Affaire Garbani: lette ouverte à Christiane Brunner

J’ai déjà lu quelques commentaires sur sujet. Et je suis en désaccord avec certains et certaines. Certes la vie privée de Madame Garbani lui appartient. Et ceux et celles qui soutiennent la politicienne sont parfaitement dans leur droit. Toutefois, au vu de l’historique, il y a peut-être un peu de sens critique à garder. Je réponds ici essentiellement à Madame Brunner dont la lettre ouverte est parue dans la presse aujourd’hui.

Madame,

Brunner2.jpgLe Matin de ce jour publie votre lettre ouverte en faveur de Madame Garbani. Permettez-moi de vous répondre sur le même mode.

Vous prenez fait et cause pour Madame Garbani, et elle sera certainement touchée d’être soutenue dans un moment difficile pour elle. Comme disait Blondesen il y a quelques mois, on ne tire pas sur une ambulance. Et pourtant...

Vous faites de Madame Garbani une victime. Vous dites ceci à propos des critiques qui lui sont adressées:

“La vie privée des hommes et des femmes politiques est encore traitée de manière totalement discriminatoire à l’égard des femmes. Déjà dans le vocabulaire, on parle de «frasques»”, on relève qu’une fois «elle était en petite tenue».

Vous ajoutez:

“Une presse qui se rue avec délectation sur ce fait divers. Jamais un tel dispositif médiatico-policier ne se serait mis en place si un élu masculin était pris en faute dans une situation similaire... Pour un élu masculin on aurait pris plus d’égards, on lui aurait discrètement fait savoir qu’on attend de lui qu’il se reprenne.”

Vous avez la mémoire courte, Madame Brunner. Et vous avez tout faux. En date du 9 mais 2008, la rsr présentait l’affaire Xavier Bagnoud en parlant de “frasques”. Exactement le même mot, vous pouvez l’écouter. Votre argument tombe. Dommage, vous aviez l’air si sûre de vous.

Toujours dans l’affaire Bagnoud, il s’agissait d’un comportement lié à sa vie privée, pourtant cela a été mis sur la place publique. Il a subi pire que Madame Garbani: la vidéo le montrant nu a circulé sur le net, à la vue de tous. Madame Garbani n’a pas eu à subir cette humiliation, que je sache.

De plus Monsieur Bagnoud a - comme elle - démissionné de son mandat politique, soit du Grand Conseil valaisan. Il a également été suspendu par son parti, qui en avait informé la presse, avant d’en démissionner.

Où donc voyez-vous une discrimination à l’égard des femmes dans l’affaire Garbani? La comparaison avec l’affaire Bagnoud montre que l’homme politique a subi un préjudice plus grand qu’elle. Et qu’il n’y a pas eu plus d’égards pour lui que pour elle.

Cela, c'était il y a à peine un an. Quand je dis que vous avez la mémoire courte!


Mais continuons:Garbani2.jpg

“Valérie Garbani n’entre pas dans les codes de bienséance attendus et concoctés pour les femmes politiques de notre pays. Outre le sort de Valérie Garbani, c’est aussi l’enjeu de la relève politique des jeunes femmes qui doit nous préoccuper. Certaines jeunes femmes s’identifient davantage à Valérie Garbani, à son célibat, à ses goûts culturels, à ses coups de gueule et à sa fragilité affective qu’à des femmes dont le parcours est plus classique.”

Monsieur Bagnoud n’entrait pas non plus dans les codes de bienséance attendus et concoctés pour les hommes politiques de notre pays. Et nul doute que les cocaïnomane s’identifiaient à lui, de même que les femmes et les hommes violents s’identifient à Madame Garbani.

Car au fond, elle est peut-être une politicienne de qualité, engagée, compétente. Et on ne devrait pas traiter la femme blanche occidentale comme on traite un "négro". Mais elle est violente, et elle bafoue la loi qu’elle est censée représenter, et ce à de nombreuses reprises.

