C’était un homme libre, qui collectionnait les femmes

Il est des mots au destin étrange. Un mot devrait définir une chose précise aux contours définis. Mais lorsqu’un mot désigne plusieurs choses différentes, ou des choses au contour incertain, ou des choses qui en appellent d’autres, c’est le contexte qui donne au mot son sens. Ainsi en est-il du mot “liberté”. Petit exercice.

Collection1.pngIl était une fois un homme libre, qui collectionnait les femmes. (Non, je ne parle pas de moi... :o). En une phrase cet homme avait été identifié dans une de ses qualités les plus essentielles: il était libre, et la preuve en était qu’il collectionnait les femmes. Sa liberté était de sauter de l’une à l’autre, sans attache particulière qui l’aurait enchaîné dans la terrible prison des liens conjugaux. Car, dans cette époque, le couple était une prison. Toute durée était une prison.

Plus sa collection comportait de femmes, plus sa liberté était évidente, éclatante. A chaque femme supplémentaire, à chaque femme ajoutée - car collectionner c’est additionner - sa liberté grandissait.

Les moralistes s’offusqueraient bien sûr que l’on associe la notion de liberté à un tel comportement. Les socio-féministes dénonceraient bien sûr l’attitude typiquement masculine qui consiste à considérer les femmes comme des objets que l’on collectionne, dont on dispose, puis que l’on dépose.

Mais, voyez-vous, tout est si relatif. Un même mot, un même comportement, peuvent prendre des significations si différentes, si opposées parfois, selon le contexte et la personne. Y a-t-il donc des valeurs universelles, ou une interprétation des comportements qui ne dépende pas d’un relativisme, d’une contextualisation, de préjugés ou de biais initiaux?
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Mais j’en viens au fait qui m’inspire ce billet. Je lis dans Le Matin du jour un article sur Ingrid Betancourt. Elle vit une forme de dépression et de retranchement mystique. On peut bien imaginer qu’après avoir été otage, des vagues et des décompensations se manifestent. Normal. Humain. Mais voilà, ses amis ne la reconnaissent pas et lui en veulent même de ce changement par rapport à la femme qu’ils ont connue.

Un journaliste de l’AFP, Jacques Thomet, qui vient d’écrire un livre sur «Les secrets de l'opération Betancourt», ne la reconnaît pas: il affirme qu’elle a pété un câble. C’est lui qui définit ainsi Madame Betancourt:

“Avant son enlèvement, c'était une femme libre qui collectionnait les hommes.”


Voilà comment en une phrase cette liberté est définie. Et soulignons ici que cette liberté de collectionner les hommes est valorisée, est magnifiée. Ici pas de moraliste, pas de socio-féministe pour dénoncer l’attitude qui consiste à considérer les hommes comme des objets que l’on collectionne, dont on dispose, puis que l’on dépose.

Un homme qui collectionne les conquêtes est un don Juan, un immature affectivement, un macho sans respect pour les femmes. Mais une femme qui collectionne les hommes est libre, et belle d’être libre. Selon que l'on est homme ou femme, le même comportement prend un sens différent. Et en l'occurrence ce qui est parfois reproché à certains hommes est valorisé chez cette femme.

Deux poids, deux mesures, comme dirait Victor. Cherchez l’erreur...


http://www.lematin.ch/fr/actu/monde/ingrid-betancourt-au-fond-du-trou_10-314601


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Commentaires

  • Crévindiou, j'ai eu peur !
    J'ai pensé un instant, en lisant le tire de votre billet,
    "V'là qu'hommelibre publie ma nécrologie anthume" !

    :o)

  • OOOO, un tout petit soupçon de mauvaise foi peut-être?
    D'habitude, on entend plutôt: un homme à femmes est un séducteur, une femme à hommes est une salope, et bien d'autres phrases dans le genre, et prendre la phrase à propos d'I.Bétancourt pour en faire une généralité sur la manière dont on maltraite une fois de plus les hommes est vraiment tiré par les cheveux....!non? :=)))) A mon, humble avis ce n'est pas la généralité de l'opinion habituellement...
    Anecdote....
    A une époque, je recevais des ELEVES adultes chez moi, qui arrivaient avec leur guitare le plus souvent....mais voilà ,même mariée, j'ai une fois entendu (et je tombais des nues!) qu'on parlait de moi dans le petit village où j'habitais...en ces termes "Il n'y a que le train qui ne lui est pas passé dessus"

    de quoi réfléchir....

    En tous les cas, je suis trèèèèèèèèèèès loin d'être convaincue par ce poste!!!

