"Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde"

Cette phrase d’Albert Camus, citée dans l’hebdomadaire Marianne à propos du procès Fofana (le gang des barbares), pose en creux une idée fondamentale.

Comm2.jpgDans l’article de Marianne, l’auteur Joseph Macé-Scaron revient sur la qualification du crime de Youssef Fofana et sa bande. Certains ont voulu y voir dès le début un crime antisémite. Au final cette qualification n’a pas été retenue. La chose était mal nommée, car on n’était pas devant un crime antisémite caractérisé. Accepter cette qualification eût été d’une part en affaiblir le sens, et d’autre part ouvrir la porte à des dérives sémantiques dangereuses.

Dans d’autres domaines également, il importe de bien nommer les choses. Par exemple, quand il s’agit d’identifier une motivation intérieure de comportement, trouver le mot juste qui désigne la chose avec justesse peut générer une prise de conscience dynamique, alors qu’une désignation inexacte ne fait que prolonger le problème ou le questionnement.

Le langage parlé permet parfois des approximations anodines, car dans le mouvement de la parole on devine l’intention et l’idée. Toutefois il me semble utile de faire attention à une juste désignation même dans ce cas, par souci de clarté de sa propre pensée, de communication précise, de compréhension mutuelle.

Bien nommer les choses est plus délicat quand il il s’agit d’exprimer un ressenti que pour décrire un objet. Et encore, décrire un objet est parfois tâche ardue, car les éléments de descriptions peuvent être connotés différemment d’une personne à l’autre...

Toutefois cela s’apprend, cela se développe. Les tâtonnements font avancer à petits pas vers plus de précision dans le langage. Le questionnement mutuel est également important: «Qu’as-tu voulu dire par là?», ou bien: «Je ne comprends, peux-tu le reformuler?», entre autres, sont de nature à inciter celui qui s’exprime à plus de clarté et de communicabilité.

Pourquoi tout cela? Parce que le langage peut être source de malentendus, d’incompréhensions, de conflits inutiles, de positionnement inadéquats.

Bien nommer les choses, c’est faciliter la communication et le partages d’idées, d’informations ou de ressentis.

 

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Commentaires

  • Attends... J'y perds mon latin. Un juif (incidemment) est enlevé (sciemment) par un groupe d'individus en déshérence conduit par un arabe (incidemment). Ce juif est torturé puis assassiné... Et ce n'est pas un crime antisémite "caractérisé", car pas "mal nommé"?

    Il faut que l'on m'explique. Au nom du ciel, que faut-il pour faire un crime antisémite "caractérisé"? Des lois scélérates? Des rafles, des wagons, des chambres à gaz? Si un musulman s'était fait assassiner dans des conditions semblables, que n'aurait-on entendu les cris et hurlements de foules fanatiques et autres appels à la jihad...

    On pourrait vous suivre sur vos bonnes et gentilles intentions en matière de communication, mais que votre exemple est mal choisi... Vous apportez de l'eau aux moulins des Franzt Fanon, Mohamed Ftelina et autres agités islamophiles de ces lieux.

  • Au point de vue juridique, un crime est un crime, un viol est un viol, qu'il soit commis à l'encontre d'un juif, d'un noir, d'un blanc, d'un homme, d'une femme, d'un musulman, d'un catholique, d'un gay, etc. Si l'on pose qu'il est plus grave parce que perpétré à l'encontre d'une de ces catégories, on tombe dans le racisme ou le sexisme : ça veut dire que la vie d'un juif, d'un noir, etc... est plus précieuse que la vie d'un autre.

    Heureusement qu'en l'occurence le jury n'est pas tombé là-dedans !

  • Un crime aggravé de racisme ou d'antisémitisme serait un crime pour motifs essentiel ou exclusif de religion ou d'appartenance, de manière déterminée, idéologisée. Ici le fait qu'il soit juif était un indice d'éventuelle richesse, cela aurait pu être un pdg, un gagnant au loto, etc, rien de spécifiquement antisémite donc. De plus Fofana n'est pas arabe.

    Je partage le point de vue de l'auteur de l'article. Les raisons aggravantes de racisme sont très rares, et doivent être cernées avec précision. D'où l'importance de la bonne désignation. Cela reste en l'occurrence un crime particulièrement sordide, choquant.

    On ne peut catégoriser à l'infini les crimes selon les types de victimes. Cela ne se fait que dans des cas d'évidence exceptionnels: on pense au racisme délibéré, aux agressions contre les enfants. Pour le reste, comme le dit Antisthène, un crime est un crime, quel-le que soit la victime. L'aggravation qui le qualifierait plus particulièrement est la barbarie.

  • @Hommelibre

    "De plus Fofana n'est pas arabe"

    Allons, Hommelibre, l'antisémitisme serait donc l'apanage des arabes, comme vous dites? Voyez où nous entraîne la doxa ambiante. Je trouve cette réflexion, justement parce qu'elle est, disons "innocente", extrêment grave.

  • @ Azrael: je répondais seulement à Déblogueur, ce qui ne signifie pas du tout que l'antisémitisme ne serait que l'apanage des arabes. Nous en savons quelque chose en Europe. Et cela n'enlève rien à la violence du crime.

