Le 17 mai: oui aux médecines complémentaires

Nous voterons le 17 mai sur la prise en compte des médecines complémentaires dans la Constitution.

17maiOui1.jpgL’article soumis au peuple et aux cantons est le suivant:

Art. 118a (nouveau) Médecines complémentaires
La Confédération et les cantons pourvoient, dans les limites de leurs compétences respectives, à la prise en compte des médecines complémentaires.


Cette initiative propose de prendre en compte l’évolution de ces 30 dernières années en matière de santé. La médecine académique a connu une forte évolution dans les méthodes, avec des percées certaines mais aussi des limites, qui sont apparues peu à peu. L’usage immodéré d’antibiotiques est par exemple connu pour favoriser l’apparition de bactéries de plus en plus résistantes.

Les médecines complémentaires - naturopathie, réflexologie, phytothérapie, entre autres, ont pris un essor considérable dans cette même période. Certaines sont remboursées par les assurances complémentaires. Elles agissent avec des méthodes ou produits naturels dont l’objectif est de stimuler l’immunité, renforcer le terrain, diminuer le stress, et par là contribuer à l’amélioration de la santé, dans les troubles aigus comme chroniques.

Cette initiative invite les autorités à prendre la mesure de ce phénomène et de mettre en place, avec les associations professionnelles, des critères et modes de reconnaissance pour garantir la qualité des pratique et des formations.

Pendant des années je me suis beaucoup investi dans les associations pour structurer les formations et poser des critères de fiabilité des méthodes complémentaires. Cette initiative va dans ce sens et je ne peux que la soutenir.

Le 17 mai donc: oui aux médecines complémentaires!


PS: Marie-France de Meuron a développé les raisons du oui sur plusieurs billets sur son blog, je vous invite à le consulter.


D’autres informations également disponibles sur le site du Comité d’initiative.

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Catégories : société 19 commentaires Lien permanent

Commentaires

  • Vu que les medecines complémentaires,sont ce qu'on appelle medecine douce ne risque t'il pas d'inciter les patients à utiliser cette méthode plus que necessaire,qui du coup risque de faire exploser la facture finale aux assurance?

    Je trouve personnellement qu'il serait plus judicieux d'inscrire à la place des medecines complémentaires,une bonne parties des soins dentaires( surtout chez les enfants)liés à des problèmes purement médicales,comme les appareilles dentaire pour redresser les dents qui coûtent une fortune,dont le patient n'est nullement responsable de son problème.( Evidemment,carries,détartrage etc...reste à la charge du patient).Et les dentistes au moins,ce n' est pas le genre d'endroit dont on à envie d'aller abusivement.

    D.J

  • @ D.J.: Je comprends votre interrogation. Je connais des praticiens qui font utiliser tout le forfait annuel à leurs patients, par principe, même donc sans besoin réel. C'est un non sens car si tout les praticiens font cela c'est la fin des complémentaires. Pour les soins dentaires, il y a souvent plusieurs formules de complémentaires et certaines couvrent davantage des soins comme les lunettes, et je crois les dentistes aussi.

  • D.J. L'appellation "médecine douce" est mise de côté par tous ceux qui ont vu qu'elle n'est pas si douce que ça! Elle peut être très puissante et provoquer des réactions salutaires certes mais quand même vigoureuses.
    Un des avantages des médecines complémentaires est qu'elles sont adaptées à chaque malade, ce qui peut permettre un efficacité franche. Si le malade ne répond pas au traitement, il est temps de l'envoyer en médecine conventionnelle.
    De même si d'emblée le thérapeute détecte des signes de maladies organiques pour lesquelles les patients n'ont pas encore de diagnostic académique.
    Si les thérapeutes alternatifs sont bien formés, ce que demande les intitiants de la votation, ils auront les moyens de détecter ce qui ne leur revient pas.
    A noter aussi que les médecins auront à faire de même!
    Le but de cette initiative est aussi que les traitements se fassent en concomitance quand cela est adéquat et non pas en séquences qui traînent dans le temps.

    Pour ce qui est des soins dentaires, votre observation est judicieuse. Ce sera sans doute le sujet d'une prochaine étape!

  • Sortez les parapluies, je lance le pavé dans la mar(r)e...


    Madame M.-F. de Meuron nous dit :
    "Un des avantages des médecines complémentaires est qu'elles sont adaptées à chaque malade, ce qui peut permettre un efficacité franche."

    Ca me demange vraiment trop de répondre que "Tout bon charlatan saura s'adapter à chaque malade, ce qui permettra une efficacité franche....Pour le porte-monnaie."
    Parce que franchement, il me reste l'amère impression que de nos jours les malades attendent des miracles de la part des médecines, quelles qu'elles soient. Et que certains pourvoyeurs de miracles tiennent beaucoup moins à soigner et guérir leurs patients qu'à les conserver malades, mais le plus longtemps possible.