  • @ Blondesen: mdr!!!!.... Je ne me serais pas permis de dévoiler tous vos secrets, que je ne connais pas!!! ):o)))

    @ Ark: D'accord en partie avec tes remarques. Moi j'ai plus souvent entendu le comportement don juaniste de certains hommes être critiqué, l'homme étant considéré comme peu fiable, pas sérieux, macho (au mauvais sens du terme), etc. Et il est vrai que pendant longtemps les femmes à hommes ont été dénigrées. Mais visiblement les temps ont changé. J'ai vu il y a quelques années un films assez vieux, je crois, qui s'intitulait "Une femme libre". C'était l'histoire d'une femme qui prenait un amant, puis qui quittait son mari - jamais assez présent, jamais assez sensible, jamais comme il faut quoi! ce mari. Donc elle avait raison de le tromper, elle avait raison de vivre son égo sans balance avec le réel, et tout cela dégoulinant se pseudo-bons sentiments, bref, j'avais trouvé ce film imbuvable.

    Je ne suis pas bégueule, chacun mène sa vie comme il l'entend et je n'ai rien à en dire ni même à en penser. Je m'amuse juste à constater les contradictions. La fidélité reste une des valeurs fondamentales dans la majorité des couples, encore aujourd'hui. C'est une valeur morale grâce à laquelle chaque partenaire se sent libre de pouvoir s'investir avec l'autre. Mais dans ce film, l'infidélité devenait une vertu parce que c'était une femme qui la vivait, dans un contexte de féminisme justifiant tout comportement féminin, et discriminant nombre de comportements masculins.

    Perso je me fiche que Madame Betancourt ait ou non collectionné les conquêtes masculines, c'est sa vie. Je souligne simplement que sa liberté est associée à ce comportement précis. Quand on sait combien la sexualité est souvent devenue une névrose dans notre société, c'est marrant. Cette liberté aurait pu être associée à une indépendance d'esprit, à du courage politique, etc.

  • Perso je n'ai jamais associé liberté avec le fait d'avoir eu plusieurs conquêtes... d'ailleurs je ne me suis jamais sentie aussi malheureuse et aussi seule que quand je traitais les hommes comme des papiers kleenex jetables... je ne suis heureuse qu'en couple quand je peux partager des choses avec qqn et évoluer avec cette personne...

    Toutefois je dois dire que votre post est un peu tiré par les cheveux, comme le dit arkencielle une femme qui est une collectioneuse d'hommes est une salope, un homme un don juan... et bien sûr que ce comportement rend l'homme peu fiable aux yeux de la société, toutefois il n'aura jms la position de la femme qui ne sera plus bonne à être mariée... tout au plus il attendra qques années de plus avant de se poser...

    La seule raison pour laquelle on tend à féminiser de plus en plus un comportement qui est, somme toute, relativement masculin, c'est uniquement pour faire du forcing dans les esprits des jeunes et moins-jeunes... pour dire "voilà... maintenant nous sommes égaux"... et bien que sur ce plan et bien d'autres je suis parfaitement d'accord avec cette affirmation, je pense qu'il faudra bien plus que des articles de journaux ou des revues féministes pour arriver à un changement à ce niveau là...

    J'aime bien vos blogs mais je trouve que vous essayez un peu trop de victimiser les hommes dans certaines situations (typiquement celle-ci) où nous savons tous que c'est encore la femme qui a le mauvais rôle...

  • J'ajoute, Boo, que je partage votre sentiment sur le couple.

  • @ Boo: J'admets bien volontiers que la liberté en terme de sexualité est plus mal vue chez la femme que chez l'homme, encore aujourd'hui. Et je ne trouve pas cela juste. Il est vrai que je généralise un peu à partir de cette phrase, et je conviens que tous les hommes ne diraient pas cela de cette femmes - ni toutes les femmes non plus d'ailleurs.

    Toutefois je trouve cela assez amusant et paradoxal de dire cela dans une période actuelle où la sexualité est perçue de manière assez malaisée, et où le discours féministe tend à culpabiliser les hommes de leurs comportements non conformes à ce qu'au fond on a toujours attendu d'eux traditionnellement: fiabilité fidélité, sens des responsabilités, etc.

    Mais vous avez raison de dire que l'on ne peut faire une généralité de la phrase sur laquelle j'ai construit mon billet. J'apprécie que vous, et Ark, exprimiez votre ressenti et votre vision des choses en tant que femmes. Cela fait une balance utile.

