Eoliennes: le saccage des paysages

J’écrivais hier que le Tribunal de Grande Instance de Montpellier a condamné la Companie du Vent à une réparation financière envers un agriculteur de l’Aude et au démontage de 4 éoliennes. Ce jugement pourrait faire des émules et condamner l’éolien en France.

eol1.jpgLes éoliennes sont une technologie moyennement intéressante dans les technologies vertes. Leur bruit (dont les infrasons) est tout sauf négligeable. Voir plus bas l’illustration: entre 50 et 54 décibels à 130 m de distance, et entre  45 et 49 à 250 m. Soit un au mieux un bruit de fond, porté par le vent qui plus est. Leur impact sur la faune volante pose problème. A-t-on fait des études sur la sensibilité des insectes utiles aux bruits, particulièrement aux sons graves, et aux perturbations que cela peut engendrer dans l'écosystème?(Cliquer sur les images pour les agrandir).

 

Leur rentabilité est aléatoire à l’intérieur des terres pour cause de vent très inconstant. Les seule régions où leur implantation se défend est offshore. Implantations maritimes où le vent est plus constant, où on ne les entend pas ni ne les voit.

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Car il faut se rendre compte que l’on va saccager les plus beaux paysages avec des parcs d’éoliennes. Mais pour les défenseurs de cette technologie ce n'est pas grave: ce n'est qu'une question de perception. Voici, par exemple, comment la Direction régionale de l’environnement de Lorraine parle du problème:

«Toutefois, du fait de la dimension des éoliennes (80 à150 m à l’heure actuelle), les parcs éoliens modifient la perception des milieux dans lesquels ils s’insèrent et engendrent la création de nouveaux paysages.»


eol4.jpgEngendrent la création de nouveaux paysages... C’est le moins que l’on puisse dire. Des paysages de métal de la gauche jusqu’à la droite, avec des hélices qui bougent tout le temps en désordre. La pollution visuelle engendrera un stress constant. Fini le repos et la méditation des beaux paysages qui font du bien à l’âme.

Dans la course à l’euphémisme que font les partisans des éoliennes, je cite encore le bureau d’études français Abies:

«La relation au paysage va dépendre, pour chaque observateur, de nombreux facteurs liés à son éducation, à sa culture et à son utilisation du paysage. Des différences de perception parfois fondamentales vont apparaître entre un citadin et un rural, entre les habitants d'une résidence principale et ceux d'une résidence secondaire, etc...»

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Il faut savoir que l’économie verte, c’est toujours de l’économie, et que l’implantation d’éoliennes rapporte de l’argent. C'est légitime. Mais de grâce apprenons de nos erreurs et ne saccageons pas les paysages juste pour l'argent avec la bonne conscience d'une énergie verte. Il y a 50 ans le pétrole était aussi porteur d'idées positives. Aujourd'hui les écolos en font un diable. Combien de décennies faudra-t-il pour faire des éoliennes des monstres?

Les parcs commencent petit: 5-6 éoliennes. Puis, comme il y en a déjà, on l’agrandit. Et les communes poussent dans ce sens car elle touchent aussi au passage.


Il y a d’autres sources d’énergies renouvelables déjà utilisables, et d’autres encore à l’étude. Le développement des éoliennes n’est pas forcément l’idée la plus judicieuse.


Bruit d’une éolienne à 550 m de distance à Saint-Brais:





Oiseau et pales d’une éolienne:






PS: Pas d’éolienne à Tripoli. Dans sa prison, l’otage suisse n’a que le silence pour lui tenir compagnie.