    De nos jours, les gens savent qu'ils faut vérifier l'huile dans leur bagnole, la pression des pneus, faire les services, et ils le font.
    Mais ils savent qu'ils mènent une vie de fous, dorment mal, mangent mal, ne font pas assez d'exercice physique, ou trop sans y être préparés, se stressent au boulot, etc... Mais ils ne font rien. Ils attendent la casse et vont voir leur médecin, leur charlatan, et veulent un miracle. Et si le médecin ou le charlatan n'arrivent pas à faire de miracle, ils cherchent un autre médecin.

    Mais surtout, surtout, ne pas réfléchir, ne rien changer à sa vie !

    Bon, en fait personnellement je m'en fous, je suis en bonne santé. Mais c'est du boulot, je le fais moi-même parce qu'aucun médecin ou charlatan ne le fera pour moi. Et si vraiment je chope une bactérie, je prend un antibiotique.

    Sans rancune et bonne santé à vous.

  • Greg: pour ma part je me donne une limite: si au bout de trois séances rien n'a bougé pour la personne qui me consulte, je ne vais pas plus loin (sauf rares exceptions). Cela signifie que soit je ne suis pas la bonne personne pour elle, ou que mes méthodes ne sont pas utiles dans ce cas. D'autre part, cela fait partie de ma façon de voir que d'accompagner quand c'est possible le consultant vers ce qu'il peut faire bouger par lui-même pour aller mieux. C'est l'esprit de la naturopathie et c'est ma vision des choses.

  • Greg,
    Vous êtes plein de bon sens. J'aimerais toutefois apporter quelques nuances!
    Il est temps de ne plus avoir le réflexe de parler de charlatans quand il s'agit de thérapeutes alternatifs. Même s'ils ont des qualités très variables, certains effectuent de petits miracles et c'est là qu'il serait dommage de tous les mettre à la même enseigne et de priver certaines personnes de bienfaits qui sont à leurs portées.
    A ce sujet, la votation "pour la prise en compte des médecines complémentaires" permettra aussi de mettre en place des critères plus rigoureux pour la pratique des thérapeutes alternatifs.
    Quant aux attentes des malades, ceux qui ont compris qu'il ne suffit pas d'aller se faire soigner pour être guéris, pourront profiter des services des thérapeutes comme des guidances vers eux-même. Ainsi, un praticien pourrait être considéré comme un "guide de médecine". Si une personne accepte ce principe, elle aura une autre attitude face à un symptôme désagréable ou un accident.
    Bien à vous!

  • Attention, cette initiative n'est jamais clairement expliquée. seul les médecins fmh pourront prétendre aux remboursements par l'assurance de base de 5 disciplines. Pour les thérapeutes cette votation ne change rien. Une véritable avancée serait de reconnaître les thérapies naturelles reconnue par l'OMS. Alors l'initiative devrait s'orienter sur le remboursement de ces thérapies par l'assurance de base et cela pour tout thérapeute reconnu et dîplomé qu'il soit médecin ou pas.
    Les médecins fmh se servent de l'engouement populaires pour les médecines naturelles pour accroître leurs privilèges. Ils devraient relire Hippocrate...

  • Je constate beaucoup de confusion au niveau de cette initiative.
    La première confusion est de penser qu'il s'agit d'une question de remboursement.
    C'est vrai en ce qui concerne les 5 médecines écartées en 2005.
    Toutefois, ce n'est absolument pas le fondement de l'initiative.
    Son objectif est que les autres médecines soient considérées dans leur
    valeur réelle, qu'elles soient prises en compte comme complément thérapeutique.
    Plusieurs hôpitaux travaillent en catimimi avec des thérapeutes alternatifs.
    Il serait juste que tous les patients susceptibles d'en profiter puissent
    en jouir ouvertement.
    Il serait aussi très profitable que les médecins connaissent beaucoup mieux
    l'action et les effets de ces médecines qui proposent une palette énorme de
    traitements. Il y a encore trop de médecins qui haussent les épaules et se
    contentent d'affirmer "ça n'est pas prouvé" sans considérer les faits patents.
    Ces médecines peuvent trouver aussi des solutions pour des maladies
    non guérissables par la médecine académique. Il y a de quoi être abasourdi
    quand vous constatez des guérisons de sida dans des centres de médecine traditionnelle au Sénégal par exemple et que seule recherche universitaire a voix au chapitre alors qu'elle s'acharne toujours dans la même direction.
    Il est aussi important de souligner que les personnes de notre culture aient perdu autant les moyens de se soigner et doivent dépendre pareillement des médicaments issus de nos laboratoires. Il est heureux que bien des médecines complementaires cherchent à redonner cette autonomie à tout-un-chacun.
    Un problème mal connu du public est aussi le sort réservé à nos remèdes très
    classiques à base de plante et qui disparaissent faute de soutien.Et pourtant,
    leur efficacité est connue et leurs absences d'effet secondaires aussi.
    Doit-on rappeler le nombre d'effets secondaires dus à la médecine académique?