    Je ne pense pas qu'il y ait une doxa pour conditionner ce crime, car il y a eu aussi de nombreuses personnes qui ont défendu l'hypothèse du crime antisémite. La question partage, fait débat, et il faut trouver des balises pour poser la réflexion et les règles du jeu.

  • Hommelibre, ""De plus Fofana n'est pas arabe"

    Le procès s'ouvre le 29 avril 2009 et dès la première audience, Youssouf Fofana se livre à des provocations. Il arrive tout sourire et jette le doigt en l'air un « Allah vaincra ». Lorsqu'on lui demande son identité et sa date de naissance lors de l'audience, il répond « arab africain islamiste salafiste »

    Aux yeux du père, Youssouf est « très croyant » : « Il fait la prière cinq fois par jour et va à la mosquée de Bagneux," (...) Source Wikipédia

    Fofana est Musulman comme Mahomet qui a fait égorger 700 juifs de Medine en une seule journée: "Si un juif vous tombe entre les mains, tuez le!"

    Hani Ramadan qui honore Mahomet à longueur de blog tait ce côté barbare de son Dieu et vous modère quand vous lui assénez des vérités!

  • @ Déblogueur, je ne crois pas que Franzt Fanon, Mohamed Ftelina et autres agités islamophiles de ces lieux oseront en parler s'agissant d'assassinat de Juifs! :

    La Provence.com

    Le procès du gang des barbares révèle la montée de l'ultraviolence

    Publié le mardi 28 avril 2009 à 08H08

    Youssouf Fofana et 26 co-accusés sont jugés à partir de demain pour la séquestration et l'assassinat d'Ilan Halimi. Comme celui du jeune juif, le martyre de William Modolo à Aix en mai 2006 questionne notre société.

    Deux affaires et un dénominateur commun : l'extrême violence. Deux dossiers judiciaires frappés de la même incrimination: actes de torture et de barbarie. La cour d'assises de Paris ouvre, demain, le procès de vingt-sept accusés jugés pour avoir pris part à l'assassinat à petit feu d'Ilan Halimi, un jeune vendeur de téléphones portables, séquestré et torturé, avant d'être abandonné sur le bord d'une route, nu, aspergé d'essence et brûlé à mort.

    La bande de Bagneux, auto-baptisée "Le gang des barbares", réclamait une rançon. Son chef, Youssouf Fofana, pensait que les juifs avaient de l'argent, que la communauté était assez solidaire pour réunir la somme demandée. Pour Sammy Ghozlan, président du bureau national de vigilance contre l'antisémitisme, ce meurtre "s'inscrira dans la mémoire collective comme l'affaire Dreyfus ou la rafle du Vel d'Hiv".

    Ni antisémitisme, ni bande de cité dans le dossier que le juge d'instruction d'Aix-en-Provence a renvoyé, jeudi, devant la cour d'assises. En mai 2006, plusieurs jours durant, à Aix, au bord de l'Arc, six personnes ont torturé William Modolo, un garçon qui ne voulait que l'amitié de ces marginaux. Trois jours de tortures, de souffrances inouïes, jusqu'à l'assassinat final, à coups de pierres à la lumière blafarde d'un téléphone portable. Affaire "exceptionnelle, hors normes", confie-t-on dans les milieux judiciaires aixois.

    L'ultraviolence est-elle le symptôme d'une évolution de société ? D'où vient la dégradation de la relation à l'autre, objet qu'on martyrise dans une jouissance collective. Comment fonctionne la dynamique de groupe ? Et d'où provient cette banalisation qui pousse à dire : "On a a zappé les faits".

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    L'autre affaire
    Tous les six, ils avaient voté la mort de William

    Les grands arbres de la rive de l'Arc, à Aix-en-Provence, donnent à l'endroit un caractère paisible. Un coin de nature préservée, le lieu du calvaire de William Modolo, un jeune homme de 20 ans, torturé ici plusieurs jours durant, en mai2006. Puis conduit, à demi mort, à Saint-Cannat où ses tortionnaires l'ont lapidé. Tué à coups de pierres.

    Quatre hommes âgés de 25 à 53 ans et deux jeunes femmes d'une vingtaine d'années seront jugés dans les mois à venir. Le juge d'instruction Jean-Baptiste Colombani a renvoyé, jeudi, devant la cour d'assises des Bouches-du-Rhône ce dossier sous l'incrimination d'actes de torture et de barbarie, viol en réunion et assassinat. Il aura fallu l'assistance d'un psychiatre pour révéler à Roselyne Modolo et Joseph, son époux, les supplices endurés par leur fils.

    Tout ce qu'on en sait découle des déclarations contradictoires et fluctuantes de ce groupe que William fréquentait depuis plusieurs mois. Il cherchait auprès d'eux l'amitié et, auprès des filles, peut-être un peu plus. Les expertises médicales attestent l'extrême violence dont il a été victime. William était trop gros - 150 kilos pour 1,75m. Son obésité, sa gentillesse en ont fait un souffre-douleur.

