La burqa, ou la paranoïa des relations hommes-femmes

Le débat ouvert sur la burqa doit aller au fond du problème, à savoir quel type de relations hommes-femmes nous souhaitons voir dans nos pays où des générations d’hommes et de femmes se sont battues pour disposer d’une certaine liberté.

Burqaface2th.jpgOr on est loin du compte avec les tenants d’un islam rigoriste, salafiste principalement, tel qu’il s’expose sans pudeur dans certaines villes de France. A Vénissieux par exemple,

«les femmes portant le niqab - voile noir intégral - circulent presque sans choquer. Beaucoup les connaissent. Elles ont grandi dans le quartier. Elles ne se heurtent aux règles de la République qu'aux guichets de la mairie. «Les incidents sont quotidiens», se lamente Hélène Mexis. Responsable de toutes les formalités administratives à Vénissieux, elle est en première ligne. Pour le renouvellement de la carte d'identité ou du passeport, la photo tête nue entraîne de violentes protestations : «Ils nous accusent de racisme, nous menacent de représailles.» Certaines femmes refusent finalement de se découvrir. Elles restent sans pièce d'identité. Mais c'est à l'occasion du dépôt des dossiers de mariage que les agents sont confrontés «à des hommes qui, bien souvent, monopolisent la parole et refusent que leur future compagne ne se découvre». Or les textes sont clairs : les fonctionnaires doivent vérifier l'identité des futurs conjoints et mener l'entretien à visage découvert pour mieux cerner si l'union n'est ni contrainte ni feinte. Enfin, la célébration doit se dérouler tête nue.»
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Combien sont-elles?

«Au total, dans cette banlieue de 60 000 habitants mitoyenne de Lyon, elles seraient «plus d'une centaine», selon le maire communiste André Gérin. Une des concentrations les plus importantes de France. «La burqa est la pointe de l'iceberg. Dans certains quartiers, toutes les relations entre hommes femmes sont sous surveillance. L'islamisme nous menace réellement», explique l'élu, comme pour justifier le séisme qu'il a provoqué en réclamant une commission d'enquête parlementaire.»

Et selon la journaliste:

«Près de la mosquée Essalem, bungalow enchâssé dans les bâtiments HLM, des adolescents commentent. «Une femme ne peut pas être près d'un homme sans que Sheitan (satan) ne rôde», dit un garçon. Son frère accompagne son épouse «partout».

Voilà bien ce que développe cette mouvance rigoriste: la paranoïa dans les relations de couple. C’est-à-dire des relations fondées sur la maladie mentale, dont les symptômes sont: suspiçion par principe, jalousie exacerbée, droit sur la vie de la femme. Et cette maladie est encouragée culturellement.

burqa3.jpgJusqu’à quand vivront-ils et elles dans cette contrainte intériorisée ou imposée de force? Combien faudra-t-il de martyr pour libérer l’islam de ses tyrans?

D’ici-là, je ne crois pas au relativisme culturel qui ferait accepter pour d’autres ce qui est inacceptable pour nous. Quand nous nous rendons dans d’autres pays, nous respectons leur culture. Nous devons attendre la réciproque.

La burqa, voir satan rôder dès qu’une femme approche un homme, c’est une maladie, une maladie mentale érigée en dogme culturel. C’est de la paranoïa.

 

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Catégories : société 48 commentaires Lien permanent

Commentaires

  • Pour reprendre une expression souvent utilisée à la TV par certains défenseurs de l'Islam chez nous, les musulmans qui exigent ou acceptent que les femmes portent ce genre de vêtements font preuve d'un mépris total de "la sensibilité" culturelle ou religieuse du pays qui les accueille. Or, en dehors de toutes autres considérations (plus importantes j'en conviens volontiers) notre sensibilité vaut bien la leur.

  • L'UDC c'est pas mieux, d'ailleurs ils gueules contre, mais à Genève, ils ne font absolument sur ce qu'il se passe sur les quis et dans les bordel des Paquis !
    Alors camenbert

  • Je reçois des commentaires, mais qui n'apparaissent pas ici. Je ne comprends pas ce qui se passe et j'en suis désolé, car il y a quelques commentaires que je souhaite poser.

  • Je n'ai qu'un commentaire de Mère et un de Maurice, pourtant dans mes courriels Mayaz est d'accord avec Vali et Laurent. Voyez-vous aussi les commentaires de Elian, Leclerc, Antisthène? Ils sont dans ma boîte mail mais pas dans ma page blog.

    SOS webmaster!

  • Bonsoir Hommelibre,

    Heu... c'est pt-être parce que vous regarder pas sous le bon billet que vous voyez pas les comm. des personnes mentionnées ??

    (?_?)

  • Hommelibre, disparus sous une burka? Traître de burka :-p :)))))))))

  • Loredana... Raaahhh, oui je me suis gentiment mélangé les pinceaux...

    Pffff... (grand éclat de rire!)

  • Teufel! Nom de Bleu! Ce n'est pas une culture, c'est une religion! on m'ojectera les théories de Levy-strauss et autres grands anthropologues,etc. concernant ce terme. Eh bien, oui, Teufel!Pour obliger à respecter les autres formes d'organisation sociale avant et pendant la colonisation, le terme de culture fut utilisé, de manière à englober comme un tout, le moindre particularisme, afin de proteger.
    Nous ne sommes plus dans le même contexte historique, ou alors au bord de l'inversion de celui précité. Il est donc nécessaire de redéfinir les notions de culture, religion, moeurs, us et coutumes! Cette redéfinition, permettrait de savoir de quoi on parle préciséement, c'est à ça qu'en principe sert le langage, définir, don limiter.
    Sans quoi, préparez les serpillières (et non l'aspirateur), il va y avoir du sang à éponger... et il y en a déjà pas mal qui le fut depuis les années 80, tiens, tiens, juste après... l'Iran.
    Bien à vous tous

  • Désolé pour les fautes de frappe, surtout, question de stress... Merci.

  • les Britanniques acceptent mieux la burqua mais leurs communautés vivent aussi dans des quartiers ghettoisés ce qui est tout aussi préjudiciable. La France se questionne. Pour ma part et ceci pour des questions de sécurité, de socialisation et de principe, on ne doit pas accepter la burqua, le voile suffit largement pour suivre les préceptes islamiques.