  • Bonjour,
    J’en reviens toujours au même comportement humain, il suffit que la majorité ou un groupe influant interprète un comportement et le sens se retrouve changé. Nous vivons dans un monde d’humains influençables et nous devons toujours rester lucides. Pour ma part, une femme qui collectionne des hommes et une femme à plaisir donc libre, un homme qui collectionne des femmes et un homme à plaisir donc libre. Par contre, je ne juge pas les jugements des autres, je constate juste que l’humain n’es pas libre. La liberté est une chose bien compliquée, être libre, c’est s’autoriser ses envies sans empiéter sur la liberté des autre. Le sujet, m’a beaucoup plus et m’a permis de réfléchir un instant à « ce magnifique comportement humain ». La liberté, je me pose une grande question ! Collectionner des hommes ou des femmes est une liberté pour ceux qui aiment ça, mais les collectionnés sont-ils libres d’être collectionnés ? Je me le demande !
    A vous hommelibre, vous êtes déjà libre d’écrire et de penser, continuez car votre liberté vous appartient et me fait passer un moment de réflexion. Ceux qui ne sont pas libre seront bien sûr dérangés. Voici une petite phrase que j’ai lue une fois et qui m’a fait réfléchir sur la liberté. « Nous ne sommes pas libre, nous avons juste atteint la liberté d’être libre. » Bonne journée !

  • Booon ... que puis-je dire de plus ... : "Deux poids, deux mesures, comme dirait Victor." ?

  • @ Hommelibre

    "le discours féministe tend à culpabiliser les hommes de leurs comportements non conformes à ce qu'au fond on a toujours attendu d'eux traditionnellement: fiabilité fidélité, sens des responsabilités, etc."

    Je suis d'accord que les féministes aujourd'hui tentent d'inverser la tendance en culpabilisant les hommes de leur comportement... je fais pareil... mais c'est plus pour tenter d'arriver à un respect mutuel (du moins de mon point de vue...)... pour qu'ils comprennent qu'en faisant la même chose qu'eux, nous ne "fautons" pas plus qu'eux...

    On a toujours attendu traditionnellement d'eux fiabilité et fidélité, tout ce que les femmes à l'époque ont obtenu c'était support financier... les femmes à l'époque taisaient les infidélités de leurs maris, maintenant elles ne les acceptent plus et c'est sûrement la cause de pas mal de divorces... pourtant il semble que la femme ait joué son rôle de "femme" de nombreuses années... et fait ce qu'on "attendait traditionnellement" d'elle... maintenant elle se rebelle, c'est un sacré retour de manivelle, et j'aimerais pas être à la place des hommes qui en font les frais... mais c'était un peu inévitable... j'espère juste que d'ici le jour où j'aurais une fille les choses seront plus calmes niveau relations hommes femmes :)

  • @ sphinx: Merci, j'apprécie également toujours vos commentaires. Et j'apprécie ces échanges sur les blogs qui font aussi avancer ma propre réflexion. Nous ne sommes pas obligés d'être tous d'accord, mais nous pouvons en débattre avec bonne foi et bonne volonté. C'est le cas ici et c'est une chance d'avoir des partenaires hommes et femmes authentiques, sincères et réfléchis. Pour moi, je pense que vous l'avez compris, l'interaction et l'évolution de nos réflexions importe davantage que le fait d'avoir ou non raison, même si j'ai mes fondamentaux sur lesquels je reviens régulièrement. Et comme aujourd'hui, Boo et Ark nuancent et balancent mon billet, et j'apprécie. Merci à vous sphinx, et bonne journée.

  • @ Boo: Vous savez, je viens d'une famille où les femmes ont été dominantes depuis 3 ou 4 générations. J'en ai parlé longuement avec ma mère, en détails, et je porte en moi un schéma familial transgénérationnel. Les femmes, à part une grand-mère, étaient dures avec leurs hommes, et leurs hommes étaient généralement des gentils.

    De cela je fais un travail actuellement avec une thérapeute, pour donner un sens plus large dans mon chemin de vie à l'affaire judiciaire qui m'est arrivée. La place de l'homme dans ma famille a été incertaine, souvent dénigrée, sans que les hommes soient ni des salauds, ni des volages. Cela date du 19e siècle (j'ai pu remonter à 4 générations du côté de ma mère).

    C'est une des raisons pour lesquelles le discours féministe actuel (j'entends bien le discours radical, idéologique) ne prend pas chez moi, il ne résonne pas à une réalité vécue. J'ai comme beaucoup d'hommes partagé une culpabilité vis-à-vis des femmes, et j'ai soutenu le féminisme d'il y a 25 ans. Aujourd'hui j'ai réalisé que le schéma homme-bourreau et femme-victime est loin d'être vrai.

    La souffrance existe et a toujours existé des deux côtés. Et si les femmes ont beaucoup à dire contre les hommes - et c'est parfois justifié, l'inverse est vrai aussi.

