Obama: réforme santé approuvée la semaine prochaine?

Il avait pris l’engagement de réformer le système d’assurance maladie. Depuis 50 ans plusieurs présidents en parlaient mais rien jamais n’avait été fait. Aujourd’hui Barak Obama obtiendrait les 60 voix dont il a besoin pour faire passer son projet sans qu’il puisse y avoir d’obstruction.

47 millions d’américains n’ont pas de couverture maladie. Soit il ne se soignent pas soit ils s’appauvrissent en cas de maladie. Car le système santé aux USA est très spécial:

barack-obama-portrait.jpg«Le nouveau système va offrir la possibilité aux particuliers et aux petites entreprises, dépourvus actuellement de couverture médicale, d'acheter des contrats d'assurance bon marché. Le gouvernement devrait être un acteur clef de ce nouveau secteur face aux assureurs privés. Grandes perdantes de l'opération, les compagnies d'assurance n'auront plus le droit d'exclure des clients sous prétexte d'une « condition préexistante». Actuellement, un diabète ou même une grossesse peuvent conduire à la radiation d'un assuré qui vient d'apprendre qu'il est malade. Elles n'auront plus le droit, non plus, de faire payer plus cher les cotisations aux clients qui souffrent d'un problème spécifique. Quant aux plus jeunes, ils pourront rester inscrits jusqu'à 27 ans sur la police d'assurance de leurs parents.»

Cette réforme a été très critiquée jusque dans les rangs démocrate. On parle de réforme d’inspiration communiste, parce qu’elle implique l’Etat dans la gestion de cette nouvelle couverture et qu’elle empêche les assurances de radier un assuré qui apprend qu’il est malade.

Si c’est du communisme, alors la pratique de la radiation doit être considérée comme une escroquerie légale et officielle. En effet on paie une assurance pour être couvert le jour où nous tombons malade. Si ce jour-là la companie nous exclut, elle ne remplit pas son contrat et l’on peut considérer que l’on est devant un vice de mandat délibéré et une escroquerie caractérisée.

Il reste à espérer qu’il n’y aura pas de nouvel écueil avant l’adoption de cette réforme très importante. Réponse la semaine prochaine, en principe.


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PS: Il n’y a pas d’assurance contre la maladie de la dictature. Les otages suisses de Kadhafi en font l’amère expérience. Mais avec l’argent prélevé sur la nation, le kolonel peut se payer tous les soins dont il aurait besoin...

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Commentaires

  • Le problème de cette réforme tient surtout à sa taille et sa complexité : non seulement il est très difficule pour les non-experts de la comprendre, mais la perspective d’une refondation complète du système suscite des angoisses et heurte beaucoup d’intérêts établis. Ajoutons y enfin la divergence des intérêts : les enjeux ne sont pas les mêmes pour les 47 millions de non-assurés et pour les patrons de petites entreprises, ni pour les détenteurs de « Cadillac Plans » (les assurances privées les plus avantageuses).

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