Mémoire et faux souvenirs: Elisabeth Loftus à Genève

Psychologue et professeure à l'Université de Californie (Irvine), Elizabeth Loftus est considérée comme l’une des meilleures expertes américaines de la mémoire. Les recherches qu’elle a menées au cours de ces trente dernières années ont eu une influence notable non seulement dans les milieux académiques, mais aussi dans les tribunaux et auprès du grand public.

 

Loftus1.jog.jpgImpliquant plus de 20 000 participants, les travaux d’Elizabeth Loftus ont permis de révéler la malléabilité de la mémoire humaine. Elle a ainsi démontré que le témoignage oculaire est souvent peu fiable et que de faux souvenirs très durables peuvent être provoqués chez près d’un quart des individus, par de simples suggestions. Docteure en psychologie, Elizabeth Loftus est intervenue en tant qu’experte dans plus de 200 procès. Elle a publié une vingtaine d’ouvrages dans le domaine de la psychologie et du droit.

Selon Jean-François Marmion dans Psychothérapies Vigilance:

«Au début des années 1980, dans les médias des États-Unis, s’est répandue l’idée que les souvenirs enfantins d’abus sexuels pouvaient être réprimés dans la mémoire, oubliés durant de longues années, puis resurgir à la faveur d’une psychothérapie. Dans la lignée du féminisme, le simple fait qu’un tel sujet devienne un débat de société représentait une victoire majeure sur la loi du silence.

 

En quelques années, l’opinion publique américaine a été secouée par des milliers de procès, parfois retentissants, de patientes se retournant contre leur père pour l’accuser d’attouchements jusqu’alors insoupçonnés. En 1992 est née une association de parents accusés publiquement d’avoir abusé leurs enfants, et clamant leur innocence. Or, on sait aujourd’hui que dans de nombreux cas, ces souvenirs d’abus sexuels étaient bel et bien faux. Les scènes retrouvées étaient parfois authentiques, mais, le plus souvent, il s’agissait vraisemblablement de pures inventions. Comment des patientes de bonne foi pouvaient-elles se souvenir de traumatismes qu’elles n’avaient en réalité jamais vécus ?»

Elle sera à Genève pour une conférence, le mardi 1er septembr, à 18h30, Uni Dufour.

Voir aussi mon article sur des thérapeutes déviants qui fabriquent des viols ici.

Voir aussi le site de l'association française des faux souvenirs induits AFSI ici.

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Catégories : société 26 commentaires Lien permanent

Commentaires

  • Vous ne parlez pas de l'AFSI, qui est pourtant une Association sur les FAUX SOUVENIRS INDUITS en France

  • @ Michaud: voilà, c'est rajouté dans mon billet, et je remets encore le lien ici:

    http://www.afsifauxsouvenirs.net/

  • Quel peut être l'intérêt de se fabriquer de tels horribles faux souvenirs? c'est la question que je me pose. Vengeance? désir de vivre quelque chose d'intense comme un procès? protéger une mère malheureuse?
    Parce que il faut bien dire une chose c'est qu'un procès n'est pas une ballade, c'est pénible, douloureux...intenter une procédure contre son père est d'une rare violence....alors plaisir de mentir, persuasion pathologique ....mystère.
    Pour ce qui est des souvenirs qui ressurgissent après une longue période de déni, oui ca c'est un phénomène connu et incontestable. Pour les femmes ce peut être lors d'une maternité par exemple...ou lors de thérapies en effet hommes ou femmes pour soigner une éventuelle frigidité ou impuissance....En tous les cas ce qui est sûr c'est que si réellement de faux souvenirs existent et sont utilisés injustement cela nuit gravement à l'immense majorité des cas avérés d'abus sexuels, d'incestes

  • Le lien ne correspondant pas, le site est en préparation, mais voir ASSOCIATION AFSI Paris

  • Sur ce lien:

    http://www.zetetique.fr/index.php/dossiers/130-faux-souvenirs

    il y a un bon article sur la question, à partir d'une pièce de théâtre écrite sur le sujet.

    Michaud: je n'ai pas trouvé le site de l'asso parisienne. Avez-vous un lien?