Madame Garbani a dès le début joué sur la victimisation sans jamais rien prouver, mais elle a montré sa propre violence, violence qui semble atteindre quand même un certain degré de gravité.

Alors, Madame Brunner, je regrette qu’à l’époque vous n’ayez pas défendu l’honneur de Monsieur Bagnoud avec la même ferveur qu’aujourd’hui vous défendez celui d’une femme violente, Madame Garbani. Deux poids deux mesures. Votre féminisme communautariste et victimaire commence à donner envie de jeter aux oubliettes toute cette lamentation féministe.

Non seulement la comparaison avec l’affaire Bagnoud montre que vous vous êtes tiré une balle dans le pied. Mais elle montre qu’il n’y a pas d’honnêteté intellectuelle à attendre de ce féminisme-là.

Sans mes compliments.

 

 

7LybieTime.jpg

Catégories : Politique 26 commentaires Lien permanent

Commentaires

  • Je vous informe qu'entres alcooliques, ont se soutient toujours ! Les "frasques" de Mme Brunner sont connues de tous les conseillers nationaux. La serveuse du BärenBar de Berne n'attendait pas la commande pour lui déposer son double scotch quelques secondes après son arrivée dans cet établissement. La dose était doublée après 10 minutes ! Et tous les téléspectateurs qui suivaient ses "prestations" à la TSR se souviennent de ses difficultés à articuler et de garder les yeux ouverts lors des débats auquels elle participait ! Mme Garbani devrait immédiatement entrer dans une clinique pour se faire soigner afin de ne pas finir comme d'autres socialistes. Ce parti est connu pour le nombre impressionnant de buveurs(euses) : Burgener, Lachat, Brunner, Garbani, Studer, Stich (qui a percuté 2 voitures devant le palais fédéral mais cela a été passé sous silence) et qui ne se souvient de la photo de Levrat et Berset, un verre à la main lors de l'élection programmée de Berset comme président du Conseil National ! Le PS, le Parti des Soiffards !

  • J'ai oublié de vous dire que, sous l'emprise de l'alcool, Mme Brunner avait insulté Francis Matthey lors de sa non-élection au Conseil fédéral. Matthey s'en souvient comme si c'était hier !

  • ce qui me dérange dans ces histoires, c'est qu'on parle d'intrusion dans la vie privée. Or, lorsqu'on est politique, on est un personnage public. Bon, on peut encore discuter là-dessus hein...
    Mais ce qui me gêne, c'est qu'à partir du moment où on étale carrément sa vie privée sur la voie publique (bars, etc.), plus personne ne devrait avoir le droit de s'indigner d'un quelconque manque de respect à ce sujet ou d'intrusion !

  • Cette phrase de Madame Brunner, entre autres, est assez déplaisante et révélatrice de la mentalité de ce féminisme victimaire: "bienséance attendus et concoctés pour les femmes politiques de notre pays". Comme si les femmes politiques devaient se mouler dans le comportement décidé par d'autres. C'est la faute à la société (et donc aux hommes bien sûr)! Encore une fois ces féministes-là desservent les femmes en prônant l'irresponsabilité.

    Mais enfin, Madame Garbani est violente. Casser le plexiglas comme elle l'a fait, il faut vraiment taper fort. Elle a choisi son comportement. Les hommes aussi d'ailleurs ont un code de bienséance concocté par tous ceux et toutes celles qui les précèdent. Ce genre de discours où la femme est irresponsable commence à me chauffer les oreilles. Quel mépris de la femme chez ces féministes-là. Quel manque d'estime et de dignité. Quelle irresponsabilité.

  • Louise vous avez raison. Si on fait de la politique, on devient immédiatement un personnage public. Il faut assumer ce rôle et il est évident que Mme. Garbani n'est pas à la hauteur (Christiane Brunner non plus !) En regardant de plus près les photos de Mme. Garbani, il est évident qu'elle ne consomme pas uniquement de l'alcool ! Le "bon docteur Rielle" devrait la prendre sous son aile (gauche) !