    Cette initiative veut aussi donner ses lettres de noblesse aux thérapies
    complémentaires tout en faisant le tri des praticiens sans conscience.

  • "Je constate beaucoup de confusion au niveau de cette initiative.
    La première confusion est de penser qu'il s'agit d'une question de remboursement.
    C'est vrai en ce qui concerne les 5 médecines écartées en 2005.
    Toutefois, ce n'est absolument pas le fondement de l'initiative.
    Son objectif est que les autres médecines soient considérées dans leur
    valeur réelle, qu'elles soient prises en compte comme complément thérapeutique."

    Enfin les initiants sortent du bois et se montrent sous leur vrai jour. De faux soignants avec une formation au rabais qui se cherchent une légitimité plus que le bien du patient. Si ces personnes voulaient vraiment inscrire leurs thérapies dans la LAMAL, elles se seraient appliquées à faire des études pour prouver leur EFFICACITE (encore que ceci nécessite qq connaissances basiques en épidémiologie), au lieu de nous fournir quantité d'exemples abstraits ou de cas isolés. Je ne sais pas vous mais moi j'ai l'amie d'une cousine de ma mère qui a guéri spontanément de son rhume de 3 jours après avoir regardé le TJ du soir. Ce n'est pas la première fois que j'entends cela. Je souhaiterais donc inscrire le TJ du soir dans la liste des thérapies remboursées par la LAMAL et me faire payer mes factures Billag.

    "Il serait aussi très profitable que les médecins connaissent beaucoup mieux
    l'action et les effets de ces médecines qui proposent une palette énorme de
    traitements. Il y a encore trop de médecins qui haussent les épaules et se
    contentent d'affirmer "ça n'est pas prouvé" sans considérer les faits patents."

    Ce que la plupart des gens ne saisissent pas c'est que "ce n'est pas prouvé" ne signifie pas que l'on ne connaisse pas le mode d'action du médicament, mais que aucune étude statistique n'est venue étayer l'efficacité de la thérapie par rapport à un groupe contrôle. Je me demande donc de quels "faits patents" il s'agit ici... Avec de telles réflexions où l'esprit scientifique est absent, on en serait encore à pratiquer des saignées et autres thérapies "traditionnelles" dans les hôpitaux publiques(c-à-d basées sur les petits apports personnels et narcissiques de diverses générations de "gourous" qui se transmettent leurs "connaissances" par voie orale depuis des siècles sans jamais se remettre en question...).

    "Il y a de quoi être abasourdi
    quand vous constatez des guérisons de sida dans des centres de médecine traditionnelle au Sénégal par exemple et que seule recherche universitaire a voix au chapitre alors qu'elle s'acharne toujours dans la même direction."

    Ce cas de figure reflète parfaitement l'absence d'exemples concrets et crédibles qui existent pour étayer ce genre de thérapies. On en revient à ma réflexion ci-dessus. Il est quand même pitoyable que des personnes au XXIe siècle en viennent à admirer les "médecines traditionnelles et leurs vertus" quand on remarque leur absence d'efficacité depuis plusieurs milliers d'années. Ces personnes peuvent toujours aller se faire soigner dans ces centres si elles le souhaitent, mais qu'elles cessent de tenter de corrompre les citoyens par leurs idées subversives (si on peut encore parler d'idées et non d'ignorance).

    "Il est aussi important de souligner que les personnes de notre culture aient perdu autant les moyens de se soigner et doivent dépendre pareillement des médicaments issus de nos laboratoires. Il est heureux que bien des médecines complementaires cherchent à redonner cette autonomie à tout-un-chacun."

