Lettre au Conseil Fédéral - Violence conjugale

Suite à mon billet d’hier sur  le rapport fédéral concernant les violences conjugale, je me propose, et je propose à celles et ceux qui le souhaitent, d’écrire au Conseil Fédéral afin de le sensibiliser aux biais du rapport et à la situation des hommes. Je propose donc ci-après un projet de lettre, que vous pouvez commenter ou compléter par vos commentaires ou modifier selon votre propre conscience, et que chacune et chacun, suisse ou étranger puisse envoyer à son compte au Président du Conseil Fédéral. Je mets en fin de la lettre un lien vers une communication électronique, l’adresse courriel du Bureau Fédéral de l’Egalité, ainsi que l’adresse physique du Conseil Fédéral pour un envoi papier. Le fait que des étrangers concernés écrivent me paraît être intéressant en terme de soutien à l’égalité à travers le monde. Voici donc le projet de lettre, à copier ici et à conjuguer au féminin si c’est une femme qui l’envoie:

ConseilFédéral.jpgConcerne: rapport sur la violence dans le couple

Monsieur Hans-Rudolf Merz, Président du Conseil Fédéral,

Je suis interpellé par le rapport sur la violence conjugale diffusé dans la presse cette semaine. Etant sensible aux problèmes de violence dans la société, je pense que toute initiative pour mieux comprendre et prévenir ce problème est importante.

Concernant le rapport mentionné, je constate qu’il y a dans le public et parmi les chercheurs des divergences sur la méthodologie d’évaluation de cette problématique, sur les chiffres eux-mêmes, sur la fiabilité de certaines sources. Je constate d’ailleurs que le rapport en fait état en fin de la page 10: “Des difficultés méthodologiques empêchent une comparaison pertinente des taux de violence fournis par les différentes études de prévalence.”

Attaché à l'égalité entre hommes et femmes, je constate que la problématique des violences contre les hommes a été écartée, alors qu’il existe au moins une étude fédérale suisse parue en 2004 sous le titre: “Bien-être de la famille”. Cette étude mentionne un taux presque équivalent de violences, y compris physiques, contre les hommes et contre les femmes dans le couple. Il existe également divers indicateurs dans d’autres pays montrant que la violence contre les hommes est tout sauf négligeable.

Je regrette qu’un rapport fédéral fasse une discrimination à l’encontre des hommes. Je rappelle ici que le mandat du Bureau Fédéral de l’Egalité, tel qu’il figure sur son site, est:

  • la promotion de l'égalité entre les sexes dans tous les domaines de la vie, c'est-à-dire l'élimination de toutes les formes de discrimination directe ou indirecte.
  • Nous nous engageons en priorité:
  • pour l'égalité juridique entre les femmes et les hommes ainsi que pour l'égalité des chances et des salaires dans la vie professionnelle, la prévention du harcèlement sexuel au travail en faisant aussi partie;
  • pour une répartition équitable des tâches au sein de la famille et contre la violence dans les couples.


Je demande donc que le Conseil Fédéral mette tout en oeuvre pour éliminer cette discrimination à l'encontre de la moitié masculine de la population et agende rapidement une étude sur la violence envers les hommes dans la sphère privée. Je demande qu'il mette à disposition les crédits nécessaires pour la réaliser. Cette étude pourrait être confiée à des personnes ou groupes représentatifs informés de cette question, avec la possible collaboration du Bureau Fédéral de l’Egalité. Toutefois celui-ci, dans sa composition actuelle (2 hommes pour 13 femmes) et son orientation manifeste de défense des femmes ne me semble pas à même de réaliser cette tâche.

Dans l’espoir de voir cette demande prise en compte dans les meilleurs délais, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, mes salutations respectueuses.

(Signature, adresse,mail)


Adresse électronique du Conseil Fédéral:

http://www.admin.ch/kontakt/index.html?lang=fr

Adresse physique:

Conseil fédéral suisse
Palais fédéral
3003 Berne


Adresse électronique du Bureau Fédéral de l’Egalité:
ebg@ebg.admin.ch

alberto.meyer@ebg.admin.ch

Si nous faisons nombre, peut-être aurons-nous quelque chance d'être entendus.

Catégories : société 36 commentaires Lien permanent

Commentaires

  • D'accord sur plein de choses mais là je m'étonne:

    "Toutefois celui-ci, dans sa composition actuelle (2 hommes pour 13 femmes)[...]ne me semble pas à même de réaliser cette tâche."

    Je suis bien surprise, quoique très contente, de vous voir enfin arriver à la défense de la parité, vous qui, pour vous paraphraser, ne pensiez pas que l'appartenance à une certaine classe de sexe change quoique que ce soit aux revendications ou propositions soulevées!

    Votre retournement illumine proprement ma journée ;-), évidemment j'en attends désormais pareil de vous lorsque ce sont les femmes qui sont minoritaires!

  • Bonjour Audrey,

    Je comprends votre étonnement. Non, je ne défends pas la parité, tant que les élus ou les fonctionnaires travaillent pour la communauté sans discrimination. Mais ici nous sommes devant un biais manifeste, d'où ma mise en cause de la composition du Bfeg.

    Mais croyez bien que si cela la discrimination se passait dans l'autre sens, si des élus ou fonctionnaires prétéritaient les femmes, j'agirais de même.

    Je n'ai pas encore eu le temps de répondre à tout sur les autres billets, mais je vais être un peu plus dispo jusqu'à lundi et je vais m'y mettre.

    Bien à vous.

  • Peut-être bien, mais vous avez directement relié ce biais au sexe des personnes évoluant dans ce domaine. Faudrait-il donc en déduire que les femmes ont un biais à défendre les femmes?

    Ensuite il y a une deuxième raison pour laquelle votre requête risque d'être difficile à mon avis à faire passer au niveau de cette composition. Les chercheurs qui travaillent aujourd'hui dans les bureaux de l'égalités sont des chercheurs qui ont généralement préalablement développé des thèses, travaux, études sur le thème de l'égalité. Par mon expérience universitaire, je remarque que ce thème a moins la côte chez les hommes en situation de produire ce genre de travaux. A la première question d'un possible biais des femmes pour la défense des inégalités vécues par les femmes devrait donc en être rajouté une autre: les hommes sont-ils tendanciellement moins préoccupé par l'égalité?