    Sous un prétexte futile - un vol de saucisson ou la dégradation d'un groupe électrogène, ce 18 mai 2006, la violence s'est faite plus forte qu'habituellement. Le "chef" de cette bande va décider de lui arracher les dents. Quinze au total. Une souffrance insurmontable, selon les experts. D'autres l'ont vraisemblablement secondé dans cette opération. L'une des deux jeunes filles évoque l'exhibition de ce qu'elle nomme un "trophée" : le bol contenant les dents.

    Roselyne Modolo aurait aimé trouver "des explications rationnelles à ce qu'ils ont fait mais il n'y en a pas. Pour eux, c'était un jeu macabre. Ils ont joué aux Indiens et ont participé à l'agonie du cow-boy". Cette mère semble maîtriser son émotion à l'évocation des faits mais, la nuit, des cauchemars terrifiants la rattrapent. William est dépeint par ceux qui l'ont connu comme un garçon gentil, avenant, manifestant un besoin permanent d'affection. Il rassurait sa mère qui se défendait de jugements hâtifs sur ses nouveaux "amis".

    "T'inquiète pas maman, ils ne font pas de bêtises". L'extrême violence a duré des jours entiers. Les scènes de viol à l'aide de divers objets sont d'une grande cruauté. "Il a été battu avec du bois, du fer, des piques et même le auvent de la caravane", explique Monique Touitou, avocate de la famille de William. Elle avoue n'avoir rien vu de semblable en 33 ans de carrière.

    Aucun des participants n'a, à un moment ou un autre, pris conscience de ce qu'ils étaient en train de faire. Un sursaut de lucidité et d'humanité qui aurait pu sauver William. Au contraire, tous ont participé à la décision finale… Tous les six, ils ont voté la mort, évoquant divers scénarios comme le jeter dans les calanques après lui avoir coupé bras et jambes "pour faire croire à un crime de proxénète".

    La mort a été choisie car, a lancé le leader, "les bleus, ça disparaît, les dents ça ne repousse pas". Ces discussions ont eu lieu devant William dont la dernière énergie allait à implorer: "Je veux pas mourir". Transporté à Saint-Cannat, le jeune homme sera tué à coups de pierres, lancées sur le visage. La scène était éclairée à la lueur du téléphone portable d'une des deux filles.

    Qui sont ces six-là ? Les plus violents, polytoxicomanes, ont connu dès l'enfance foyers et hôpitaux psychiatriques. Dans le groupe, on trouve aussi une jeune assistante sociale travaillant dans une halte garderie et un fils d'avocat. "Individuellement insérés, avec un comportement social adapté, explique un psychiatre, ils se sont mis à fonctionner dans une dynamique de groupe".

    Luc Leroux (lleroux@laprovence-presse.fr)

  • @ Patoucha: selon les différents commentateurs qui étaient présents juste avant le huis-clos, et selon divers témoignages, Fofana a tenté en effet de provoquer et de politiser son procès. Peut-être (mais ce n'est qu'une hypothèse) qu'il a trouvé plus glorieux d'être un barbare politisé qu'un simple barbare sans alibi autre qu'un total déclassement social et peut-être mental. C'est mon sentiment.

    La question de la politisation d'un crime est un thème sensible. Le racisme est une politisation. Mais entre agresser un noir en le traitant de "sale ..." et un blanc en lui disant "sale connard" ou "fils de pute", il n'est pas certain que l'intention de celui ou celle qui agresse soit politique. Dans le premier cas on parlerait de crime raciste, dans le deuxième de crime simple. Mais l'intention d'agresser prendra n'importe quel prétexte, sans être politisé pour autant.

    Où poser la limite? Dans une réelle intention politique démontrable.

    Dans le domaine des violences conjugale par exemple, il y a quelque chose de similaire. Certains groupes féministes parlent de volonté délibérée, systémique, politique, de dominer les femmes. Je ne pense pas que les hommes qui tuent leur femme sous l'emprise de l'alcool (nombreux) aient étudié Bourdieu pour confirmer sa théorie sur la domination masculine. De même je ne pense pas qu'une femme ivre ou en rage qui traite son partenaire de "gros con de merde" avant de lui planter des ciseaux dans le ventre ait une intention politique particulière à l'égard du genre masculin.

    L'époque est propice aux réaction émotionnelles qui généralisent, il faut donc tenter de poser clairement les balises. Sinon on va en venir au "crime contre les blondes", "crime contre les hommes de petite taille", "crime contre les obèses", et on qualifiera les crimes selon chaque victime. Ce n'est pas raisonnable.

  • Ici il s'agit de crimes antisémites. Désolée!

    " Mais entre agresser un noir en le traitant de "sale ..."

    Je ne crois pas que quiconque ce serait aventurer à le dire à Youssouf Fofana au vu de sa g.... qui vous donne froid au dos déjà sur la photo!

    L'alcool ne torture pas froidement avant de tuer!

  • Hommelibre, désolée pour la longueur du texte mais il le fallait dans son intégralité car nous avons affaire à une racaille de récidivistes.

    Circonstances du crime

    Ilan Halimi a été kidnappé le 21 janvier 2006 en région parisienne et torturé pendant les trois semaines suivantes dans une cité HLM de Bagneux dans les Hauts-de-Seine. Découvert agonisant le 13 février 2006 le long d'une voie ferrée à Sainte-Geneviève-des-Bois dans le département de l'Essonne, il est décédé peu après lors de son transfert à l'hôpital. L'autopsie a mis en évidence des marques de lacérations ainsi que des brûlures couvrant 80 % de son corps.