  • Un brin d'humour.
    Ne vous en déplaise, mais les gribiches obèses qui squattent nos plages devraient elles aussi porter une burka.
    La vue de ces femmes hautement impudiques à comme résultat de briser les verres (minéraux) des porteurs de lunettes.

  • D'accord avec hommelibre sur le fait que ces pratiques sont de l'ordre du désordre mental.
    L'endoctrinement à ce niveau se transforme en pathologies dangereuses, surtout pour la femme réduite à si peu de choses et potentiellement victime de graves représailles si elle n'applique pas au doit et à l'oeil le dictat de leurs pères, maris, frères.
    Je concois que parfois nous soyons un peu diablesses, nous les femmes, mais de là à nous coller un satan dès que nous frôlons un homme....aie aie aie je sens que je brûle déjà en enfer

  • 1. La religion fait partie de la culture.
    2. Mon texte, sans intérêt par ailleurs, faisait allusion aux jérémiades (j'ose l'expression, quitte à froisser la sensibilité de certains musulmans) de Tariq Ramadan, qui, à l'époque de sa plus grande médiatisation ne cessait d'accuser ses concitoyens suisses (?) de heurter la "sensibilité" de ses coreligionnaires à propos de tout et de rien. Apparemment nos "sensibilités" à nous sont d'un ordre inférieur. Cette appropriation du mot s'est faite en premier, si ma mémoire ne me trompe pas, à l'époque où le pièce de Voltaire "Mahomet ou le fanatisme" devait être représentée à Ferney-Voltaire. La prochaine trouvaille linguistique fut le terme de "islamophobe" appliqué à toute personne critiquant un aspect de la tradition islamique. Cela fait donc un islamophobe de toute personne qui trouve déplacé, répugnant ou inacceptable le port de la burka dans nos pays, ou qui se permettent de le considérer comme un signe de fanatisme religieux. A la même époque, le même prédicateur nous apprenait qu'avoir peur de l'Islam était ridicule, probablement parce que toutes nos valeurs occidentales qu'il exécrait ne lui inspiraient pas la peur (sentiment probablement réservé aux femmes), mais une saine haine (je n'ai pas résisté à l'allitération).
    4. Bonjour redbaron. J'espère que vous vous portez bien.

  • @mère pouvez vous nous parler de la situation de la femme juive en europe surtout celles qui sont conjoints de religieux ?connaissez vous au moins la tradition juive et la place de la femme ?parlez nous du principe de chasteté et les récits bibiliques et evangiliques traitant de la femme ?
    parlez nous de la piéce de voltaire vous qui aimez vous paradez sur les blogs?


    je permet de partager ça avec vous

    le Rav Szmerla, juge du Tribunal Rabbinique de Strasbourg a écrit : « La Halakha (loi juive) est sans équivoque sur le sujet, et l’élection d’une femme à une fonction au sein des instances dirigeantes communautaires comme le Consistoire est contraire au lois de la Torah ».


    PressInfos : - Devant la détresse des agounot, en particulier des messourevot guet, c’est à dire des femmes à qui les maris refusent de donner le guet (l’acte du divorce religieux), les années passent …et les drames persistent et demeurent.

    Sonia Sarah Lipsyc : - Il y a effectivement une dissymétrie dans la loi juive orthodoxe actuelle dans la mesure où, si une femme comme un homme peut demander le divorce, seul l’homme peut l’accorder. Le Tribunal rabbinique peut inciter un homme à donner le guet mais ce dernier doit le donner de son plein gré, sinon le guet n’est pas valable. Une femme peut ainsi attendre des semaines, des mois, des années toute une vie. Pendant ce temps, si elle a des relations sexuelles, elle est considérée aux yeux de la loi juive comme une femme adultère car elle est une agouna , littéralement une femme ancrée à son statut de femme mariée. Si malgré tout, elle aspire à une vie affective et sexuelle, et qu’elle a des enfants avec un autre homme juif, ceux ci seront considérés comme des mamzérim (des enfants illégitimes) ce qui veut dire concrètement qu’ils n’auront pas le droit de se marier avec des Juifs mais uniquement avec d’autres mamzérim et des convertis et ce pour des générations ! A l’inverse, un homme qui refuse le guet à sa femme ou dont la femme n’accepte pas le guet, n’est pas considéré comme un adultérin dans le cas où il aurait des relations avec une femme célibataire ; les enfants issus de cette union passagère ou pérenne seront Juifs à part entière. Sans compter qu’il peut se remarier religieusement avec l’autorisation de trois rabbins s’il est séfarade ou de plus s’ils est ashkénaze. La mesure est exceptionnelle mais elle existe, c’est pourquoi nous avons malheureusement des cas de bigamie religieuse dans nos communautés. Il arrive aussi fréquemment que des maris vendent leur guet à leurs femmes contre écus sonnants ou exigent qu’elles renoncent à des acquis octroyés par le divorce civil.

  • @ redbaron: je veux bien redéfinir le mot culture. Je prend le concept de culture selon la définition de l'Unesco:

    « La culture, dans son sens le plus large, est considérée comme l'ensemble (En théorie des ensembles, un ensemble, désigne intuitivement une collection d’objets (que l'on appelle éléments...) des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l'être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances. »

    Au plan individuel, la culture est l’ensemble des connaissances acquises, l’instruction, le savoir d’un être humain.

    Au plan collectif, la culture représente également l’ensemble des structures sociales, religieuses, etc., et les comportements collectifs tels que les manifestations intellectuelles, artistiques, etc., qui caractérisent une société."

    D'une manière générale, la culture est l'émanation intellectuelle, mentale, des humains. Une méthode architecturale fait partie de la culture. Elle est donc perçue comme un ensemble de notions et valeurs dans un groupe ou une société qui a développé cette mentalisation, cette représentation abstraite, avec parfois des influences qui lui ont donné des particularités.

    Dans ce sens, la religion comme système de croyance et comme injonction comportementale fait pour moi partie de la culture. Cela dit, je suis d'accord de faire avancer ma compréhension et de préciser et distinguer les choses, et j'aimerais vous lire à ce sujet.

    L'organisation des moeurs et les coutumes, dans la définition plus haut, font partie de la culture.

    Concernant la burqa, les éléments que j'ai pu lire sous la plume de divers connaisseurs du coran précisent qu'elle n'est pas une injonction religieuse. Mais elle est associée si étroitement avec une représentation religieuse des relations hommes-femmes que pour certains salafiste, refuser la burqa est refuser l'autorité de l'homme, du mollah et de dieu.

