La fidélité bonne pour la tête?

Combien d’encre (et d’autre chose...) la question de l’infidélité a-t-elle fait, et fait-elle encore couler! Au 19e siècle le théâtre de boulevard traitait invariablement du triangle mari-femme-maîtresse, ou mari-femme-amant. Etait-ce une manière de rire d’une situation répandue mais cachée?

tentation1.jpgPour certains l’adultère serait plus fréquent de nos jours à cause de la plus grande liberté sexuelle et du plus grand nombre d’opportunités de rencontres hommes-femmes. Mais certaines périodes du passé furent très libertines.

Des études ont estimé la fréquence de l’adultère dans un couple marié ou en union libre, au minimum à 15% pour les femmes et 20% pour les hommes. D’autres enquêtes vont jusqu’à 40% et 60%. Il est difficile de cerner précisément la réalité, et d’en mesurer l’importance, entre la rencontre occasionnelle et la relation extraconjugale suivie.

Les magazines féminin produisent régulièrement des articles sur le sujet. On trouve aussi des sites internet qui facilitent la pratique: pas besoin de faire semblant d’être célibataire, vous annoncez clairement la couleur et votre partenaire idem. Je ne sais pas si on y cherche les sentiments. Mais chercher les sentiments dans une relation hors couple pose un sérieux problème, soit sur la qualité de notre couple, soit sur notre capacité à privilégier une seule relation.

Des commentaires sur de précédents billets ont montré que la fidélité n’est pas une condition obligatoire pour tout le monde. Elle reste cependant difficile à avouer et à assumer. Il reste que l’adultère suppose de nombreuses questions, sur les grossesses éventuelles hors du couple de référence, sur les maladies, sur ce qui se partage ou non avec son ou sa conjointe, sur la manière dont chacun gère la vérité et la liberté. etc.

Un article du magazine «Pour la science» relate une étude hollandaise qui aborde la fidélité sous un angle nouveau. Etre fidèle serait un effort pour le cerveau et en même temps un signe de maîtrise de soi-même.

Un effort car pour nombre d’humains, la réponse à une sollicitation affective ou sexuelle est un automatisme simple à suivre. Difficile à vivre dans un couple culturellement construit en majorité sur le partenaire unique. Mais s’il n’y avait ce cadre relationnel, si par exemple les relations multiples étaient valorisées même dans le mariage, suivre l’automatisme de l’attraction serait la solution la plus spontanée. A chacun ensuite de savoir où il met ses priorités: dans la spontanéité ou dans le recul et la réflexion. Dans un couple la spontanéité qui fait suivre ses attractions comme autant d’automatismes est supposée incompatible avec la confiance et la durée.
Infidelite1.gif
Dans cette expérience on a d’abord testé le degré de contrôle exécutif des sujets.

«Le contrôle exécutif est la capacité de ne pas se laisser guider par des comportements automatiques, à prendre du recul par rapport à une situation pour se rendre compte qu'un comportement n'est pas approprié.»


Puis on a testé la tendance à suivre ses automatismes ou à ne pas s’y soumettre.

«Les jeunes gens entraient dans une salle d'attente avant de participer à une expérience, et une jeune femme s'asseyait près d'eux et engageait la conversation. Les débats étaient filmés et l'on pouvait ainsi apprécier la tendance du jeune homme à flirter avec la jeune femme, à lui demander son numéro de téléphone, etc.

... Les personnes ayant un bon contrôle exécutif, en présence d'une jeune femme qui exerce sur eux une attirance « automatique », prennent ce recul, se rendent compte qu'il n'est pas souhaitable d'aller plus loin et changent de stratégie au bon moment, restant sur leur réserve.»



Le profil d’une personne fidèle colle davantage avec les notions de réflexion, d’anticipation, de choix, de maîtrise de soi, de valorisation de ses propres engagements. Soit des notions plus mentales qui évitent de se retrouver dans des conflits douloureux à gérer. Celui d’une personne infidèle colle avec le fait de vivre l’instant présent, de suivre ses impulsions, de relativiser ses engagements.

Il n’y a pas de morale ici, mais de choix de vie, de clarté intérieure, et peut-être aussi de caractère et de dispositions personnelles.


 

Ils sont fidèles: à eux-mêmes, à l'autre...