    Circonstance aggravante d'antisémitisme du rapt

    À la date du 5 mars, la circonstance aggravante d'antisémitisme a été retenue par les juges d'instruction. Le journal Le Monde du 21 mars 2006 publie des informations en faveur d'une interprétation antisémite de l'affaire, après des interrogatoires de certains prévenus :

    Les préjugés antisémites de la bande de Bagneux apparaissent dans les auditions de ses membres. D'après Youssouf Fofana, ils ont visé la communauté juive à cause de la richesse présumée de ses membres.

    Si les magistrats ont retenu le caractère antisémite comme circonstance aggravante du crime, ce serait en raison de l'épisode du joint écrasé sur le front d'Ilan Halimi.

    Personnes inculpées

    Il y a 27 personnes[7] mises en examen (18 hommes et 9 femmes) dans ce dossier dont 19 ont été emprisonnées.

    Youssouf Fofana

    Youssouf Fofana, « cerveau des Barbares » autoproclamé. Né le le 2 août 1980 à Paris (dans le XIIe), il est le 5e d'une fratrie de sept enfants (un de ses frères est handicapé mental et un autre a fait une peine de prison ferme). Son père, Bakary, est arrivé de Côte-d'Ivoire dans la capitale en 1964 ; il a été embauché comme manœuvre, puis comme ouvrier vitrier. Sa mère, Fatouma, était femme au foyer. En 1989, les Fofana ont déménagé dans un grand appartement à Bagneux, cité du Prunier-Hardy. La scolarité de Youssouf a été catastrophique au collège Joliot-Curie de Bagneux. Il n’a pas réussi à décrocher son BEP de comptabilité au lycée professionnel de Montrouge[8].
    Dès l’âge de seize ans, il accumule les petits délits (13 sur sa fiche de police) et a été condamné cinq fois entre 2000 et 2003 pour vols, violences volontaires, deux braquages et agression d’un policier. Il aurait déjà passé quatre années en prison pour faits divers dont vol, et résistance aux forces de l'ordre[9]. Il est donc bien connu des services de police nationale (outrages et rébellions) et d'Interpol. Son père sait que Youssouf a fait trois ans de prison après sa majorité mais il en a oublié la raison, et déplore qu’il n’ait « pas compris qu’il fallait changer et travailler honnêtement après ». Youssouf habitait à la maison, comme les autres enfants, mais ne rangeait jamais rien et n’aidait pas financièrement ses parents, contrairement à son cadet Mamadou. Aux yeux du père, Youssouf est « très croyant » : « Il fait la prière cinq fois par jour et va à la mosquée de Bagneux, mais par contre il ne travaille pas, et moi, ça m’énerve. Ça me fait mal. Moi, je suis vieux, je me lève tous les jours à six heures et Youssouf, lui, ne fait pas d’efforts. »[8].
    De ses six frères et sœurs, un seul a déjà été condamné à de la prison ferme.
    Il a été arrêté dans la nuit du 22–23 février à Abidjan par les gendarmes ivoiriens. Ses avocats ont essayé de s'opposer à son extradition en arguant de sa nationalité ivoirienne[5] sans succès. Il a finalement été extradé le 4 mars[10]. Fofana a reconnu avoir prémédité l'enlèvement d'Halimi depuis décembre 2005, lors d'un séjour en prison, l'avoir séquestré, lui avoir porté plusieurs coups de poignard, et donné l'ordre de le « saigner » car ne pouvant plus le garder. Il se serait ravisé et aurait ordonné qu'on le « lave » (à l'acide, afin d'effacer toute trace d'ADN), cependant il nie l'avoir tué et charge ses complices sur ce point[11].
    Trois jours après la mort d'Ilan Halimi, alors qu'il se trouvait encore à Abidjan, il appelle le père de la victime pour lui demander s'il était content. Il appellera également la petite amie d'Ilan Halimi, pour la menacer.
    En mai 2006, Youssouf Fofana contacte son avocat Maître Philippe Missamou et lui demande qu'il lui serve d'intermédiaire auprès des maisons d'édition pour écrire un livre relatant ses mémoires sur l'affaire Ilan Halimi[12].
    Le 30 novembre 2006, une enquête pour « outrage à magistrat » est ordonnée à son encontre, suite à un courrier menaçant et insultant qu'il avait envoyé à la juge d'instruction Corinne Goetzmann. Il sera condamné à une année de prison.

    Christophe Martin-Vallet dit « Moko », Martiniquais, féru d'informatique, qui aurait suggéré l'idée des rapts et aurait organisé les opérations de séduction des rabatteuses. Il aurait également amené Emma à son rendez-vous avec la victime, et l'aurait reconduite une fois la victime capturée.[13],[14]. Il est également accusé de viol avec Fofana, par un des « appâts ». Il aurait participé à six tentatives d'enlèvement.