    Mais elle n'est initialement qu'une coutume.

    @ Mère: d'accord avec vous, en parlant en terme de "sensibilité". Cette notion de sensibilité, qui est une accumulation de valeurs et pratiques définies au cours des siècles, suffirait à lui seul (à mon avis) à valider notre mode de vie, et à refuser un mode de vie non conforme à nos valeurs. Si l'on veut à tout prix faire du relativisme culturel et par grandeur d'âme laisser des femmes porter la burqa en toutes circonstances, on doit alors aussi admettre l'excision et la lapidation. Cette notion de "sensibilité" est donc importante et pas du tout insignifiante.

  • @ fredo: merci pour ce commentaire instructif et utile. J'ignorais ce dont vous nous faites part. Là encore, les lois de nos société, nos moeurs, doivent avoir une priorité sur les lois d'origine des personnes.

  • Je suis tout à fait d'accord avec vous! Excellent. Ce sont des extrêmistes frustrés et maladivement jaloux. L'homme a toutes les libertés et la femme toutes les contraintes. Quelle belle religion!

  • Bonjour hommelibre!

    Je rejoins Fredo, j'ai vu à Hébron les conditions de vie des femmes juives orthodoxes. Elles n'ont rien à envier à leurs soeurs (ne leur en déplaise) musulmanes.

    Par contre, une femme juive n'a pas besoin de se couvrir pour entrer dans un synagogue. Il faut leur laisser cela...

    Le Ying et le Yang: je connais une musulmane portant le voile, active en politique en Suisse romande qui retardera son voyage dans son pays natal car, m'a-t-elle dit: jamais je ne louperai un premier août! J'aime tant mon pays!

    Ca va gêner un Octave, qui éludera bien sûr la question pour en poser une autre...c'est tout un art que d'essayer d'être convaincant sans arguments...

    Patoucha aussi va éviter d'argumenter en cherchant mes fautes d'orthographe!

  • @magnifiquesun : faux, faux et refaux! Tant qu'un homme n'a pas l'argent nécessaire pour se marier, il ne peut avoir de relations sexuelles. Ce sont donc des frustrés morts de faim, j'en ai fait les frais en Egypte et au Maroc, bien que couverte entièrement sur tout le corps!

    En Arabie Saoudite, hommes comme femmes ne peuvent aller au cinéma ou écouter de la musique.

    Autrement, c'est certain que les hommes ont plus de droits.

    Mais je peux vous dire que le pire pays où une femme peut naître, c'est l'Inde, majoritairement, désolée, hindouiste!!

  • fredo " pouvez vous nous parler de la situation de la femme juive en europe surtout celles qui sont conjoints de religieux ?connaissez vous au moins la tradition juive et la place de la femme ?parlez nous du principe de chasteté et les récits bibiliques et evangiliques traitant de la femme ?"

    Les juifs religieux n'enquiquinent pas le monde comme vous! Ils ne s'imposent ni n'imposent leur religion! Vous faites diversion parce que le sujet vous dérange. Les Juifs religieux n'asservissent pas leur femme et ne l'assassinent pas! Ils ne la rejettent pas non plus pour épouser DES plus jeunes, donc pas de bigamie chez eux! Pour finir, vous me fatiguez avec vos interventions antisémites et je dis Y EN A MARRE!!!

    Vous serez un de ses islamistes qui changent leur prénom pour mieux tromper leur monde?!!!!!!!!

  • J'ajoute qu'ils ne s'implantent pas dans les Pays pour les conquérir en les noyant d'enfants qu'ils font que dans ce but et qui ne sont pas des enfants de l'AMOUR loin s'en faut! Chez les islamistes, un enfant chasse l'autre! Il est ancré dans votre petit tête que la qualité ne vaut pas la quantité!

    Il suffit de voir ce qui se passe en France à chaque fois qu'un voyou meurt dans un accident lors d'une poursuite avec la police ou qu'il se suicide! En revanche, il se tiennent "tranquilles" quand ils brûlent une jeune fille arabe parce qu'elle se maquille et s'habille à l'européenne! Vous voulez faire la loi dans les Pays qui vous ont accueillis!

    Vous ne pipez pas un mot sur les attentats qui font près de 40 morts par jour perpétrés contre des civils par les islamistes en Afghanistan! Vous vous entretuez entre-vous mais là SILENCE!!!!!!!!!

    Il est temps "FREDO" de balayer devant votre porte! Mais c'est un aspirateur qu'il vous faut!

  • @patouch a Israël toujours aussi sensible qu'ont en parle des pratiques de tes coreligionnaires !il faut ce calmer un peu et arrêter de voir des antisémite partout ou votre intolérance est titillée ,mais on a la l'habitude sur presque tout blog de vos commentaires !!!
    revenant a nos béliers alors,je pense perso que la vie d'un homme est aussi importante même si c'est celle d'un voyou comme vous le dites car contrairement a vous je ne considère pas le reste de l'humanité en goyimes bon a l'enfer !!!

  • @hommelibre: ou si je traduis: l'homme se la coule douce sur les terrasses et la femme se la coule difficile dans le champs...

  • ...et avec une burqa si jamais il ne fait pas assez chaud!

  • @myriam, sorry, mais pourquoi les femmes musulmannes se laissent-elles traiter de la sorte? nous ne sommes plus au Moyen-Age! mais peut-être pour certains qui se croient encore aux temps des Croisades et de la lutte contre les infidèles!

  • @magnifiquesun: plusieurs raisons je pense, mais je ne suis pas musulmane!

    1) elles n'ont pas le choix et craignent les hommes, voire la police.
    2) la tradition est tellement implantée socialement, ce qui lave les cerveaux de femmes qui ne vont le plus souvent pas à l'école, ne l'oublions pas. Une femme qui se révolte devra faire face à la vindicte de sa famille, ses soeurs et belles-soeurs en premier. Ces femmes n'imaginent peut-être tout simplement pas qu'une autre vie est possible.
    3) pour certaines, c'est un choix. C'est vrai que concernant la bourka, ce choix doit être rare et est difficile à expliquer. Mais je suis convaincue que plus les bavures anglo-US sont nombreuses en Afghanistan, plus les femmes feront ce choix, par esprit de résistance. Ne nous avait-on pas promis qu'il n'y aurait plus de bourqa en Afghanistan grâce à l'alliance sacrée des occidentaux? La promesse date déjà...