    En fait les femmes sont, je crois, bien plus fortes que le portrait de victime que ce féminisme en fait. Pensons qu'entre 1850 et 1950 par exemple, c'est souvent elles qui ont fait marcher la société: pendant les nombreuses guerres. Elles devaient assurer à l'arrière, nourrir les enfants, se débrouiller, parfois elles faisaient partie de la résistance.

    Je pense contrairement au féminisme idéologique, que les relations hommes-femmes n'étaient pas simplement des rapports de domination. Je pense que l'amour y est dominant, mais que les relations de domination surviennent quand l'un ou l'autre - ou les deux - touchent leurs fragilités, leurs blessures personnelles. Et question domination, je ne crois pas qu'elle soit plus d'un côté que de l'autre, mais elle est différente. On peut dire que socialement la femme a été dominée par les hommes. C'est vrai sous le code Napoléon en particulier, mais cela n'a pas toujours été vrai à d'autres époques. Et pas dans tous les couples - encore une fois, ce n'était pas le cas dans ma famille, au contraire.

    Je fais donc un travail sur l'homme, la place de l'homme dans le monde, les stéréotypes masculins, et sur ma façon d'être ou ne pas être un homme, dans quoi mon affaire pénale a trouvé une brèche pour m'atteindre. Je serais un macho, je pense que tout cela ne serait pas arrivé. Voilà, j'avance pas à pas, et j'apprécie toujours autant de dialoguer avec des femmes, parce que j'aime les femmes.

  • On met surtout la liberté à toutes les sauces. Quand on veut séduire une femme, notamment si elle est mariée, ou tout comme, on essaye de la convaincre en parlant de liberté féminine. Quand on l'a séduite, et qu'on aimerait bien rester avec elle, on lui parle de liberté qui triomphe dans le sacrifice volontaire.

    Enfin, pour Ingrid, sa liberté, c'est bien que si elle est devenue mystique, elle puisse continuer à être respectée comme un être humain à part entière. En disant qu'elle est devenue folle, on essaye bien de lui faire modifier ses choix personnels, ou au moins, de dissuader ceux qui voudraient l'imiter.

    Cela dit, François de Sales dit lui-même que les dévotes dames sont toujours calomniées, notamment par ceux qui aimeraient bien s'amuser avec elles.

  • @ Rémy: d'accord avec vous en ce qui concerne Ingrid. C'est si simple de la faire passer pour folle. Je ne partage pas sa foi, mais je respecte qu'elle ait eu besoin de cela pour se reconstituer, redonner un sens. Je sais combien un traumatisme peut faire perdre le sens des choses, de soi, et les repères intérieurs. Donc elle fait le chemin qui lui convient, et il est à respecter. Sur son passé de collectionneuse, cela lui appartient, rien à en dire. Comme vous, c'est plus sur ce qui est perçu comme liberté qui m'interpelle.

    Et je vous rejoins entièrement sur ce que vous dites à propos de la séduction. Je dis ceci aussi pour les femmes: certains hommes ont compris que la séduction aujourd'hui passe en partie par l'admiration et la valorisation de la liberté féminine.Un homme qui aborde une femme, à plus forte raison mariée, a plus de chance de la séduire en jouant sur cette fibre libertaire, qu'en critiquant devant elle les excès du féminisme. C'est la manipulation ordinaire, non criminelle, et cela confine parfois à la démagogie. Ajoutons à cela que le séducteur est dans l'écoute - ce que la plupart des femmes désirent, et il marque des points.

    Je suis peut-être vieux jeu sur ce point: on ne s'immisce pas dans un couple. Point barre.

  • Test

  • Hélas, la chair est faible. Mais on peut retenir une leçon du droit français, qui dit qu'au sein du mariage, l'annulation ne peut pas avoir lieu si l'homme a exagéré ses ressources, parce qu'on estime qu'une certaine rouerie doit être permise. Dès lors, tout discours pris au sein d'un contexte sexuellement intéressé ou sexuellement connoté doit par principe être regardé comme biaisé par l'intention de l'énonciateur. En d'autres termes, une femme qui dit : Ah, Ingrid, quand elle avait plein d'amants, elle était cool, on peut se dire : Non seulement elle est devenue dévote, mais en plus, elle est devenue tendue et rêche. Si un homme dit : Ah, Ingrid, quand elle collectionnait les hommes, elle était cool, on peut se dire : Oui, cela t'arrangeait bien. La vérité est que personne ne savait qu'elle collectionnait les hommes, avant son enlèvement, et que l'avoir révélé est plutôt mufle.