    On croirait lire un de ces articles abstraits sur la santé de Femina, mêlant habilement médecine, diététique et astrologie dans un méli-mélo incompréhensible.
    Il convient de replacer l'église au milieu du village, comme on dit couramment. Les médicaments homéopathiques sont aussi issus de laboratoires, p.ex. les laboratoires Boiron. De plus, il convient de se demander qui, entre Novartis et Boiron, se fait la plus grosse marge bénéficiaire... Novartis doit investir des milliards pour chaque molécule commercialisée (coûts de développement sur des dizaines d'années, essais cliniques tout aussi longs, molécules abandonnées en cours de route sans avoir pu être commercialisées, etc.), mais il est vrai qu'ils se rattrapent sur celles qui marchent. Tandis que Boiron ne développe rien et commercialise ses cachets à des prix exorbitants compte tenu de leurs coûts de production. Je préfère payer 100 frs pour un médicament qui en a coûté 40 à développer, plutôt que payer 20 frs pour des comprimés homéopathiques qui ont coûté 10cts à produire et dont l'efficacité n'a jamais été prouvée en 50 ans d'études.
    Le seul avantage est que les comprimés homéopathqiues n'ont pas d'effet secondaire, hormis celui de s'étouffer avec, étant donné qu'ils ne contiennent pas de substance active. Il est de plus hilarant de constater que le seul homme à avoir réussi à prouver leur efficacité soit leur concepteur, et de relever que les initiants en faveur des médecines complémentaires critiquent la médecin académique en raison de "son manque d'esprit scientifique et de remise en cause". lol

    "Un problème mal connu du public est aussi le sort réservé à nos remèdes très
    classiques à base de plante et qui disparaissent faute de soutien.Et pourtant,
    leur efficacité est connue et leurs absences d'effet secondaires aussi."

    Les remèdes à base de plantes appartiennent à la naturopathie. Ils ne sont pas exempts d'effets secondaires, bien au contraire (cf. compendium des médicaments), sauf que ceux-ci sont souvent mal documentés, au contraire des médicaments des grandes firmes pour lesquels des études sont disponibles.
    De plus, il convient de relever que la plupart des médicaments modernes sont tirés d'anciennes "plantes médicinales". Sauf que depuis on a su isoler les molécules actives (et donc par là diminuer celles nocives et inutiles) et étudier les concentrations optimales nécessaires au traitement.
    Il est donc contradictoire de soutenir les médicaments naturopathique au détriment des médicaments modernes sur le plan des effets secondaires et de l'efficacité. Je pense que les personnes agissant de la sorte ont un manque de connaissance flagrant en chimie et en pharmacologie.

    "Doit-on rappeler le nombre d'effets secondaires dus à la médecine académique?"
    Alors celle-là est à mon sens la meilleure...
    La médecine académique A sauvé des milliards de vie depuis ses débuts, au contraire des "thérapies alternatives". Bien sûr, elle a des effets secondaires comme tout acte dans la vie... Il convient bien sûr de bien mesurer les bénéfices avant les risques.
    Si je vais à la Coop pour manger (bénéfice), je risque de me faire écraser sur la route (risque). Pourtant ça ne m'y empêche pas d'y aller et personnes n'a accusé la coop d'incitation à se faire écraser.
    Si tant d'effets secondaires sont connus en médecine académique, c'est qu'on les documente tous et de manière très scrupuleuse. Il est tout à fait mesquin de critiquer cet état de fait et d'utiliser le professionnalisme et l'honnêté (forcée ou non) des soignants pour discréditer la médecine moderne. Cela prouve uniquement le manque criant d'arguments disponibles en faveur des médecines complémentaires et le populisme de bas étage dont font preuve les initiants.

    Qui est réellement le "praticien sans conscience" que cite Mme de Meuron en fin de commentaire???

    Les médecines complémentaires ne vendent que de faux espoirs à des patients porteurs de maladies chroniques et incurables, pour qui les paroles de ces "praticiens" coulent comme du miel dans leurs oreilles. Ces personnes abusent de leurs patients en ce sens qu'elles abusent de leur détresse en leur promettant des objectifs inatteignables contre une rétribution généreuse. Quid de leur formation extrêmement courtes dans des instituts privés comparables à des sectes et dirigées par des individus narcissiques au possible???? De plus, que prétendent-ils soigner, hormis des petits bobos dont la guérison spontanée ne demande aucun traitement????????????????????????? Ces individus créent des besoins inutiles en matière de santé (ils ne pratiquent que de la psychologie de base et la réassurance de patients souvent anxieux en matière de santé) en se basant sur une formation presque inexistante dans le but inavoué d'amasser un magot considérable avec un minimum de risques et de charges.

  • Merci, Monsieur Striker, de nous présenter le parfait prototype du scientifique accroché mordicus à son savoir dûment acquis à l'université et dans sa recherche. Lorsqu'il s'agit d'aller mettre son nez dehors, alors vous perdez tout critère scientifique, vous méprisez, vous dénigrez, vous piétinez, vous insultez ce que d'autres proposent et comment ils fonctionnent, comme si la Science n'appartenait qu'à vous.

    L'énergie que vous mettez à composer votre texte semble être l'énergie d'une résistence impressionnante. Toute l'Histoire nous enseigne que la science a avancé par étapes, qu'elle a souvent dû renoncer à des concepts pour en accepter d'autres, que des appareils merveilleux devenaient obsolètes. Alors, croyez-vous vraiment pouvoir échapper à la profonde mutation en cours? Ne voyez-vous pas que, tout autour de nous, des données qui semblaient sûres s'écroulent?