  • Pour l'instant il vaut mieux contacter directement l'ASSOCIATION AFSI

    qui fait un travail très sérieux

  • Le risque d'induction de syndrome des faux souvenirs en thérapie a donc été souligné. Il est toutefois le fait de thérapeutes sans doute inexpérimentés, ou ne respectant pas une déontologie élevée qui implique, entre autres, les contraintes incontournables d'une vraie relation d'aide (par nature neutre).

    En psychothérapie digne de ce nom, ce qu'il faut privilégier de surcroît, c'est l'émergence et l'expression des ressentis des patients, en serrant de très près la manière dont ils perçoivent leur vécu, le psychothérapeute se gardant de toute interprétation personnelle.

    C'est ainsi qu'en aucun cas, le psychothérapeute ne peut s'octroyer le droit de douter, par exemple, de la véracité de souvenirs, même s'ils devaient lui apparaître comme faux ; le psychothérapeute est un facilitateur, mais, ni censeur ni juge.

    Qui peut d'ailleurs juger objectivement de la véracité d'un souvenir ? Le psychothérapeute travaille avec les croyances du patient et il se doit de les respecter, non de vouloir les faire changer, sauf si cela fait l'objet d'une demande claire du patient - dans le cas, par exemple, où le patient perçoit qu'une croyance déterminée est devenue plus nuisible qu'utile.

    Il n'est donc pas approprié de lui faire changer la croyance qu'un tel souvenir est vrai (donc même s'il apparaissait que ce souvenir soit faux aux yeux du psychothérapeute, ce à quoi il ne peut évidemment arriver qu'au travers des ses propres filtres, de ses propres perceptions du réel, qui seront toujours subjectives) : la vérité absolue n'existe pas.

    La réalité du patient est le résultat de ce qu'il croit être, de ce qu'il croit vrai : ici encore, le symbolique ("comme si") rejoint le réel ("c'est") et, pour lui, peut même se confondre. Le psychothérapeute prend en compte cette réalité-là, qui est un mélange de symbolique et de réel, mais jamais celle que des éléments "objectifs" et extérieurs pourraient suggérer; il ne s'agit pas de se comporter comme s'il s'agissait d'une science "exacte".

    Mais dans le cas où le psychothérapeute induirait un faux souvenir, il outrepasserait alors sa fonction stricte de facilitateur vigilant et, en cela, il ne se comporterait plus comme un psychothérapeute digne de ce nom."

    Source et liens internes :
    "Pistes pour une psychothérapie appropriée" :
    http://www.retrouversonnord.be/psychoapproprio.htm

  • @ Baudoin: Merci pour ce commentaire important. J'ai fait une suite ce matin à mon billet, suite que je viens de mettre en ligne.

  • hommelibre me signale "@ Baudoin: Merci pour ce commentaire important. J'ai fait une suite ce matin à mon billet, suite que je viens de mettre en ligne."

    merci de nous donnez le lien direct vers votre billet (mis en ligne).

  • Les croyances des patients peuvent aussi se voir manifester des souvenirs qui peuvent très bien ne pas être liés à des vécus personnels mais transgénérationnels ; l’inconscient de la personne ne fait alors pas la différence et c’est en toute bonne foi qu’il en fait référence comme si cela faisait partie de son vécu.

    Il peut alors s’agir de l’effet d’un «syndrome d'anniversaire » suivant le concept faisant partie de l’approche de la Psychogénéalogie créée par le Pr Anne Ancelin Schützenberger dans les années 1970 et qu’elle a enseigné à l’Université de Nice ; c’est elle qui a inventé le terme de psychogénéalogie.

    Elle a travaillé avec le psychosociologue Jacob Levy Moreno aux USA et à repris le génogramme qui avait été créé dans les années 70 par les pionniers de la thérapie familiale (Grégory Bateson, l’école de Palo Alto…) et, qui reprend le concept de « génogramme », crée le "génosociogramme" en y alliant sa formation psychanalytique. Dans son best-seller "Aie mes aïeux" elle écrit "Rappelons que le professeur Henri Collom a développé à Dakar (et ramené à Nice en 1978) la technique du génogramme, issue des réflexions de Moreno".