  • Je reviens avec ma question, qui était apparemment restée sans réponses. On confond ici burka, niquab, tchador mais sait-on réellement quel pourcentage de femmes portent la burka (au sens originel du terme) en France? A Genève encore jamais vu en tous cas, à part sur les manchettes des journaux de l'été évidemment...

  • @ Audrey: je ne connais pas les chiffres. Pour la burqa, soit l'habit entier en deux pièces ou le voile sur tout le corps, qui recouvre tout y compris le visage avec un treillis (voir images du billet) cela semble très peu. J'en ai vu très exceptionnellement sur les quais. Mais il est en augmentation en France, avec un refus de la part de celles qui le portent de l'ôter pour faire une carte d'identité ou pour le mariage civil qui doit être fait tête nue. Le niqab est le voile qui cache le visage sauf les yeux, et qui s'ajoute à l'habit. Pas encore très fréquent non plus en France. Le voile est seulement ce qui est posé sur les cheveux laissant le visage découvert. Voilà, à ma connaissance.

  • Oui, j'ajouterais qu'à ma connaissance la burka est de tradition afghane, peut-être aussi portée dans certaines régions du pakistan, ce qui expliquerait qu'on en voit aussi infiniment peu en France et en Suisse, puisque n'ayant qu'une très faible proportion d'immigrés afghans. Je suis étonnée également que nous ayons des touristes afghans fortunés venant étaler la burka pendant les fêtes de Genève. Devaient plutôt venir d'une région plus proche de la péninsule arabique et l'accoutrement devait porter un autre nom. Je serais tentée de dire que, comme en 2003 où l'on avait regroupé sous l'appelation "tchador" tous les foulards islamiques, on fantasme aujourd'hui sur le terme de Burka, qui est certes sûrement une réalité pour quelques françaises ce qui est déjà triste en soi, mais qui sert surtout de mots repoussoirs pour des réalités très diverses. C'est finalement aussi simpliste que la vision de certains musulmans qui tendent à réduire les Européennes à un string, comme si on se baladait à poil dans la rue toute la journée.

    Ca ne concerne pas votre billet en fait, mais cette polémique sur fond de rien (d'été et d'angoisse de la page blanche des journalistes sûrement) commence à me hérisser les poils...de la barbe évidemment ;-)

    C'est pourtant pas compliqué: la même loi pour tous et toutes. Si refus et bien pas de carte d'identité et pas de mariage civil. Par contre tête nue êtes-vous sûr? Moi qui rêve depuis toute petite d'un somptueux chapeau style Macdowell dans quatre mariage et un enterrement... Que le visage doive être reconnaissable et visible je comprends, mais tête nue cela m'étonne

  • @ Audrey: Tête nue, c'est ce que j'ai lu de commentateurs de la loi française. Mais un diadème peut y trouver sa place, n'en doutons pas... Voire un piercing qui cache cette barbe malencontreuse... Et si vous citez Andy MacDowell, vous faites mouche: j'aime beaucoup cette actrice pour son talent et parce que je la trouve en plus très, très belle... Halle Berry, Andy (dis-moi oui!!!...), Nicole Garcia, Sandrine Bonnaire... et quelques autres... aaaahhhh, je crois que je devrais avoir un harem... (hum... elle ne lit pas sur mon épaule, ouf!).

    Sur la burqa, le débat est venu du maire de Vénissieux qui a demandé la création d'une commission parlementaire sur le sujet, suite aux problèmes rencontrés dans les services de l'Etat. Mais en effet: une loi identique pour tous et toutes. Nos valeurs inscrites dans la loi sont très importantes à nos yeux, nous n'allons pas les affaiblir ou les brader sous prétexte de tolérance. Ce n'est pas de tolérance dont il s'agit ici, mais d'égalité et de liberté!

  • Egalité et liberté. Exactement sous le soleil. Si de jeunes artistes de banlieues commencent à crier des anathèmes épouvantables sur les filles ou les garçons adultérins, c'est que la parano religieuse prend de l'ampleur. Merci hommelibre de votre article et des commentaires qu'il a suscité. Il faut arrêter cette histoire de burqa chez nous. Ce n'est pas de la tolérance. C'est de la démission devant nos valeurs de liberté, d'indépendance individuelle, de droit à quitter une femme ou un homme qui ne nous convient plus ou qui nous déçoit trop. Le combat des Lumières, de Voltaire, de Diderot, se poursuit à notre époque. Ne nous mettons pas à plat ventre devant les barbus, les directeurs de conscience, les fausses personnes qui nous veulent du bien alors qu'elles nous font du mal. La culture se défend par la liberté d'expression et si la qualité de celle-ci baisse et se dirige du côté de l'intolérance, du rejet, du racisme, alors cela signifie que nous n'avons pas fait bien notre travail d'ouvreurs de piste dans la jungle des idées parfois très épineuses...

  • @ pachakmac: visiblement le travail des Lumières n'est pas fini, ou n'est pas encore intégré au point d'être un fait indiscutable. Le boulot continue!

  • @ Hommelibre

    le travail des lumiéres était fini, mais on assiste a un retour en arriére.
    notre société occidentale fonctionne maintenant sur des valeurs féminines.
    on rend les armes on baisse notre froc devant les barbus sous prétexte de tolérance.

    «http://www.polemia.com/article.php?id=1196

    Le Premier Sexe », par Eric Zemmour
    Il est possible d’être journaliste au « Figaro » et anticonformiste. Eric Zemmour en a déjà apporté la preuve. Il récidive dans un court pamphlet incisif et iconoclaste : «Le Premier Sexe».

    La thèse est simple : le « deuxième sexe », décrit il y a plus d’un demi-siècle par Simone de Beauvoir, est devenu le premier. Et même le seul. « L’homme est une femme comme les autres » et « le père… une mère comme les autres ». Audiard, Ventura et Gabin sont morts et Michel Blanc incarne le nouvel idéal masculin. On est passé du monde du « Clan des Siciliens » à celui de « Trois hommes et un couffin » ou de « Je vous trouve très beau ». Les causes de cette mutation radicale sont nombreuses.