  • Si un membre masculin d'un exécutif s'exhibait en sous-vêtements en hurlant des insanités, une photo prise au natel ferait vite fait le tour des médias romands...
    Et les mêmes qui défendent aujourd'hui Garbani tirent à vue sur Bob L'éponge, alias Robert Cramer, non sans raison d'ailleurs, car l'alcool lui coûtait, à une certaine époque, toutes ses fins de journées. Payées au prix fort par le contribuable. J'espère sincèrement pour lui qu'il s'en est sorti, ce qu'apparememnt Mme Garbani n'a pas su faire, car il en vaut la peine.
    La surconsommation d'alcool est un problème, qu'on le veuille ou non. Chez un homme comme chez une femme. Il est regrettable qu'un certain nombre d'électeurs et d'électrices considèrent que cela rend les politiciens plus humains et plus proches de leurs problèmes. Car cela ne les rend certainement pas plus intelligents, ni plus efficaces. C'est même un incroyable gâchis d'énergie et de talent.

  • J'ai oublié un cas genevois, André Chavanne, qui avait été "évacué" pas une échelle du SIS alors qu'il était en "pleine forme" chez une copine au domicile de cette dernière ! Le socialiste (encore un de plus) a même signé le livre d'or du pompier qui l'a accueilli au bas de l'échelle !

  • Un commentaire d'un internaute sur le forum du Matin, suite à l'article:

    "C'est au contraire parce que c'est une femme que personne dans les autres partis n'ose sortir du bois pour dire exactement ce qu'il en est de cette série d'affaires Garbani. On marche sur des oeufs pour ne pas se faire accuser de sexisme, alors qu'un homme politique qui tabasserait les flics et traiterait un barman de "negro" serait déjà pendu par les boules sur la place fédérale au nom de la lutte contre la violence et le racisme."

    18.03.2009 - 11:42 par chiliconcaca

  • Et qu'est ce que cela serait si c'était un élu UDC !!! Garbani est un mouton souvent noir !!

  • En défendant l'indéfendable, en tentant de justifier l'injustifiable, Christiane Brunner se trompe de combat et nuit à la cause qu'elle entend défendre : le féminisme ...

    Il ne s'agit pas ici de stigmatiser Valérie Garbani en lui jetant l'opprobre, les plaintes dont elle fait l'objet seront instruites et c'est à la justice qu'il appartiendra de trancher. Sur ce plan là, elle reste justiciable comme n'importe quel(le) citoyen ou citoyenne, ni plus, ni moins.

    Maintenant, le fait qu'elle soit un personnage public, une élue du peuple, lui donne forcément plus de visibilité dans la société dans laquelle elle vit et par conséquent elle s'expose davantage qu'un citoyen ou une citoyenne ordinaire au regard d'autrui.
    Pour être élu ou réélu, tout personnage politique se doit d'être populaire et visible au sein de la société. A ce titre, il a besoin de l'apport médiatique, que souvent il sollicite d'ailleurs. A ce jeu là, il faut être cohérent, on ne peut pas tout à la fois faire appel à la presse pour qu'elle nous apporte son soutien électoral, et la vilipender lorsque cette même presse révèle des faits nuisibles à son image.
    Franchement, je ne vois vraiment pas en quoi Valérie Garbani aurait subi une discrimination du fait de son appartenance au sexe dit faible ...? Pour des faits différents, des hommes politiques tels que Xavier Bagnoud ou Samuel Schmied démontrent qu'il n'en est rien.

    Que Christiane Brunner témoigne sa fidélité, son amitié et sa loyauté à l'égard de Valérie Garbani dans des moments difficiles pour celle-ci est une chose - tout à son honneur par ailleurs -, qu'elle mélange ces mêmes sentiments avec la cause du féminisme en est une autre, cet amalgame est malsain et nuit à la cause qu'elle entend défendre.

    Avec cette lettre ouverte, Christiane Brunner se révèle être une bien piètre avocate du féminisme et du socialisme qui n'ont dès lors plus besoin d'ennemis à lire certains commentaires ...

  • @ Octave: là vous avez fait fort! (:o))

    @ Jean: en effet.