    Suivant ce qu’elle en avait décrit, le patient répétait un comportement, guidé par une "loyauté familiale invisible". Cette fidélité se rompt, la plupart du temps, quand elle devient consciente et donc visible, ce qui a des effets auto-libérateurs. Personne n'a certes le droit de mettre en doute ce que le patient aura découvert (notamment) comme syndrome d'anniversaire, et peu importe qu'il apparaisse, éventuellement, qu'une telle découverte ne repose pas sur des faits réels ; comme déjà dit plus dans mon commentaire précédent, seul compte leur valeur auto-thérapeutique et, ici, c'est le résultat positif qui compte. La psychogénéalogie n'a pas les mêmes finalités que la recherche scientifique, par exemple.

    Travaillant depuis plusieurs années dans l'accompagnement de cancéreux en phase terminale, Anne Ancelin-Schützenberger a observé, de nombreux cas où cette maladie se répète à l'âge ou un parent a eu la même maladie ou un accident ou un choc psychologique. Ce syndrome d'anniversaire a été vérifié statistiquement par la Dre Joséphine Hilgard, médecin et psychologue aux États-Unis, qui a étudié les dossiers de plusieurs milliers de malades soignés dans des hôpitaux psychiatriques américains.

    En France encore, la Dre Monique Bydlowski, psychiatre-psychanalyste et chercheuse à l'Inserm, a fait des constations analogues dans une étude sur les dates d'accouchement dans le service du Pr Papiernick, à la maternité de Clamart puis à celle de Port-Royal, à Paris. Dans un entretien rapporté par Nina Canault, dans son livre Comment paye-t-on les fautes de ses ancêtres (Ed. DDB), elle assure : "Tous les jours, je vois des dates d'accouchement ou des dates de conception qui commémorent la mort d'un parent ou d'un aïeul ou d'un premier enfant dont on n'a pas pu faire le deuil." Elle a fait des observations similaires, lorsque la grossesse n'est pas menée à terme, mais aussi par rapport à l'apparition de différentes maladies.

    Le psychanalyste Didier Dumas, qui a fait des constatations similaires en travaillant avec des enfants psychotiques, préfère parler de syndrome de répétition : il a observé des problèmes qui se répètent non pas au même âge ou au même jour, mais lorsqu'un enfant occupe la même place dans sa fratrie que celle d'un frère ou d'une sœur d'un de ses ascendants, étant décédé ou ayant eu des problèmes similaires.

    Plus de détails et liens internes sur : http://www.retrouversonnord.be/syndrAnniv.htm

    "Répéter les mêmes faits, les dates ou les âges qui ont construit le roman familial de notre lignée est une manière pour nous d’être fidèles à nos ancêtres (...), une façon de poursuivre la tradition familiale et de vivre en conformité avec elle"
    Pr Anne Ancelin Schützenberger

  • Enfin, pour ceux qui douteraient que de telles mémoires transgénérationnelles existent réellement, en voici une des preuves scientifiquement reconnues : ce que nous, psychothérapeutes observons empiriquement quotidiennement, semble enfin être reconnu par la science médicale conventionnelle !

    "Un fantôme dans nos gènes":

    "Nos gènes seraient susceptibles d'être modifiés par des événements extérieurs."
    "la "mémoire" génétique d'un événement peut traverser les générations"

    Un film diffusé sur ARTE F, rubrique "ARTE Sciences" a fait le point sur les travaux de chercheurs, qui pourraient bouleverser notre appréhension de l'être humain" ; il montre que "selon les chercheurs en épigénétique, nos gènes seraient susceptibles d'être modifiés par des événements extérieurs...

    "À la fin des années 1990, la communauté scientifique se prend à rêver : grâce au décodage du génome humain, on pourra bientôt guérir toutes les maladies ; l'ADN est une bible qu'il suffit de savoir lire pour comprendre le fonctionnement de l'organisme. À l'époque, on estime le nombre de gènes humains à cent mille. Très vite, au fur et à mesure que le décodage progresse, le chiffre décroît. "Finalement, explique Michael Skinner, de l'université d'État de Washington, on s'est aperçu que l'homme n'avait pas plus de gènes qu'une vulgaire plante !" À peine trente mille : pas de quoi expliquer la complexité de son fonctionnement ! (...)

    Soit la transmission ne se fait pas uniquement par les gènes ; soit un gène est modifié par son parcours antérieur et conserve, en quelque sorte, la mémoire de sa propre histoire. Cherchant à valider ces hypothèses, les scientifiques font alors une autre découverte : les gènes semblent disposer d'une sorte d'interrupteur qu'un simple changement d'environnement (choc émotionnel, carences alimentaires, etc.) serait susceptible d'activer ou de désactiver.