    La plus lointaine remonte à la grande ordalie de 1914 qui a dévalorisé les valeurs guerrières par sa débauche d’offensives vaines et d’héroïsme inutile. Dans la foulée, les femmes ont découvert l’usine et le féminisme. Et le féminisme l’arme absolue en disqualifiant le « macho ». L’idéologie 68, « peace and love », a permis une nouvelle avancée des valeurs féminines. Et le capitalisme, puissante machine créant et vivant de l’indifférenciation, y a trouvé son compte ; les femmes sont devenues des producteurs comme les autres, tirant le coût des salaires à la baisse ; et les hommes des consommateurs comme les autres, créant de nouveaux débouchés aux multinationales de la fringue et de la frime. Les pygmalions du monde nouveau sont les homosexuels – pardon : les gays – et les images qu’ils véhiculent à travers la mode et la publicité façonnent les esprits et dévirilisent les hommes. L’homme moderne, ouvert à la publicité, s’épile, se pomponne, se parfume, s’achète des dessous et des bijoux et tout ça c’est bon pour la croissance !

    Les conséquences de cette évolution sont nombreuses. C’est l’affaiblissement, sinon la disparition, du modèle masculin traditionnel : l’individu combatif, conquérant, courant des risques. Le sentimentalisme remplace l’énergie, l’émotion, la raison, la compassion, le conflit.

    Sur les ruines de l’individu s’érige une nouvelle valeur : le couple. La société vit à l’ère de la « couplisation » éphémère qui prend la place de la famille inscrite dans la lignée de l’hérédité et de l’héritage. Dès qu’ « il y a un problème dans un couple », il se brise au détriment de la famille et des enfants. Dans cette société féminisée, où le « couple » est l’alpha et l’oméga de la vie sociale, il y a « de plus en plus d’enfants sans pères et donc sans repères ».

    Dans cette société féminisée, la politique, qui est conflit, qui est combat (la distinction ami/ennemi, chère à Carl Schmitt), s’éloigne de son champ d’origine. Le vote n’est plus utile, il est futile. Longtemps « macho », Jacques Chirac devient et redevient président de la République, en se coulant dans la communication soft et conforme que lui prépare sa fille. Les priorités de son quinquennat sont la lutte contre le cancer, la lutte contre l’insécurité routière, la lutte contre le handicap, bref, un « beau programme pour président du conseil général ».

    Cette évolution (involution ?) produit aussi une perte de dynamisme de la société qu’Eric Zemmour attribue moins au vieillissement qu’à la féminisation : car la femme conserve, elle ne crée pas, elle ne transgresse pas. L’érection (si l’on ose dire) du « principe de précaution » en principe central de la société ne va pas, il est vrai, dans le sens de l’innovation et de la rupture !

    Dernier point soulevé par Eric Zemmour, la persistance de modèles masculins chez les minorités ethniques et religieuses. Ainsi « Le jeune Arabe est le non-dit le plus lourd de la société française » car « il appartient à un univers ou les hommes ne sont pas féminisés ». L’auteur retrouve ici une thèse développée par Alain Soral dans « Misères du désir ». Eric Zemmour voit même dans l’agression dont furent victimes de la part de Noirs et d’Arabes des jeunes Blancs, lors de la manifestation lycéenne du 8 mars 2005, une conséquence de la féminisation : pour lui c’est moins comme « riches » ou comme « blancs » qu’ils furent tabassés que comme « jeunes hommes gonzéifiés et méprisés ». C’est aussi à travers la féminisation de la société qu’Eric Zemmour interprète la crise identitaire des « jeunes juifs des quartiers populaires » qui « ont, eux aussi, trouvé une virilité par procuration, ils sont sionistes ». Eric Zemmour n’en parle pas, mais il y a aussi d’autres groupes de jeunes hommes blancs virils ou machos : skinheads, supporters de foot, militants d’extrême droite, mais ceux?là sont, il est vrai, d’autant plus marginalisés qu’ils sont l’objet d’une répression très sélective.

    Au terme de l’ouvrage on s’interroge avec l’auteur sur les suites possibles du phénomène ainsi décrit : la disparition programmée par crise démographique et crise d’énergie d’un peuple français féminisé ? Son remplacement par les minorités ethniques restées viriles ? Un réveil progressif des modèles masculins, comme on l’a vu aux Etats-Unis où l’idéologie cow-boy remplace progressivement le féminisme des années 70 ?

    Le livre d’Eric Zemmour irritera beaucoup. Il n’est exempt ni de parti pris, ni de contradictions. Mais il pose de vraies questions. Et il réhabilite un genre littéraire bien viril : le pamphlet.

    Andrea Massari
    © Polémia
    10/03/06

    Après que les plus hautes autorités religieuses musulmanes ont déclaré que les vêtements qui couvrent la totalité du corps et du visage ne relèvent pas du commandement religieux mais de la tradition, wahhabite (Arabie Saoudite) pour l’un, pachtoune (Afghanistan/Pakistan) pour l’autre, allez-vous continuer à cacher l’intégralité de votre visage ?




    Ainsi dissimulée au regard d’autrui, vous devez bien vous rendre compte que vous suscitez la défiance et la peur, des enfants comme des adultes. Sommes-nous à ce point méprisables et impurs à vos yeux pour que vous nous refusiez tout contact, toute relation, et jusqu’à la connivence d’un sourire ? Dans une démocratie moderne, où l’on tente d’instaurer transparence et égalité des sexes, vous nous signifiez brutalement que tout ceci n’est pas votre affaire, que les relations avec les autres ne vous concernent pas et que nos combats ne sont pas les vôtres.



    Alors je m’interroge : pourquoi ne pas gagner les terres saoudiennes ou afghanes où nul ne vous demandera de montrer votre visage, où vos filles seront voilées à leur tour, où votre époux pourra être polygame et vous répudier quand bon lui semble, ce qui fait tant souffrir nombre de femmes là- bas ? En vérité, vous utilisez les libertés démocratiques pour les retourner contre la démocratie.

    Subversion, provocation ou ignorance, le scandale est moins l’offense de votre rejet que la gifle que vous adressez à toutes vos sœurs opprimées qui, elles, risquent la mort pour jouir enfin des libertés que vous méprisez. C’est aujourd’hui votre choix, mais qui sait si demain vous ne serez pas heureuses de pouvoir en changer. Elles, ne le peuvent pas... Pensez-y.