    Jean-Christophe Gavarin, « JC », « Zigo », mineur au moment des faits, violent, ce serait lui qui aurait torturé Halimi et écrasé un joint sur son front, et lui aurait donné des gifles et des coups de manche à balai. Il a été exclu de 4e du collège Beranger à Paris, et déjà interpelé pour vol de Mp3 et possession de cannabis. Il aurait acheté quelques provisions (protéines liquides, pailles et ciseaux). Il témoigne :

    « La victime a sans doute fait du bruit ou gémi, et comme je fumais un joint, j'ai appuyé un court instant ma cigarette au milieu de son front. J'ai ensuite écrasé mon mégot au sol. »

    Jérôme Ribeiro, alias « coup de tête », issu d'une famille de six frères et sœurs, il n'avait plus de travail depuis la mi-décembre 2005, il était manutentionnaire intérimaire. Soupçonné d'avoir participé à l'élaboration du projet d'enlèvement et « Il était plus qu'un geôlier » selon une source judiciaire. Son témoignage aurait permis aux forces de l'ordre de remonter à d'autres membres du gang. Il a quitté le groupe à la fin du mois de janvier 2006. Des autocollants antisémites et des documents à la gloire des nazis ont été découverts dans l'appartement où il avait vécu. Il déclare :

    « Il m'a demandé si je voulais me faire beaucoup d'argent, j'ai répondu oui. Il m'a indiqué qu'il suffirait de garder trois jours un homme »

    Il a été impliqué dans une autre tentative d'enlèvement : chargé de bruler un véhicule pour faire diversion, il se brulera au cou et au visage.

    Alcino Ribeiro : père de Jérome Ribeiro, ce maçon de 52 ans, et sa belle-mère, sont accusés par Leila (sa copine), de les avoir dissuadé de parler, en leur conseillant de faire profil bas. Alcino Ribeiro comparait libre au procès.

    Le procureur a requis une peine ferme symbolique à son encontre, « parce que c'est le seul adulte qui avait une autorité, qui savait, mais qui n'a rien dit. »

    Christine G. : gardienne d'immeuble, c'est l'épouse d'Alcino Ribeiro, elle est aussi accusée de n'avoir pas dénoncé les faits.

    Samir Aït Abdelmalek, dit « Smiler », père de deux enfants, multirécidiviste pour des affaires de drogue et de vol de voiture, qui aurait fourni l'appartement de la séquestration à Bagneux avant qu'Halimi soit séquestré dans la chaufferie de l'immeuble [réf. nécessaire]. Samir est aussi considéré comme le bras droit de Youssouf qu'il connaissait depuis 10 ans, il aurait fourni l'acide et donné un coup de cutter à la victime. Il aurait dû toucher 1500 euros pour ses prestations.

    Dans le procès-verbal du 18 février 2006 de son interrogatoire par la Brigade criminelle de Paris, Samir Aït Abdelmalek, déclare : « J'ai sorti la lame de cutter et après qu'il a mangé et bu, j'ai cherché un endroit où lui mettre un coup de cutter pour que ça saigne sans lui faire trop mal. Je ne voulais pas toucher à l'adhésif qui l'empêchait de hurler. Sans prévenir Ilan pour qu'il ne stresse pas, je lui ai mis un coup de cutter sur cinq ou six centimètres sur la joue gauche. Malgré le sparadrap, cela a saigné vite dans sa barbe qui n'avait pas été rasée. » Le policier qui interroge le jeune homme poursuit : « à ce moment, m'a-t-il expliqué, Ilan avait réussi à relever son bandage sur les yeux. Du coup, Youssouf avec un couteau lui a mis un coup dans la gorge vers la carotide puis un coup de l'autre côté de la gorge. Ensuite il a essayé de lui couper le bas de la nuque. Puis il lui a mis un coup de couteau dans le flanc. Il avait surement dû revenir avec un bidon d'essence car il m'a dit qu'il avait utilisé un bidon pour asperger Ilan avec ce combustible et l'a incendié sur place. À ce moment il m'a dit : « Cela a fait une grande flamme et je suis parti. »

    Yahia Touré Kaba alias « Yaks », analphabète, aurait été geôlier deux semaines et demi, aurait coupé les cheveux de la victime et fourni deux autres amis pour sa relève, « Fabrice » et « Baba ».

    Il a témoigné en expliquant à propos de l'otage : « Il pissait dans une bouteille et faisait caca dans un sac en plastique. » Il serait impliqué dans une précédente tentative d'enlèvement.

    Fabrice Polygone, étudiant en BTS, aurait été geôlier pendant toute la séquestration, et aurait aussi aidé à couper les cheveux de la victime. Il explique ce qu'il s'est passé un jour avant la mort d'Ilan Halimi :

    « Dos contre le mur, jambes un peu repliées vers le torse. Il était en peignoir. J'ai vu nettement des traces d'éraflure ou de frottement sur le côté gauche de son torse, un peu partout, vers les côtes, le cou, la poitrine. Ça ne saignait pas. »

    « Nabil, Zigo et moi, on devait le laver avec de l'eau, du gel douche qui se trouvait sur place et des gants de toilette. Je lui ai coupé les cheveux. Zigo et Nabil ont trouvé que ce n'était pas assez court et ils ont essayé de lui raser les cheveux avec un rasoir mécanique à deux lames, noir ou bleu. »

    Giri Oussivo N'Gazi, un ami de Jérôme, qui aurait été geôlier.