    Si les chiffres du bureau de l'égalité nourrissent certaines prises de conscience, ils sont loin de dicter ce que doivent penser les gens: preuve en est votre position, preuve en est la tirade sur le génocide masculin opéré par une féminisme "nazi" que j'aurais presque envie de placarder au-dessus de mon lit histoire d'avoir un sourire chaque matin en me réveillant, preuve en est enfin que malgré les dénonciations des inégalités vécues dans la sphère domestique les choses n'ont que peu l'air de bouger. L'OFS, qui si l'on en croit certains intervenants par ici serait devenu un bastion féministe produisant des chiffres frauduleux, n'a ainsi pas peur de parler de "conciliation de la vie familiale et professionnelle" à toutes les sauces, histoire d'éviter de remettre en cause la division sexuelle du travail.

    Le fait que vous considériez l'aveu des limites méthodologiques du rapport comme un problème est frappant à cet égard. Le fait même qu'il les mentionne est au contraire une certaine preuve de bonne foi, il s'ouvre ainsi à la critique et à la vérification, et offre un visage nuancé. C'est une attitude parfaitement saine scientifiquement parlant.

    Je suis d'accord que des enquêtes portant sur les deux sexes devraient être faites à plus large échelle, mais la manière dont vous menez votre combat ne me semble pas saine. Il ne s'agit pas de faire une course au plus méchant comme le disait un autre intervenant, dès lors quel besoin de mettre en parallèle, dans une discussion qui porte sur les violences CONJUGALES, le fait que si les hommes tuent beaucoup plus les femmes que le contraire, les femmes elles tuent beaucoup plus leurs enfants? Non seulement c'est malheureusement parfaitement logique si on tient en considération le fait que ce sont majoritairement les femmes qui s'occupent des enfants au sein des tâches domestiques, mais ça l'est encore plus si on considère tous les cas d'infanticides qui se produisent dans les cas de naissances d'enfants non-souhaités, voir encore considérés comme des "plaies" dans certains pays.

    Parler des victimes de violence conjugale, ce n'est pas mettre en exergue le sexe de leur agresseur comme des êtres dégueulasses, mais s'intéresser aux victimes. En revanche le fait que vous teniez à rétablir "l'équilibre" dans ce que vous considérez comme une mise en cause de la cruauté est intéressant. C'est ce qui ne joue pas pour moi dans votre combat, c'est ce qui me donne l'impression que vous prenez le problème à l'envers et que vous vous livrez, certainement inconsciemment, par-là même vraiment à une "guerre des sexes" en tentant la guerre des chiffres "maris violents" contre "mères infanticides": 1-1.
    A ce jeu là on pourrait finir par comparer la statistique des chauffards à celle des dealeuses, autant dire des problématiques qui n'ont aucun rapport, sauf celui d'administrer indirectement la mort, et l'avantage de montrer que les "méchants" sont des deux sexes, ce dont on se contre-fout quand on cherche à trouver des solutions à des problématiques spécifiques, et ce pour tout le monde.


    Comme l'impression que vous vous trompez de combat parfois...

    Bonne journée

  • Et dire que pendant ce temps, certain(e)s profitent de la vie...
    Incroyable non ?

  • Je souscris à ce texte, sauf :

    - il faudrait ajouter les références précises et le lien de l'enquête Bodenmann (je les ai reproduites dans mon précédent envoi)

    - pour l'étude en question il ne faut pas demander plus d'hommes, mais des personnes compétentes, des scientifiques, si possible exempts d'un engagement trop prononcé dans le domaine des relations entre les sexes.

    Bon courage.

  • @ Antisthène: ok.

    Voici le lien: http://www.bsv.admin.ch/dokumentation/publikationen/00101/index.html

    Pour le Bfeg, je pointe simplement du doigt que la disproportion dans ce bureau est peut-être en lien avec le biais. Cela met en cause le fonctionnement du bureau, les politiques sauront lire. Ajoutez aussi la notion de gens compétents, c'est une bonne idée.

  • Si possible exempts d'un engagement trop prononcé dans le domaine des relations entre les sexes?

    Déjà ce sont des scientifiques, à moins que leurs titres de chercheurs universitaires ne vous suffisent pas. Ensuite, pour traiter de la problématique des relations entre les sexes, je suis au regret de vous dire qu'il est quand même mieux d'avoir quelques connaissances sur le sujet... Vous proposez quoi au juste, d'engager des physiciens et des zoologistes? Histoire d'être sûr que plus rien ne sera fait ni pour les hommes, ni pour les femmes? C'est ça l'égalité?

  • @ Audrey:

    Profession de foi: j'aimerais voir les hommes et les femmes marcher ensemble, main dans la main, dans la même direction. J'aimerais voir les ados, parfois rebelles, garçons et filles. animés du même enthousiasme pour la vie, riant et jouant des jeux délicats de la séduction. J'aimerais défiler avec des hommes et des femmes pour dire non à la violence de couple, soutenant des campagnes communes en faveur des femmes et des hommes.

    Je ne demande pas un monde parfait. J'accepte les malentendus, les déchirures des amants, les combats d'idées. Mais si nous pouvions atténuer quelque peu les guerres idéologiques et autres, j'en serais.

    I have a dream... Mais voilà, le monde n'est pas cela.

    Je reviens sur votre dernier commentaire. Les membres du Bfeg sont des universitaires. Oui, La directrice a fait du droit. Oui, Preuve que les diplômes universitaires ne sont pas une garantie automatique. Je ne me soumets pas aux titres, au rang. Dans le cas de figure dont il est question, l'aveu que les méthodologies posent question n'est pas une honnêteté intellectuelle. Pas quand on écarte une étude de 2004 incluant les hommes et en prétendant que rien n'existe en Suisse concernant les hommes.

    Comment croire à la bonne foi de ces personnes? Leurs passé universitaire, leur appartenance au sérail fédéral, devait justement faire d'elles des garant de la rigueur. On en est loin.

    Alors, choisir des personnes moins orientées sur le sujet, oui. Par exemple je ne pourrais pas en faire partie, ou alors seulement comme consulté. Mais pas besoin de zoologistes pour bien faire. Seulement une honnêteté intellectuelle qui manque cruellement aux deux auteures du Bfeg. Et qui, au vu de leur parcours et de leur position, n'ont pas pu se planter par erreur. C'est un choix, c'est délibéré. Ou alors, quel aveu d'incompétence et d'amateurisme.

    Vous trouvez la manière dont je mène mon combat pas saine? C'est votre avis, je ne prends pas. Votre avis vous appartient, il ne me concerne pas. C'est au contraire très sain et légitime, et je suis bien placé pour le mener. Ce n'est pas que je n'accepte pas la critique, bien au contraire. mais il faut qu'elle soit bien fondée.

    Je vous cite: "Le fait que vous considériez l'aveu des limites méthodologiques du rapport comme un problème est frappant à cet égard. Le fait même qu'il les mentionne est au contraire une certaine preuve de bonne foi, il s'ouvre ainsi à la critique et à la vérification, et offre un visage nuancé. C'est une attitude parfaitement saine scientifiquement parlant."

