Quand le soleil s’éteindra

Le soleil est une étoile moyenne. Sa durée de vie est connue grâce à sa composition, sa masse et l’importance des réactions thermonucléaires qui s’y passent.


AMA2009logo.jpgOn sait que notre étoile finira en naine blanche dans environ 5 milliards d’années. Avant cela elle sera passée par le stade de géante rouge, de plus en plus chaude et de plus en plus grosse. Son diamètre maximum sera proche de l’orbite terrestre.

La Terre perdra progressivement son atmosphère, avant de s’assécher totalement. Elle deviendra alors un désert. Plus le soleil grossira, plus sa croûte sera brûlée. Là, soit elle sera entièrement consumée par le soleil, soit elle sera épargnée et finira sa vie en cailloux de l’espace, dans un ciel à la luminosité crépusculaire.

Notez, on a encore quelques milliards d'année de tranquillité...

 

Voici une vidéo d’animation à ce sujet:


 

2009, année mondiale de l'astronomie.

 

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Catégories : Univers 15 commentaires Lien permanent

Commentaires

  • "Les animaux seront les premiers à souffrir de la chaleur, car il ne pourront pas se protéger aussi bien que les humains." (...) "Mais même à ce stade, il est probable que les humains peupleront encore la planète."

    C'est assez drôle de penser que l'homme existera encore dans un milliard d'années ! C'est faire de l'anthropocentrisme. L'Homo Sapiens n'existe que depuis 200'000 ans. La lignée Homo depuis quelques millions d'années. Pour rappel, il n'y a que 65 millions d'années que les dinosaures ont disparu ! Alors 1 milliard d'années, ça paraît quand même très long...

    A part ça, j'ai bien aimé ce reportage. Continuez à envoyer ce genre de sujets scientifiques, j'apprécie beaucoup.

  • @ Kad: Merci. En effet, quelle sera la place de l'humain dans ce scénario? Dernier apparu, fragile, combien de temps survivra-t-il? Un milliard d'années... sans compter le réchauffement, les épidémies, les glaciations, les astéroïdes, et comme vous dite les disparitions d'espèces pas si anciennes que cela. Anthropocentrique, oui!

    Bien à vous.

  • Que de suppositions..................
    Vivons intensément le temps présent et attelons-nous aux problèmes actuels ! A mon avis, ce serait plus sage !!!!!!.et il y a bien à faire !!!!!!!!!!...............
    Amitiés
    Coucou

  • Je me suis souvant demandé si les robots et autre technologies cybernétiques,n'était pas une façon inconsciente de l'homme de préparer sa déscendence ou les machines prendront le relais une fois l'homme disparu?

    Pour ce qui est du soleil,il est techniquement possible de rallonger sa vie de plusieurs millards d'années.Il suffirait de touiller l'hydrogéne présent à la périphérie du noyaux thérmonucléaire.Commme quand ont touille son café.Celà permetterait d'alimenter le coeur du soleil.Le seul hic,comment y accéder?

    D.J

  • John, pour que les calculs des savants soient justes, vous ne le dites pas, mais il faut présupposer que la mécanique de combustion suit un rythme régulier, ou qu'aucun facteur extérieur ne puisse jamais intervenir sur le soleil. Savez-vous que si on calcule la durée de vie normale d'un être humain à partir de la dégénérescence naturelle et régulière de ses cellules, on atteint 120 ans, ce que n'atteint presque jamais l'être humain? Savez-vous aussi que si on calculait la taille d'un crâne d'un nouveau-né à partir du rythme de croissance des trois premières de l'embryon et de la tête embryonnaire, on obtiendrait les dimensions du globe terrestre? Les conjectures, c'est un peu facile, mais si on découvre qu'en aucun cas les corps soumis à des mouvements, ou à une évolution, ne le sont d'une façon régulière, on peut soudain découvrir que les calculs sont des indications, peut-être, mais ne peuvent pas être pris pour argent comptant. Le rythme d'extinction du soleil peut ralentir ou s'accélérer selon les cas. On n'en sait rien.

  • @ coucou: oui, vous avez raison, d'ailleurs nous sommes dans le présent et nous devons faire avec. Mais je trouve intéressant de savoir d'où nous venons et où nous allons. Savoir que notre espèce est limitée dans le temps, et peut-être bien avant que la Terre soit inhabitable, est un point de vue philosophique riche en méditations. Bien à vous.

