Père absent: la souffrance des filles

Ce billet, posté il y a déjà un certain sur La Libre Belgique, a donné lieu à des témoignages  de femmes, jeunes ou moins jeunes, qui m'ont touché. Je le poste à nouveau ici, car c'est un thème qui me tient à coeur.

Les raisons et conséquences de l’absence d’un père dans l’éducation intellectuelle, morale et affective de ses enfants sont multiples. Voici quelques pistes. Ce sont des généralités certes, qu’il faut ajuster selon les cas, mais qui proposent une réflexion pour les parents.

 

 

295609941.jpgQuelques raisons de l'absence

Des pères n’ont pas conscience de la responsabilité qu’implique la paternité, et se mettent eux-mêmes hors-jeu, voire abandonnent famille et enfants. D’autres acceptent que traditionnellement les mères principalement ont été éducatrices, leur laissant l’initiative dans ce domaine. D’autres se sentent peu compétents pour savoir que faire avec leurs enfants. D’autres sont dépressifs, alcooliques ou autre, et ne s’investissent pas dans la relation avec leurs enfants; même présents ils sont comme absents. D’autres sont évacués par la mère ou par certains enfants. D’autres aussi sont mis sur la touche par les décisions de justice dans lesquelles le père n’est qu’un payeur-pourvoyeur et non un éducateur à part entière.


Relation père fille: fondamentale

On parle souvent de l’importance de la relation père-fils. Elle devient souvent prioritaire à l’adolescence, comme au même âge le devient la relation mère-fille. Mais on aurait tort de sous-estimer les liens entre un père et sa fille, depuis la naissance et dans toute l’enfance pré-adolescente.

De nombreuses discussions que j'ai eues avec des pères, des mères et surtout des filles montrent que le manque du père génère une souffrance qui se manifeste de différentes manières.


Relation au père, relation à l’homme

A travers son père, une fille découvre ce qu’est un homme, comment il fonctionne. Elle apprend à gérer la force masculine, à l’apprivoiser, l’amadouer, la confronter parfois. Elle apprend à le relativiser, à savoir qu'il a ses failles et que ce n'est pas grave. Dans le désaccord ou la confrontation elle apprend à poser ses limites, à dire oui ou non.

La fille, qui a construit une partie de son intériorité dans la fusion maternelle initiale protectrice, acquière avec son père la possibilité de mettre sa personnalité en jeu dans le social, à s’extérioriser, à prendre place dans le monde. Elle saura peut-être, grâce à cela, se positionner clairement dans ses relations affectives, amicales et professionnelles.

Grâce au père, et dans de bonnes conditions bien sûr, les filles apprennent à construire peu à peu une relation homme-femme de partenariat, de reconnaissance mutuelle et donc d'égalité de valeur.


La souffrance des filles

La fille dont le père a été absent pour quelque raison, sera en manque de cette affectivité dynamique, constructive et stimulante dont elle a besoin pour grandir. Elle saura moins se positionner dans l’affectivité, sera moins autonome et plus dépendante. Elle cherchera parfois longtemps un homme qui soit aussi son père symboliquement, biaisant la relation amoureuse dès son début. Car une fois devenue adulte affectivement, ce qui adviendra parfois grâce à son couple, elle rompra souvent comme elle aurait rompu le lien filial pour prendre sa vie en main.

L’absence du père nourrit l’attente du Prince Charmant, dont on sait qu’il est un leurre. La fille n’aura pas pu apprendre à relativiser le père, à être en désaccord, voire à être déçue - ce qui est indispensable pour se construire sur ses propres bases. Si elle reconduit cette attente dans le couple, la déception inévitable ne sera pas un facteur de croissance mais d’échec du couple vécu comme un échec personnel, avec ce que cela suppose de perte d’estime de soi et de culpabilité.

Les filles sans père rêvent leur vie, mais n’ont pas eu de modèle pour trouver comment réaliser leurs rêves.

Les filles sans père pleurent souvent tout bas, même quand elles sourient. Elles rêvent de quelque chose qu’elles n’ont pas eu, et qu’elle ne savent pas où retrouver. Car jamais un mari ou un compagnon ne pourra leur apporter cette force initiale du père.

Ce n’est pas son rôle, ce n'est pas son temps.