    Pas d'accord. Un tel aveu aurait peut-être mené des chercheurs et chercheuses à être plus critique envers eux-mêmes. Peut-être même à renoncer à leur mandant faite d'éléments vraiment crédibles. A ne pas donner de chiffres aussi approximatifs (10-20-40%). Pas sérieuses, ces compilatrices payées grassement par nos impôts.

    C'est de l'imposture. De l'usurpation de crédibilité. La communauté des vrais scientifiques devrait se lever pour les mettre au ban de la crédibilité.

    Mais pendant ce temps, grâce à ce rapport bidon, des hommes continueront à être emprisonnés sans enquête, par principe, à être condamnés, cassés par une justice bête qui suit aveuglément les pseudo-scientifiques.

    Triste monde. Triste féminisme de pacotille.

  • Bonjour, je viens de retrouver ceci au sujet de la violence conjugale sur les femmes, en France :
    L'Observatoire national de la délinquance a observé, en 2007, à cet égard que le taux de violences conjugales était inférieur à 10 pour 10.000 dans treize départements.

    Soit 0,1 pour 100 de violence sur les femmes

    Pouvons-nous faire confiance en cet Observatoire national de la délinquance (OND) ? Lequel est un département de l'institut national des hautes études de sécurité (INHES) ? L’INHES étant un Etablissement public conçu pour prévenir, anticiper les nouvelles menaces criminelles, mieux connaître la réalité de la délinquance et ses mutations,

    À mon sens, oui !

    Je m’étonne que les hommes Suisses soient 400 fois plus violents que les Français à tel point de battre (selon l’enquête) 40 % de femmes ( !?!).

    Mes meilleures salutations, Will


    VIOLENCES CONJUGALES EN FRANCE : LA PAIX DEMENAGE
    http://www.bondamanjak.com/a-la-une/5128-violences-conjugales-en-france--la-paix-demenage.html
    Mardi, 08 Juillet 2008 04:44

    Selon une étude de l'Observatoire national de la délinquance (1) (OND), les violences conjugales sur les femmes, ont représenté à elles seules en 2007 le quart des violences volontaires en France (y compris l'outre-mer). Il observe à cet égard que le taux de violences conjugales est inférieur à 10 pour 10.000 dans treize départements dont la Creuse (6,1). Il avoisine 50 pour 10.000 en Seine-Saint-Denis (50,1) et en Guyane (49,1).
    Dans la moitié des départements, soit une zone centrale allant de la Franche-Comté à la Bretagne via l'Auvergne, toujours selon l'OND, le nombre de faits constatés est inférieur à 15 pour 10.000.

    Au nord de Paris, il est de 20 pour 10.000 comme par exemple dans l'Eure ou le Pas-de-Calais. Ailleurs, il "varie". Il est par exemple de 25,3 dans les Bouches-du-Rhône.

    La fort taux relevé dans le "93" est sans doute dû, observe l'OND, a une "politique active de lutte contre les violences conjugales" avec une "incitation à déposer plainte".

    "C'est moins par son ampleur que par son accélération" que cette hausse des violences conjugales "se distingue de celle des autres faits de violences", a écrit l'OND dans son étude.

    (1) http://lannuaire.service-public.fr/services_nationaux/service-national_169606.html
    (2) http://www.inhes.interieur.gouv.fr/index.php?inhes=bienvenue

  • Bonjour, "Pour le Bfeg, je pointe simplement du doigt que la disproportion dans ce bureau est peut-être en lien avec le biais.". Mais... que veut dire "le biais"? Est-ce au sens figuré: moyen détourné, artificieux d'atteindre un but? Merci de préciser, chères et chers...:-)

  • @ Audrey : « Si possible exempts d'un engagement trop prononcé dans le domaine des relations entre les sexes? » 100 % d’accord pour des chercheurs « humanistes » et ayant de solides (en non pas quelques) connaissances sur le sujet – entre autre de la « rivalité / guerre » entre des femmes et des hommes ainsi que de la tendance de plus en plus forte à vouloir féminiser la société... Et surtout… que ces scientifiques ne soient pas des adeptes de l’idéologie masculiniste / féministe et de guerre des sexes et qu’ils soient aussi à l’écoute des « Experts d’Expériences » c'est-à-dire des parents (et enfants) victimes des mesures arbitraires lors des situations conflictuelles après séparations. C’est aussi à préciser. Quant à la parité femme / homme à 50/50, il ne faut pas tomber dans la naïveté ! Il y a des hommes qui sont aussi adeptes de l’idéologie du pseudo-féminisme déviant (mes respects aux féministes qui ont le cœur à la bonne place).
    Depuis 16 ans que j’étudie – sur le terrain -- les effets de destructions sur un public cible (de plus de 10.000 cas) : « les hommes et leurs enfants » en situations de séparations définitives après séparations / divorces conflictuels… Je ne parle pas, ici, principalement pour la Suisse mais bien pour la Belgique et la France, ciblées, où les effets de destructions sont identiques en Suisse, en Grèce, En Italie et ailleurs…
    Cordialement,

  • "C'est de l'imposture. De l'usurpation de crédibilité. La communauté des vrais scientifiques devrait se lever pour les mettre au ban de la crédibilité.

    Mais pendant ce temps, grâce à ce rapport bidon, des hommes continueront à être emprisonnés sans enquête, par principe, à être condamnés, cassés par une justice bête qui suit aveuglément les pseudo-scientifiques.

    Triste monde. Triste féminisme de pacotille."

    100 % d'accord avec vous, Homme Libre! Vous avez mon soutien à votre combat pour tirer la société vers le haut, contre les attaques des (…) pervers narcissiques... Bon vent, Homme Libre! Ce que vous faites est admirable ! Vous n'êtes pas tout seul! Vous aurez des soutiens, j’en suis sûr et je vous le souhaite. Mais vous aurez aussi des ennemis. Nous devons agir si nous sommes humains. Cordialement.

  • "Vous trouvez la manière dont je mène mon combat pas saine? C'est votre avis, je ne prends pas. Votre avis vous appartient, il ne me concerne pas. C'est au contraire très sain et légitime, et je suis bien placé pour le mener. Ce n'est pas que je n'accepte pas la critique, bien au contraire. mais il faut qu'elle soit bien fondée."