CouvDiable.jpg

 

Catégories : société 3 commentaires Lien permanent

Commentaires

  • "Je suis fidèle à mon maître..Ouaff!!!Je mets un chiffon sur ma tête car mon maître ma convaincu que je pouvais attraper des tiques et des puces...D'ailleurs il me prescrit un collier anti-puces.Normal je suis une chienne!

    Il me brosse tous les jours et ainsi je me sens bien! Pour le remercier je fais la belle, il me donne du sucre et du miel et je suis contente... En fait, je suis contente avec -peu de chose. Mon maître est très fort, il conduit une voiture! Vous me voyez au volant d'une voiture?Avec un chiffon sur la tête? Non je suis trop bête, je confonds la gauche et la droite! Normal je suis une chienne..

    Moi, je ne suis rien, mon maître sait tout, il est tout pour moi.Mon maître est toujours dehors, au bistro ou chez ses copains, mais moi je reste à la maison,je suis une chienne de garde, c'est pour cela que je suis un peu grosse car je m'empiffre de gâteaux, -avec mes voisines de chiennes;quand il me parle,je bois ses paroles, il est plus intelligent que moi! Normal, je suis une chienne...

    Mon maître m'emmène faire ma pissette et ma crotte alors là, c'est le pied, c'est la seule chose que je lui impose et ça me fait plaisir...Ouaff! Ce qui me dérange, c'est que -mon maître a plusieurs chiennes, il est pris au piège car finalement il se fatigue, s'occuper de toutes ses chiennes, ça prend du temps et de l'énergie...Mais bon..C'est normal, je suis une chienne...ainsi- soi-il-Ouaff ouaff!!

  • @Hommelibre,En réponse à la question si la fidélité est nécessaire,en quelque sorte oui au moins on aura pas à supporter des enfants aux regards accusateurs en réponse à la question ,qui es tu toi qui me vole mon papa ou maman!toi qui m'a enseigné les fondement de loi,Tu ne voleras jamais!dès trois ans un enfant sait tout voit tout et entend tout beaucoup de parents en ont fait la triste expérience et avec la génétique maintenant on sait aussi qu'en néonatal un enfant à naitre entend tout aussi,alors être infidèle marié non y'a de gros risques à payer même sur le tard pour les géniteurs,quand à ceux qui ne le sont pas,être fidèle ou non,de toutes manières souvent c'est un jeu au nombre incalculable de victimes ayant adopté définitivement le dicton Chat échaudé craint l'eau froide,et surtout n'oublions jamais ce qui coute le plus au monde actuel socialement parlant et pour tous les contribuables,c'est le divorce et tout ce qui s'en suivra raison pour laquelle à l'époque les divorcés étaient mis au ban des accusés,et par là même leurs enfants qui ont dû supporter coups et blessures psychiques afin de ne pas répéter les gestes stupides de leurs parents,l'enfant était le puching ball de choix et l'est encore malheureusement par trop de mimétismes de la part de parents immatures car s'ils ne l'étaient pas ils ne divorceraient pas .Surtout rester fidèle à soi en premier ça c'est le plus important et apprendre très vite que ce qui est fait par d'autres n'est pas forcément bon pour soi!Etre fidèle est aussi unn engagement qui peut vous offrir beaucoup d'avantages professionnels mais peu y pensent et si l'on sait les dégats psychologiques d'un coup de soleil ou de lune,autant dormir et se dire demain est un autre jour!

  • @lovsmeralda : oui je comprends parfaitement ton point de vue et le respecte. En effet, idéalement, il serait joli que deux parents se jurent fidélité et respecte cet engagement mais hélas dans la réalité les choses sont un peu différentes et lutter contre sa nature "volage" peut se révéler compliqué. Chacun doit trouver sa "recette" afin de ne pas se perdre et de ne pas faire soufrir ceux qu'on aime, c'est un combat perdu d'avance car soit on renonce à être épanoui, et parfois l'épanouissement passe par plusieurs partenaires, en restant fidèle ou alors on assume parfaitement qui l'on est mais là on prend le risque de faire souffrir l'autre. Cornélien. Les enfants sont souvent au centre en effet des souffrances de leur parent mais la vie est ainsi faite que nous ne pouvons pas toujours préserver les gens que nous aimons d'expériences douloureuses de la vie et avec l'Amour , on guérit bien des maux

Les commentaires sont fermés.