    Votre état vous conduit à être de mauvaise foi. Vous ne voulez considérer que ce qui vous arrange.
    Par exemple, vous parlez de « faux soignants avec des formations au rabais », vous ne voulez vraisemblablement rien savoir de tous les médecins, avec diplôme durement acquis, qui profitent aussi des médecines complémentaires afin d'améliorer leurs traitements.
    Votre manque de curiosité scientifique ne vous fait pas chercher les références des centres au Sénégal où des sidéens ont été guéris et d'autres ont retrouvé une vie normale en s'aidant avec des plantes.
    Une des fondatrices d'un de ces centres fut professeure de biologie à l'université de Dakar pendant 32 ans et possédait également un diplôme de médecine. Vous ne pouvez tellement pas accepter que d'autres genres de thérapeutes aient des remèdes guérisseurs alors que la médecine académique n'a encore que des médicaments palliatifs que vous préférez faire comme si cette expérience n'existait pas. NON , Monsieur, il est temps de tout mettre ensemble et de faire au mieux pour le patient.

    L'exemple dont vous vous gargarisez avec Billag montre bien la superficialité de vos observations relatives aux médecines complémentaires. Même si l'ensemble des thérapies peut sembler ressembler à une forêt vierge, il y a des jalons qui conduisent sur des chemins très efficaces si on se donne l'humilité et et la bonne volonté de les chercher.

    Je ne vais pas reprendre toutes vos affirmations où votre seul désir est d'écraser autrui et non pas de permettre d'avancer pour construire une meilleure santé.

  • Je vous sens quelque peu agressive dans vos propos, mais cela ne m'empêchera pas de vous répondre.

    Vous qui parlez sans cesse de "critères scientifiques" n'arrivez même pas à produire une étude démontrant les effets de l'homéopathie. La science et les connaissances que vous critiquez vous auraient sans doute été utiles dans votre défense de cette pseudo-science. Au moins ne vous seriez-vous pas couverte de ridicule en vous perdant dans vos propres contradictions et vos propos mystiques. Vous vous égarez dans des généralités dignes de figurer dans un magazine de santé de 3e zone en pensant occulter 50 ans de recherche sur l'homéopathie ("Toute l'Histoire nous enseigne que la science a avancé par étapes, qu'elle a souvent dû renoncer à des concepts pour en accepter d'autres, que des appareils merveilleux devenaient obsolètes. Alors, croyez-vous vraiment pouvoir échapper à la profonde mutation en cours? Ne voyez-vous pas que, tout autour de nous, des données qui semblaient sûres s'écroulent?").

    De plus, si vous aviez réellement la moindre once d'esprit scientifique, qui implique notamment de remettre en causse constamment son savoir et de prouver chaque affirmation, vous oseriez mettre en doute les propos de votre fameuse "professeure de biologie à l'université de Dakar"... qui semble être vraisemblablement la seule personne au monde à ce jour à connaître un remède pour "guérir" du sida...

    De plus, l'existence d'une substance active contre le sida et contenue dans une plante en ferait absolument pas le lit de l'homéopathie et autres "thérapies naturelles" (quel terme porteur lorsqu'il s'agit de marketing), mais plutôt celui de l'industrie pharmaceutique qui aurait tôt fait d'isoler la molécule active, de déterminer ses effets secondaires et les doses nécessaires avant d'en faire le commerce.

    Vous racontez tout et n'importe quoi en vous empêtrant dans des contradictions flagrantes(vous faites confiance à UNE professeure inconnue à Dakkar en ignorant tous les autres; vous ne remettez pas en cause vos coryances et accusez les autres de ne pas le faire, alors que la médecine moderne "evidence based" est justement née des propres interrogations des médecins sur leurs connaissances). Vous ne cherchez absolument pas à produire une "meilleure santé", mais plutôt à faire le lit de votre profession (très lucrative vu le niveau de formation et de risques encourus). Si vous pensiez réellement au patient, il y a bien longtemps que vous auriez abandonné votre discours pompeux et "alternatif" (entendez par là à la mode) pour vous consacrer à prouver l'efficacité des thérapies que vous vous acharnez tant à défendre.

    NB: Quant on vous lit on croirait lire son horoscope, tant vous restez dans des considérations vagues et abstraites. Je ne tenais pas à vous blesser mais à secouer un peu histoire que vous doutiez de vos croyances, première étape vers l'évolution.

  • Quant aux médecins qui pratiquent l'homéopathie, certains y croient de leur plein gré malgré l'absence d'études corroborant leurs croyances, mais ils le font de manière honnête en ne mettant pas en danger leurs patients.

    D'autres l'ont adoptée pour répondre à la demande de leur clientèle pas toujours bien informée.