    Et la position de l'interrupteur se transmet d'une génération à l'autre. Ainsi, la "mémoire" génétique d'un événement peut traverser les générations sans que les intéressés en soient conscients. La question n'est pas seulement de savoir de quels gènes nous avons hérités. Il faut aussi se demander s'ils sont activés ou pas. En résumé : dis-moi ce que mangeait ta grand-mère, je te dirai qui tu es ! "

    Vidéo de l'émission ici : http://www.artevod.com/player.do?method=playSample&mediaId=13310

    Source et liens internes :
    http://www.retrouversonnord.be/reconnaissance_medecines_alernatives.htm#nos

  • @ Baudoin: le lien est:

    http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2009/07/15/la-therapie-de-la-memoire-retrouvee-et-les-faux-souvenirs-in.html

  • @ Baudoin: Je partage votre analyse, et en effet il y a des "marqueurs" d'événements qui ne sont pas écrits dans les gènes. Un domaine d'exploration fascinant.

    Et: "peu importe qu'il apparaisse, éventuellement, qu'une telle découverte ne repose pas sur des faits réels ; comme déjà dit plus dans mon commentaire précédent, seul compte leur valeur auto-thérapeutique et, ici, c'est le résultat positif qui compte. La psychogénéalogie n'a pas les mêmes finalités que la recherche scientifique, par exemple."

    En effet. Et c'est une des difficultés à aligner la démarche psychothérapeutique et une démarche judiciaire.

    PS: merci pour les liens.

  • voici un lien interessant avec une petite vidéo sur les psys et leurs commerces...quelques uns dénoncent leurs professions,mais certains s'en cache..
    http://programmes.france3.fr/a-la-carte/index-fr.php?page=integrales&emission=923

  • @Claire: la vidéo que vous renseignez concerne le sujet "les médicaments qui tuen" et effectivement plutôt que s'en prendre à des psychothérapeutes dont aucune statistique n'existent pour déterminer ceux qui faites et pour cause (peu de cas à disposition), ne vaut-il en effet de donner des statistiques, celles-là de sources incontestées sur l'effet mortifère des médicaments et des traitements médicaux.

    Histoire de parler VRAIMENT des nuisances effectives en matière de santé plutôt que de s’adonner à une stérile chasse aux sorcières contres les psy !

    Voici qui a de quoi plus qu'ahurir :
    A avant tout, pour ne pas jeter l’enfant avec l’eau du bain reconnaissons que la médecine apporte certes des réponses surtout probantes en chirurgie réparatoire et en médecine urgentiste et là, BRAVO !

    En revanche je ne sais pas comment "elle fait" pour se mettre en adéquation avec le serment d'Hippocrate ("primum NIL nocere"
    "d’abord en nuire en RIEN et pas "NON nocere" comme on l'avance erratiquement trop souvent)

    face à des statistiques qu'elle donne elle-même et qui sont incontestées :
    le très sérieux "Journal of the American Medical Association" (JAMA) (N° 284 du 26 juillet 2000) se basant sur des statistiques officielles, a été établi que la 3ème cause de mortalité, aux Etats-Unis, était "les médecins et la pharmacie" (effets mortels des traitements et médicaments) : 250.000 morts par an, sur la seule prise en compte des malades hospitalisés.

    Cependant lorsqu'on décompte la totalité des morts de « maladies » iatrogéniques, à l’hôpital, ce chiffre dépasse les 280.000 morts par an. Avec les morts provoqués par la chimiothérapie et la radiothérapie, cela devient alors la 2ème cause de mortalité (USA) !

    De tels chiffres sont transposables en France vu l'apparentement des systèmes officiels de santé ; avec une proportion de 1/1000 on arrive alors au moins à 60.000 morts par an et donc quelque chose comme le crash total d'un avion de la capacité d'un Airbus A 320 tous les trois jours, rien que pour la France !

    Une statistique plus récente fait placer sans doute de la seconde place à la première place la médecine conventionnelle comme cause de mortalité : un rapport américain, publié en mars 2004 dans Life Extension Magazine, a fait le point de cette évolution, en rassemblant toute la littérature médicale des États-Unis dans une étude rigoureuse et détaillée.