  • comme des vautours sur la misère...

  • Mouais, d'accord avec luzia...

  • @ luzia et Pascale:

    Qu'il y ait une souffrance: oui - l'abus d'alcool n'est pas signe de sérénité.
    Que l'on parle de misère: cela me paraît exagéré.
    Qu'elle se victimise: oui.
    Qu'elle soit une victime: non.
    Qu'elle soit violente: tout le montre.
    Que la lettre ouverte de Madame Brunner soit abusive et totalement erronée: sans aucun doute, je l'ai démontré mot pour mot.
    Qu'il y ait un sexisme à l'envers: je le pense.
    Le vautour: c'est celle qui utilise les problèmes de Madame Garbani pour son compte, pour sa chapelle, c'est celle qui la victimise encore plus.

  • Il faut distinguer les cas de Mme Garbani et de M. Bagnoud.

    Les frasques de Mme Garbani ont eu lieu en public. La manière dont un élu se comporte en public ne fait déjà pas partie de sa vie privée, mais de sa vie sociale, qu'il doit d'autant plus assumer.

    E si Mme Garbani traite un noir de "négro" dans un établissement public, ce sont tous ses administrés qui sont concernés et intéressés par cette démonstration raciste vulgaire, proférée quand l'alcoolisation ne lui permet plus de se retenir de dire ce qu'elle pense tout bas.

    Pour M. Bagnoud, il ne s'agissait pas de sa vie privée, mais de sa vie intime, qui devrait quelque part être préservée, sauf si elle viole la loi, ce qui était le cas.

  • @hommelibre
    Je ne défends pas son comportement. Mais je pense que l'alcoolique est dans la misère. Mais c'est un autre sujet...

    Et j'ai bien compris que votre billet voulait dénoncer une possible inégalité de traitement. Par contre certains rapaces attirés par le scandale ne font que remuer la boue. Et je dois dire que je trouve cela un peu écœurant.

    Je crois aussi que Madame Garbani a fait coulé beaucoup d'encre et qu'elle n'a pas été épargnée. A l'"épisode" précédent, les seuls qui l'ont défendue sont ceux qui étaient proches d'elle ou travaillaient avec elle. Donc la connaissaient, connaissaient peut-être aussi ce qu'elle aurait pu être. Et il ne faut pas oublier non plus que ses électeurs lui ont donné leur confiance. Peut-être à tort, je n'en sais rien. Mais personnellement je ressens une gêne à ces étalages. De tout bord d'ailleurs, dans la démarche de "blanchissage" de Christiane Brunner ou dans le scandale rapporté par l'ensemble des médias.

    Sur un (bizarre je l'admet) point de vue féministe, c'est la première fois (pour autant que je le sache) qu'une politicienne fasse scandale pour une vie privée trop agitée. Loin de l'image de la femme ambitieuse luttant pour se faire une place parmi les hommes, honnête et droite comme la justice de Berne.
    C'est la preuve, si besoin était, que les femmes sont des hommes comme les autres. Et si, malgré ses dérapages, ses collègues lui ont gardé leur respect, c'est qu'elle était, elle, vraiment capable.

  • Pour rebondir sur les propos de Pascale, ce qui me choque moi aussi dans ce déballage médiatique, comme dans celui qui avait touché M. Bagnoud (pas de déviance féministe dans mon propos donc) c'est ce que je perçois comme un nouvelle culture politique suisse. Autrefois, on savait, d'une façon très "vieille suisse", très protestante, se garder de lincher sur la place public les éléments perturbateurs. On élisait les politiques pour leur capacité politique, et on se contentait d'écarter du politique ceux dont les agissements étaient pour un temps incompatible (comme c'est le cas ici, ce n'est donc pas le débat). En clouant au pilori à la face de toute la suisse romande ces deux personnes, on fait une sorte de mise à mort politique. Certes ce que Mme Garbani a fait était "mal" et obligeait à des sanctions, néanmoins étaler ainsi cette affaire c'est lui minimiser quelque part la possibilité de se reprendre en main et de pouvoir retourner aux affaires un jour. Dans notre conception du droit, et c'est d'ailleurs en partie pour cette raison que nous n'avons pas la peine de mort, on reconnaît la possibilité pour les êtres humains de s'améliorer, de s'amender. Cela devrait d'autant plus être le cas lorsque la faute est commise sous l'influence de stupéfiants qui créent une dépendance: certes personne ne nous force à boire, mais on ne peut condamner une personne à vie pour cette raison.