    Elisabeth Badinter

    hebdo.nouvelobs.com

    Contrairement à Caroline Fourest, Elisabeth Badinter a tout compris sur les enjeux du voile et de la burqa
    mardi 14 octobre 2008, par Christine Tasin, Lucette Jeanpierre



    Il est des moments où, malgré la déception, la colère et le ressentiment, on jubile et on se sent réconcilié avec l’humanité.

    Pour cela il suffisait d’écouter deux interview radiophoniques qui avaient lieu presque au même instant, vendredi matin 10 octobre, sur deux radios différentes.

    D’abord, sur RTL, celle d’Elisabeth Badinter (1). Quatre minutes de vrai bonheur. Quatre minutes gouleyantes, rassurantes et encourageantes pour tous les défenseurs de la laïcité mais aussi, et surtout, pour tous ceux qui sont soucieux de voir respectées l’intégrité et la dignité féminines.

    En effet, interrogée à propos de la décision de la Halde de justifier l’exclusion de femmes portant la burqa de cours de français dans le cadre de l’intégration, Elisabeth Badinter a dit clairement, sans ambiguïté, avec des mots disant son horreur, ce qu’elle pensait de l’uniforme préféré des talibans : "une prison pour les femmes" et un signe de "discrimination féminine", n’hésitant pas, sur une question du journaliste, à affirmer, tranquillement et avec force, que la lutte contre la burqa et la lutte contre le voile c’était la même chose.


    Et elle a ajouté deux arguments de choc dont le bon sens est évident : porter le voile, c’est non seulement "un signe terrible d’incivilité, mais aussi d’impolitesse", puisque c’est, forcément, ne pas faire ce qu’exige "le respect minimum de l’autre, à savoir lui montrer son visage" et elle a pris l’exemple des accompagnatrices voilées de sorties scolaires, qui constituent "un exemple inacceptable donné aux enfants", mais c’est aussi refuser l’intégration car "nous avons un devoir, celui d’enseigner à ceux qui viennent vivre dans notre pays non seulement la langue mais aussi ses valeurs".

    Comment dire ici notre jubilation quand, à la question faussement naïve du journaliste, s’indignant que l’on exclue ainsi les femmes voilées, Elisabeth Badinter a eu ce cri du cœur, qu’elle a répété avec force : "c’est elles qui s’excluent !", rappelant que nous étions là pour donner à nos enfants le signe de NOS valeurs et que vouloir devenir Français, c’est, obligatoirement, vouloir CES valeurs… parce que l’on ne peut pas avoir rejeté, il y a quelques années, le spectacle des Afghanes voilées, "cette horreur" et "laisser ÇA s’installer en France."

    Le "ÇA" employé par Elisabeth Badinter dit tout : c’est ce qui m’est étranger, c’est ce que je ressens comme barbare, c’est ce que je méprise car contraire aux droits de l’homme/femme, c’est ce dont je ne veux pas, c’est ce qui me ramène en-dessous de l’humain. Oui, Elisabeth Badinter, vous avez cent fois raison, nous sommes fiers des luttes menées par nos ancêtres de 1789, par des Louise Michel ou des Simone de Beauvoir ;au nom de quoi cet héritage serait-il un poids et une exclusion ? Par quelle perversion de la pensée en est-on arrivé à pouvoir même poser la question ?

    Bien évidemment, cohérente avec ses propos, Elisabeth Badinter réclame l’interdiction de la burqa, en France. Elle ne tombe pas dans le piège du « voile acceptable » et de la « burqa inacceptable », et amalgame les deux tenues.

    Merci, Madame Badinter, il est bon d’entendre une intellectuelle parler clairement, sainement, sans langue de bois, des enjeux de "la guerre du voile".

    Par contre, sur France Culture, Caroline Fourest nous a, une fois de plus, horripilé : elle a évoqué l’affaire du gîte des Vosges et la condamnation de Fanny Truchelut, qu’elle a tenté de justifier dans une logorrhée verbeuse fort inquiétante quant à ses motifs (2) !

    Certes, elle n’a pas été aussi loin que celle que certains appellent la « Caroline Fourest belge », Nadia Geerts (3). Cette dernière a cru bon d’écrire, sur son blog, dès le lendemain du procès un article intitulé « Un verdict qui renforce la laïcité ». Quel titre honteux ! Si elle était cohérente, elle devrait se dire que le fait que Fanny n’ait pris que la moitié de la peine du premier jugement est un recul de la laïcité ! Faut-il rappeler que Caroline Fourest, dans le même esprit, avait osé titrer, après le verdict d’Epinal, « Un jugement sévère, qu’il nous faut accepter ».

    Néanmoins, la rédactrice en chef de Prochoix, dans son émission matinale, n’a pas craint de manipuler l’auditeur en présentant l’affaire de façon plus que biaisée, voire caricaturale : elle a inventé une Fanny Truchelut "décomposée" devant le voile de ses hôtesses, elle la décrit comme "ayant paniqué" devant la tenue de ses hôtes ! Pas bien solide, la Fanny, aux yeux de Caroline, et puis fille du peuple un peu simple, incapable de maîtriser ses sentiments à la vue d’un voile !

    En verve, Caroline n’a pas hésité à affirmer que "LOGIQUEMENT", Horia Demiati était partie dès que Fanny avait demandé qu’elle enlève son voile dans les parties communes. Horia Demiati, le Mrap et la LDH doivent boire de telles paroles, qui les encouragent à poursuivre l’offensive dans tous les secteurs de la société. Bien sûr, brillante intellectuelle parisienne donneuse de leçons, elle se permet de tancer Fanny, pauvre fille des Vosges, qui, isolée, abandonnée de tous (à cause de qui, Caroline ?), aurait eu tort d’accepter un soutien aussi douteux que celui de Villiers.

    On ne peut que déplorer quelques approximations curieuses, quand elle qui affirme froidement que "Fanny va peut-être fermer son gîte". Peut-elle vraiment ignorer qu’il est fermé depuis deux ans, et que c’est une des raisons de l’absence de revenus de Fanny ?

    Faut-il par ailleurs rappeler qu’elle n’a jamais daigné écrire une phrase sympathique sur la propriétaire du gîte ? Au mieux, elle continue à la faire passer pour quelqu’un de simple, au pire elle a relayé l’équation simpliste : Fanny = Varaut = Villiers = intégriste catho ! Fallait-il la laisser seule, abandonnée de tous ? Fallait-il l’abandonner à l’extrême droite ? Fallait-il taire ce que signifie pour toute femme, en France, comme Elisabeth Badinter l’a justement rappelé, le port d’un voile ?