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Catégories : Environnement-Climat 17 commentaires Lien permanent

Commentaires

  • C'est vrai que cet éloge du "nouveau paysage" aurait aussi pu être fait pour les cheminées d'usines il y a quelques décennies - c'était la matérialisation de la modernité, la consécration de la capacité de production, donc tout du positif. On aurait pu dire à l'époque le même genre de choses sur le campagnard qui arrive à la ville et est étonné et incommodé par la fumée et par la hauteur des bâtiments industriels (c'est juste une question de perception). Personnellement, j'aime beaucoup, d'un point de vue esthétique, les tours de refroidissement des centrales nucléaires (une centrale nucléaire est un ensemble architectural harmonieux, cela ne fait aucun doute)...
    Sur le fond, on arrive bientôt là où il fallait arriver:
    - on a tout misé - avec une force politique extrême - sur la circulation des personnes et des biens, et on commence à voir les limites de l'idéologie de la mobilité (qu'il s'agisse de populations ou de fraises).
    - on a tout misé sur les bio-carburants et on a créé des famines.
    - on a tout misé sur les ampoules économiques et on se rend compte que leur rayonnement électromagnétique pourrait poser problème.
    De manière générale, nous manquons de prudence et de sagesse. De toute évidence, toute mesure adoptée rapidement par un grand nombre de personnes est la cause d'un nouveau problème. Les énergies renouvelables sont "propres" tant qu'on les produit à petite échelle (parce qu'on peut à ce stade faire abstraction des implications). Mais dès qu'on les applique à grande échelle, c'est la catastrophe assurée. Le solaire: on ne tient pas compte, pour l'instant, de l'énergie nécessaire à la production et à l'élimination des cellules photo-voltaïques, et on subventionne à donf. Mais le jour où un ménage sur deux s'éclairera à l'énergie solaire, ce sera une catastrophe écologique.
    Cela dit, on a évidemment besoin d'énergie et par conséquent il faut accepter l'idée que nous avons un impact sur le monde. Je pense qu'il faut appliquer le principe suivant à la gestion de l'énergie: toutes les conséquences de la production à de l'élimination de l'énergie doivent être supportées par la population qui consomme cette énergie. Il ne faut pas transférer le problème de la pollution géographiquement ou dans le temps. A cette aune-là, l'énergie hydraulique est un assez bon système, contrairement au nucléaire, car l'impact, pour peu que les barrages ne prennent pas cent ans à se remplir, est très limité dans le temps et dans l'espace.

  • Que de superficialité dans votre billet..

    Les éoliennes saccagent le paysage: ah ? s'ils en mettent c'est pas juste pour faire joli ? Ben non, c'est pour produire de l'électricité. Vous préférez sans doute une bonne centrale nucléaire (loin de chez vous bien-sûr) avec les déchets radioactifs pour des milliers d'années qui seront déchargés un peu n'importe où, comme en France, ou en Russie. Bon, c'est vrai que de toute façon il y a peu de chances qu'ils viennent les enterrer près de chez moi, alors bon ! Loin des yeux, loin du coeur. L'égoïsme ne tue pas. Ça, c'est un petit peu dommage.

  • @ Fufus:

    C'est vrai, j'oubliais que l'on n'a pas le droit de critiquer l'écologie, nouvelle religion universelle. J'oubliais que la pensée moderne est de plus en plus proche de la non-pensée, comme vous l'illustrez très bien par vous-même. Elle est juste un patchwork de sous-slogans et de moralisation à 4 sous.

    Un critère pour identifier la non-pensée: elle a besoin d'être accompagnée de jugements de valeur sur la personne, histoire de se donner un semblant de sérieux et de se placer en justicier - posture toujours payante parce légitime en soi. Le ton remplace l'argument.

    Enfin, cela permet de justifier ces éoliennes dont on dira dans 50 ans que c'était une mauvaise solution et que l'on a perdu du temps et de l'argent (en toute connaissance de cause cette fois) pour étudier l'optimisation d'autres énergies (géothermie par exemple) ou pour pour évaluer le coût de l'envoi des déchets nucléaires vers le soleil, ce qui ôterait déjà une sacrée épine du pied du nucléaire.

    La bêtise ne tue pas non plus. Sans quoi ce serait en un éclair la septième extinction des espèces...

  • Votre opinion sur les éoliennes est ce qu'elle est. C'est votre droit d'avoir des réticences à leur sujet;en revanche,à lire votre blog, il me semble souvent que vous supportez de moins en moins la critique et que vous agressez un peu facilement les intervenants qui professent une autre foi que la vôtre (voir ci-dessus votre réponse à Fufus).