    Francis N'Gazi : il aurait été geôlier aussi, et aurait fourni son appartement pour les réunions de groupe. Il est voisin de l'appartement des Fofana. Il aurait également fourni d'autres « filles-appâts » à Youssouf Fofana dans une autre affaire.

    Nabil Moustafa, alias « Bilna », livreur de pizza et footballeur, aurait été geôlier et aurait amené Cédric dans le groupe.

    Il témoigne : « Lorsque j'ai soulevé sa couverture, j'ai vu des taches de sang sur son pyjama avec des trous, au niveau des jambes et du ventre. Quand on l'a déshabillé, j'ai vu des plaques rouges sur son ventre (…), ça ressemblait un peu à des brûlures. »

    « On a dit qu'on en avait assez. Le boss a réfléchi et il a décidé qu'il n'y avait plus que ce soir là, que l'autre devait dégager. » Il serait également impliqué dans une autre tentative d'enlèvement.

    Cédric Birot Saint-Yves, alias « Babas », ami de Nabil, qui aurait été geôlier. Il déclare :

    « Dès le premier jour, j'ai pu constater que l'otage présentait des traces de brûlures par mégots au niveau des côtes et du dos. »

    Les coups auraient débuté après un premier échec de remise de rançon.

    « Tous les quatre, Nabil, Yahia, Jérôme et moi, nous lui avons mis des tartes quand il gémissait pour avoir des cigarettes (…) Il m'est arrivé aussi de lui mettre de petits coups de balai sur les jambes, cuisses ou mollets. »

    Il est mis en examen pour séquestration, actes de torture et de barbarie.

    Le 5 janvier 2009, il est condamné par le tribunal de Créteil à cinq mois de détention ferme pour avoir utilisé un téléphone portable dans l'enceinte de la prison de Fresnes (Val-de-Marne) où il était incarcéré. Sa sœur cadette a écopé de deux mois avec sursis pour lui avoir transmis la puce électronique.

    Gilles Serrurier. 39 ans au moment des faits, il était le gardien de l'immeuble où était séquestré Ilan Halimi. Il aurait prêté à ses bourreaux l'appartement, ou du moins la chaufferie où ils l'ont torturé et tué. Ancien enfant de la DDASS, endetté par un divorce, père de deux enfants, il aurait notamment remis les clefs de la chaufferie à Samir.

    Il est incarcéré pour « complicité de séquestration en bande organisée. »

    Jean-Christophe Soumbou alias « Marc » alias « Crim » alias « Craps » : ancien co-détenu de Youssouf Fofana, il fait un séjour à la prison de Nanterre, où il était incarcéré pour vol avec violence. De corpulence musclée, il se rendra le 10 avril 2006 sous la pression exercée par la police sur son entourage. Il reconnaît avoir recruté deux hommes de main et fourni la voiture utilisée pour enlever la victime. Refusant de dévoiler le nom de ses deux complices, au motif que cela mettrait en danger lui et sa famille, ceux-ci ne seront pas arrêtés.

    Il a été placé en garde à vue après sa déposition, après des pressions de la police sur son entourage pour qu'il se rende. Il est également impliqué dans d'autres tentatives d'enlèvement.

    Franco Louise, originaire de l'île Maurice[15] et alias « Pak-Pak », ancien champion de France de boxe thaïlandaise à 23 ans, qui serait impliqué dans trois tentatives d'enlèvement. Il aurait rendu service à Fofana après que ce dernier l'a aidé à mener une expédition punitive suite à une agression dont il aurait été victime. Il sera interpellé lors d'une tentative d'enlèvement qui échoua en octobre 2005, alors que Fofana parvient à s'enfuir.

    Il n'est pas poursuivi dans l'affaire Halimi à proprement parler mais dans d'autres tentatives d'enlèvement jugées en même temps, sous les ordres de Youssouf Fofana.

    Almane D. ou Alhassane, prêteur sur gages, soupçonné d'avoir pu servir d'intermédiaire dans le cas où une remise d'argent aurait été organisée. Il a été un des premiers arrêté et mis en détention provisoire dans l'affaire.

    Kamel F : le procureur a requis une peine de 5 ans avec sursis à son encontre.

    Jérémy Pastisson, il aurait participé à plusieurs tentatives d'enlèvement - dont une échouera grâce à l'intervention des voisins: le 5 janvier 2006 Mickael Douïeb est menotté et attaqué à coup de barres de fer, et insulté parce que juif.
    Son véhicule aurait servi à transporter Ilan Halimi.

    Yassin N, qui aurait été un homme de main recruté par Jean-Christophe Soumbou. Il s'est rendu à la police le 11 avril 2006, mais a été remis en liberté : il n'aurait pas participé au meurtre, ni au rapt d'Ilan Halimi.