    Certains encore dispensent de tels soins dans un but clairement lucratif (consultations simples, sans prise de risque, s'apparentant davantage à de la bobologie ou de la réassurance).


    De plus, je ne comprends pas pourquoi ces quelques médecins seraient plus crédibles à vos yeux que tous ceux que vous critiquez et qui pratiquent de la médecine "conventionnelle" (terme quelque peu péjoratif ayant pour but de faire apparaître la médecine standard comme sans saveur afin de mettre en évidence les autres "thérapies" plus "douces" lol). Ceci n'est qu'une illustration de plus de votre manque de raisonnement objectif.

  • Monsieur Striker,

    Il semble évident que la plus grande différence entre nous est que vous, vous cherchez à bannir les médecines complémentaires, en piétinant un maximum toutes les expériences que d'autres médecins ou praticiens ont pu faire en-dehors de vos critères et de vos modèles que vous jugez les seuls scientifiques et pire, les seuls valables.
    Alors que, pour ma part, je cherche à élargir la palette des moyens thérapeutiques pour la plus grande efficacité possible et je vais explorer partout où il m'est possible d'aller et où je peux constater ce que deviennent les malades à travers divers traitements traditionnels.

  • Monsieur Striker,

    Vos avis sur les divers aspects des médecines complémentaires sont très stéréotypées.
    Premièrement les durées de formations actuelles ne sont pas anodines comme vous voulez le démontrer. Par exemple un naturopathe agréé doit présenter actuellement une formation qui avoisine les 2000h de formations, sans compter le temp d'études et les supervisions. Pour de la formation en cours d'emploi, c'est conséquent et nécessite plus que de simples velléités.

    Le laboratoire Boiron n'est pas la seule référence, car dans les milieux concernés la préférence va vers la qualité de petits laboratoires qui peinent grandement à trouver les moyens de faire enregistrer leur produit auprès de swissmedic. En ce sens, cela n'a rien à voir avec les multinationales tel novartis, qui bénéficient en plus d'énorme moyen,de facilités et moins de chicaneries que d'autres chez swissmédic.
    On peut regretter la disparition de vrais petit bijoux thérapeutiques particuliers, commercialisés à la satisfaction de chacun depuis des décennies par de toutes petites unités de productions qui n'ont pas pu s'aligner sur la lourdeur actuelle pour faire homologuer leur produits.
    De toute façon, Boiron ou pas, un tube de granules ne coûte pas plus de 10 frs maximum.

    je ne suis pas d'accord non plus sur votre analyse qui affirme que la chimie a amélioré la qualité des substances en isolant les molécules actives et en rejetant les autres nocives ou inutiles. Car la plupart du temps, une plante est un tout équilibré biologiquement qui comporte moins d'effets secondaires (judicieusement utilisée)qu'une molécule isolée et synthétisée.
    Il y a aujourd'hui des associations des victimes du lariam (des handicapés neurologiques à vie, dépressions irrémédiables). Ce genre de fleuron de la chimie qui a empoisonné des gens pendant des décennies, avant que novartis ne tourne vers les racines anciennes des plantes et sortir un antipaludéen à base d'artémisia annua (d'autre plantes notamment du Mexique sont encore largement inexploitées). Vous pensez réellement que les thérapeutes à bases de plantes sont si décalés ?
    L'Hypericine en est probablement le meilleur exemple. L'extrait isolé du millepertuis peut créer des réactions indésirables s'il est administré en même temps que certaines autres médications lourdes. Par contre le millepertuis en tant que "totum" ne présentait pas autant d'inconvénients. Ce dont, on s'est bien gardé de faire savoir. C'est vrai que du millepertuis vendu en droguerie rapporte moins que l'extrait (porteur d'effets indésirables) de novartis.
    Quelles modes de médications coure après le profit ? Franchement.

    Ce qui ressort de ce débat c'est surtout de pouvoir garantir un choix culturel et social sur les moyens de se soigner. Mon regard la dessus est le suivant:
    La médecine actuelle est devenue l'otage plus ou moins consentante de multinationales qui ont réussis à instaurer une logique de santé au niveau industriel et mondial. Cette mainmise sur tous les rouages de la santé qui se gèrent en terme de capital, de retour sur investissement, de rendement et de profits, avec une logistique de communication et d'images très efficace. Les réussites spectaculaires sont souvent rapides et superficielles et masquent les problèmes générés par ce types d'approches. Problèmes perçus surtout en termes de pertes financières, plus que de remises en questions du système.
    Cela ressemble pour beaucoup à l'industrialisation de l'alimentation, et le lobbying archi-efficace des multinationales. Comme Monsanto pour le pire.
    Dans les deux cas on parle de progrès et d'avenir par la technologie scientifique avec de très gros enjeux économiques à la clé et dans les deux cas la population se sent de plus en plus dépossédée de ses libres choix de mode vie.