    En manque?

  • Azrael:

    Vous n'avez pas entièrement tort, mais ce n'est pas un problème de manque. Mon sevrage s'est très bien passé et j'ai cessé les patchs en moins d'un mois, si c'est de ce manque-là dont vous parlez.

    L'évolution que la maladie me fait vivre est de trier beaucoup plus vite ce qui à mes yeux a de l'intérêt et ce qui n'en a pas. Il y a plus d'un an, on me faisait remarquer que j'avais une grande patience. Et c'est vrai, car je crois avoir une tolérance peu commune aux méandres de l'humain. Mais là je suis passé dans une phase plus tranchante.

    Ce qui a changé c'est que je balaie beaucoup plus vite les pseudo-critiques qui empruntent le chemin de l'attaque personnelle. Il n'y a pas de raison que j'accepte cela et je ne veux plus l'accepter. Les remarques sur la personnalité, etc, ne servent strictement à rien sinon à montrer que l'on méprise l'autre. Pas envie de jouer ce jeu, sauf pour le renvoyer sèchement quand on veut m'y attirer. Et il y en a qui s'amusent bien à cela.

    A mon sens on peut mettre en cause une attitude, mais porter un jugement de valeur n'est guère utile. Les attaques perso ne font strictement rien avancer. Une provoc peut servir, je n'y rechigne pas parfois, mais dire que critiquer les éoliennes pour le paysage c'est de l'égoïsme et que c'est dommage que cela ne tue pas, ce n'est quand même pas de la dentelle, et même au deuxième degré il n'y a pas grand chose à prendre là-dedans. Je pourrais passer outre. Je le fais parfois. Moins ces temps en effet.

    Pourtant, j'apprécie souvent Fufus. Et s'il revient commenter je ne l'efface pas ni ne le bannis. Je n'ai pas de raison pour cela. Je l'ai taclé mais il m'a cherché. On n'est pas morts. Par contre il y en a des (rares) autres avec qui j'ai eu de la patience et vers qui j'ai fait des pas réels, pendant longtemps, pour au final être encore insulté et jugé. Ceux-là ça va bien, j'ai donné, maintenant je ne donne plus.

    Alors, peut-être faites-vous bien de souligner que je peux devenir agressif. Mais là j'ai l'impression de renvoyer au même niveau que ce qu'on m'envoie. Comme pour d'autres que j'ai récemment déclarés personae non gratae (je ne sais si c'est juste, mon latin date un peu...): j'ai renvoyé au niveau et à la force de ce qu'on m'a envoyé.

    Vous touchez quelque chose que je connais depuis longtemps: quand je m'énerve un peu, on m'en fait beaucoup de reproches. Et même si j'ai utilisé les mêmes mots et le même ton que quelqu'un d'autre, on en fait moins à l'autre. Karma, quand tu nous tiens. J'y réfléchis depuis des années, me demande si au fond on n'attend pas de moi autre chose que la colère ou le piquant. Pourtant je sens que cela a du sens en moi, comme le calme. Cela me ramène à un thème récurrent chez moi: être soi-même. Bref, cela reste un point suspendu dans mon fonctionnement.

    Cela dit je trouve que ce côté plus tranchant a une certaine efficacité. Mais je n'ai pas l'impression d'en abuser. C'est peut-être la manière de dire les choses qui dérange; c'est vrai que je n'y mets pas trop d'humour ces temps.

    Et en parallèle, je pense être plus nuancé dans mes positions sur les hommes, je manifeste mes désaccords, et je parle plus fréquemment des souffrances infligées aux femmes. Paradoxal, mon cher Watson.

  • @Fufus : "Vous préférez sans doute une bonne centrale nucléaire ..." De toute façonles éoliennes ne remplacent pas les centrales conventionnelles qui doivent tourner en parallèle pour assurer la demande malgré les variations de l'offre, tout en réglant la tension et la fréquence à un niveau constant.