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Catégories : société 19 commentaires Lien permanent

Commentaires

  • Bonjour Hommelibre,

    Bah je sais pas trop comment le dire, mais votre billet du jour je le "sens" pas... C'est quoi le but ? Comparez les réactions, les vécus des femmes de différents pays ? Cela ressemble à du racolage et devient un peu trop psy.

    Ce commentaire n'engage que moi, ne le prenez pas à mal.

    Cordialement

  • J'ai grandi sans père et le paragraphe "Souffrance des filles" m'a beaucoup touché.Merci.

  • Bonjour Loredana,

    Pas de soucis pour votre commentaire, le désaccord est heureusement toujours permis!

    C'est une ligne générale, bien sûr qu'ensuite chaque situation est différente et que bien des filles se débrouillent sans, mais avec quand-même quelques constantes. Un peu trop psy? En tous les cas, cela a touché plusieurs femmes sur mon autre blog. Le but est de rappeler aux pères l'importance qu'ils ont, et qu'ils doivent assumer. Il est aussi d'inciter les femmes qui ont souffert de cette absence - et elles sont nombreuses - à ne pas attendre du conjoint ce que le père n'a pas donné, le risque d'échec du couple est alors grand. Mais à l'inverse, on peut dire la même chose: un père trop parfait, trop héros, ne laisse plus de place à un conjoint un peu moins héros.

  • C'est bien pour cela que je demandais quel était votre but, Hommelibre, vu que vous aviez déjà eus des réactions (ne vous ont-elles pas satisfait ?) et que les femmes doivent de toute manière composer avec ce qu'a été leur père, idem en ce qui concerne les hommes avec la mère d'ailleurs...

    Car même le père le mieux intentionné du monde, pourra ne pas "convenir" au caractère de sa fille tout comme des pères "absents" n'auront pas d'incidences sur le devenir de la future femme. Bref beaucoup de théorie alors que chaque relation, chaque personne la vit différemment.

  • Je ne crois pas non plus au déterminisme psychologique. Les femmes ne dépendent pas plus de l'imago paternelle dans ses relations avec les hommes, qui sont par nature uniques pour chacune d'elles, qu'inversément, les hommes avec leur mère.

    Le fait est dans l'histoire, beaucoup de pères étaient absents mais pas pour les mêmes raisons que celles d'aujourd'hui. L'homme a mal à sa paternité parfois mais ils sont souvent responsables : n'en déplaise à certains égalitaristes, le statut social a son importance; on voit souvent des hommes, suite à une promotion socio-professionnelle, laisser tomber les enfants d'un premier mariage pour remettre ça avec une autre autre femme, etc, etc.

    Ce qu'on remarque la plupart du temps, c'est que lors de séparations, l'enfant est réifié, le père règlant ses conflits contre son ex en justice en brandissant ses droits de père alors qu'en réalité l'enfant reste la dernière personne écoutée. C'est l'époque qui le veut mais ça n'est pas normal...

  • @ Micheline: d'accord avec vous, bien des pères n'assument pas leur paternité. Quelles qu'en soient les causes, c'est plus que regrettable. C'est aussi pour ceux-là que j'écris.

    Maintenant, oui chaque situation est différente, mais il y a des constantes, reconnues en psychologie par des gens qui ne sont pas des idiots. L'image paternelle comme poseur de limite et élément de socialisation est assez largement reconnue. Le père qui pose des limites: il le fait plus facilement que la mère (enfin normalement!). De par sa force musculaire, sa voix, il représente davantage la borne incontournable. La mère, bien souvent, de par sa proximité viscérale avec l'enfant, est plus ambivalente à poser les limites, ou le fait avec plus de violence pour être certaine d'être entendue.

    Je pense, comme beaucoup de psychologues, que les modèles parentaux forment une partie de notre représentation. La fille apprend l'homme à travers le père, et le fils apprend la femme à travers la mère. Ne serait-ce d'ailleurs que construction sociale des rôles, cette construction aurait déjà du sens.

    @ Loredana: je trouve que cette réflexion, et les débats éventuels qu'elle peut amener, pour ou contre, méritent d'être repris par période, c'est pourquoi j'y suis revenu.

