5 milliards de jeunes qui ont envie de voyager et de découvrir la planète : de quel droit allons-nous leur interdire ? »

Je ne suis ni riche ni célèbre, n’empêche: je dis, avec 1000 fois plus de conviction et de réflexion, que l’humanité ne disparaîtra pas en 2100. Je dis qu’elle vivra et s’adaptera. Cela ne signifie pas: « Ne faites rien ». Il reste la pollution, la reforestation, l’aménagement du territoire, le développement de technologies propres, la recherche se sources d’énergies stables (non-intermittentes), entre autres.

Mais il n’y a pas lieu de flipper ni de croire en une fin prochaine. Ça, c’est de la science-fiction, ou de la religion, pas de la science. YAB doit bien le savoir. Alors, quoi?

 

 

 

 

 

 

 

4 commentaires Lien permanent

Commentaires

  • Est-il crédible ? Je ne le pense pas. Déjà il fait l'amalgame entre pesticides et réchauffement climatique. Les premiers sont surveillés et limités. Ils ne vont pas détruire la population mondiale. Quant à la température, c'est vrai que les écarts peuvent être bien supérieurs à trois degrés puisqu'il s'agit ici de moyennes, me semble-t-il.. L'animal humain s'adaptera beaucoup mieux que les autres êtres vivants, c'est certain. Mais on n'en est pas encore là. Même si ça ne plaît pas aux écolos, on devra sans doute développer le nucléaire, seule façon de faire face aux besoins énergétiques, sans polluer la planète.

  • Dans le même registre, on se souviendra des moyens techniques polluants (camions tout-terrain, hélicoptères et hydravions) engagés par Nicolas Hulot dans son émission «Opération Okavango», de 1996 à 1997. Ce qui lui a valu des critiques pour non-respect de l'environnement. Puis l'émission a été arrêtée en raison de l'énormité des coûts engagés. Mais le dommage irréversible du besoin de popularité ayant fait son oeuvre dans une personnalité à tendance narcissique, il ne lui restait plus qu'à flirter avec la politique. Il est maintenant sur liste d'attente pour une place au Panthéon.

  • Il fait toutes ses photos d'un hélicoptère qui pollue! OUI l'homme détruit la planète, mais les volcans aussi, le mot le plus stupide dans tout ça, c'est "durable"! Rien n'est "durable" sur Terre! Depuis des dizaines de milliers d'années des espèces ont disparues, et d'autres sont apparues, même dans des circonstances très défavorables de pollution dues à l'activité volcanique!

  • De temps en temps cela fait du bien de se laisser aller un peu. Je propose donc de compléter le fameux "Les cons ça ose tout ..." par "mais on ne peut pas les reconnaître à leurs visages".

Les commentaires sont fermés.