    Tiffenn Gouret, qui aurait fourni des appâts à Fofana, qu'elle admire, c'est aussi l'ex petite amie de Jean-Christophe G, et une amie de Emma, qu'elle mettra en contact avec Fofana, et qu'elle coachera pour son rôle d'appât. Elle recueille les confessions d'Emma (Yalda) après que cette dernière ait attiré Ilan Halimi dans le guet-appens. Elle déclare :

    « J'ai fait ça pour rendre service », [à Youssouf Fofana]. Lors d'une autre tentative d'enlèvement, elle fournira directement les coordonnées et les habitudes d'un de ses camarades. Après l'enlèvement, elle conseillera à Emma de se teindre les cheveux. Elle lui répète que « ce n'est pas grave »
    Emma Arbabzadeh alias « Yalda » de son prénom original « Sorour » : elle a servit d'appât pour piéger Ilan Halimi le 20 janvier.
    Mineure au moment des faits, arrivée en France à 11 ans, dont la mère (infirmière) est réfugiée politique (Iranienne) et le père décédé, et dont la sœur est handicapée mentale (handicap causé par la maltraitance du père violent). En 2001, elle a été violée par trois garçons, elle aurait fait une tentative de suicide. Élève de seconde, elle résidait à l'internat de Thiais, en Val-de Marne. Elle aurait servi d' « appât » pour amener Halimi dans leur repaire. Elle a reconnu s'être rendue dans la boutique de téléphonie où travaillait Ilan Halimi, et lui avoir laissé son numéro de téléphone, avant de lui fixer un rendez-vous dans le sud de Paris. Elle l'aurait ensuite dirigé à Sceaux où « deux ou trois gros bras », dont Fofana, ont maîtrisé Ilan Halimi avant de l'emmener à Bagneux.
    Elle a rapporté aux enquêteurs ce témoignage à propos de Y. Fofana: « D'après lui, les juifs étaient les rois, car ils bouffaient l'argent de l'Etat et lui, comme il était noir, était considéré comme un esclave par l'État. »
    Elle déclare aussi : « Youssouf, il explique tellement les choses qu'on dirait qu'il n'y a rien de grave. »
    Lorsque la juge d'instruction lui demande: « Avez-vous conscience que c'est vous et bien vous seule qui avez choisi la victime? » Elle répond: « Oui » La jeune fille, qui dément avoir été l'ex-petite amie de Y. Fofana (comme il l'affirme), nie avoir touché de l'argent (malgré la promesse de 3000 a 5000 euros) pour avoir participé à la séquestration d'Ilan Halimi. En revanche, elle a bénéficié d'une nuit d'hôtel 3 étoiles (106 euros), payée par Fofana en remerciement, pour elle et son ami, le soir de l'enlèvement. En prison elle aurait effectué trois tentatives de suicide. En octobre 2007, elle a été hospitalisée pour une tentative de suicide dans sa cellule de la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne) [12][16].

    Elle avait été mise en examen pour « complicité » et « association de malfaiteurs.

    Audrey Lorleach dite « Léa » ou « Natacha », jeune fille qui aurait servi auparavant d'« appât ». Jeune étudiante en assistance médicale, elle est la petite amie clandestine de Jérôme Ribeiro. À la recherche d'un plan pour gagner de l'argent, ce dernier la présente à Fofana, qui la recrute pour servir d'appât. Ses deux tentatives d'aguicher des jeunes hommes n'aboutissent pas et Fofana non sans avoir insisté, abandonnera l'idée de recourir à ses services. Mise au courant de l'enlèvement d'Ilan Halimi par son ami Jérome, elle ne se signalera à la police que deux jours après l'annonce de la mort, à la diffusion de son portrait robot. Elle est très amie de Murielle, qui l'a poussée à se dénoncer. Elle a retrouvé la liberté après huit mois de détention provisoire.

    Sabrina F : amie de Franco Louise, elle serait impliquée dans une tentative d'enlevement en octobre 2005. Elle sera interpellée peu après le passage d'un véhicule de police qui met la tentative d'enlèvement en échec.

    Murielle Izouard, amie d'Audrey, ne semble pas faire partie des opérations mais a été inculpée de « non-dénonciation de crime ».
    Elle s'est indignée des aveux de son amie, mais lorsqu'elle a reconnu le portrait-robot d'Audrey dans les journaux, elle n'a pas immédiatement alerté la police.
    « Je n'ai rien dit, car j'avais peur que ça me retombe dessus car j'en savais trop. »
    En revanche, elle a poussé Audrey à se dénoncer.
    Admissible à l'écrit au concours de gardien de la paix, elle n'a pas pu passer l'oral de l'examen, mise en examen pendant cette période.
    Incarcérée provisoirement, le JLD a ordonné sa libération et le placement sous contrôle judiciaire.

    Leila Appolinaire, petite amie régulière de Jérôme Ribeiro, a été mise au courant des faits mais les parents de Jérôme l'auraient dissuadée de les dénoncer pour ne pas faire porter le chapeau qu'à Jérôme. Le procureur a demandé son acquittement. Elle est condamnée à 6 mois de prison avec sursis, avec effacement du casier judiciaire.

    Alexandra Sisilia, elle aurait servi d'appât précédemment, et a déclaré avoir été violée par Y. Fofana, C. Martin et J. Ribeiro - une instruction sur cette agression a été ouverte par le parquet de Paris en mai 2006 et sera conclue par un non-lieu.
    Elle aurait été impliquée dans une autre tentative d'enlèvement sur Michael D., qui aurait échoué grâce à des passants dans la rue, le 6 janvier 2006. Elle n'aurait plus agi pour le groupe à partir de cette date. Elle a également été mise en détention provisoire.