  • hommelibre:

    Mais oui, j'aime bien les piques. En donner, en recevoir.. SM ? Dans les échanges néo-pseudo-épistolaire uniquement. Quoique chacun fait ce qu'il veut avec son cul. Pas besoin d'être banquier pour ça.

    Mais je m'éloigne du sujet. Je rejette la "non-pensée", mais je retiens le patchwork. Car oui, nous sommes tous des patchworks d'idées (reçues aussi) et de pensées, de convictions, à tort ou à raison.

    Par contre, vous semblez bien sûr de vous sur l'avenir. Êtes-vous la nouvelle Madame Soleil pour deviner ce qu'on dira des éoliennes dans 50 ans ? C'est vous les petits bouts de papier Grand Voyant Médium dans ma boîte aux lettres ? (Si c'est le cas, veuillez cesser immédiatement ;)

    Quant à envoyer des déchêts nucléaires dans le (madame) soleil .. Très chouette solution, en effet. Sauf qu'il faudra un lanceur exceptionnel et surtout fiable. Parce que si ça fait boum au décollage, on sera pas dans le caca..

    (Au passage, le caca, si tu me lis, je te prie de m'excuser. Tu es bien plus propre et inoffensif, toi)


    vivendi:

    vous pourriez signer "areva", ce serait encore plus cash ;)

  • @ Till:

    Ah, les aventures de Till l'Espiègle... Tout un programme!

    Une histoire qui a connu quelques développements en Belgique d'ailleurs.

    Pour Johann, je l'avais banni, j'en avais assez de ses attaques personnelles, il y dû prendre une autre IP.

    Il continue d'ailleurs avec ses répétitions mécaniques sur "le profit si cher au coeur de John"... Pour le profit, je crois assez naturel de planter une graine pour en avoir 10 et se nourrir. S'il sait comment planter 10 graines pour n'en n'avoir qu'une et se nourrir quand-même, il devrait ouvrir un blog et exposer ses thèses. Ou alors qu'il se taise sur ce sujet où la critique est si facile mais où la proposition constructive est si souvent absente...

    Merci de votre commentaire, plus proche de ce que j'ai voulu dire.

  • "J'ai pour principe de ne pas adresser la parole aux personnes désagréables. Je fais une exception, ici, pour défendre le maître des lieux."

    CZZZZZZzzzooookrrrrooiiittrrr


    - ici - johann - johann_kaspar@hotmail.com - johann troll - dernière IP connue 89.217.184.215 --- je veux bien être effacé -----

  • @ Fufus,

    " Les éoliennes saccagent le paysage: ah ? s'ils en mettent c'est pas juste pour faire joli ? Ben non, c'est pour produire de l'électricité. "

    Toujours est-il que ce sont souvent les écolos qui pestent contre ces éoliennes qui défigurent le paysage. il en sera sûrement de même quand les fours solaires deviendront la nouvelle norme.

    D.J

  • Johann, vous voyez que vous êtes un troll! Aucun respect. Vous m'avez assez insulté, je ne vous veux plus sur mon blog.

    Allez poser vos merdes intellectuelles ailleurs. Votre réactivité compulsive ne m'intéresse pas.

    Quand à ne pas faire de blog vous-même sous prétexte que vous n'avez rien à vendre, ne prenez pas encore une fois appuis sur un autre pour masquer vos propres carences. En effet j'ai à vendre, à donner, à partager, à susciter, à accueillir. Mais vendre n'est visiblement pas mon but premier sans quoi je ferais un blog moins personnel. Ici j'aime partager - mot inexistant dans votre vocabulaire.

    Quand à parler de mon cancer, Johann, vous n'êtes qu'un lâche, un rectum puant, vous utilisez n'importe quoi pour tenter de blesser, de mettre à terre, de diminuer l'autre, et vous protéger vous-même. Prétendre quelque chose sans rien payer: nous ne sommes pas dans le même monde. Moi je paie mon ticket pour le voyage de la vie. Vous faites le coucou dans le nid des autres. Je vous souhaite de crever de pire, je vous le souhaite sans état d'âme, juste comme on souhaite voir disparaître une tache ou une pollution.