    C'est vrai qu'en tant que personnage politique on est sous le feux des projecteurs, en même temps en Suisse, contrairement à nos voisins français, la personne politique est normalement un citoyen comme les autres, et devraient de ce fait avoir droit à un certain respect de son image, même lorsque les faits se passent sur la scène publique. Si demain je vais me mettre en scène dans un bar je me ferai peut-être arrêter, mais je doute que le matin bleu relatte la scène en mentionnant mon nom. La presse n'a pas besoin de récupérer ces affaires et d'en faire son fond de commerce. Ca n'intéresse personne directement, son rôle devrait se borner à la limite à dénoncer les affaires étouffées.

    Concernant l'affaire de M. Bagnoud je trouve cela encore plus scandaleux. Ses agissements se sont déroulés dans un cadre strictement privé qui ne regardaient personne du moment que cela n'atteignait pas sa compétence politique. Il apparaît que personne ne s'était rendu compte auparavant de sa consommation de cocaïne, on peut donc imaginer qu'il savait ne pas mettre en péril la gestion de ses affaires.

    Que les torchons de la presse romande (quasiment un pléonasme) jouent au quatrième pouvoir, je trouve cela très malsain.

    Et l'analyser sous un angle partisan, tel M. Vairgebel dans sa croisade contre les Sarrazins, c'est tout bonnement ridicule, et c'est oublier le cher Jean Fattebert pour ceux qui le reconnaîtront. La violation de la loi n'a heureusement pas de parti, l'alcoolisme non plus.

  • Garbani incarne l'autorité.Elle se doit exemplaire surtout dans ses loisirs qui plus est,dans des établissements publics.

    Quand à Brunner,celà fait bien longtemps quelle n'est plus crédible,pour autant quelle le fût un jour.

    Je me souvient lors de la candidature de Calmy-Rey pour le consei fédéral.Les journalite de la TSR demanda à Ch.Brunner pourquoi Calmy-Rey doit-être élu au conseil fédéral.Je m'attendais à ce qu'elle réponde sur ses aptitudes politique et sur un programme électoral de la part de la future conseillère fédéral.

    eh ben non.Les seule qualité qu'avait Calmy-Rey,c'était sa citoyenneté genvoise et son statut de mère et de grand-mère.Heureusement que le ridicule de tue pas et que la politique suisse ne sort guère des frontière.Parce que là,la honte.

    Alors moi sur ses interventions et de son soutien à Garbani,je la laisse aux paparadzzi de Galla et de Voici.Elle merite pas mieux.

    D.J

  • Christiane, ça fait bien lgt qu'elle ne renferme plus aucun crédit. Pensez donc à la Pürro, sa belle-fille qui "a réussi" grâce au mariage non consommé qui la rendit veuve très vite afin qu'elle puisse toucher sa rente de veuve pour terminer ses études. Elle fut nommée à son très haut poste - je vous prie - au lieu d'un petit travail d'assistante sociale de rien du tout vu qu'elle ne détenait pas les diplômes ni l'expérience professionnelle requises.

    Pensez-y dès aujour'dhui pour les prochaines éléctions.

  • @ pascale et Audrey: Je vous entends. J'ai fait une metion de cet épisode dans mon billet lundi, sans charger particulièrement, et je n'avais pas l'intention d'y revenir.

    Ce que je mets le plus en cause dans ce billet, c'est la lettre ouverte de Madame Brunner, qui est vraiment à côté de la plaque. Et qui représente ce qu'il y a de plus détestable dans le féminisme. Une sorte de féminisme qui n'a pas grand chose à voir avec nos débat, je dois dire.