    @ D.J: j'ignorais qu'il serait possible de faire durer le soleil plus longtemps. Imaginez quelle taille de cuillère il faudrait pour touiller le soleil... (=|=)

    @ Rémy: oui, tout calcul est basé sur un présupposé de régularité et de prévisibilité. Je pense qu'à l'heure actuelle, les calculs en astrophysique sont assez fiables. Mais il y a forcément toujours des inconnues, d'ordre interne à l'étoile ou d'ordre externe par des influences, collisions, etc. Il peut s'en passer des choses en 4-5 milliards d'années! Il semble cependant que les scientifiques sont à même de déterminer quel type d'étoile est relativement stable et quel autre peut être sujet à diverses fluctuation. Et il semble que notre soleil est plutôt stable. Mais bien sûr, nul ne peut prédire l'avenir de manière infaillible, quelle que soit la qualité des calculs réalisés.

  • "@ D.J: j'ignorais qu'il serait possible de faire durer le soleil plus longtemps. Imaginez quelle taille de cuillère il faudrait pour touiller le soleil... (=|=)"

    L'astrophisicien Huber Reeves consacre dans un chapitre de son ouvrage "Patience dans l'azur" ed.le seuil.La pssibilité technique de ralonger la vie du soleil.

    D.J

  • @ D.J: merci pour l'info. Ce sera une lecture de vacances, j'apprécie beaucoup Reeves.

  • Ce même Hubert dans ce même livre fait un calcul assez simple qui montre que le quart de l'eau sur terre pourrait théoriquement permettre de déplacer l'orbite de la terre afin de gagner quelques milliards d'années...

    Mais bon, il y a 2 ou 3 problèmes à résoudre, c'est certain, mais ils reste 4-5 milliards d'années pour trouver des solutions. A condition bien sûr que nos descendants parviennent à survivre jusqu'à ce moment, ce qui personnellement m'indiffère complètement...

  • Personnellement, John, je ne vous le cache pas, je ne crois pas tellement en la régularité de quelque évolution que ce soit. La régularité implique pour moi l'idée de répétition, ce qu'on avait dans l'astronomie traditionnelle. Mais à partir du moment où on observe un cas unique, et non la répétition, mais au contraire les transformations de ce cas unique, je pense qu'on se leurre en tablant sur une régularité. Il vaudrait mieux parler d'espérance de vie du soleil à partir du rythme d'évolution actuel, plutôt que de présenter la chose comme une prévision similaire en exactitude à celles qu'on fait par exemple pour les éclipses: car en réalité, cela n'a rien à voir. Mais enfin, ce n'était pas le fond de votre billet. Je suis juste un peu déconcerté par le degré de certitude sur l'avenir qu'on peut avoir dès qu'on a réalisé un calcul mathématique. Cela me paraît un peu illusoire.

  • L'Agonie du Monde
    Rongée par une lente et terrible maladie,
    Puis étouffée par une implacable chaleur,
    A son tour notre Terre subira l'agonie
    Que tout astre en ce monde subit à son heure.

    Les rondes infernales d'Uranus, de Saturne,
    Celles de Vénus et de Mars ne seront alors
    Qu'un vague souvenir d'une lueur nocturne
    Dont les dieux cruels auront arrêté l'essor.

    Et dans l'éther glacial, les spectres sidéraux
    De Jupiter, Neptune, Pluton et de Titan,
    Entourés de milliards de débris minéraux,
    Erreront seuls, sans, but, aux confins du néant.

    Alors le Soleil fatigué par ses errances
    Sentira dans ses flancs s'éteindre lentement
    La chaleur génitale qui apporte l'existence,
    Et disparaîtra aussi dans la fosse du temps.

    Ce poème est, je crois, d'un auteur connu pour ses recherches sur
    le parler romand : Yves Hugli

    Philosophiquement, la disparition probable de la terre ne me pose pas de problème. Nous n'en sommes que les locataires de passage et n'avons pas le pouvoir d'y changer grand'chose. Vivons à fond l'instant présent puisque c'est la seule réalité que nous expérimentons, comme dirait St-Augustin (le passé ni le futur n'existant pas).

    L'angoisse que certains peuvent éprouver à cette seule idée, il faut peut-être la voir dans notre propre sentiment échec face à la déreliction de la condition humaine.

    Mais ne qualifie-ton pas aussi l'être humain d' "homo disparitus"?