  • "Ne serait-ce d'ailleurs que construction sociale des rôles, cette construction aurait déjà du sens."

    Là ça mérite une bise, sans le conditionnel c'était parfait ;-). Comme je ne suis pas avare en "soufflets" je ne puis que vous la donner.

    Honnêtement j'ai eu pour ma part dans mon enfance un modèle totalement "inversé", qui m'a pourtant très bien appris le respect de l'autorité. C'est aussi le rôle que donne chaque parent à l'autre, et qui est très vite compris par l'enfant qui détermine son rôle d'autorité. L'autorité n'existe pas en soi, c'est sa reconnaissance qui la fonde, une reconnaissance aussi souvent fondée sur le respect, l'admiration à relier avec l'envie de ne pas décevoir. Quelque soit son sexe il y en a toujours un dont on sait qu'il cède plus rapidement ou qui a abandonné ce rôle au profit de l'autre (le fameux "va demander à ta mère/ton père"). Je ne vais pas vous étonner mais le mieux est encore selon moi que cette autorité soit partagée, que les parents arrivent à créer une image d'autorité qui apparaissent comme un bloc, la parole de l'un ayant le même poids que la parole de l'autre, ce qui évite les situations de dégénérer lorsque l'un des deux n'est pas là.

    D'ailleurs il me semble que ce rôle d'autorité est souvent encore confié à un tiers externe en cas de résistance majeure: le grand méchant loup, le père fouettard ou plus sérieusement une personne réelle qui en impose à l'enfant.

    Je suis néanmoins parfaitement d'accord avec le besoin de pouvoir connaître et avoir une relation privilégiée avec ses deux parents, mais je ne suis pas formellement convaincu par le concept de la "loi du père". Quand on est petit, tout adulte a forcément une force physique qui nous paraît sur-développée, et la "grosses voix" dépend plus de l'intonation qu'on y met que de sa véritable tessiture.

  • @ Audrey, vous me faites rougir! Une bise... Euh... Non rien... (hum... french k...?...)

    §8o)

    Oui, d'accord aussi qu'il est bien que les deux parents puissent faire bloc, en tous les cas sur les grandes lignes de l'éducation. Mais une différentiation est aussi un moteur, un contraste dynamique, qui a du sens. Les père ont longtemps été assignés à prendre le rôle punisseur. Personnellement j'ai quelques difficultés avec cela, mais il faut bien parfois.

    Je ne crois pas que ce soit une rigidité des genres de dire que l'énergie sonore de la voix suscite un ressenti différents. A part cela, je connais pas mal de mère divorcées qui peinent beaucoup avec leurs garçons ados, et un beau-père ne se donne pas les mêmes droits qu'un père, ce qui est normal. Un jour j'ai fait une remontrance très ferme à mon beau-fils qui avait parlé mal à sa mère, mon ex-femme: il m'en a voulu des années! Pour lui je n'étais pas autorisé à prendre cette place, parce que pas son père. Ceci aussi pour dire qu'un père symbolique ne remplace pas entièrement celui qui est perçu comme la racine, le "vrai" père.

    Je sors un peu du sujet mais votre bise m'a troublé...

    %;-)

  • J’ai bien peur que les souffrances des filles, à la suite des absences de pères, n’occasionnent d’autres souffrances… à leurs partenaires… ainsi qu’à elles-mêmes. Mais de ces souffrances là elles pourront, si elles le désirent, être apaisées par de bons conseils conjugaux. Je me demande aussi si des filles de divorce, privées de leurs pères, et aliénées à leurs mères durant des années (voire toute leur vie) puissent être insensibles à la souffrance lorsqu’elles refusent tout contact avec leurs pères diabolisés. J’ai assisté au témoignage (très rare) d’une femme de 28 ans (enfant du divorce en 1980) qui nous avoua qu’elle fut privée définitivement de son père à l’âge de 5 ans. Elle avait eu en horreur toutes ces visites, dans un parloir, durant une heure, tous les 15 jours, avec son père. Depuis longtemps elle voulait continuer de voir son père. Encore aujourd’hui, d’ailleurs. Mais elle n’ose pas lui demander de reprendre la relation. Elle pense, aussi, que ça déplaira à sa mère si elle revoyait son père. Il s’agit bien, dans ce cas, d’un dilemme de conflit de loyauté envers sa mère. Et puis… quoi dire à son père après 23 ans de rupture ? Après 5 minutes de confidence, cette jeune femme fit savoir qu’elle ne voulait plus continuer à parler de cette histoire. Elle se leva pour s’asseoir à côté de son compagnon. Elle se blottit sur son épaule en fermant les yeux, en nous cachant son visage. Un membre de l’Association de Parents Secondarisés continua à lui poser une question. Mais la jeune femme ne bougea pas. Son compagnon nous dit alors : « Vous avez pourtant bien entendu qu’elle ne voulait plus parler de ça… Laissez-la tranquille. ». Je me rendis compte de la grande souffrance que nous avons ravivée en ce court instant d’interview. Jugez-en vous-même.

