Yannik Noah, la révolution et le fisc

Les français sont gens très éclectiques. N’ayant pas peur des contradictions, ils ont choisi pendant des années l’abbé Pierre comme personnalité préférée, puis Yannick Noah qui s’incruste lui aussi dans la durée. Deux personnages très différents et qui ont marqué la France. L’abbé Pierre, pauvre parmi les pauvres, appelant à la solidarité en faveur des plus démunis et à vêtir ceux qui ont froid, ceux qui n’ont rien.

yannick-noah.jpgYannick Noah, riche parmi les riches, qui a permis à la France de gagner un tournoi du grand chelem homme au moins une fois ces soixante-cinq dernières années.

Le pauvre, le riche. L’indépendant et le séducteur. Pas d’exclusion, il y a de la place pour tout le monde en France. Enfin, mieux vaut être multi-millionnaire et s’appeler Yannick Noah que multi-millionnaire et être banquier. Il y a quand-même une discrimination. Certains millionnaires sont aimés, d’autres pas. Cela tient à leur couleur de peau, peut-être. Trop de banquiers blancs. Ou simplement à ce qu’ils sont banquiers alors que l’autre est artiste. On préfère ceux qui font de l’argent avec la révolution qu’avec les banques.

Avec la révolution? Oui, sa dernière chanson est un hymne à la révolutionnaire afro-américaine Angela Davis. Musique agréable et texte pauvre. Un tube, quoi. Un peu comme si Frédéric François honorait Che Guevara.

Bah, on peut bien chanter la révolution et faire de l’argent avec. Après tout ça le regarde. Jusque là, d’accord. Mais il semblerait que cela regarde aussi les français. Car pour payer moins d’impôts, et donc pour moins contribuer à l’enrichissement de la France, il a déclaré vivre en Suisse. Les français qui gagnent 1’200 euros par mois, eux, paient la dette. Et il leur reste encore de quoi acheter le CD de Yannick Noah!

C’est pas beau, la vie?

Noah est en procès contre le fisc pour un redressement d’environ 500’000 euros, soit environ 35 ans de travail au salaire de 1’200 euros par mois, mais il conteste. Il dit être resté hors de France longtemps, plus de six mois par an. Le fisc, teigneux, méchant, peut-être raciste, prétend que non et qu’il triche.

Noah, un millionnaire tricheur? Nooooonnnnn.....

Pas possible. Pas le plus aimé des français, pas celui qui a succédé à l’abbé Pierre. L’abbé Pierre, le défenseur des pauvres, qui leur a donné sa vie.

Quel acharnement. Que le monde est méchant. Le justicier millionnaire qui chante la révolution ne peut pas être un profiteur. Impossible. Ce serait un double langage. Une perversion des valeurs. Une confusion morale. Une manipulation du public. Yannick Noah: un séducteur intéressé?

Non, non, ce n’est pas possible.

C’est forcément le fisc qui est méchant.

 

 

 

 

Un été particulier en Haute-Provence:

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Catégories : société 9 commentaires Lien permanent

Commentaires

  • Visiblement, vous ne connaissez RIEN à la vie de Yannick. Un BLOG de plus qui ne sert qu'à dénigrer sans savoir. BEURK !!!
    :(((

  • Ils en ont pas marre de parler de cela ????????? Comme si d autres artistes ne le fesaient pas , tiens donc .....même nous les français!!!!! sauf qu on en parle pas c est ça la différence !!!! je trouve ça vraiment nul !!!bat toi Yannick !!

  • On dirait que vous appuyez là où ça fait mal, hommelibre. Continuez, merci.

  • @Pascal D. : mort de rire ! Il n'appuie pas où ça fait mal. Il colporte des idées reçues de concierge. Il ne connaît la vie de Yannick qu'à travers les 3 derniers articles à scandale, et ensuite, comme beaucoup d'autres blogueurs qui ne savent pas qu'être journaliste c'est un métier, il n'a pas honte de pondre un article ou il se dit tout étonné de ne pas comprendre pourquoi Yannick est la personnalité préférée des français. C'est toujours plus facile de casser quelque chose que de construire pour apporter de l'utile. Ces blogs stupides ne contribuent qu'à enliser certains esprits faciles dans la mélasse, et ne grandissent personne.

  • Oui je crois que vous omettez (volontairement?) de dire tout ce que Yannick Noah fait pour les plus démunis.. Ceux qui le suivent de près savent qu'il "dépense" bien 50% de son temps pour eux!
    On se demande aussi ce que vient faire la couleur de peau dans votre article....Complètement inapproprié!
    Et puis, si vous avez décidé de faire de ce redressement fiscal le sujet principal de votre article, soyez un minimum précis et précisez que celui-ci concerne la période 1993-94 et que Yannick Noah paie ses impôts en France depuis de nombreuses années!