    Cette initiative participe à ce débat là. Ne nous y trompons pas !

    Bien cordialement

  • Je suis tout à fait d'accord avec vous sur certains points, notamment le lobbying de l'industrie pharamceutique. Mais n'oublions pas qu'il s'agit d'entreprises privées, dont le but premier est bien sûr de faire du profit au même titre que la Coop ou la Migros (qui eux aussi font des bénéfices sur des produits de première nécessité en payant toujours moins les agriculteurs, sans pour autant faire les frais de la vindicte populaire..). Il importe donc à l'Etat de combler les défauts de ce système, ce qu'il fait déjà en subventionnant une quantité non négligeable de travaux de recherche.

    De plus, ceci n'a aucun rapport avec l'initiative qui vise à promouvoir des thérapies inefficaces. Le système actuel souffre certes de dysfonctionnements, mais cela ne doit aps pour autant nous rendre réactionnaire et nous pousser dans les bras des extrêmes, qui se réjouissent de pouvoir profiter de cet état de fait afin de faire valoir leurs méthodes plus que douteuses.
    Il convient en outre de ne pas oublier les bénéfices apportés depuis ces 50 dernières années par le système de santé actuel.

    NB: Par mes commentaires je ne visais nullement les thérapies à base de plantes (qui sont ne l'oublions pas à la base de la pharmacopée moderne), mais plutôt l'homéopathie et autres croyances infondées. Veuillez m'excuser pour le malentendu. Mais vous pourrez quand même admettre que la petite "médication" à base de plantes se vend extrêmement bien en pharmacie..

  • De plus et j'en suis fort désolé, mes commentaires s'adressaient surtout à Mme de Meuron qui semble se prévaloir d'un savoir et d'un sens éthique supérieur au commun des mortels (sans doute en raison de son nom noble).
    Elle semble en outre ne rien avoir compris à mon argumentation (qui reste cependant limitée au strict minimum) et se borne à discréditer les personnes d'un avis contraire au sien en pensant que cela suffirait à occulter son manque de sens critique.

    Pour lui répondre, je ne cherche nullement à "bannir les médecines complémentaires". Je tiens uniquement à éviter que des thérapies inutiles et inefficaces ne fasse porter un poids financier supplémentaire à la population en se faisant rembourser par l'assurance OBLIGATOIRE, qui rappelons-le - selon la LAMAL - n'est censée ne couvrir les frais que des traitements prouvés EFFICACES. Ceci est valable pour les thérapies "naturelles" aussi bien que pour la médecine conventionnelle.
    Si les initiants désiraient réellement une égalité de traitement avec la médecine conventionnelle, ils se seraient appliqués à se plier AUX MEMES CRITERES qu'elle. Madame de Meuron n'a pour l'instant cité aucune étude à grande échelle validant l'efficacité de l'homéopathie et n'a jamais répondu directement à mes accusations.
    Et rappelons que chaque franc remboursé pour ces thérapies est un franc que l'on aurait pu investir dans la recherche ou la prévention, qui, elles, apportent des bénéfices tangibles maintes fois démontrés.
    Madame de Meuron n'a qu'à se lancer dans la prévention de l'alcoolisme, qui ravage des familles et coûte des centaines de millions et terme de santé. Mais c'est un thème beaucoup moins porteur sur le plan politique...

  • Certes, Monsieur Striker,
    je comprend votre inquiétude, mais je ne suis pas sûr que les médecines parallèles méritent autant de dévalorisations.

    La validation scientifique de l'homéopathie est un vieux débats que je ne chercherais pas à nourrir ici. Je vous citerai qu'un exemple. Mon fils , lorsqu'il consomme trop de produits laitiers dans la journée, fait des crises d'asthmes. Ce qui m'a poussé à chercher un remède qui inclut le lien causal avec la nourriture, qui est ici une corrélation évidente. Lorsque, je lui donne du Nux vomica dans ces cas là, la crise s'estompe, lorsque je ne le fais pas l'asthme prend de l'ampleur...
    Non , Nux vomica n'est pas le remède universel de l'asthme, pour autant. Car c'est bien ainsi que le réflexe de pensée scientifique fonctionnerai ! Il n'y a aucune preuves scientifiques, mais le bon sens perçoit très bien qu'il y a une réalité qui fonctionne. Et je vais vous faire un aveu... ce traitement je l'ai choisi sur l'instant, dans l'urgence et intuitivement sans fouiller mon répertoire et ma matière médicale de manière orthodoxe. Un bagage, de plus de vingt ans d'expérience homéopathique et plus de 26 ans en tant que parent me l'ont permis.
    Lorsque l'on fait face à une crise aiguë en pleine nuit et que lorsque l'on donne des granules cette crise diminue de façon spectaculaire en à peine 1 minute. Cela n'a rien du hasard , ni de la magie. C'est une réalité vécue objectivement. Je penses que les 7frs. pour acheter un tube de nux vomica est d'un bien meilleures rendements que si j'étais passé aux ventolin ou autre broncho dilatateurs.