  • Concernant les constructions sociales des rôles, elles ne sont pas figées en fonction de référants déterminés. Tout comme le féminin et le masculin ne s'arrêtent pas à la simple carcasse visible, la fonction de père ou de mère ne relèvent pas que du sexe du géniteur : il est des pères qui peuvent se montrer maternants tout comme des mères peuvent se comporter de manière tout à fait paternaliste.

    Ce type de scénarios a été véhiculé par une école de psys qui a réussi à un moment donné dans un lieu donné (ça ne viendrait à l'idée de personne d'analyser un Indien de Calcutta avec les références freudiennes d'une certaine Vienne.)

    À part ces précisions fondamentales, je pense néanmoins que beaucoup de très grandes souffrances pourraient être évitées si les gens sont bien aimés, éduqués, protégés et guidés dans leur enfance (plutôt que négligés, livrés à eux-mêmes, jetés dans la vie sans béquille, soit maltraités volontairement). C'est peut-être la seule constante.

  • Bonjour homme libre,

    désolée de vous avoir troublé, ce n'était pas le but, juste de rendre à César ce qui appartient à César, une question de "justice" en somme. Ca manque parfois un peu d'humanité sur ces blogs :-)

    Sur la question des parents divorcés je ne suis pas sûre que ça puisse être considéré comme une simple question d'autorité. Dans le divorce, la perte de l'autre, intervient je pense souvent une sorte de "compétition" instinctive entre les parents pour être le/la plus aimé-e, d'où des difficultés peut-être à faire preuve d'autorité, mais qu'on rencontre aussi je pense chez les pères divorcés.

  • Bonjour Audrey,

    Oui un peu d'humanité fait du bien. Cool. Mais être troublé de cette manière est délicieux... 

    œ:o)

    Pour le divorce, c'est un vrai problème cette compétition. Les pères y sont sujets comme les mères. Il en résulte une éducation qui peut perdre l'objectif premier: rendre les enfants autonomes, sociables, cela au profit d'une course à l'amour très souvent sous-jacente dans ces cas-là.

    Je rejoins sur cette question la proposition des asso de père, qui demandent qu'une médiation soit instaurée en cas de divorce, et cela avant toute décision de justice. En Bavière cela se pratique à l'instigation d'un juge, la médiation est obligatoire, et les parents doivent d'abord poser leurs conflits et mettre le bien des enfants en premier. Ensuite seulement une décision de justice est rendue. Cela donne de très bons résultats, il n'y a quasi plus de dérives post-divorce où les enfants seraient l'enjeu.

    Bonne journée.

  • Bonjour,
    Je suis assez d'accord avec se que vous écrivez par expérience.Depuis ma plus tendre enfance j'ai vainement cherchez mon père. Quand j'en ai trouvé un, que ma mère à formellement dit que c'était le mien, je me suis rendue compte que toute ma vie j'avais un mal être et je ne savais pas pourquoi? Aujourd'hui j'ai 46 ans,un teste génétique négatif est complètement déboussolée. pourquoi? hé oui tout simplement car en plus de se que vous écrivez, l'angoisse que j'avais dans mes entrailles proviennent uniquement que ce "père" n'était pas le mien et que je le sentais inconsciemment.Pour une fille il est très important de savoir qui est son père géniteur car toute sa vie peut en être modifiée.je pense également que personne ne peut se mettre à la place de gens qui vivent ce genre de chose.

  • Une histoire qui va redonner du courage.