    Quelle saleté dans votre tête pour vous permettre cela. La pollution c'est vous.

    Pour votre IP dynamique, je ferai autrement, petite merde (vulgaire, mais enfin je me mets à votre niveau, celui de corto-sabourjian-maurice).
    Ne pouvant bannir durablement votre IP j'efface vos commentaires.

  • Oups, effacé Till par erreur... Voici son comm:

    Johann:
    J'ai pour principe de ne pas adresser la parole aux personnes désagréables. Je fais une exception, ici, pour défendre le maître des lieux.
    Désolé, mais si vous vouliez donner raison à hommelibre, selon lequel on ne peut pas critiquer l'écologie, vous ne vous y seriez pas pris autrement qu'en assenant ce dogme de la nécessité censé clouer le bec à tous les hérétiques.
    Hommelibre, par ailleurs, ne dit pas - contrairement à ce que vous prétendez ou laissez entendre - que les éoliennes sont à mettre au même niveau que les centrales nucléaires. Il parle des éoliennes, et du fait que l'on commence à se rendre compte que celles-ci, après avoir été considérées comme dénuées de tout impact sur l'environnement, ont en fait un impact et qu'elles sont parfois considérées comme une nuisance que les gens peuvent faire interdire par les tribunaux, au même titre qu'une antenne GSM (par exemple). Je trouve que cette information est intéressante. Apparemment, elle vous dérange; savoir pourquoi ne m'intéresse pas.
    Il est salutaire que l'on se rende compte que ces énergies "vertes" ne sont pas si vertes que cela. L'atteinte au paysage, en particulier, est monstrueuse (comment pouvez-vous dire "Pfff" en voyant ces éoliennes alignées?). Là aussi, je vois poindre le fanatique qui ne peut admettre que son dogme ait des défauts.

    Ecrit par : Till Eulenspiegel | 15 avril 2010

  • Bonjour,
    je voudrais juste commenter un morceau de commentaire, lequel est .

    "
    L'écologie n'est pas une religion, c'est une nécessité si l'humanité ne veut pas finir "ensevelie" sous ses déchets.
    "

    Voilà un joli point de vue, à priori défendable, mais qui n'a guère d'autre fondement que n'importe quel dogme religieux...
    Parce que l'humanité n'est pas figée, mais en perpétuelle transformation, parce qu'elle ne sera quoi qu'il en soit pas éternelle, parce que rien ne peut prouver qu'après l'apocalypse évidente à venir de l'ensevelissement sous les déchets ne surgira pas une nouvelle forme d'humanité...

    Bref, l'écologie n'est plus une science qui étudie les interactions d'espèces dans un milieu, c'est devenu une religion politique qui prêche ses dogmes afin de sauver la planète et accessoirement l'humanité dans un statu-quo idéalisé...

    Mais avec ou sans interactions humaines, la Terre évoluera. Le soleil aussi. La Terre finira en gaz interstellaire, en poussières d'étoiles.
    L'humanité aura disparu bien avant.

    Quoi qu'il en soit, "The Universe doesn't care", l'Univers s'en fout !

    Bon, je ne fais pas avancer le schmilblick, mais je suis également d'avis que la mode des éoliennes ne le fera pas plus avancer. Au contraire, cela ne fait que délayer la recherche de meilleures solutions.
    Lesquelles, en fait, existent, sont connues, mais difficiles à mettre en place uniquement pour des problèmes de partage des gains...

  • Greg, je suis bien en phase avec votre commentaire dans son ensemble. Votre vision ne fait pas avancer le schmilblick? Qui sait. Voir les choses sans le parti-pris politique est plus que nécessaire aujourd'hui, et c'est regrettable de voir immédiatement des anathèmes et des clivages politiques bloquer le débat.

    C'est impressionnant de voir comment en 20 ans la pensée sur l'avenir du monde, des énergies, etc, est devenue propriété privée de quelques milliers de scientifiques payés et proposés par des politiques. Cette nouvelle oligarchie de peut-être 2'500 experts (dont on n'a pas la liste) a imposé ce qui doit être pensé et si on a besoin d'en discuter on est traité de négationniste!

