Retour de la France des bouseux

Le cocovir a provoqué un changement à la vitesse de la lumière : les ploucs anciennement ringardisés par les bobos urbains reviennent sur le devant de la scène. Aujourd’hui Cohn-Bendit est plus ringard que le péquenot du fond de la Creuse. Le coco Vert va devoir se faire à l’odeur. 

 

8B50ECFD-BEE3-4EC9-908D-AF12845267F0.jpegAu nom de la sécurité, notion elle aussi dépassée semblait-il, la nation est remise en avant, avec ses acteurs les plus grégaires que l’on puisse imaginer. En très peu de semaines les pubs ont changé. Le peuple a les yeux de Chimène pour son propre terroir. On se croirait dans les pubs des années 1950 :

« Dans la difficulté et la peine, la France relève héroïquement la tête on s’appuyant sur les pieds de sa population laborieuse. Elle seule saura ce dont elle a besoin pour survivre aux envahisseurs de tous genres, tels que les virus et autres parasites agricoles. Pendant 50 ans nous avons cru que le salut viendrait de l’ouverture immodéré du pays au monde dans ses multiples diversité. Aujourd’hui nous le savons le salut ne viendra que de nous. »

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Preference nationale, protection des citoyens et citoyennes, valorisation du régional, du local, du petit, du minuscule, quels changements de ton et de discours ! On dirait que la France est peuplée de clones de Marine Le Pen, ou de Jean-Pierre Chevènement, ou encore de bien d’autres. France 2 est presque devenue télé RN. Amazing. En quelques semaines il est redevenu possible de parler de souveraineté sans se faire traiter de facho. Ce cocovir fait des miracles.

Les extrémistes veulent casser le trafic aérien et la voiture. Restons donc chez nous à compter les coccinelles. 

Babybel choisit d’illustrer le camp du bien en rejoignant les forces du bon.

Bon, on va commencer à modifier le vieux logiciel et remettre du débat dans les chaumières. Ça ne peut pas faire de mal.

 

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Catégories : Humour, Politique, société 8 commentaires Lien permanent

Commentaires

  • Des produits "made in France", d'accord, mais le problème, pour le consommateur modeste, c'est leur prix. Autrefois, pour protéger la production agricole et l'industrie (c'est-à-dire les emplois) on mettait des taxes aux frontières. Cela permettait d'échapper à la concurrence (déloyale) entre les pays aux niveaux de vie différents et ainsi de décourager la délocalisation. Le prix des marchandises était plus élevé mais le coût financier et social du chômage pratiquement inexistant,
    Aujourd'hui, on l'interdit sur le territoire européen et 'le camp du bien" ne veut pas entendre parler de frontières. Résultat : un chômage énorme qui plombe le pays. Comment concilier la libre circulation des biens et des capitaux sans aligner le niveau de vie des pays riches sur celui des pauvres ?

  • Merci pour cette remarque très intéressante, Henri. Cela nous rappelle l’importance de gestions locales ou régionales spécifiques, et du faite que les outils qui en découlent comme les taxes n’ont pas pour but d’envenimer les relations entre nations souveraines ni d’entretenir un nationalisme belliqueux, mais de réguler les choses et de faire respecter toutes les parties. Cela me paraît conforme à une approche moderne. et écologique au sens large (eco sociale).

  • Est-ce que c’est moi ou cette pub Babybel a une tonalité carrément inquiétante?

  • Excellent !!!

    Je trouve qu'il soit quelque peu regrettable qu'il faille une pandémie pour constater qu'il n'est pas obligatoire d'aller hors Europe pour passer d`excellents week-end et /ou des vacances pour être "Heu-Reux" comme le célébrait feu Fernand Raynaud !

    Ce que vous avez très bien décrit avec humour peut aussi s'appliquer à d'autres pays, tel que la Suisse ... :-))

    Instaurer des taxes est devenu un sport politique ... quel pays gagnera-t-il le challenge ?

  • Oui, je trouve aussi qu’il y a quelque chose d’inquiétant dans ce qui est véhiculée par cette pub. Il serait bien de revenir et d’analyser plus en détail ce qu’il a de cacher dans son ventre.

  • Je doute que ce message publicitaire ait été conçu pour la Seine-saint-Denis (neuf-trois). Mais à qui profite le crime ? Plus rien à voir avec ce que l'on a déjà vu: «Travail, Famille, Patrie», «Maréchal, nous voilà» ou «Algérie française!». Un nouveau concept, voire un coup d'état numérique ?

  • Bonjour M. Homme Libre.

    Quel est LA Question du Tue...

    Je ne suis pas ni anti-frontaliers (français ou suisses) ni anti-pendulaires . Déjà je ne parle pas de la pollution de 30 000 voitures A/R chaque jour (puisque la Suisse a décide à finir avec le Télé travail à fin Août 2020 sauf erreur) sauf si on me prouve que la frontière est une "barrière de sécurité" comme le nuage de Tchernobyl qui s est arrêté pile -poil à la frontière de l hexagone, nous disaient-ils à l époque. Je ne parlerais pas non plus des "échanges" quotidiens du virus du Corona véhiculé depuis la Suisse et "offert" à la France et vice versa, ça promet cet échange d amabilité coronale!

    In fine, la question qui tue ( Killer Question si un Patron étranger à Genève nous lirait!) ) est : Est-ce-que les Big et Grands Patrons à Genève, par exemple, seraient heureux ou plutôt malheureux ( =moins de fric à gagner qu avant au lieu de gagner encore et toujours plus, en même temps comme dirait Macron?) Est ce qu ils embaucheraient un peu plus de suisses -résidents et un peu moins de Frontaliers/Pendulaires ayant les mêmes compétences et les mêmes beautés et intelligences?

    Et c est là la question qui tue...

    Bien à Vous. Bon Dimanche.
    Charles 05

  • R.I.P.

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