    J'ai repris contact avec un papa qui voudrait revoir sa fille. (comme beaucoup d'entre nous).

    Grâce à Facebook, il a retrouvé son fils de son premier mariage. Il a 33 ans et il ne l'a plus vu depuis qu'il était bébé!!!...

    1er rendez-vous le week-en prochain...

    Il recherche activement un logement sur Jambes ou Namur. Si vous pouvez l'aider... (Anne.) http://caroline1234.skynetblogs.be

  • @ Fivaz: merci pour votre témoignage. Situation troublante que ce que vous avez vécu. J'imagine que votre quête n'est pas terminée.

    @ Mimi: bonne chance à ce père!

  • J'ai une petite fille de 5 mois que son papa a reconnu mais il a rompu tous contacts et ne réponds pas à mes sollicitations pour la rencontrer. Très préoccupée pour l'avenir de notre fille. Donnez des conseils. Merci M O

  • La pire chose qui peut arriver à un philosophe c'est :

    Qu'un professeur de philosophie médiocre (Pierre Rochette) dénature sa philosophie sur le rêve pour se partir une « gagne ».

    Je ne pensais pas vivre cela de mon vivant!

    Pierre Rochette a bénéficié d'un accès privilégié à mon processus de création. Il aurait pu faire le choix de faire le bien, en le fessant bien! Il a plutôt choisi la facilité de la tricherie malgré les enseignements que je lui ai donnés.

    Moi, Gérard Cadieux créateur de la philosophie du Wow, père de la formule Wow-T=G3 et auteur du livre " Le Prince a réussi" tiens à me dissocier des activités de "Rêveur équitable" et de ses exploitants.

    Le tout étant fait sans mon consentement.

    Puisse le fatum rattraper les tricheurs et tenir loin de vous les tueurs de rêves! Wow-T=G3 (wow moins la tricherie égale le génie au cube)

    Gérard Cadieux

    Créateur de la philosophie du Wow décrite dans le livre "Le prince a réussi"


    Père de la formule Wow-T=G3

  • DES NOUVELLES
    DU CONTEUR INTERNATIONAL
    SIMON GAUTHIER

    ET DE SON SPECTACLE
    LE VAGABOND CELESTE

    PRESENTÉ
    EN EUROPE

    1ER MARS 2013

    Allo Pierrot, je suis en France.
    Je rentre demain au Québec.

    Il fait froid et humide partout, même dans les lieux publics.
    Il fait gris et un brin de soleil redonnerait du tonus à tout le monde!

    Je voulais te dire que j'ai raconté (ou plutôt) le vagabond céleste est
    passé et a été entendu
    à Quévin (près de LOrient en Bretagne)
    Il a été entendu à la prison de Béthune (Nord de la France) et pas un
    prisonnier ne s'est levé durant le spectacle (comme il est de coutume) les
    gardiens mon dit que c'est la première fois qu'il voyait ca!)

    et le Vagabond à passé à Lille avec son et éclairage, 3 rappels!
    Les gens sont restés longtemps
    et plusieurs larmes d'espoir brillaient dans le noir.

    Plusieurs messages me sont parvenus pour te dire merci!
    Merci!
    Merci!
    ++++

    Autrement la tournée me rentre dans le corps. Un bon brin de fatigue et de
    grippe à la gorge.
    De bonnes tisanes et des amis pour guérir
    +

    +++
    J'espère que tu vas bien et que ton travail de vulgarisateur âme, société,
    gens et pays oeuvre d'art
    va bien!

    On se voit sous-peu
    en mars, si la vie le veut!
    pour aller plus loin!

    Bonne journée
    Simon :+)

    -----
    REPONSE DE PIERROT
    A SIMON GAUTHIER
    CONTEUR INTERNATIONAL DU QUEBEC

    Cher Simon

    Je te prédis un succès international
    parce que tu es un poète-passeur:)))

    Bravo Simon
    longue vie à ta vie d'artiste
    et de conteur international

    Pierrot
    vagabond des mots


    PARIS

    SIMON GAUTHIER
    CONTEUR INTERNATIONAL DU QUEBEC
    SPECTACLE "LE VAGABOND CELESTE"

    25 MAI 2013,
    21 H À 22H 30
    LE PETIT NEY
    10 AVENUE PORTE-MONTMARTRE

    PARIS

    .