    Et pourtant je l'avais bien argumenté, deux paragraphes auquel vous ne répondez pas, parce que je ne vois effectivement pas ce qu'on peut trouver de légitime et constructif à comparer les maris violents aux mères infanticides. Ce qui est malsain ce n'est pas de chercher à faire reconnaître les violences subies par les hommes, mais de tenter de le faire en finissant par mettre en doute tous les chiffres sur la violence faite aux femmes. Ca rappelle certains procédés qui tentent de mettre en lumière certaines approximations, et qui à force de mettre en lumière des approximations finissent par dire que tout est supercherie. Vous n'avez pas besoin de dénier les statistiques de police pour faire reconnaître la souffrance des hommes.
    Si des gens sont emprisonnés à tort, croupissent en prison sans enquête ce dont je doute globalement aux vues de mes expériences concrètes, c'est qu'il y a un problème à la fois au niveau des arrestations (depuis quand la police est "féministe"?) et au niveau du rendu de la justice. Mais pendant que des hommes continuent à être, je cite, "cassés" par la justice, combien d'hommes et de femmes "cassés" par leurs partenaires, parce que n'osant pas porter plainte, sachant qu'après une nuit au poste pris en flag' ils seront relâchés (expérience concrète), malgré ce "rapport bidon"? La justice ne fonctionne pas parfaitement, ni dans un sens, ni dans l'autre et les abus doivent être dénoncés lorsqu'ils sont relevés.

    "Je m’étonne que les hommes Suisses soient 400 fois plus violents que les Français à tel point de battre (selon l’enquête) 40 % de femmes ( !?!)."

    Vous faites très bien de vous étonner...pour donc dissiper ce malentendu une lecture moins orientée du rapport vous aurait permis de voir que le 40% était clairement défini comme l'amalgame de violence physique, sexuelle et psychique. Si le rapport a ses lacunes, on ne peut pas lui reprocher le fait que les gens ne sachent pas lire tout de même...

  • @ Audrey

    Et une fois cette rectification faite, cette estimation à 40% ne vous pose pas problème ? Vous la considérez comme plausible ? C'est vraiment ahurissant ! En France, même l'ultra-sexiste Maryse Jaspard dans son enquête-bidon ENVEFF, qui prétend justement additionner ces trois types de violence, n'a pas osé monter plus haut que 10% !

    Au fait, il y a deux jours, je vous ai mis au défi de proposer les références d'UNE enquête, UNE SEULE, qui, prenant en compte les victimes des deux sexes, ne conclue pas à l'équivalence quantitative. J'attends toujours.

  • Maryse Jaspard ultra-sexiste? un exemple peut-être?

    Concernant votre attente: enquête suisse sur les homicides de 2000 à 2004, disponible à cette adresse http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/themen/19/22/publ.Document.83619.pdfet qui montre p. 21 que les victimes de meurtres perpétrés au sein d'une relation actuelle ou passée de couple sont pour la période 2000-2004 dans 246 cas des femmes et dans 54 cas des hommes. Mais c'est vrai que bon, 246 et 55 c'est plus ou moins une "équivalence quantitative", a peu de chose prêt, juste plus de 4 fois plus...

  • @ Audrey: Je rappelle d'abord que l'on est dans un schéma imposé par des années de campagnes, visant à imposer l'idée que les hommes sont l'élément violent du couple et de la famille, et que les femmes sont leurs victimes. Qu'il y ait des hommes violents, bien évident que je ne saurais le nier, j'en ai connu. Qu'ils soient à 95% à l'origine des violences dans le couple et la famille, je mets cela clairement en doute. Qu'il y ait 10%, 20%, voire 40% d'hommes violents (toutes violences confondues) je le mets très fermement en doute.

    Très souvent on mêle les enfants à la violence conjugale, regrettant qu'ils soient témoins de cela. On a raison. Mais alors, pourquoi ne pas mettre à plat toute la violence familiale? Les hommes, plus forts physiquement, en arrivent davantage à l'homicide (même si je conteste le rapport de 1 à 5, puisque j'ai vu et écrit sur le chiffre de 1 à 2 il y a environ 2 ans). Les femmes, plus faibles que les hommes, se reportent sur les enfants. Lien ou pas lien? Ce que je veux surtout dire est que le schéma homme-bourreau / femme victime est erroné. La présentation faite des hommes (en filigrane) dans les campagnes sur la violence conjugale est dramatique pour les hommes.

    La police n'est pas particulièrement féministe, mais elle est influencée par l'air du temps et par la justice qui en général a déjà un biais. Combien de femmes sont passées en jugement après une fausse accusation? Moins de 10 ces 5 dernières années, d'après ma documentation. Sur des centaines de cas ou plus, difficile d'avoir des chiffres précis sur le sujet. Quand l'homme est accusé, c'est un dominateur, un violent "systémique". Quand la femme accuse faussement, c'est un être fragile, perturbé, qu'il faut encore protéger.

    Je mets aussi en doute les chiffres concernant les femmes victimes, car les indicateurs pointus ne démontrent pas du tout cela. Il y a gonflement des chiffres.

    Comprenez bien que je ne nie en rien que la violence existe dans le couple. Mais pas au niveau où elle est présentée. Le gonflage des chiffre est une arme de stratégie, stratégie visant à mettre en place des lois ou des états de faits qui discriminent les hommes, et à recevoir un maximum de subsides étatiques pour les groupes féministes. Entre l'Europe et l'Amérique du nord, ce sont des centaines de millions chaque année. Partager le "gâteau" de la violence conjugale est donc difficilement concevable. Car c'est bien de cela qu'il s'agit à mon avis. Certains groupes féministes ont en effet dévié.

    Je répète que je suis prêt à m'engager dans une campagne contre la violence conjugale qui parle des femmes ET des hommes. Et sur des chiffres répondant à de vrais critères de rigueur. Le rapport du Bfeg se fonde en bonne partie sur la thèse de Mme Gillioz, qui n'avait réalisé qu'un sondage, avec des questions et une méthodologie plus que discutable. C'est elle qui a lancé en premier le chiffre d'1 femme sur 5 en Suisse. Chiffre jamais vérifié.

    L'enjeu pour un certain féminisme de présenter des chiffres gonflés ou invérifiables (et très éloigné des résultats d'enquêtes sérieuses) est donc double: prendre le pouvoir culturel et judiciaire sur les hommes, et recevoir un maximum d'argent pour continuer à développer leurs thèses.

    Quand Solidarité Femme Grenoble utilise les ressources financière pour faire du lobbying contre la garde partagée, elle détourne l'argent de sa vraie destination. Méthode que chacun peut qualifier comme il l'entend.