    Isabelle Mensah, confidente de Yalda, 18 ans au moment des faits, et dans le même lycée que Tiffen, qui était au courant des faits mais ne les a pas dénoncés. Elle témoigne : « Pour moi, c'est un truc de malade. J'y ai cru, mais je ne réalisais pas »[17].

    Ruth : présentée par Tiffen à Fofana, 15 ans au moment des faits supposés, elle aurait aussi servi d'appât ; avec l'argent versé par Fofana (80 euros), après avoir obtenu un numéro de téléphone, elle se serait acheté des bottes.

    Sarah : elle aurait aussi servit d'appât, et aurait tenté (en vain) de séduire une proie rencontrée par Alexandra au Queen.

  • merci beaucoup à Patoucha d'avoir aussi parlé du crime atroce contre WILLIAM MODOLO par une bande de six sadiques pervers, qui seront jugés à Aix-En-Provence à partir de septembre 2009 prochaine session des assises)
    il ne s'agit dans cette terrible histoire bien réelle et pire qu'un film d'horreur, ni d'argent, ni de religion, ni de "cités", ni de "race". Il ne s'agit que d'un pauvre jeune homme un peu simplet ne recherchant que l'affection et la reconnaissance d'autrui, d'être accepté dans un groupe, et il ne pouvait se méfier qu'il y avait dans ce groupe un fils d'avocat et un assistante sociale travaillant dans une garderie d'enfants. Il s'agit surtout de sadiques pervers (je connais personnellement des détails de cette histoire qu'il vaut mieux ne pas raconter) ayant pris plaisir (ou plus exactement ayant joui) de torturer à mort plus faible qu'eux. Nous avons d'ailleurs créé un groupe sur facebook pour rendre hommage à William MODOLO.

  • dans ce proces, ce n'est pas un homme qui est mort... Mais un juif !! Et j'en mettrai ma main a couper que si ca aurai ete un noir, un arabe ou autre on aurai jamai fai autant de tapage je ne sais mm pas si on en aurai entendu parler!! un juif reste un homme comme tt les autre !! c'est jugée anticemite car c'est un juif c'est tout !

  • dans ce proces, ce n'est pas un homme qui est mort... Mais un juif !! Et j'en mettrai ma main a couper que si ca aurai ete un noir, un arabe ou autre on aurai jamai fai autant de tapage je ne sais mm pas si on en aurai entendu parler!! un juif reste un homme comme tt les autre !! c'est jugée anticemite car c'est un juif c'est tout !

  • le procès des tortionnaires "présumés" de William MODOLO aura lieu au tribunal d'Aix En Provence à partir du 30 août 2010

  • "Ici le fait qu'il soit juif était un indice d'éventuelle richesse, cela aurait pu être un pdg, un gagnant au loto, etc, rien de spécifiquement antisémite donc. De plus Fofana n'est pas arabe."

    Moi, je pense l'inverse, que ce ce sauvage soit arabe, noir ou musulman m'indifère quand bien même ce n'est pas anodin.

    En revanche, ce qui a mon sens, si un doute infime subsistait encore, caractérise l'antisémitisme de cet animal c'est que précisément Ilan aurait pu être pdg ou gagnant de loto ou bien simple employé d'une boutique de téléphone, la condition nécessaire et suffisante recherchée par l'assassin résidait dans le fait qu'Ilan était juif. N'a t-il pas asséné à la maman d'Ilan, au téléphone, et donc sous écoute, en réclamant une rançon que la pauvre femme était dans l'impossibilité de réunir "votre communauté n'a qu'a payer" ?

  • Ce crime avait évidemment un caractère antisémite. Il a été enlevé parce qu'il était juif (sous entendu parce que lui ou sa famille avait de l'argent) et sa confession juive a grandement "libéré" ces barbares de toute inhibition. Jamais ils n'auraient fait cela sur un musulman. Rien d'étonnant pour ceux qui connaissent les "banlieues" et la fange qui y réside: l'antisémistisme et la haine du blanc y est très forte, les agressions et crimes racistes dirigés vers les "gaulois" ou les "feujs" sont quotidiens. Seulement comme ce racisme n'est pas dirigé vers ce qu'il est convenu d'appeler "la diversité" ces faits-divers ne bénéficient quasiment d'aucune couverture médiatique.

  • Mais, ce st n'importe quoi..... Je ne crois pas a l antisemitisme... Fofana a deja fait d autres tentative du mm style et ce n etait pas des juifs! Juste avant ilan un jeune homme NOIR et MUSULMAN en a paye le prix! Il n est pas juif donc c est passe inapercu, il avait juste de l argent.

  • On peut penser que... ou ne pas penser que... reste que Fofana lui-même s'est largement étendu sur le fait qu'il a choisi Ilan parce qu'il était juif et sur d'autres considérations et a priori concernant les juifs.

    Choisir sa victime en fonction de son origine est un acte raciste, simplement.

    L'antisémitisme n'est qu'un terme né il y a environ 150 ans, pas très bien choisi sur le plan étymologique, qui désigne le racisme ordinaire appliqué à un juif ou aux juifs en général.

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