    Mais le partage des gains et des profits chers au coeurs des écologistes qui veulent eux aussi une part du gâteau doit en effet jouer un rôle important dans cette nouvelle mystique scientifique.

  • DJ:
    "Toujours est-il que ce sont souvent les écolos qui pestent contre ces éoliennes qui défigurent le paysage. il en sera sûrement de même quand les fours solaires deviendront la nouvelle norme."

    Ben oui, je sais, c'est couillon. Chacun défend sa conception de l'écologie. Mais défendre la beauté du paysage n'est pas forcément rendre service à la nature. Ce qui est laid peut faire moins de mal à la nature que ce qui est beau (encore que l'esthétique soit subjective).

    C'est justement là que j'aiguillonnais hommelibre: vouloir à tout prix défendre le paysage, c'est d'abord penser à soi (aux humains), mais pas à la nature. Certains écolos (ou plutôt qui se prétendent écolos) font ça aussi, et là c'est complètement hypocrite. Hommelibre au moins ne se prétend pas écolo, donc, il n'est pas incohérent là-dessus.

  • Fufus,

    Oui la beauté est subjective. Disons que pour moi j'aime voir assez de paysages qui restent tels que la nature elle-même les a modelés. Il y a en ville et dans bien des campagnes une profusion de modelages humains. Pour plusieurs raisons je pense qu'il faut en garder sans cette empreinte forte.

    C'est pas exemple important pour une relaxation de l'esprit. La contemplation de paysage que l'on trouve beau est un baume, parfois un remède. La beauté est un concept fort, une sorte de mise en alignement intérieur si ce langage vous parle. Alors ok, chacun sa représentation de la beauté. Mais Les éoliennes ne sont que la suite visuelle et productiviste des puits de pétrole...

    Je ne me définis pas comme écolo, en effet, car je ne peux m'identifier à l'aspect politique de ce courant. Je ne peux non plus entrer dans des dogmes, j'aime que les choses soient discutées. Je suis perplexe pour savoir s'il vaut mieux une centrale nucléaire ou une centrale à charbon de Chine ou d'Allemagne. Je suis pour l'agriculture bio sans culpabiliser quand elle ne l'est pas. Je suis pour les médecines douces tout en en connaissant les limites et en reconnaissant la valeur de la médecine universitaire. Je suis pour mettre des fonds en quantité pour la recherche sur le solaire, la geothermie, les économies d'énergie grâce à la technologie. Je ne suis pas pour la décroissance ni pour une croissance exponentielle. Je ne partage pas le stress autour d'une planète en train de crever. Je garde mes distances quand j'entends quelqu'un qui prétend savoir ce qui se passera dans 100 ans: des projections ou indices ne sont pas encore des vérités. J'ai par dessus tout une sainte horreur des gens qui vous attaquent personnellement quand vos idées ne sont pas les leurs.

    Je pense aussi qu'à l'heure actuelle on devrait par principe critiquer toute nouvelle technologie. Il manque des avocats du diable (ce que vous savez faire de temps en temps). Dans des domaines d'importance vitale, les recherches et analyses devraient être contradictoires pour connaître dès le départ les limites d'une nouvelle technologie.

    Content de vous lire à nouveau.

  • Ce vocable de "paysage émergent" n'est qu'une imposture rhétorique, parfois tintée de mépris moderniste, quand il prétend justifier toute modification des sites sans tenir compte de la sitologie. A entendre ses théoriciens tout serait paysage, même les décharges sauvages ou les noeuds autoroutiers ou les cités des banlieues. C'est confondre transformation et création.
    Or la perception visuelle obéit à des lois de l'harmonie qui font que l'accord se fait sur le sentiment du beau universel, à travers des constructions qui ne relèvent pas de la simple accumulation d'objets techniques.Cela s'appelle l'insertion paysagère .Quant aux éoliennes inutile d'en montrer le caractère incongru et le fait que, multipliées par 10000, elles ne peuvent que banaliser les sites les plus remarquables.

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