  • J'ajoute, Audrey, que je suis homme et que cela ne me laisse pas indifférent que des hommes soient violents, battent et tuent leur femme. Je suis extrêmement choqué de cela. Aucun négationnisme de ma part, j'assume cette réalité, je la confirme, je la réprouve. Et bien des hommes devraient faire un vrai travail de conscience sur fait. Car c'est inadmissible et insupportable. Ce ne l'est ni dans un sens ni dans l'autre. Mais là, en tant qu'homme, je me dois de dénoncer ces hommes-là. Qu'ils soient malades, conditionnés par la culture du masculin, ou qu'ils soient tordus dans leur tête, peu m'importe, je laisse cela aux thérapeutes. Mais je me désolidarise totalement de ces actions que rien, absolument rien ne peut justifier.

  • Bien que ceci reste terrible, selon l'OFS il n'y a eu "que" sept cas d'infanticides, dont deux à la suite de déni de grossesse, thématique aujourd'hui assez bien étudiée par la médecine pour rendre compte du traumatisme que peut engendrer le fait de se rendre compte qu'on va être mère au moment même d'accoucher... Je n'ai d'ailleurs pu trouver la mention de ces cas par sexe, même si je veux bien vous croire qu'une majorité doit se trouver du côté des femmes, surtout dans les cas de déni de grossesse, ça paraît assez évident. Sept en cinq ans c'est effectivement beaucoup trop, mais de là à voir ça comme la preuve d'un retournement de la violence contre les plus faibles, ça reste un peu isolé pour de telles constatations, et difficile à mettre en balance avec les 246 morts femmes et 54 morts hommes de la violence de leur partenaire ou ex-partenaire.

    En ce qui concerne le fait que vous contestiez les chiffres des homicides homologués par la police, c'est votre droit, remarquons tout de même qu'une mort est difficilement contestable...et que ces chiffres ne proviennent pas d'une étude mené par un des bureaux de l'égalité, je ne vois pas trop ce qu'il y a à contester. Les proportions sont peut-être variables d'une année à l'autre, cette étude rendait compte du nombre de mort sur 4 ans, la variation est peut-être là.

    Quand à la force physique, quand on sait qu'une bonne partie de ces morts semblent être opérées avec des armes la question de la force physique doit à mon avis être relativisée. D'autant plus si on considère que le cercle de la violence conjugale fini souvent par anihiler toute conscience de soi chez l'autre (bien montré dans le cas des hommes aussi) qui n'a plus forcément l'"envie" ou la force morale de se défendre. Les hommes battus n'ont pas forcément une épouse entraînée au full contact, ça ne les empêche pas d'être de véritables victimes de la violence qu'ils subissent. On entend trop souvent un "ils ont qu'à se défendre", ne reprenez donc pas à votre compte cet argument de la force physique qui entretient le stéréotype que les hommes violentés sont des "chiffes molles" (un gros doute sur l'orthographe de "chiffes"...).

  • En France, la Snatem qui gère le n uméro de secours d'aide à l'enfance maltraitée tient des statistiques. La maltraitance des mères est presque deux fois plus importante que celle des pères. Encore une fois, je veux simplement dire que la violence est produite par les femmes et les hommes. Vious semblez l'admettre, mais il faut le redire pour sortir du schéma univoque qui prévaut.

    Sur la force physique, non je ne fais pas un cliché sur l'homme chiffe molle. Quand il est agressé par une femme, l'homme fait rarement recours à sa force. Peur de faire mal, incompréhension, mais aussi pour beaucoup d'hommes dont j'ai vu le témoignage, peur d'être ensuite pris pour l'agresseur et d'aller en prison (cela arrive souvent, la police n'imaginant pas qu'une homme soit en état de légitime défense), et aussi par peur pour les enfants quand il y en a.

  • @ Audrey

    Ce n'est pas le maniement persistant de l'ironie qui va occulter le fait que vous étalez chaque fois un peu plus votre ignorance.

    Je vous ai demandé une enquête sur la violence conjugale, donc concernant toutes les victimes des deux sexes dans un pays et un temps donnés. Vous me citez une enquête sur le meurtre conjugal ! Mais le meurtre conjugal n'est qu'une infime partie de la violence conjugale, quoique la plus lourde de conséquences. Pour un-e conjoint-e tué-e-s, il y a des milliers de conjoint-e-s bousculé-e-s, frappé-e-s, talilladé-e-s, etc. et, au bout du compte, autant chez les hommes que chez les femmes. J'en conclus que vous êtes incapable de répondre à ma demande.

    Oui, Maryse Jaspard est une ultra-sexiste. Elle passe sa vie à mener des enquêtes biaisées et uniquement sur les victimes femmes. Elle n'a jamais eu un mot de compassion pour les hommes victimes, ni même pour reconnaître leur existence. Pire : dans son livre "Les violences contre les femmes" (La Découverte, 2005, p. 102) elle écrit : « Mais, signe des temps, réflexe de survie de la société patriarcale, les recherches sur les hommes victimes de violence conjugale se développent. » Ce qui signifie qu'elle désapprouve même qu'on fasse des recherches sur eux, comme si cela revenait à préserver le monde ancien !