  • http://fr.wikipedia.org/wiki/Yannick_Noah

    "Le 15 juillet 1996, le fisc considère qu'il a davantage séjourné en France qu'en Suisse et lui notifie un redressement fiscal de 6 807 701 francs pour les années 1993-1994[9]. Le tribunal administratif de Paris confirme, en 2009, cette décision et le fait qu'il possédait au moins trois comptes non-déclarés à l'étranger (en Suisse, aux États-Unis, aux Pays-Bas), tout en lui accordant une déduction de 263 075 euros (1 725 659 francs)[9]. Yannick Noah interjete appel et soulève une question prioritaire de constitutionnalité. Il est finalement débouté de cette demande par le conseil constitutionnel en septembre 2011"

    http://www.20minutes.fr/economie/793202-redressement-fiscal-yannick-noah-deboute-conseil-constitutionnel

    "En 2007, il intègre le comité de soutien de la candidate socialiste à l'élection présidentielle, Ségolène Royal, et participe à son meeting du 1er mai au stade Charléty."

    quand on voit qui il soutient on devine qui il est vraiment, donc soutient des socialistes des féministes, soutient du terrorisme intelectuel en france dont il semble faire parti, plein de grandes idées humanistes, ces gens là sonts déconnectés de la réalité et ce sonts les français qui payent la note. les gens comme lui qu'ils se contentent de chanter ils ne savent faire que ça, au lieu de nous donner des leçons et de nous culpabiliser. c'est devenu à la mode que des gens comme lui soutiennent des personnalités politiques, alors que des gens comme lui n'y entendent rien au grands sujets de société, ils n'onts que leur humanisme bon-enfant !!!

    "Le 18 mars précédent, en effet, l'église Saint-Ambroise, à Paris, a été occupée par 300 clandestins africains. Ils réclament la régularisation de leur situa¬tion. La manœuvre réitère celle qui, en 1992, avait conduit 1 600 Maliens (dont de nombreuses familles polygames) à camper sur l'esplanade du château de Vincennes. Pères grévistes de la faim, mères éplorées, bébés apeurés : il faut apitoyer les âmes sensibles. Les médias sont rameutés, et les « personnalités morales » défilent. Derrière l'opération, des militants trotskistes.
    Le 22 mars, expulsés de Saint-Ambroise, les occu¬pants se replient au gymnase Japy, puis à la Cartou¬cherie de Vincennes, puis dans un entrepôt de la SNCF. Le 28 juin, ils s'installent dans une nouvelle église : Saint-Bernard. Le feuilleton continue. L'abbé Pierre, Mgr Gaillot, le professeur Jacquard, le professeur Schwartzenberg, Gérard Depardieu ou Catherine Deneuve viennent témoigner contre les agissements criminels de Jean-Louis Debré. Emmanuelle Béart dort dans l'église : une nuit, son sommeil perturbé, elle demande qu'on éteigne « la petite lumière rouge près de l'autel ».
    Dans la crainte d'une nouvelle affaire Malik Oussekine, le gouvernement hésite longuement avant d'intervenir. A ses risques et périls (« Si tu touches à un seul cheveu d'un Africain, tu sautes », l'aurait averti Juppé), le ministre de l'Intérieur décide l'évacuation de l'église. A l'aube du 23 août 1996, 1 500 gendarmes mobiles et CRS prennent position autour de l'édifice. La porte est défoncée avec un merlin. Le nom de cet outil, que personne ne connaît, est répété à satiété sur toutes les ondes : merlin le désenchanteur symbolise à lui seul la terreur qui règne sur Paris. En une heure, sans le moindre blessé, les occupants sont embarqués. « Les camions stationnés devant Saint-Bernard, clame Léon Schwartzenberg, me rappellent ceux qui par¬taient pour les camps de concentration. »
    « Sans-papiers » : à elle seule, l'expression est piégée. Elle implique que le clandestin doit et va recevoir des papiers. La simple perspective d'appliquer la loi, de reconduire à la frontière quiconque ne possède pas de titre de séjour est abominable, abjecte, monstrueuse. Entrer en France, aux yeux de certains, c'est y entrer à vie. Une démocratie comme les Etats-Unis ne fonc¬tionne pourtant pas comme cela. L'Allemagne de Helmut Kohi a organisé le retour d'un million de Turcs sans que l'affaire prenne un air de guerre civile. Au demeurant, en raison du maquis législatif, sur les 220 évacués de Saint-Bernard, 8 sont expulsés. Les autres s'évanouissent dans la nature.
    Le psychodrame n'est pas terminé. Reporté depuis plusieurs mois, le projet de loi de Jean-Louis Debré est adopté par l'Assemblée, en décembre 1996. Il a toute¬fois été amputé de ses principales dispositions (plus de fichier des hébergeants, ni d'allongement de la durée de rétention). Son premier article prévoit que, dans le cadre d'une visite privée, un hébergeant doit notifier à la mairie le départ d'un hébergé étranger. Bien qu'il reprenne une mesure adoptée en 1982 par les socia¬listes, cet article met le feu aux poudres.
    désobéir » signé par de jeunes cinéastes (Arnaud Desplechin, Pascale Ferran), bientôt rejoints par des figures établies du métier (Bertrand Tavernier, Claude Miller, Patrice Chéreau) : « Nous continuerons à héber¬ger, à ne pas dénoncer, à sympathiser et à travailler sans vérifier les papiers de nos collègues et amis. Nous appe¬lons nos concitoyens à désobéir et à ne pas se sou¬mettre à des lois inhumaines. » Commentaire d'un signataire : « Pour un cinéaste, il n'y a pas d'étrangers. » Le 13 février, à l'initiative de Dan Franck, c'est au tour des écrivains de s'engager : Bernard-Henri Lévy, Marek Halter, André Glucksmann, Philippe Sollers. Suivent les metteurs en scène de théâtre (Ariane Mnouchkine, Daniel Mesguich, Jean-Pierre Vincent), les comédiens (Catherine Deneuve, Isabelle Huppert, Daniel Auteuil, Fabrice Luchini, Miou-Miou), les dessinateurs, les uni-versitaires, les avocats, les journalistes, les psychana¬lystes, les architectes, les musiciens. Libération, qui publie ces pétitions, doit éditer un cahier spécial pour imprimer les milliers de noms recueillis.
    Le 16 février, Lionel Jospin entre dans la bataille. Il demande au gouvernement de reculer. Devant cet assaut politico-médiatique, pour calmer le jeu, Juppé modifie l'article incriminé : c'est l'hébergé (et non l'hé¬bergeant) qui devra déclarer son départ en franchis¬sant la frontière. Autant dire que tout contrôle effectif sera exclu. Cela ne suffit pas à faire tomber la fièvre.
    Le 22 février, la mobilisation culmine avec une mani¬festation sur le trajet gare de l'Est-République. Radios et télévisions ont annoncé ce rassemblement comme s'ils invitaient à y participer. Le Monde a fait paraître un supplément exposant les turpitudes de la loi Debré, en donnant horaires et points de rendez-vous du défilé. Organisations de gauche et associations antiracistes ont convoqué leurs adhérents. Au total, on compte un maximum de 50 000 manifestants : c'est un échec. En province, les démonstrations similaires réunissent quelques milliers de personnes. Explication de Libération (24 février 1997) : « Le mouvement des pétitionnaires
    recrute d'abord dans la classe moyenne intellectuelle, qui est notoirement surreprésentée dans la capitale ». C'est ce qui s'appelle un référendum populaire par défaut. Un sondage {le Figaro, 24 février 1997) révèle d'ailleurs que 61 % des Français condamnent les appels à la « désobéissance civique », 69 % approuvant le projet Debré — qui est voté définitivement le 27 février 1997.
    Jamais, dans le domaine de l'immigration, le déca¬lage n'est apparu si grand entre les aspirations du pays et l'opinion des intellectuels. Lesquels s'offrent la gloire d'une « résistance » sans risques et sans représailles, dont les représentations fantasmagoriques aboutissent aux pires amalgames. « Si, demain, la majorité vote le port de l'étoile jaune, je n'appliquerai pas cette loi », tonne Henri Emmanuelli {Libération, 18 février 1997). Pour la manifestation du 22 février, un appel avait été lancé par « 121 noms difficiles à prononcer ». Il fallait se rendre gare de l'Est, une valise à la main : un mime honteux de la déportation, la vraie. « Cela banalise ce qui s'est passé il y a plus de cinquante ans », regrette Serge Klarsfeld.

