L’amour comme la morphine

Mais voilà une bonne nouvelle!  Les analgésiques classiques et les opiacés soulagent les douleurs, mais ils ne sont pas les seuls. On peut se soulager sans médic. On sait que certaines techniques de méditation ou de respiration diminuent la sensation de douleur, mais il s’agit ici de tout autre chose: de l’amour. Plus précisément de l’amour dans la première phase, dans les 9 premiers mois.

love-amour-anglais.jpgDes chercheurs américains ont fait des tests sur une quinzaine d’étudiants. C’est peu mais c’est un début.

«D'après leurs tests sur 15 étudiants américains qui se disaient être dans les débuts passionnés d'une relation amoureuse (dans les 9 premiers mois), les sentiments pour un partenaire réduisent une douleur intense de 12%, et une douleur modérée de 45%.

Les scientifiques ont montré des photographies de l'être aimé à huit femmes et sept hommes tout en leur faisant modérant mal. Ils ont étudié leur réaction grâce à un scanner IRM. A la fin du test, les chercheurs demandaient aux étudiants de chiffrer la douleur qu'ils avaient ressenti. Or d'après les scans de l'appareil IRM, les sentiments passionnés activaient des parties du cerveau qui sont aussi stimulées par la morphine ou la cocaïne. Attention, regarder une photographie d'un ami très sexy ne produit pas le même effet (même si cela a tout de même un léger effet analgésique!).

L'étude a également trouvé que distraire les étudiants -en les faisant se concentrer sur autre chose, leur demandant par exemple de lister des sports qui se pratiquent sans balle- permettait de réduire la peine, mais pas en mobilisant les même parties du cerveau que celles affectées par l'amour passionnel, expliquent les chercheurs:

«L'analgésie causée par l'amour est beaucoup plus associée aux centres de récompense. Elle semble impliquer des aspects plus primitifs du cerveau, en activant des structures profondes qui peuvent bloquer la douleur à un niveau spinal: similaire à la façon dont les analgésiques opioïdes fonctionnent.»

Les chercheurs ont recruté des gens encore dans la phase passionnelle d'une relation, et non pas dans une phase plus mature, parce qu'ils voulaient «des sujets qui se sentaient euphoriques, énergiques, qui pensaient de manière obsessionnelle à l'être aimé, qui avaient un besoin maladif de l'autre».


Nous sommes quand même bien fabriqués. Ce genre d'infos me met de bonne humeur et me laisse penser que je ne me trompe pas en ayant confiance dans l'humain.

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Commentaires

  • Excellente et joyeuse nouvelle en effet Homme Libre!
    Il ne reste plus qu'à trouver le moyen de revivre à volonté ces neufs mois de passion intense. Vous avez peut-être une idée...?

  • Colette? ... hum hum... Aïe! Votre question m'oblige à me dévoiler (par les temps qui courent cela n'a rien d'original). L'idée c'est moi.

    (:---D

    Je veux dire que dans une relation je ne connais pas l'habitude. Ce qui fait que cela cesse de fonctionner n'est pas le manque de cet amour, mais des raisons d'ordre intellectuel ou des oppositions, ou des positions affectives mais pas de manque d'amour. Pas du désintérêt ou de la perte de qualité ou d'intensité.

    Mais finalement je ne sais pas si c'est une vraiment bonne idée: les fins sont douloureuses et houleuses...

  • Merci pour ce "dévoilement" Homme Libre, c'est finalement le serpent qui se mord la queue; "les fins sont douloureuses", exact, donc nous sommes à l'opposé du but ici recherché.
    En fait je me demandais si, ayant mal au coude droit, par exemple, il y aurait moyen de stimuler cette partie du cerveau qui correspond à l'amour fou pour analgésier la douleur...sans pour autant vivre les affres délicieux, si délicieux de la passion.
    Oh, je me demande si je me suis mieux exprimée cette fois-ci!!-:) Pas sûr.
    Bon weekend, le soleil est revenu ici, 21º.

  • Oui colette, en effet le but n'est pas atteint. Ah, complexité humaine...

    Pour le coude droit, vous m'avez fait sursauter: j'ai d'abord lu le poignet... ;-). Votre idée est audacieuse: pourrait-on introduire un stylet dans la zone idoine du cerveau? Ou alors, moins intrusif, un faisceau d'ondes très précisément ciblées.

    Le problème évidemment est de faire du bien sans faire de mal. Comme en amour. Enfin, en principe.

    Mais vu que nous n'y arrivons pas toujours, je suggère, pour cette douleur au coude droit, de laisser le tennis quelques jours...

    PS: je vous ai fait un petit clin d'oeil sur le billet que je viens de publier. J'imagine Freud psychanalysant le sonnet de Othon, dont le verbe coloré et suggestif propose des images fortes, sensitives, presque orgasmiques...

    Ici nous avons une pluie froide.

    Je vous imagine palpant l'air humide, scrutant... Il est parfois de simples phrases qui portent tout un roman.

    Belle journée à vous.

  • Euh, précision colette: pour le poignet, je pense que mon dernier billet m'a quelque peut tourné la tête... enfin, la tête...

    :-D

  • Rassurez-vous Homme Libre, je n'ai mal ni au coude, ni au poignet, ni à l'index( plus "féminin" :-D)

    Merci pour le clin d'œil, oui, Freud pourrait passer par là et se régaler.

    En relisant le poème je me suis rendu compte qu'il manquait deux lignes de l'introduction...j'ai eu un mal fou ce matin à publier mon texte dont le coquin de système s'évertuait à modifier la présentation, la taille des lignes...grrrr.
    A bientôt.

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