    En tant que responsable de formation, je ne suis, évidemment, non plus pas d'accord avec votre affirmation:
    "Quid de leur formation extrêmement courtes dans des instituts privés comparables à des sectes et dirigées par des individus narcissiques au possible???? De plus, que prétendent-ils soigner, hormis des petits bobos dont la guérison spontanée ne demande aucun traitement?"
    Je ne me sens ni sectaire, ni narcissique au point de vouloir tendre des miroirs aux alouettes.
    Seule l'expérience et l'observation me guident d'une part et d'autre part je ne suis qu'un intervenant au milieux d'une trentaine d'enseignants qui possèdent pour la plupart de très solides formations scientifiques médicales, biochimique, phytobiochimiques entre autres ...Ce qui ne les empêchent pas d'être ouverts et passionnés par les médecines complémentaires et naturels.

    Ceci juste pour donner un autre reflet de ce que vous semblez vouloir fixer une fois pour toute.
    Toujours bien cordialement

  • "Il n'y a aucune preuves scientifiques, mais le bon sens perçoit très bien qu'il y a une réalité qui fonctionne. Et je vais vous faire un aveu... ce traitement je l'ai choisi sur l'instant, dans l'urgence et intuitivement sans fouiller mon répertoire et ma matière médicale de manière orthodoxe."
    => Vous me semblez bien sûr de vous pour vous croire à ce point supérieur au reste de la population. A vous lire, votre expérience personnelle aurait plus de validité qu'une expérience faite sur des dizaines de milliers de patients. Ces derniers auraient donc à vos yeux tous tort.. Ce sont de semblables déductions hâtives, où la relation cause à effet n'est absolument pas prouvée ou reproductible, qui ont conduit à tous les abus en matière médicale les siècles passés.

    Peut-être que votre fils boit trop de lait et que quand il se couche il fait des épisodes de reflux-- Peut-être qu'il est anxieux et que votre présence le rassure et le réconforte. Bref, peut-être que tout simplement le Nux vomica n'a aucun effet dans le cas présent. Et à cela ne peuvent y répondre que des études à grande échelle bien conduites où toutes ces hypothèses seraient analysées et des comparaisons seraient faites entre de nombreux patients.

    De plus, j'ai l'impression que l'homéopathie ne prétend soigner que des concepts vagues et abstraits - tels que le "mal-être", le fait d'être un peu déprimé (quelle contradiction pour des opposants au "tout-médicament"..), etc - ou alors des pathologies bénignes ne nécessitant aucun traitement du fait de leur guérison spontanée (rhume, etc......). Bref, même si elle marchait (ce qui n'est pas le cas), elle n'aurait qu'une utilité toute relative, les patients n'étant pas des réceptacles sans fond à médicaments.
    En conclusion, j'ai le regret de constater qu'il ne s'agit que d'un vaste arnaque élevée au rang de religion par certains qui refusent de mettre en cause ce en quoi ils croient. De plus et pour montrer leur étroitesse d'esprit (inconsciente), ils refusent de se soumettre aux mêmes règles et aux mêmes critères de qualité que le reste du domaine des soins. Que de contradictions pour des personnes qui se disent ouvertes d'esprit et qui sautent sur la moindre occasion pour remettre en cause la médecine "conventionnelle".

  • Il est de plus affligeant de constater que Mme De Meuron, qui n'a vraisemblablement aucune connaissances de base, que ce soit en pharmacologie ou en matière de fonctionnement du corps humain, s'amuse à jouer aux thérapeutes et pense "sauver le monde" avec ses idées enfantines. Elle aurait fait un très bon médecin "conventionnel" 500 ans plus tôt... Je pense clore là ce débat stérile et laisser Mme de Meuron prêcher parmi les convaincus. Qu'ils aillent donc soigner leurs petits bobos à défaut de leur porte-monnaie chez des charlatans aux douces paroles avant d'accourir chez le médecin pour de vraies maladies. L'homéopathie crée un besoin de surconsommation en matière de soins qui est tout à fait d'actualité... Mais je ne pense que personne ne sera suffisamment convaincu au point de se faire soigner sa pneumonie (quoique les rémissions spontanées sont prépondérantes, le corps humain servant encore à quelque chose), son cancer ou son HIV avec des granules sucrées ou pour dire à sa fille de prendre une contraception homéopathique...

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