Les listes obscures - Les erreurs

Se présenter sous un bon jour, voire le meilleur, est quelque chose d’habituel. Habituel et normal. Les humains désirent être appréciés, reconnus, aimée. Pour cela ils se présentent eux-même de manière à recevoir cette reconnaissance. Montrer que l’on s’estime soi-même appelle souvent l’estime des autres.

Erreurs.jpgPourtant si l’on cherche bien, une vie humaine est semée d’erreurs. Plus ou moins nombreuses, plus ou moins conséquentes. Cela fait partie de la face sombre. Sombre parce qu’elle est généralement cachée - elle n’est pas mise en lumière.

Le risque de la montrer serait d’être moins apprécié, et de perdre l’estime de soi. Pourtant il n’y a pas lieu d’en faire un drame. Si nous grattions la vie de chacun nous trouverions de nombreuses erreurs. C’est l’apprentissage.

Il me paraît utile de faire périodiquement un bilan de cette face cachée. Les erreurs doivent être prises en compte. Leur non prise en compte pourrait conduire à une répétition de l’erreur. On n’apprend rien de ce que l’on se cache.

Plus: il me paraît important de positiver les erreurs. L’erreur est un maître. Un des meilleurs apprentissages. Imaginons que nous ne commettions jamais d’erreur: nous serions très vulnérables. Alors que s’être déjà trompé nous permet de savoir quels sont les chemins sans issue. Cela nous renforce.

Donc, l’erreur est utile, bénéfique, et pas grave. Car si l’on se trompe, on recommence. Faire le point sur ses erreurs fait partie d’une mise à plat de sa propre expérience.

Comment faire? Je suggère de rendre une feuille et d’écrire les principales erreurs que l’on a fait. Cela peut concerner un job, une mission, une relation, ou l’ensemble de sa vie. On note en vrac d’abord. Puis on reconstruit la liste par exemple en chronologie: en telle année, j’ai fait un choix erroné. Ou bien: à telle date, avec cette personne, j’ai réagi de manière inappropriée. (Cliquer pour agrandir l’image).

On laisse une colonne libre pour, à choix: écrire les conséquences de l’erreur, ou ce que l’on en tire comme suggestion de comportement futur.

Ne pas oublier que bien souvent, une erreur peut avoir une utilité cachée que l’on ne réalise que beaucoup plus tard. Il n’y a donc surtout pas lieu de se flageller de nos erreurs: elles font partie d’un processus d’ajustement à la vie et d’apprentissage personnel.

Catégories : Psychologie 2 commentaires Lien permanent

Commentaires

  • Une erreur que je n'ai jamais faite est de mêler sentiments et travail. Pour celles que j'ai faites, je peux en sourire. Sauf pour une ou deux, par manque de maturité, d'expérience ou d'instinct. C'est la vie - qui est un apprentissage continuel. La plus terrible: avoir été invité par une amie à passer chez elle pour un motif futile, puis découvrir quelques semaines plus tard qu'elle s'était suicidée dans les jours qui ont suivi ma visite. Chacun ses choix finalement et ses souffrances. Parfois la liberté n'existe pas.

  • Ouh... c'est difficile. Dans le sens de "vieilles erreurs". J'ai tendance à reconnaître mes erreurs, relativement facilement, mais seulement dans une certaine spontanéité.

    Quand il s'agit du passé, et d'un choix, comment savoir si l'éventuelle erreur qu'on a commise en est vraiment une, et surtout, si on avait vraiment le choix. Dans des circonstances données, à un moment donné.
    Et si ne pas faire cette "erreur" n'en aurait pas engendré une autre.

    L'essentiel pour moi reste de ne rien regretter. Et en cas de regrets, tenter de réparer. Pour ne pas avoir de remords ;-)

    :-B

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