  • Oui Rémy, vous faites bien de souligner la muflerie de cette info! En effet personne n'en savait rien, et on s'en moque. Lui fait un scoop, il fait vendre son livre sur le dos d'Ingrid. On peut supposer qu'il en parle, qu'il fait des révélations, et la chiennerie habituelle de l'humain va chercher ce qu'il peut dégrader dans l'image de la sainte et de l'icône. Assez triste.

  • Test.

  • Voici la naissance d'un site macho : http://www.frontmacho.over-blog.com

  • J'ai jeté un coup d'oeil... Ca ressemble plus à un gag qu'à autre chose! Mélange des idées et des infos, langage excessif à mes yeux, que je ne partage en tous les cas pas. Une femme à la tête d'un Etat, oui, autant qu'un homme, seule la compétence et la vision sociétale compte. L'avortement: que chacun choisisse selon sa conscience. Le vagin artificiel pour faire des bébés en se passant des femmes? Grotesque!... Et on tiendra qui dans ses bras au moment de l'éjaculation? Et on partagera avec qui la grossesse, et toute l'éducation? C'est juste une symétrie du pire des féminismes. Outrancier et sans intérêt. Sauf pour le gag!

  • Hommelibre, j'apprécie toujours beaucoup vos développements. Toutefois, je me demande encore ce que cherche à prouver une telle info. Que Betancourt vive une très grande souffrance jusqu'à en prendre quelques repères, ça se comprend. Mieux vaudrait lui apporter quelqu'aide efficace, l'entourer chaleureusmement sans qu'elle doive rendre des comptes à l'opinion publique sur l'état de sa santé (même si elle doit être ouspillée). Là - une fois n'est pas coutume - je suis d'avis que si ça avait été un homme, le traitement en aurait été autre.

    En tout cas, je vois surtout beaucoup de solitude chez cette femme ...

    Bien à vous!

  • Ouaaaaaf, j'ai moi aussi cliqué sur le lien....z'êtes sûrs que c'est pas le site d'une femme qui veut faire passer les messieurs pour nuls?

    C'est juste trop gros, rires!

    Ha...dans la vie, faut prendre les gens comme ils sont, et la vie comme elle vient. Aujourd'hui, dieu merci, nous avons bcp de liberté, profitons en.

    Pourtant: il y a encore une injustice qui n'a jamais été évoquée ici: on voit souvent, dans la vie comme dans les films, des hommes pas particulièrement attirants présentés comme des sortes de "gros nounours", au bras de femmes aux courbes irréprochables, au maquillage parfait, bref, des "canons" etc...mais jamais des tops modèles hommes avec des petites grosses pas trop soignées (bref, le pendant du "gros nounours"....)si ça, c'est pas une injustice! Ha! la dictature de la société par rapport à la "féminité".....hi hi hi!

    Un homme a le droit d'être naturel...une femme revendiquant ce droit (ne pas se raser, s'habiller confortable, etc) passe pour négligée, même si elle est toujours propre sur elle....

    Bon, là, je concède que les critiques les plus virulentes viennent peut-être des femmes....rires. Mais comme je l'ai dit un jour ici aussi, allez faire un tour sur Meetic, et vous verrez que les stéréotypes ont la vie dure chez nos chers messieurs....:=))

    Bon, assez philosophé, j'ai concert ce soir, je m'en va me pré-pa-rer.
    A plus!
    Ark

  • @ Micheline: Oui, certainement. Pensez-vous que je n'aurais pas dû en parler, pour ne pas relayer cette info?

    @ Ark: mdr! Fichtre, tu fais bien de dénoncer cette injustice flagrante! Faut-il instaurer une parité: autant de beaux gosses avec des boulottes que de top modèles avec des obèses! Nom d'un panda!

    (:o)

  • Non, vous avez raison de divulguer cette info, comme toutes les autres d'ailleurs. Ce qui est un peu triste, c'est la manière dont on peut se moquer de cette femme, qui (tant mieux pour elle, si elle a profité de la dolce vita, des richesses dont elle jouit grâce à ses origines) a changé de vie.

    A ce jeu-là, les hommes sont toujours plus gagnants que les femmes! Et l'on n'aurait pas traité cette info de la même manière. En tout cas, sans ricanement, voire avec sympathie ou respect même ...

    Mais votre combat pour l'égalité reste d'actualité. Continuez, de grâce ... C'est toujours avec le même plaisir que je vous lis chaque jour!

  • Finalement le perdant est la femme, dans l'affaire.
    Bien plus nombreuses que les hommes, d'autant plus si l'on tient compte des couples homosexuels, des prêtres, des enfants, des personnes âgées et des hommes mariés.

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