Selon Skeleton Joe Biden, un vrai noir ne se pose pas la question

Il y a les bons noirs. les vrais. Et les autres. Skeleton Joe, le candidat pâle, connaît la différence. Il explique même à un noir ce qu’est être noir: c’est voter pour lui.

 

 

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On dirait presque du Battling Donald. Sauf que Trump, à ma connaissance, n’est pas raciste, alors que Skeleton Joe a sorti ses gros sabots blancs. On le dit pas très malin. Je veux bien le croire.

Doncque, Skeleton Joe donnait une interview à Charlamagne Tha God (image 1). C’est Le Soleil qui raconte. Le candidat met fin à l’entretien après 17 minutes. Mais l’animateur radio n’en a pas fini. Il propose une suite à cet entretien:

« Écoutez, vous devez venir nous voir quand vous viendrez à New York, VP Biden [...]. Nous avons plus de questions avant la présidentielle du 3 novembre. »

Skeleton Joe s’étonne:

« Vous avez plus de questions? Je vais vous dire, si vous avez un problème pour décider si vous êtes pour moi ou pour Trump, alors vous n’êtes pas Noir. »

L’animateur répond:

« Ça n’a rien à voir avec Trump, ça a à voir avec le fait que je veux quelque chose pour ma communauté. »

Le candidat pâle a ensuite présenté ses excuses pour avoir été aussi « désinvolte ».

 

 

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Il est vrai qu’essentialiser les noirs au travers du seul parti démocrate et du vote Biden est léger, et ici léger signifie a minima embarrassant pour cette formation qui a anciennement promu l’esclavage aux États-Unis. Invoquer la couleur pour définir une identité est à la base du racisme.

Alors quand Biden accuse Trump d’attiser le racisme, et alors que l’aile gauche des Démocrates est aujourd’hui ouvertement anti-blancs, et que fleurit le racialisme (ou racisation des minorités), sorte de néo-racisme ou de racisme inversé supposé légitime au nom de l’héritage victimaire de race, on peut sourire. Trump n’est pas raciste et Biden se fourvoie.

Biden incarne la faiblesse idéologique où est rendue le prti de l’âne. Au point où sa co-listière a été choisie pour mettre un peu de testostérone radicale dans la campagne du pâlot.

Alors que Trump assume sa position idéologique, un protectionnisme relatif, et bouscule et redéfinit la politique mondiale autour d’un deal donnant-donnant plutôt qu’en tendant la main unilatéralement (attitude post-coloniale qui mélange domination et culpabilité) pour se la faire manger. On note que ce protectionnisme n’engendre pas de nationalisme idéologique exacerbé, ni de guerre ou de repli sur soi. La démocratie vit et les échanges mondiaux continuent.

 

 

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Beaucoup d’américains apprécient nombre de ses options, comme le rééquilibrage des relations avec la Chine, ce géant qui veut avaler économiquement  le monde. On reproche à Trump ses manières, son style et son langage, sans lesquels il serait réélu sans problème à mon avis.

Les excuses présentées par Skeleton Joe passent mal. Cela ressemble à une tactique d’avocat: on dit la chose puis on s’excuse, mais on l’a quand-même dite. Un sénateur noir républicain a même tweeté:

« 1,3 million de Noirs américains ont déjà voté pour Trump en 2016. Ce matin, Joe Biden a dit à chacun d’entre nous qu’on n’était “pas Noirs” ».

À quoi Skeleton Joe a ajouté:

« Personne ne devrait avoir à voter pour un parti sur la base de sa race, sa religion, ses origines. »

Pourquoi le rappeler? Cela ne tomberait pas sous le sens? Ou bien le communautarisme a-t-il gagné tant d’esprits que les règles démocratiques ne sont plus perçues et qu’il faut les rappeler? Ou bien encore, était-ce l’état d’esprit sous Obama, depuis qui le racisme semble avoir augmenté aux USA?

Skeleton Joe ne dénonce pas les agressions contre des blancs et fort peu la violence des minorités soutenues par son parti. Il exclut une large part de la réalité. Il ne porte aucune parole intéressante, forte, novatrice et personnelle.

Pour faire monter son crédit je lui suggère de chanter et danser Bidi Bidi Bom Bom. Ça aurait du panache et il gagnerait toutes les voix latino!

 

 

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Commentaires

  • Aux États-Unis, comme en France et ailleurs, Donald Trump est régulièrement présenté comme un incapable, facho, misogyne et stupide par "le camp du bien." Ne devrait-on pas se méfier de ceux qui nous infligent ce portrait sans nuances ?

  • Biden est une telle machine a perdre, et sa colistière n'est pas mieux, que ça en devient carrément suspect.
    Je me demande sérieusement si les dems ne veulent pas gagner ces élections, ou s'ils préparent un coup tordu de dernière minute (genre le retour d’Hillary), ou si ils sont réellement en pleine déroute intellectuelle.

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