    Naturellement, Riposte Laïque n’est jamais cité, mais largement évoqué. On se fait encore allumer, et, après avoir entendu Caroline, la cause est entendue, nous sommes de dangereux intégristes laïques.

    Mais la bougresse ne s’est pas arrêtée là ! Et d’entonner le discours convenu de la gauche bien pensante, de la "tolérance", du "refus de la discrimination en raison de la religion", de la nécessité de "respecter les libertés individuelles", osant même parler d’exigences de la démocratie, considérant qu’interdire le voile serait "répondre à la tolérance par l’injustice" !!!

    Bien sûr, elle est incapable de comprendre ce qui se passe dans la France et dans l’Europe du XXI° siècle. La laïcité de Caroline Fourest, c’est non au voile à l’école, mais oui au voile à l’université, dans la rue, sur les lieux de travail, dans les sorties scolaires, dans le gîte de Fanny, dans une auto-école, etc. Oui au voile partout où les islamistes ont décidé d’aller au bras de fer pour l’imposer. Jamais un mot contre l’invasion de la burqa en France !

    C’est Elisabeth Badinter en personne qui répond le mieux à ces arguties, sur l’autre radio : l’injustice, c’est la prison réservée aux femmes ; la discrimination c’est celle qui oblige un des sexes à se cacher ; la démocratie c’est préserver l’héritage des lumières ; la liberté individuelle c’est celle de ne pas imposer à quiconque la vue d’une stigmatisation, fût-elle politique, religieuse ou philosophique.

    Elisabeth Badinter est une vraie républicaine, une vraie laïque. Dès 1989, elle n’a pas hésité à condamner l’attitude de toute la gauche, lors de la première affaire du voile, à Creil. A l’époque, Catherine Kintzler était à ses côtés. Nous n’en regrettons que davantage l’évolution d’une philosophe qui défend aujourd’hui le droit de porter le voile à l’université. Elisabeth Badinter ne s’est pas fait que des amies, dans les milieux féministes, en critiquant la loi sur la parité, et le discours victimaire hostile aux hommes de quelques militantes. Mais sur la symbolique du voile et de la burqa, contre l’égalité hommes-femmes, contre l’intégration, contre la laïcité, son discours républicain et féministe est d’une clarté dont devraient s’inspirer Caroline Fourest et Catherine Kintzler.

    Christine Tasin et Lucette Jeanpierre

  • Merci pour ces derniers textes. Elisabeth Badinter est évidemment une véritable philosophe, qui ne se soucie et ne se soumet pas aux modes pour se faire aimer de tous. Elle donne ainsi l'exemple d'une pensée saine, qui connaît la nécessité du doute et de la remise en question dans la démarche vers plus de vérité, sans pour autant succomber à l'acceptation du n'importe quoi dans une paralysie mortelle pour les valeurs essentielles que cette démarche à choisi librement et sans peur. ll y a une lâcheté générale à ne pas défendre les acquis de notre culture, tout en en critiquant sans complaisance ses défauts; pour l'améliorer là où c'est possible, avec un esprit de réalisme et non dans le délire d'un idéalisme de rêve qui ne fait que laisser la place à ceux qui désirent des régressions intolérables. A vouloir éviter tout conflit on ne fait que rendre possible des défaites graves, comme on laisse s'installer dans une certaine jeunesse des comportements antisociaux sous prétexte de ne jamais contraindre.

  • "Si l'on veut à tout prix faire du relativisme culturel et par grandeur d'âme laisser des femmes porter la burqa en toutes circonstances, on doit alors aussi admettre l'excision et la lapidation."
    Vous avez raison, et je m'élève vigoureusement contre l'identification du relativisme culturel avec le laisser faire n'importe quoi, n'importe quand et n'importe où (on peut allonger la liste). Dans une perspective anthropologique, le relativisme culturelle consiste d'abord à accepter que des valeurs et des pratiques d'autrui qui nous pourrions avoir tendance à vouloir exclure du champ de la culture parce qu'elles nous paraissent sans intérêt, étranges ou répugnantes, font effectivement partie de la culture de cet autrui, ethnie groupe ou peuple généralement étranger. Il faut les aborder avec respect d'abord, car y toucher c'est toucher à l'identité de ceux qui les pratiquent, ce qui implique une prudence et une retenue dont nos ancêtres colonisateurs ont rarement fait preuve.
    Cela ne nous interdit aucunement cependant de porter des jugements de valeurs quant à ces croyances et pratiques, en fonction de nos propres valeurs, ou de préférence en fonction de valeurs aussi universellement acceptées que possible, tout en restant conscient que nous devons aussi accepter que des jugements soient portés sur les nôtres. Intervenir par la force dans une autre culture, ne serait-ce que pour en éradiquer des faits abominables devient très délicat à l'aune de ce qui précède. C'est la tâche que le Tribunal pénal international essaye d'accomplir dans certains domaines et dans certaines limites.
    La compréhension et le respect dont j'ai parlé plus haut ne nous oblige en aucun cas à accepter chez nous des valeurs et des comportements étrangers à notre culture, sous le prétexte fallacieux que toutes les cultures se valent (ce qui est une forme dévoyée de relativisme culturel), ou parce que nous ne nous donnons plus le droit de défendre notre propre identité. C'est à ceux qui viennent chercher refuge chez nous de faire l'effort de s'adapter, et c'est accessoirement à nous d'examiner librement si nous trouvons dans leur culture des aspects qui peuvent enrichir la nôtre sans la mettre en danger.

  • @ Mère: je partage pleinement votre vision, et je pense aussi que nous devons défendre nos propres valeurs avec détermination. Comme vous le dites plus haut, on entend souvent critiquer ce qui ne va pas sans valoriser les acquis. Tout est perfectible. Ce n'est pas une raison pour s'auto-flageller et renoncer à ce qui fait notre culture depuis des siècles, et où ma foi la notion (universelle) de liberté est plutôt bien développée.

  • La Badinter souffrant du syndrome de Fachoda tout comme la Fourest sont des femmes vivant hors de toutes les vicissitudes de la vie quotidienne et ne sauraient être des phares de la pensée. De plus, ce n’est pas leur athéisme qui en fait des modèles à suivre… , sauf pour celles qui ont appris à naviguer dans les eaux troubles des femmes sentant le patchouli et la perte blanche.