    Je suis d'accord que le politiquement correct est une fausse piste. On ne va pas mettre une caméra derrière chaque politicien chez eux pour savoir combien ils boivent, ce qu'ils racontent, avec qui ils couchent. Les Etats-Unis font-ils école? car sur le puritanisme de chez eux, il y aurait beaucoup à dire, et je ne souhaite pas que cela vienne chez nous. Foutons la paix aux gens, même politiques. Il se trouve que le champs politique se vend de plus en plus par ses à-côtés: la famille, le charme du ou de la canditat-e. Ce faisant les politiciens mettent de plus en plus leur vie personnelle en jeu. Pas encore tous. Je ne sais qu'en penser. Voir M. Merz à la sortie de l'hôpital parler de son opération m'a gêné. Je ne sais pas exactement ce qui se passe là.

    Perso je me fiche de savoir comment vivent nos élus. Je n'attends pas qu'ils soient parfait, qu'ils soient dans la parfaite loi morale (laquelle d'ailleurs?), ni la moindre faille pour les lyncher. Il se trouve que dans cette affaire, la protagoniste a visible dépassé la ligne en se mettant hors-la-loi pénale. Cela est dérangeant.

    J'entends dire que Madame Garbani est douée en politique. J'en prends acte. Et je pense aussi que les gens peuvent s'amender, évoluer, et qu'on ne doit pas leur tenir rigueur éternellement de choses qui nous choquent. Que celui qui n'a jamais péché...

    C'est vraiment cette intervention de Madame Brunner qui me dérange le plus aujourd'hui, surtout en utilisant des arguments si aisément démontables. Ce côté partisan et victimaire me sort un peu par les oreilles. Je pense qu'elle ne rend service à personne avec cette intervention.

    Bien à vous.

  • Oups... je devrais mieux me relire... pas mal de fôtes...

  • Je suis en accord avec Mme Brunner et je la felicite c'est un exemple que nous devrions suivre! Un peu de solidarite feminine ne fait pas de mal que diable!!!!
    Me concernant j'ai soutenu Mme Brunner a une epoque ou l'on parlait plus de son physique et de ses tenues vestimentaires que de ses vraies valeurs et de ses capacites ! Bien que n'etant pas de son Parti j'avais vote pour elle et j'en suis fiere!Quant a Mme Garbani il y a deux personnes en elle :la politicienne qui sort en boite ou ailleurs dans le seul but de prendre un peu de bon temps pour destresser et pour laisser de cote ses soucis! Et l'autre Mme Garbani qui pour"s'eclater" a besoin d'alcool helas sans limite et la malheureusement elle ne metrise plus rien et devient une proie facile pour ces vautours qui l'attendent au contour!Courage Mme Garbani ils ne reussiront pas a vous detruire

  • "déstresser" en picolant? C'est bien là tout le problème !
    Santé, prospérité !

  • Bon, maintenant que Valérie Garbani a démissionné pour septembre, elle pourra se piquer le tube tous les jours avec son salaire que de pauvres contribuables doivent continuer à lui payer ! Santé !

  • Les réactions machos à l'encontre de Mme Garbani est choquante: j.nizard, avec sa distinction superficielle entre vie privée et vie intime pour "charger" Garbani mais "sauver" Bagnoud, etc. N'importe quel me n'aurait jamais eu le courage de démissionner et de dire tout haut "je prends sur moi"! Hediger qui croit encore se faire mousser aux frais du contribuable (le coût de la justice pour cette affaire n'est pas des moindres mais les journaux de caniveau n'en parle pas) avec un procès bien médiatisé, un Charles Beer qui s'enorgueillit au lieu d'avoir honte de ses fautes, qui viole les règles de la république.

  • Si un policier neuchatelois avit fait les mêmes chose que Madame Garbani, aurait-il eu 6 mois pour démissionner ou aurait-il été congédié séance tenante ?

Les commentaires sont fermés.