  • @ Audrey - Les articles sur la violence ne donnent pas d’information sur un rapport à lire. Et puis, même, s’ils le mentionnaient, les gens ne le liraient pas. Ce qui compte pour le public c’est de lire les articles parlant, par exemple : « une femme sur dix serait violentée en Suisse ». Il est de toute évidence que c’est beaucoup trop de violence et que ce n’est pas acceptable. Sylvie Durrer, cheffe du Bureau vaudois de l’égalité entre les femmes et les hommes (BEFH) précise (je lis bien) « que le législateur est pour beaucoup dans cette évolution où en quelques années, la violence conjugale est passée de la sphère privée à la sphère publique.». Je dis que c’est très bien… pour autant que les informations « à la sphère publique » ne soient pas biaisées ! Sylvie Durrer pousuit : « Depuis 2004, la violence dans le couple, marié ou non, donne lieu à des poursuites pénales d’office. Et depuis 2007, une nouvelle norme de protection des victimes a été introduite dans le Code civil».
    C’est là que je veux insister sur les faits que de trop nombreux hommes, lorsqu’ils sont pères de familles (et sur base de ces informations ainsi que de nouvelle norme de protection des victimes, introduite dans le Code civil) sont expulsés de leurs foyers, sans que la justice ne s’inquiète du bien-fondé des accusations de l’épouse, ni du désarroi des jeunes enfants privés d’un père attentionné. Trop de pères sont condamnés à payer des pensions alimentaires impossibles à payer, au risque de se retrouver à la rue. Des sondages indiquent que 5 à 6 SDF sur 8 sont dans ces situations où ils ne peuvent plus payer leurs loyers. Et… cerises sur les gâteaux, trop de pères sont écartés définitivement de leurs enfants, parce qu’ils sont accusés de violence et de gestes incestueux ! Diabolisés qu’ils sont par les campagnes d’informations biaisées. Alors qu’il y a (selon des statistiques officielles) autant de violence de la part des femmes que des hommes. La violence n’a pas de sexe en Amérique, au Canada, en France ! En Suisse, la violence serait plus masculine ? Alors, Audrey, c’est de ça qu’il s’agit de mettre en exergue pour que ces dérives trop nombreuses ne continuent à prendre de l’ampleur en raison de campagnes de dénonciations biaisées comme ce fut le cas au Canada. Nous dénonçons aussi que des femmes profitent du fait que les lois leur donnent des privilèges en violant les droits fondamentaux des hommes (et des enfants) en situations de séparations / divorces conflictuels, exploitées par l’industrie du divorce. C’est là qu’ils se situent principalement nos combats pour une justice non sexiste, équitable, motivée. Et il ne sert à rien de polémiquer sur mots, des expressions, des exemples, des situations, pour tenter de nous faire passer pour des négationnistes, des masculinistes, des hoministes ou autres… Il s’agit d’êtres humains, violés, spoliés, qui se défendent et qui se mobilisent pour dénoncer qu’ils sont abusés par une justice qui exploite une idéologie délétère et trop souvent létale. On connaît les lobbys féministes qui tentent de supprimer la loi sur l’hébergement égalitaire. On sait que chaque jour des hommes sont brisés ou se suicident en sortant des palais de justice. On sait que c’est en raison des préjugés à leurs égards où ils sont étiquetés (par la police, les avocats, les juges, les assistants sociaux) comme étant psychorigides, déséquilibrés mentaux, agresseurs sexuels, violents,… C’est cela que nous dénonçons, car c’est tout simplement inacceptable et intolérable dans un Etat de droits. De plus, ça banalise la violence et l’on ne sait plus réellement où se situent les délits de violences (sont-ils réels) et les victimes (sont-elles réelles ou menteuses). Je ne sais pas si vous êtes consciente de ces situations, chère Audrey ? Les « pseudo féministes » elles, en sont très conscientes ! Elles s’en réjouissent ! Il n’y a pas moyen de discuter avec elles ! Elles ont trop la haine des hommes ! Vous me semblez aussi un peu trop ironique pour être neutre. Mais je peux me tromper. Mes meilleures salutations.

  • J'ai reçu récemment un homme accusé d'attouchements sur enfants par une belle-fille. La situation où cela se serait passé est impossible, me semble-t-il, et sa femme était présente. Il nie et sa femme nie aussi. Pour le psychiatre, il est dans le déni de ses actes parce qu'il ne se déclare pas coupable! Cerise sur le gâteau, l'expert psy dit qu'il n'est pas atteint de pulsions incontrôlées sur les enfants, mais si le tribunal le condamne, c'est qu'il l'est quand-même!

    J'en parlerai bientôt.

    Justice qui doit fabriquer des coupables, et les hommes sont idéaux pour cela. S'ils nient c'est qu'ils sont dans le déni de la réalité!

    Kafka, ça dit quelque chose à quelqu'un?

  • « Mais, signe des temps, réflexe de survie de la société patriarcale, les recherches sur les hommes victimes de violence conjugale se développent. » Ce qui signifie qu'elle désapprouve même qu'on fasse des recherches sur eux, comme si cela revenait à préserver le monde ancien !"

    Bien sûr, Antisthene, ça saute aux yeux que cela dérange l’idéologie de ce féminisme déviant.
    Nous les hommes, nous n'avons rien vu arriver! Pourtant ça nous frappe depuis plus de 30 ans! On pensait tous que ça ne nous arriverait pas... et que ça n'arrivait qu'aux autres. Nous les hommes, on ne porte pas plainte. Mais on devrait déposer plainte. Un homme, Suisse, fut récemment expulsé de chez lui à la suite de la plainte de sa compagne pour violence psychologique. Il se débat pour faire valoir des droits de père : celui de voir son enfant. Le comble, c’est de lire dans la presse que « ce père semble vivre dans un autre monde ». Les responsables de la société tentent de le faire passer pour quelqu’un qui refuse les réalités. En fait, ces « réalités » représentent les mesures prises contre les hommes à la suite des accusations (vraies ou fausses) de leurs compagnes. Comme il n’accepte pas ces formes d’injustices et de discriminations, il est considéré comme « vivant dans un autre monde ».
    Alors… prétexte pour changer de compagnon? Mais… lorsqu’un couple traverse une crise conjugale (et c’est souvent très normal) pourquoi ne consulte-t-il pas les moyens pour la traverser? Pourquoi saisir la justice, au lieu de consulter de bons conseils de thérapies de couple?

  • @ Mimi: ce que vous racontez est exactement la même chose que l'homme dont je parle juste avant: déni de réalité. Hallucinant, it is. Et puis, les violences psychologique, ça va se répandre. Il y en a qui ont compris: l'homme dehors, elles ont l'appart, les aides financière de la Lavi qui valide automatiquement toutes les plaintes, la compassion des journalistes, un préjugé favorable au procès (elle fait forcément partie des 40%...), etc, etc. Bref, la machine à broyer les hommes est bien en place.

  • @hommelibre- Bien sûr que c’est exact. Ces situations sont innombrables, alors que nos élus et nos juges ironisent en disant que ces situations (de broyages d’hommes) sont rares ! Même les travailleurs sociaux de tous les organismes d’aides sociales le savent ! Même les associations d’aides aux personnes en difficultés le savent ! Mais tous ces gens n’osent pas le dénoncer officiellement, car ils ont peur de ne plus recevoir leurs subsides des pouvoirs publics ! Je rappelle qu’au 3ème Congrès Paroles d’hommes à Bruxelles, en octobre 2008, une chercheuse Canadienne nous fit savoir qu’il y avait, dans le monde occidental, près de 2 millions de sites et blogs d’hommes broyés par la machine judiciaire. D’autre part, deux représentantes de l’Institut d’Egalité des Chances (Bruxelles) ont dit que le Film de Serge FERRAND – sur le sujet des violences faites aux hommes, par leurs femmes, n’était pas objectif (Serge peut le confirmer). En ce qui concerne de promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes, il faut signaler que cet Institut pour l’Egalité des chances entre les femmes et les hommes est exclusivement réservé à l’usage des mouvements féministes ! La preuve ? Plus de 100 associations féminines sont subsidiées par cette Institution Fédérale, alors qu’il n’y a que deux associations masculines qui sont subsidiées. CQFD !