    -------

    merci, mais quel bel échange de mots, de tendresse, entre vous et ce poète passeur. J'aime ces découvertes magiques sur internet, ces rencontres...J'aimerais bien être là, à son passage à Paris le 25 mai, qui sait ...

    Merci Pierrot


    -------

    Ici Pierrot, reveur equitable du Québec

    Effectivement, mes 64 ans et mon vagabondage philosophique et poétique ont été bouleversé par ma rencontre avec ce poète-passeur de 38 ans si courageux qu'est le conteur international Simon Gauthier.

    Ce créateur s'est inspiré de ma démarche pour créer quelque chose d'immensément plus grand que ma personne et que j'appellerais un conte philosophique post-moderne, LE VAGABOND CELESTE

    Je n'ai pas vu son spectacle et par pudeur comme par vénération, je n'ai pas l'intention d'y assister. Mais je sais existentiellement qu'un être humain qui pose 4 questions sur scène....

    1- quel est-ton rêve?
    2- dans combien de jours?
    3- qu'as-tu fais aujourd'hui pour ton rêve?
    4-en quoi ton rêve est-il équitable?

    ... est INTENSÉMENT habité par une intention de bienveillance universelle, ce qui suscite toute ma passion hivernale à tenter de le faire connaître par internet

    longue vie à vous et votre blogue

    Pierrot

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    merci encore Pierrot et surtout ne m'oubliez pas envoyez moi des nouvelles de temps en temps, des messages, des lumières de rêves...des poussières de rêves... un peu de poésie...

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  • Ici Pierrot,
    un "Rêveur équitable" du Québec

    magnifique article sur la relation père-fils
    dans le contexte d'un abandon du père
    merci :)))))))

    Dans le cadre du vagabondage poétique
    d'un "Rêveur équitable"
    blogues-musée pertinents mais aléatoires
    pour mon oeuvre littéraire
    pertinente mais aléatoire,

    permettez-moi
    de vous offrir
    une de mes chansons

    ----

    MONTE-ME VOIR MON GARS

    COUPLET 1

    tu m’dis qu’l'économie va mal
    mais qu’tu tiens l’coup à Montréal

    qu’ça vaut pas la peine d’en parler
    qu’ça va aller mieux à fin d’l'année

    au téléphone juste par le ton d’ta voix
    je l’sais qu’t'as perdu ton emploi


    REFRAIN

    un beau soir
    monte me voir
    ton vieux père a encore son poêle à bois
    le vieux shack du temps ou t’étais p’tit gars
    ou ça prenait juste un bon feu
    pour être heureux nous deux
    monte me voir mon gars

    mon gars... mon gars...
    mon gars... mon gars...

    COUPLET 2

    comme nous deux on est pas parleux
    j’ai tout écrit dans un refrain frileux

    la prochaine fois qu’j'te téléphones
    j’aurai mon texte entre mes mains p’tit homme

    une couple de bières dans le gosier
    au cas ou ça voudrait bloquer

    COUPLET 3

    hier chu tombé su l’répondeur
    j’ai eu comme un très gros pincement au coeur

    ta voix disait je suis parti
    marcher toute la beauté de la vie

    j’espère que ça pas trop paru
    les 7-8 bières que j’avais bues

    REFRAIN FINAL

    monte me voir
    monte à soir, si tu peux, à soir
    ton vieux père a lavé le poêle à bois
    y a pu d’poussière dans le shack du p’tit gars
    j’ai même préparé un bon feu
    pour être heureux nous deux
    monte à soir mon gars

    mon gars... mon gars...
    mon gars... mon gars...

    ton vieux pére
    avait écrit
    su l'bout d'papier
    c'te belle phrase-là

    mon coeur me dit
    d'te dire que j't'aime
    mon grand gars

    Pierrot
    vagabond céleste


    www.enracontantpierrot.blogspot.com
    www.reveursequitables.com

    sur google,
    Simon Gauthier, conteur, video vagabond celeste

    www.demers.qc.ca
    chansons de pierrot
    paroles et musique

    Pierrot
    "Rêveur équitable" du Québec

    merci:)))

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