USA : l’athlétisme féminin volé par des femmes trans

Fini l’or des stades pour les vraies femmes. Elles se font surclasser par les femmes transsexuelles, c’est-à-dire des hommes biologiques ayant changé d’apparence et d’identité.

 

transsesualité,trans,sport,usa,résistance,génétiqueOGN ~ Génétiquement non-modifié

La surenchère règne dans une certaine idée de la modernité. Il faut en demander toujours plus pour légitimer les plus improbables choix individuels.

La question n’est pas tant qu’un homme puisse se sentir femme et vice-versa. Les genres sexués sont comme des éventails. On s’y incarne à des degrés divers. Un garçon hypersensible qui exprime facilement son ressenti peut être considéré comme disposant d’une forte part féminine. Une fille qui privilégie l’action sur le ressenti montre un comportement plutôt masculin. Du moins selon les stéréotypes traditionnels.

La question est d’abord que l’on naît dans un corps doté de caractéristiques féminines ou masculines. La biologie  fonde le concept de genre. Que l’on change son apparence, que l’on prenne des hormones ou que l’on ait recours à la chirurgie ne montre qu’une chose: hommes et femmes sont naturellement différents.

On le savait déjà? Oui et non. Certains et certaines croient qu’il n’y a qu’une différence intellectuelle entre les deux, une construction sociale. Ainsi le ressenti personnel primerait sur « l’assignation » naturelle. Pour ma part je ne valide pas cette croyance: on reste à vie avec la génétique de la naissance, qui fait de nous une femme ou un homme.

Dire qu’une femme transsexuelle n’est plus un homme est abusif. En réalité elle reste un homme avec son OGN – organisme génétiquement non-modifié. Le genre réel de la personne reste celui de sa naissance.

 

 

transsesualité,trans,sport,usa,résistance,génétiqueEssentialisme de genre

On peut ensuite admettre que la représentation ou la mise en scène sociale de sa personne soit différente et moins binaire. Pourtant le binaire reste un repère de base, d’ailleurs les personnes trans valident ce repère en changeant d’identité sexuelle. La binarité est nécessaire dans la communication. Elle propose des modèles de comportements quasi universels qui permettent de se comprendre même dans leurs variations multiples.

Cette différence de ressenti et d’image entre les genres féminin et masculin, les personnes trans la portent à son paroxysme quand des interventions chirurgicales viennent valider le désir individuel d’un sujet.

En modifiant la morphologie on montre qu’il y a un seuil de non-retour entre les sexes/genres. Les trans pratiquent en réalité une essentialisation des genres et des comportements féminins ou masculins. Soit tout l’inverse de ce à quoi tendait une partie idéologiquement très active du féminisme.

Les femmes ne sont pas des hommes, les hommes ne sont pas des femmes. Chaque genre induit un ressenti et un comportement spécifique, donc typé.

C’est une souffrance d’être femme dans un corps d’homme. C’est cela que les personnes trans nous rappellent: femmes et hommes disposent de caractéristiques et d’un ressenti qui ne peuvent être identiques. On se demande donc ce qu’il font aux côté des féministes LGBTetc.

 

 

transsesualité,trans,sport,usa,résistance,génétiquePlaces d’honneur

Donc, les femmes trans sont des hommes comme les autres, et en aucun cas des vraies femmes même si plastiquement certaines peuvent faire illusion. Biologiquement elles restent des hommes. Mais voilà, les progressistes à la sauce Obama ou Biden cultivent la confusion et se prennent pour Dieu, capables de dire que leur volonté est plus forte que le moule naturel dont nous sommes issus.

Alors quand ces hommes-femmes se lancent sur les pistes d’athlétisme, avec la bénédiction d’autorités sportives qui rampent devant les dictateurs LGBTetc, et qui croient oeuvrer à un grand progrès de société, le résultat démolit les ambitions des vraies femmes – le critère de vérité étant le seul immuable: la génétique.