  • "Je vous ai demandé une enquête sur la violence conjugale, donc concernant toutes les victimes des deux sexes dans un pays et un temps donnés. Vous me citez une enquête sur le meurtre conjugal ! Mais le meurtre conjugal n'est qu'une infime partie de la violence conjugale, quoique la plus lourde de conséquences. Pour un-e conjoint-e tué-e-s, il y a des milliers de conjoint-e-s bousculé-e-s, frappé-e-s, talilladé-e-s, etc. et, au bout du compte, autant chez les hommes que chez les femmes. J'en conclus que vous êtes incapable de répondre à ma demande. "

    J'en conclus pour ma part que vous semblez sélectionner vous aussi ce qui vous arrange. Les morts dus à la violence domestique font partie intégrante de ce processus. Ces morts ne sont pas que des "meutres" à proprement parler, mais le résultat de cette violence quand on la laisse aller, c'est parfois le coup de trop. Votre demande était par ailleurs la suivante:

    "il y a deux jours, je vous ai mis au défi de proposer les références d'UNE enquête, UNE SEULE, qui, prenant en compte les victimes des deux sexes, ne conclue pas à l'équivalence quantitative"

    Cette enquête, prenant en compte les victimes des deux sexes, conclu clairement à une non équivalence statistique. De même qu'une enquête belge de l'université de Limbourg en 1998 rapportait que 28% des femmes et 2,3% des hommes interrogés rapportaient avoir subi des violences de la part de leur partenaire. Le rapport est introuvable sur internet, mais divers sites rapportent ces chiffres, tel celui-ci http://www.ssmg.be/new/files/RMG201_130-131.pdf. Pour sur allez-vous me dire que si cette étude ne conclut pas à l'égalité c'est qu'elle a été biaisée, travestie. Dans ce cadre, et comme votre idée est déjà faite, je ne vois plus trop ce que je pourrais apporter.

    Oui Maryse Jaspard s'occupe de la violence faite aux femmes, comme d'autres s'occupent des problématiques traversées par les hommes, je ne vois pas où est le sexisme dans cette démarche. Pour ce qui est de sa phrase, je n'ai pas le moyen de connaître pour l'heure le contexte qui l'entoure. Je suis favorable pour ma part à ce que ce genre d'études soient effectuées.

  • @ Audrey - Les articles sur la violence ne donnent pas d’information sur un rapport à lire. Et puis, même, s’ils le mentionnaient, les gens ne le liraient pas. Ce qui compte pour le public c’est de lire les articles parlant, par exemple : « une femme sur dix serait violentée en Suisse ». Il est de toute évidence que c’est beaucoup trop de violence et que ce n’est pas acceptable. Sylvie Durrer, cheffe du Bureau vaudois de l’égalité entre les femmes et les hommes (BEFH) précise (je lis bien) « que le législateur est pour beaucoup dans cette évolution où en quelques années, la violence conjugale est passée de la sphère privée à la sphère publique.». Je dis que c’est très bien… pour autant que les informations « à la sphère publique » ne soient pas biaisées ! Sylvie Durrer pousuit : « Depuis 2004, la violence dans le couple, marié ou non, donne lieu à des poursuites pénales d’office. Et depuis 2007, une nouvelle norme de protection des victimes a été introduite dans le Code civil».
    C’est là que je veux insister sur les faits que de trop nombreux hommes, lorsqu’ils sont pères de familles (et sur base de ces informations ainsi que de nouvelle norme de protection des victimes, introduite dans le Code civil) sont expulsés de leurs foyers, sans que la justice ne s’inquiète du bien-fondé des accusations de l’épouse, ni du désarroi des jeunes enfants privés d’un père attentionné. Trop de pères sont condamnés à payer des pensions alimentaires impossibles à payer, au risque de se retrouver à la rue. Des sondages indiquent que 5 à 6 SDF sur 8 sont dans ces situations où ils ne peuvent plus payer leurs loyers. Et… cerises sur les gâteaux, trop de pères sont écartés définitivement de leurs enfants, parce qu’ils sont accusés de violence et de gestes incestueux ! Diabolisés qu’ils sont par les campagnes d’informations biaisées. Alors qu’il y a (selon des statistiques officielles) autant de violence de la part des femmes que des hommes. La violence n’a pas de sexe en Amérique, au Canada, en France ! En Suisse, la violence serait-elle plus masculine ? Alors, Audrey, c’est de ça qu’il s’agit de mettre en exergue pour que ces dérives trop nombreuses ne continuent à prendre de l’ampleur en raison de campagnes de dénonciations biaisées comme ce fut le cas au Canada. Nous dénonçons aussi que des femmes profitent du fait que les lois leur donnent des privilèges en violant les droits fondamentaux des hommes (et des enfants) en situations de séparations / divorces conflictuels, exploitées par l’industrie du divorce. C’est là qu’ils se situent principalement nos combats pour une justice non sexiste, équitable, motivée. Et il ne sert à rien de polémiquer sur mots, des expressions, des exemples, des situations, pour tenter de nous faire passer pour des négationnistes, des masculinistes, des hoministes ou autres… Il s’agit d’êtres humains, violés, spoliés, qui se défendent et qui se mobilisent pour dénoncer qu’ils sont abusés par une justice qui exploite une idéologie délétère et trop souvent létale. On connaît les lo

  • @Audrey (suite, car par erreur le commentaire n’est pas apparu dans son entièreté) - Il s’agit d’êtres humains, violés, spoliés, qui se défendent et qui se mobilisent pour dénoncer qu’ils sont abusés par une justice qui exploite une idéologie délétère et trop souvent létale. On connaît les lobbys féministes qui tentent de supprimer la loi sur l’hébergement égalitaire. On sait que chaque jour des hommes sont brisés ou se suicident en sortant des palais de justice. On sait que c’est en raison des préjugés à leurs égards où ils sont étiquetés (par la police, les avocats, les juges, les assistants sociaux) comme étant psychorigides, déséquilibrés mentaux, agresseurs sexuels, violents,… C’est cela que nous dénonçons, car c’est tout simplement inacceptable et intolérable dans un Etat de droits. De plus, ça banalise la violence et l’on ne sait plus réellement où se situent les délits de violences (sont-ils réels) et les victimes (sont-elles réelles ou menteuses). Je ne sais pas si vous êtes consciente de ces situations, chère Audrey ? Les « pseudo féministes » elles, en sont très conscientes ! Elles s’en réjouissent ! Il n’y a pas moyen de discuter avec elles ! Elles ont trop la haine des hommes ! Vous me semblez aussi un peu trop ironique pour être neutre. Mais je peux me tromper. Mes meilleures salutations.

  • Reçu de Yvon Dallaire une liste de liens sur la violence conjugale. je le poste pour lui car il n'est pas arrivé à passer.

    Il y a là de nombreuses informations sous différents angles de vue: des statistiques, des commentaires, etc. A lire et télécharger ici:

    http://optionsante.com/comm/violence.doc

  • hommelibre, je partage votre Dream !