  • M. Mogenet, on ne peut pas dire que la fin du soleil telle qu'elle est décrite est certaine, mais en revanche, on peut dire qu'elle est fortement probable. Le fait est que toutes les étoiles de la séquence principale à laquelle appartient notre soleil suivent une évolution identique. Il y a donc des centaines de milliards d'étoiles qui suivent cette évolution dans notre galaxie et ce scénario est archi-connu ! Bien sûr, les 5 milliards d'années qu'on fixe comme durée de vie restante pour notre étoile ne sont qu'une approximation. Il s'agira peut-être de 4 ou de 6 milliards d'années au final. Par contre, cette fin est inéluctable, à moins d'une influence extérieure bien sûr.

    Mais il se trouve que les évènements qui ont la capacité de modifier profondément le cycle de vie d'une étoile sont rares. Ce n'est bien sûr pas le cas d'une planète comme la nôtre. Des tas d'évènements peuvent raccourcir fortement la durée de vie de notre planète. Par exemple la collision avec une planète errante. En revanche, pour ce qui est des étoiles, rares sont celles dont la vie est interrompue. Et pour cause, l'énergie nécessaire pour influencer fortement et durablement leur fonctionnement est énorme ! Une supernova à moins d'une année lumière par exemple aurait sûrement des effets désastreux pour la vie sur Terre. Par contre, elle n'aurait aucune influence durable sur notre étoile !

    Disons qu'il faudrait imaginer des évènements rarissimes et terriblement cataclysmiques pour que le scénario présenté ne se produise pas. Par exemple un trou noir qui pénétrerait dans le Soleil, se fixerait en son centre et l'avalerait petit à petit de l'intérieur. Ou une étoile vagabonde qui serait captée par notre astre et se mettrait en orbite si proche qu'il y aurait échange de matière entre les deux étoiles.

  • "Une supernova à moins d'une année lumière par exemple aurait sûrement des effets désastreux pour la vie sur Terre. Par contre, elle n'aurait aucune influence durable sur notre étoile !"

    Heureusement que la plus proche étoile "proxima de Centaure" est à 4 années lumière et qui ne semble pas finir en supernova.

    "Ou une étoile vagabonde qui serait captée par notre astre et se mettrait en orbite si proche qu'il y aurait échange de matière entre les deux étoiles."

    Il y a Vega de la Lyre qui nous fonce dessus à une vitesse de 19 km/s.Heureusement elle se trouve à 26 années lumière.

    D.J

  • Kad, je sais bien qu'on juge de l'évolution du soleil par rapport à l'expérience qu'on a pu avoir de l'évolution des étoiles. Mais cette expérience des étoiles et de leur évolution n'est-elle pas elle-même problématique? Elle est clairement elle aussi une projection de la pensée rationnelle. En fait, je suppose qu'on a essayé d'établir une évolution des étoiles à partir des stades différents des étoiles visibles, et qu'on a ensuite essayé de situer le soleil dans cette évolution. On a présupposé que les étoiles subissaient toutes la même évolution, et que chacune montrait simplement un stade d'évolution différent. Mais en fin de compte, même toute cette construction a les apparences de la logique, elle comporte tellement de présupposés qu'on ne peut quand même pas dire qu'il s'agit de quelque chose de certainement exact. Comme disait l'autre, le vrai n'est pas toujours vraisemblable.

    Cela dit, la vraisemblance n'est pas sans valeur. Mais si on voulait approfondir le débat, on ferait remarquer que Teilhard de Chardin n'avait pas tort, lorsqu'il disait que même projetée dans des millions ou milliards d'années, la fin dernière de l'univers a quelque chose de tragique, qui ne donne pas de perspective vers l'infini. Le milliard d'années est donc aussi quelque peu un leurre. D'une certaine façon, la mort du soleil pourrait aussi bien advenir après-demain. On n'en est pas plus avancé. L'espoir d'une trouvaille technique permettant d'allonger indéfiniment la durée de vie du soleil me rappelle l'impression que j'avais, quand je lisais de la science-fiction, qu'on y croyait que l'éternité allait pouvoir être maîtrisée un jour défini.

    Peut-être que le vrai problème qui se pose à l'humain fait écho à ces répliques de "The Thin Red Line", de T. Malick, à propos de l'amour: d'où vient cette flamme? (Et où va-t-elle?) Quelle est sa cohérence au-delà des corps qui la signalent? Face à ce problème, même cinq milliards d'années disparaissent comme un moment bref, dans la conscience.

    Mais une vision qui s'appuie sur des conjectures vraisemblables, je pense, ne doit pas être regardée comme ayant des bases d'une solidité impressionnante.

  • Erratum: "même SI toute cette construction a les apparences de la logique".

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