C’est donc une régression pour les femmes. Ou un retour au réel: la biologie les rend moins performantes face au hommes. Pas dans tout certes, mais suffisamment pour conditionner les relations femmes-hommes et déterminer des éducations genrées. Ces hommes-femmes montrent aux femmes leur relative infériorité.

Et ceux-celles qui se présentent à des compétitions aux côtés de vraies femmes sont des sortes de voleurs qui raflent les places d’honneur et les médailles d’or. Cela commence à faire du bruit, comme pour cette sprinteuse trans de 15 ans (image 1, clic pour agrandir):

« Andraya Yearwood, une lycéenne transgenre de 15 ans née avec un sexe masculin (donc homme, ndla) a remporté les courses féminines du 100 et du 200 m lors des championnats lycéens du Connecticut classe M. ».

 

 

transsesualité,trans,sport,usa,résistance,génétiqueInjustice

Notons qu’en 2017, en Ontario, les autorités politiques ont voté une loi autorisant de retirer des enfants à leurs familles si celles-ci si celles-ci se refusaient notamment à reconnaître l’identité de genre à laquelle ils s’identifiaient. »

Des méthodes de type fasciste au nom du progressisme.

Récemment aussi le cas de Mary Gregory (image 2):

« Un homme biologique qui s’identifie comme une femme a provoqué un scandale dans le monde du sport en battant quatre records mondiaux d’haltérophilie. »

Sharron Davies, ancienne nageuse olympique britanique, a d’ailleurs déclaré:

« Tous les records établis par une femme transgenre (un homme né avec une biologie et des avantages masculins) doivent être effacés lorsque toute cette confusion et cette injustice sont compris. »

Cette injustice est simple:

« C’est une femme transgenre, un corps masculin avec une physiologie masculine, qui établit un record mondial et remporte une compétition féminine en haltérophilie en Amérique. Une femme avec une biologie féminine ne peut pas rivaliser. C’est un terrain de jeu injuste et inutile. »

Autre cas:

« … les familles de trois athlètes universitaires (qui) ont déposé mercredi 12 février une plainte fédérale visant à empêcher des femmes transgenres de concourir avec elles, rapporte ABC News. »

 

 

transsesualité,trans,sport,usa,résistance,génétiqueCourses pour trans?

Selon le journaliste, « L’ouverture des compétitions sportives aux transgenres, pourtant annoncée comme une nouvelle avancée progressiste pour un meilleur vivre-ensemble, ne ravit donc pas tout le monde. » Sauf les supporters de Joe Biden.

En 2019 l’ancienne championne de tennis Martina Navratilova (image 3) affirmait aussi son opposition. Elle écrivait « que le fait d’autoriser "les hommes qui décident de devenir des femmes" à participer à des compétitions féminines s’assimilait à de la triche. »

Autre vol par un homme s’affirmant femme: le championnat du monde cycliste sur piste 2018, gagné par Rachel McKinnon (image 4).

« Une femme trans’ a décroché la médaille d’or en sprint, lors des championnats du monde de cyclisme sur piste à Los Angeles, samedi 13 octobre 2018. Rachel McKinnon bat tous les records, puisqu’elle devient la toute première personne transgenre à gagner un championnat du monde, tous sports confondus. »

Elle a été sévèrement taclée, par la troisième de la course, Jennifer Wagner-Assali: « Je suis la cycliste arrivée à la troisième place. C'est définitivement injuste. »

Pourquoi ne pas faire des courses uniquement pour les personnes trans, femmes et hommes ensemble?

 

 

transsesualité,trans,sport,usa,résistance,génétiqueLégitime résistance

On ne peut invoquer l’égalité dans une situation qui a nécessité de nombreux accommodements hormonaux et chirurgicaux pour être rendue possible: qu’un individu né homme puisse être considéré comme une femme.