  • Il faut aussi bien voir que ce qui est très souvent à la base de la violence masculine envers la femme, n'est que l'hypocrisie féminine. La femme qui librement a pris la décision de se débarrasser de son conjoint, cherche toujours à faire endosser sa propre décision par ce conjoint. En d'autres termes elle se fait sciemment provocatrice dans l'espoir inavoué de faire ainsi déclencher une faute dans le chef du conjoint. Grâce à quoi elle se fait passer pour la victime, alors qu'en fait c'est elle le bourreau, la violence masculine n'étant que la révolte d'une victime contre la femme bourreau psychologique notamment.
    Et combien de mères sont particulièrement violentes psychologiquement et physiquement sur leurs enfants uniquement masculins? Et parfois par père interposé, qui se retrouve victime d'une sorte de chantage, et qui doit être l'officiant de la violence maternelle vis-à-vis des enfants. De nouveau la femme, ici en tant que mère, est bien hypocrite et se défausse de ses responsabilités sur l'homme en le chargeant des basses besognes.
    On aurait pu croire qu'avec la soi-disant libération des moeurs, les esprits féminins seraient enfin sortis de leur infantilisme crasse, et de leur hypocrisie indécrottable, mais non ce n'était pas du tout une question de "société bourgeoise" à envoyer balader, mais c'est une question de nature humaine féminine que le femme se refuse décidément à amender, sans doute parce que cela lui profite bien.

  • Le pire ce n'est pas celui qui commet le péché mais celui qui pousse à le commettre...

    Nous les hommes devront apprendre à porter plainte contre nos femmes même pour la moindre faute tant que c'est pénale. Cela nous évite à être surpassés par les femmes et dominés judiciairement par elles. C'est une façon de nous protéger d'abord même si le but n'est pas forcément d'obtenir une peine contre celles-ci.

    Ma femme voulait un divorce pour quitter définitivement la Suisse avec notre enfant de 3 mois. Elle a préparé sa demande le 23 août, elle m'a agressé physiquement le 3 octobre avec le bébé dans mes bras puis a envoyé sa plainte DU 23 AOUT s.v.p. (avec demande de divorce) avec comme motif "violence conjugale intervenue le 3 octobre. Grâce ma contre plainte pour mise en danger de vie d'autrui sur la personne de notre enfant, les deux plaintes ont été suspendues...

    Bravo Hommelibre, vous avez mon soutien et sûrement de beaucoup d'entre-nous.

  • @Justice
    Merci pour votre témoignage. Il devrait y avoir, ici, des milliers de témoignages de ce genre. Vous avez 100 % raison! C'est comme ça que l'on doit procéder. Et l’on verra que les juges réagiront autrement! Il faut déposer une plainte au Parquet, au pénal, pour dénonciation de malveillance et d’escroquerie au mariage (relation conjugale) d’une partenaire qui veut se faire la malle avec l'enfant. Quand les hommes comprendront-ils ça ? Et surtout leurs avocats chargés de les défendre ? En fait, les hommes accusés à torts se présentent devant la justice, avec des avocats qui ont osé leur dire en ce sens : « Désolé, je ne sais rien faire pour vous. Je vais tenter de vous défendre, mais ce sera difficile ».

    Alors que ces avocats auraient dû intervenir rapidement pour déposer plainte au Parquet pour fausses accusations. Il faut alors changer immédiatement d’avocat. Les bons avocats se font connaître de bouche à oreille. Ne prenez jamais un avocat que vous ne connaissez pas. Car, ils sont avant tout des requins.

    La plainte, au pénal, bloque la procédure au civil (séparation / divorce) et après… au moins on n’est pas expulsés, en tant qu’homme, de son foyer familial.

    Quand aux enfants, nous avons la possibilité de les confier à un pensionnat, durant la procédure du divorce. Au moins, ils seront protégés du syndrome d’aliénation parentale.

    À ma connaissance, seulement deux cas sont connus où les femmes, mensongères, ont été condamnées sévèrement.

  • Une mère tue son enfant par désespoir et par haine du père

    Un procès pour infanticide s'est ouvert devant le Tribunal criminel de Lausanne. Une mère gravement dépressive est accusée d'avoir noyé son fils de six ans et demi dans sa baignoire, en novembre 2007. Le drame a pour toile de fond un conflit de couple.

    Qui lit des infos de ce genre?
    La suite sur
    http://www.romandie.com/infos/ats/display.asp?page=20090525131306310172019048000_brf033.xml&associate=phf1391

  • @Mimi
    Justement, je cherche un bon avocat pour la suite de mon affaire (qui se trouve déjà au tribunal fédéral). Si quelqu'un en connaît un de sérieux et de pas trop orienté argent mais résultat, il me rendra un grand service.

    En fait, ma femme, avec laquelle je suis encore marié bien que séparé, a quitté la Suisse avec notre enfant contre l'avis du tribunal fédéral, forte du soutien injuste qu'elle a obtenu au niveau cantonal. Le problème, c'est que je peine à obtenir son retour (surtout de l'enfant) sur sol Suisse bien que j'aie aussi l'autorité parentale sur l'enfant. Par contre, je me vois forcé de payer la pension alimentaire (pour elle et l'enfant) directement sur son compte bancaire même si elle n'a plus sa résidence officielle en suisse et n'a tout simplement plus de résidence officielle même ailleurs...

    Et dire que pour la curatrice nommée de notre enfant, c'est une situation normale... J'ai porté une plainte pénale pour abus d'autorité contre cette dernière et viens d'adresser moi-même une demande de disposition auprès du tribunal pour contraindre ma femme à regagner la Suisse au plus tard le 5 juin prochain (mon avocat actuel n'ayant pas été très chaud pour une telle demande... comme c'est bizarre)

    Les témoignages comme ça j'en ai plein en ce qui me concerne personnellement mais aussi concernant mes proches. Nous devons trouver une solution efficace pour mettre terme à ces injustices.

  • Bonjour, puis-je vous demander si la Suisse a obtenu des satisfactions sur les types de campagnes de ''publicités biaisées'' de violences conjugales envers les femmes, uniquement... en cachant la violence des femmes envers les hommes ?

    Je n'ai plus entendu de telles publicités biaisées, ni en Suisse, ni en France, ni en Belgique où je réside.

    Je travaille en réseaux internationaux de plus de 2 millions de personnes et j'ai approché, depuis plus de 20 ans, plus de 10.000 hommes, pères de familles, broyés par la justice perverse aux mains de juges pro-mères... et on me pose des questions sur ce sujet...
    Merci de nous donner vos avis

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