    extraitdu terrorisme inteclectuel de jean Sévilla. édifiant !!!

    http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2011/09/08/segolene-royal-grincheuse-fait-des-vagues.html

  • Yannik Noah c'est aussi découvert une passion pour les USA depuis qu'ils ont un prédisent métis.

  • Yannick Noah est un de ces gros enculés comme la France en fait depuis 30 ans ; populaire sauce gauchiste pour la devanture ; pété de thune et domicilié en suisse pour l'arrière boutique...qui ne vit que de recettes acquises en France : ce n'est pas ailleurs qu'une bande de dégénérés iraient payer ses chansonettes pourries et ses concerts enfumés. Encore 6 mois et on commence le nettoyage, pas une seconde raciste, simplement moral. 30 ans qu'on attend !

  • je peux comprendre le blog et les idées qui reflètent les opinions personnelles de son auteur, mais bon j'aimerais savoir au delà de cela pourquoi les textes sont déclarés pauvres (ayant écouté la chanson et ne partageant pas cet avis même vous pourrez toujours me dire que les goûts et les couleurs sont dans la nature et ne discutent pas et que vous discutez une chanson qui devrait être transformée en poème pour trouver grâce à vos yeux)
    Enfin bref, chacun son avis, par contre, en pleine procédure, je serais curieux de savoir quelles sont les investigations qui vous permettent de déterminer le bien fondé de son redressement puisqu'il est possible que le fisc se soit trompé.
    Par contre, c'est bien de donner son avis fût il peu argumenté et basé uniquement sur des impressions et des ouï dire, c'est cela la démocratie.
    Bonne continuation

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