  • @ Bonjour Mére

    par votre propos vous avez bien résumer la pensée d'élisabeth Badinter, que je partage moi aussi puisque j'ai mis le texte

  • 2lisabeth badinter suite

    Oui, car le mode de pensée communautariste s’étend de jour en jour face à l’inertie républicaine. Depuis plus de dix ans, la République a plusieurs fois plié le genou devant le différentialisme. De crainte d’être accusée d’intolérance ou d’ethnocentrisme, elle a, selon les cas, laissé faire (le port du voile à l’école), combattu mollement (l’excision, ou la polygamie des nouveaux arrivants) ou, au pire, officialisé (la différence des sexes inscrite dans la Constitution). Aujourd’hui, nous voyons monter en puissance le différentialisme religieux, qui non seulement est source de guerre entre les communautés, mais utilise cyniquement le différentialisme sexuel pour le retourner contre les femmes. Beau résultat !

  • Femmes musulmanes REVOLTEZ-vous!! Arrêtez de vous faire traiter comme ça on est plus au moyen-âge lol!! moi ça me choke kan je vois des femmes avec des foulards, ou des especes de combinaisons alors qu'il fait super chaud!! Profitez de la vie koi c vrai!! Et les hommes sont en short trankilles!!On est en France, on s'est battu pour les droits de la femme alors arrêtez d'être soumise à ce point!!ça me révolte vraiment!!J'aimerais trop leur enlever leur espèce de combinaison et leur dire koi dès que j'en voit une mais bon !!

  • J'ai oublié d'ajouter que hier g lu un commentaire d'une fille musulmane qui défendait à fond les burka (ou combinaisons plutot loool!!) en disant "c pour la pudeur et tout et tout..." C'est FAUX,, totalement FAUX!! ces femmes subissent une pression de fou par leurs maris et pères et si elles ne portent pas cet espèce de truc elles se font taper ou elles ont plus le droit de sortir (perso, si GT obligé de porter ça, je sortirais pas de chez moi...) je trouve ça honteux.

  • NON A LA SOUMISSION!! REVOLTEZ-VOUS!! SOYEZ DES FEMMES!!

  • Loute tu devrais poster tes commantaires sur des sites identitaires comme :

    http://www.bivouac-id.com/

    http://www.fdesouche.com/

    et au passage prend des cours de français à la Migros.

  • "Lettre a celles qui portent volontairement la burqa

    Après que les plus hautes autorités religieuses musulmanes ont déclaré que les vêtements qui couvrent la totalité du corps et du visage ne relèvent pas du commandement religieux mais de la tradition, wahhabite (Arabie Saoudite) pour l'un, pachtoune (Afghanistan, Pakistant) pour l'autre, allez-vous continuer à cacher l'intégralité de votre visage ?

    Ainsi dissimulée au regard d'autrui, vous devez bien vous rendre compte que vous suscites la défiance et la peur, des enfants comme des adultes.

    Sommes nous à ce point méprisables et impurs à vos yeux pour que vous vous nous refusiez tout contact, toute relation, et jusqu'à la connivence d'un sourire ?

    Dans une démocratie moderne, où l'on tente d'instaurer transparence et egalité des sexes, vous nous signifiez brutalement que tout ceci n'est pas votre affaire, que les relations avec les autres ne vous concernent pas et que nos combats ne sont pas les vôtres.

    Alors je m'interroge : pourquoi ne pas gagner les terres saoudiennes ou afghanes où nul ne vous demandera de montrer votre visage, où vos filles seront voilées à leur tour, où votre époux pourra être polygame et vous répudier quand bon lui semble ?

    En vérité, vous utilisez les libertés démocratiques pour les retourner contre la démocratie. Subversion, provocation ou ignorance, le scandale est moins l'offense de votre rejet que la gifle que vous adressez à toutes vos soeurs opprimées qui elles, risquent la mort pour jouir enfin des libertés que vous méprisez.

    C'est aujourd'hui votre choix, mais qui sait si demain vous ne serez pas heureuse de pouvoir en changer.

    Elles ne le peuvent pas ... Pensez y

  • si tout les femme etai comme elle ocune meuf serai violer

  • delire anti-islamique.

  • Le visage est attirant ..... Les vêtements moulants montrant les formes du corps sont attirants ..... Mes soeurs se protègent contre toutes pensées mal saines ..... et certe Allah le tout puissant jugera inch allah ... Je suis de tout coeur avec Mes soeurs salafistes mash allah coeur pieux coeur vertueux donc coeur heureux .....

    et si on parlait de vous ... le bikini et tous se qui s'y rapportent .... qu'on voit si bien dans les plages ou à la télévision pourquois on l'interdit pas pourtant des enfants regarde bien cela.... et vous trouvez cela normal !!!!! ce monde est voué au diable starfellah ..

  • "Le visage est attirant ..... Les vêtements moulants montrant les formes du corps sont attirants ..... Mes soeurs se protègent contre toutes pensées mal saines ..... et certe Allah le tout puissant jugera inch allah ... Je suis de tout coeur avec Mes soeurs salafistes mash allah coeur pieux coeur vertueux donc coeur heureux ....."

    Divertissant.

    Ces femmes seraient donc emburkanées dans le but de tenter de désamorcer les pulsions sexuelles des mâles musulmans frustrés ? Si tel est le cas, ne serait-il pas plus judicieux de soigner ces pervers à coup de bromure ou éventuellement de les castrer plutôt que d'infliger une peine de prison à vie à ces malheureuses innocentes ?

    " et si on parlait de vous ... le bikini et tous se qui s'y rapportent .... qu'on voit si bien dans les plages ou à la télévision pourquois on l'interdit pas pourtant des enfants regarde bien cela.... et vous trouvez cela normal !!!!! ce monde est voué au diable starfellah .."

    Pour moi, St Trop ou la mecque, c'est vite vu.

    Je crois que vous conviendrez du fait qu'Adam et Eve étaient des créatures de dieu, n'est-ce pas ? Pensez-vous qu'Eve ait débarqué emburkanée ou bien était-elle le diable, toute en seins et rondeurs voluptueuses ? Ce n’est pas bien de critiquer l’œuvre de dieu, vous risquez fort, selon vos propres préceptes, d’être damné pour l’éternité.

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