D’ailleurs, à part pour suivre l’idéologie des minorités conquérantes, ou par crainte d’être rejeté, exclus de la communauté et des médias, qui dans le populo lambda croit vraiment à un changement intégral d’identité et qu’être femme ou homme n’est qu’une décision personnelle?

À propos des médias: ils sont aux ordres du lobbying LGBTetc. Ils reçoivent une documentation sur le langage qu’ils doivent utiliser s’ils veulent être bien, inclusifs et toussa toussa. On la trouve ici en PDF (image 5): « Transgender Network Switzerland - Guide médias ».

Selon la déclaration d’intention en page 1:

« Ce texte a pour but de vous aider à choisir des formulations et une terminologie respectueuse pour parler des personnes trans*, c’est-à-dire transidentitaires, transgenres ou transsexuées. »

 

Qu’on laisse chacun vivre sa vie, je suis d’accord. Mais dès que l’on touche aux grandes identités et définitions, cela nous concerne tous. Il est permis de s’opposer aux diktats et à l’idéologie trans. On n’a pas à se laisser subjuguer et à adopter le mode de penser qu’on veut nous imposer sans même en avoir débattu.

Et si l’on vous traite de transphobe, en cette période de guerre civile culturelle, prenez-le comme un compliment. Vous êtes un résistant.

 

 

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Commentaires

  • A force d'assimiler le genre à une construction sociale, on en oublie la génétique. Se sentir femme et vouloir devenir femme quand on est né homme, on peut l'admettre. Mais "chassez le naturel; il revient au galop". On ne peut effacer le chromosome Y d'un coup de baguette magique. La force du mâle s'est construite au cours de l'évolution. C'est l'adaptation au rôle sexuel de l'homme (protecteur, chasseur,...) quand la femme se consacrait à la descendance.
    Les féministes, qui espéraient féminiser le genre masculin, en sont pour leurs frais. C'est le retour de manivelle avec ces championnes trans qui leur volent leurs médailles. Quand le réel reprend ses droits, il est peut-être temps de revoir la théorie du genre.

  • Il faudrait aussi créer une catégorie spéciale pour ceux dont le fonctionnement mental s'est vu modifié au point de ne plus être capable de faire les distinctions que vous faites.

  • La question du statut des transgenre se pose certainement de façon plus aigue dans le sport de compétition que dans la vie de tous les jours.

    Y a-t-il des hommes transgenre qui font de la compétition chez les hommes ?

    Chez les femmes, il y a clairement un problème que les instances dirigeantes du sport de compétition vont devoir résoudre.
    Il faut une cohérence interne.
    Si on a crée des catégories comme "junior" et des sous-catégories comme U10, U15, U17, c'est bien qu'on a admis que des jeunes de 12 ans ne peuvent pas se mesurer à d'autres qui auraient 15 ou 17 ans, pour des raisons de gabarit.
    Certes, l'ado de 13 ans qui a l'air d'en avoir 16 existe dans la nature, mais c'est une exception qu'on ne peut pas sanctionner.

    J'avoue ne pas être très au clair sur toutes les catégories, mais je crois savoir que les inter-sexe existent. Des personnes dont le génome n'est pas explicite ou dont les organes ne correspondent pas au profil génétique. C'est pour ces personnes-là qu'on devrait avoir des marges de tolérance, car la situation de flou n'est pas déterminée par le seul ressenti.

  • La comparaison avec les catégories et sous-catégories du foot me paraît très pertinente.

    Pour les marges de tolérance, ou marge d'indétermination sexuelle, cela existe, sans mettre en cause la binarité de base.

  • @ Hommelibre : les équipes juniors de hockey sur glace ont également des catégories U9 - U11 - U13 - U15 - U17 ce qui est une excellente décision de la Ligue.

    Pour revenir aux trans, je partage les avis d'Henri et de Calendula en ce sens que les associations sportives et le CIO doivent empoigner le problème avant les prochains JO pour éviter de se retrouver par-devant un tribunal qu'une Fédération, voire un membre d'une équipe aura saisi.

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