    Selon ce rapport, intitulé "La Mort par la médecine/" établi par le Dr Gary Null, le Dr Carolyn Dean, le Dr Martin Feldman, le Dr Debora Rasio et Dorothy Smith, docteur ès sciences, "la médecine conventionnelle est devenue LA PREMIÈRE CAUSE DE MORTALITÉ HOSPITALIÈRE aux Etats-Unis", qui comptaient 230 millions d’habitants en 1990 et un peu plus de 281 millions au recensement d’avril 2000.

    Plus de détails : http://www.retrouversonnord.be/chimiotherapie.htm#jama

  • Jai poste un commentaire circonstancié à propos de l'article écrit par homme libre "La Thérapie de la Mémoire Retrouvée et les faux souvenirs induits" auquel il renvoyait dans un de ses commentaires ici :
    http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2009/07/15/la-therapie-de-la-memoire-retrouvee-et-les-faux-souvenirs-in.html

  • AFSI
    Maison des Associations du 13è
    11 rue Caillaux
    75O13 PARIS
    Téléphone 06.81.67.1O.55
    afsi.fauxsouvenirs@wanadoo.fr

  • Ok, merci.

  • Je rappelle quand même que plusieurs malades ont abandonné leurs traitements et sont morts aujourd'hui!!!
    Il faut quand même faire confiance à la médecine aujourd'hui

  • @hommelibre qui écrit : « Je rappelle quand même que plusieurs malades ont abandonné leurs traitements et sont morts aujourd'hui!!!
    Il faut quand même faire confiance à la médecine aujourd'hui »

    Ce que vous utilisez pour défendre (inconditionnellement) de la médecine conventionnelle se base sur un argument qui ne tient ps la route car on pourrait aussi le retourner de la manière suivante à la faveurs des approches dites alternatives (dans certains cas certes) :
    « je rappelle quand même que plusieurs malades ont pu survivre parce que précisément ils ont abandonné leurs traitements » :

  • C'est une Association qui reçoit toutes les victimes de toute la France, et donne des conférences pour les ADFI qui le désirent.
    Que des Associations se gardent leurs victimes sans collaborer, n'aide en aucun cas les victimes qui pourraient avoir les mêmes soucis.
    AFSI est en lien avec PSYVIG

  • @ Baudoin: ce n'est pas moi qui ai écrit cela... Mais pas grave.

  • @Hommelibre : excusez-moi pour la méprise mais elle est dû à l'espace indentique qui se trouve entre la mention du posteru, son post et la mention du posteur suivant.

  • Pas de soucis!

  • @vali:
    L'intérêt de se fabriquer de faux souvenirs est de réussir à trouver, dans une société ultra-libertaire, les responsables de nos problèmes.
    Autrefois, les individus étaient moins libres qu'aujourd'hui:
    - celui qui n'était pas satisfait de sa profession ne pouvait pas facilement en changer, mais il pouvait se dire qu'il n'avait pas pu faire d'études ou pas pu reprendre le domaine familial parce qu'il était le cadet de la famille ou parce qu'il était une femme (ou, au contraire, qu'il avait dû faire des études parce qu'il était un homme, ou reprendre le domaine parce qu'il était l'aîné),
    - celui qui n'était pas satisfait de son conjoint ne pouvait pas facilement divorcer, mais il pouvait voir dans son mariage malheureux la cause de ses problèmes.
    Ces explications étaient toujours plus ou moins vraies, et l'individu en retirait une sorte de paix.
    Aujourd'hui, nous avons tous les choix et il est beaucoup plus difficile de rendre autrui responsable de nos malheurs (ce qui est l'un des mécanismes (viciés) de la survie humaine), et les faux souvenirs permettent aux personnes insatisfaites de trouver le responsable de leur mal-être.
    Ce n'est pas un hasard si ces faux souvenirs sont apparus dans la foulée de l'idéologie libertaire des années 60-70.

  • @lord acton

    Merci pour ton explication. Oui difficile en effet finalement de bien comprendre le pourquoi du comment. Mais ce débat mérite d'être soulevé, en oubliant, toutefois, pas que nombre de souvenirs enfouis ressurgissent comme je l'ai dit par le biais d'évènements importants et/oui lors de thérapies, et sont tout à fait fiables et véridiques.

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