"La vie de David Gale": un innocent éxécuté

Je viens de revoir le film "La vie de David Gale". L'histoire de ce professeur accusé à tort de viol et d'assassinat, puis éxécuté, dans un complot dévoilé trop tard.

 

Gale1.jpgCe n'est qu'un film, n'est-ce pas? Bien sûr, rien qu'un film... Je l'ai vu pour la première fois à Archamps. J'étais alors dans la procédure faite contre moi sur une fausse accusation faite par une ex-compagne. Ce film m'avait retourné. Je suis sorti en état segond. Cela pouvait arriver, oui, cela pouvait arriver.

Une fausse accusation pouvait amener un homme à la mort. Ici je n'aurais pas risqué cela, mais 10 ou 20 ans de prison, oui.  Pendant 7 ans de procédure, je ne savais plus ce qu'allait devenir ma vie. Ce film m'a fait revoir la première juge d'instruction, socialiste, jouissant de ma détresse, me salissant, mentant par écrit pour me charger. Je revoyais l'accusatrice jouer à la pauvre victime, pleurer quand il le fallait. Et jamais on ne lui posait de question quand un mensonge était révélé.

Je voyais son avocate, une féministe hystérique connue à Genève, m'agresser à longueur d'audience. Me salir elle aussi, comme si cela était entendu, évident. Quoi que je dise était retourné contre moi. J'étais un homme, donc j'étais coupable. Oui, c'était exactement cela. Un viol moral contre moi, en bande, pendant 7 ans.

Jusqu'au bout de mon procès, bien que sûr de mon innocence, je ne savais ce qui allait se passer. Le procureur adjoint, socialiste, s'acharnait contre moi, qualifiant entre autre de viol une discussion dans un café de Nyon: délire, acharnement. Son avocate tentant des manoeuvres de dernière minute pour m'enfoncer aux yeux du jury. Et elle, l'accusatrice, qui disait de nos relations sexuelles: "Je n'avais jamais connu cela. C'était le nirvana". Et qui disait ensuite: "Il ne m'a pas violé, il ne m'a pas attachée au radiateur". Kafkaïen. Surréaliste. 7 ans de gâchis amplifiés par une justice indigne. 7 ans de dégâts dans ma vie piétinée, éventrée, violée par cette justice malade et par ses relais féministes.

Et puis l'acquittement, total, et pas d'appel contre cette décision. Et mon livre, mon site, mon combat qui m'avait fait tenir debout. Mes amis, ceux qui m'avaient connu avec mon ex, qui heureusement étaient là. 

Et ce soir, revoir ce film. Un gros, gros blues. La blessure n'est pas terminée.

 

Voilà. 

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Commentaires

  • De tout coeur avec moi...mais...apparement, cela continue...on continue de vous insulter...le banissement, vous voyez...on y arrive...

    De toute manière, sur internet, les gens ne font que ce de quoi ils sont capables...se défouler, insulter...

    Tenez bon !

  • Merci Victor. Oui, cela continue. A croire qu'il y a un bon nombre de malades ou de criminelles chez les féministes. Oui elle me diffame, et oui le bannissement... Pourtant vous savez pour m'avoir vu à l'oeuvre combien je déteste la censure, et combien j'essaie d'être tolérant. Mais cette fois je ne laisserai pas aller plus loin. Elle n'a d'ailleurs plus répondu. Elle sait bien qu'elle est allée trop loin, et son intervention n'est pas innocente...

  • "De toute manière, sur internet, les gens ne font que ce de quoi ils sont capables...se défouler, insulter..."

    Te rends-tu comptes Victor que c'est exactement ce que tu fais tout au long de tes interventions, vociférant sans jamais dire quelque chose de constructif ?

    Dorénavant, étant tellement insignifiant, je m'adresserai à toi à la 3ème personne en te désignant comme "troll#1"

  • Dji, je suis désolé que Sandro Minimo efface à tout va des commentaires, mais je pense que mes propositions sont encore en place, il suffit de vouloir rechercher, pour trouver mes propositions constructives.

    Contrairement à linn, moi, je vous offre une rencontre...ou voulez, quand vous voulet et comme vous voulez (mains attachées dans le dos...etc.).

    Un "chien de guerre" comme moi, n'est point impressioné, par un anonyme, qui plus est...

  • Bonjour, puisque vous parlez d'oeuvres de fiction et de diffamation, connaissez-vous Antéchrista, roman d'Amélie Nothomb? C'est l'histoire d'une étudiante assez effacée, Blanche, qui héberge chez elle une camarade nommée Christa. Christa est belle, brillante, mais se révèle très vite menteuse et tyrannique, et cela devient une histoire d'amitié qui tourne au vinaigre, car Christa va répandre des calomnies sur Blanche à l'université et chez ses parents. J'ai rarement lu une description aussi juste d'une personnalité dangereuse ; et cela dépasse le débat homme/femme/féminisme parce qu'il s'agit d'une histoire de manipulation entre deux femmes. Je ne crois que le féminisme change quoi que ce soit au fait qu'il y a des gens, hommes et femmes, qui ne supportent pas qu'on leur dise non, qui sont prêts à n'importe quelle violence pour obtenir quelque chose, qui croient leurs propres mensonges... Sans parler des jalousies délirantes ou d'un étrange besoin de drame et de crispation que je n'ai jamais compris. Certaines personnes veulent à tout prix attirer l'attention et elles inventent des maladies ou des tragédies personnelles, mais je ne crois pas que cela ait un quelconque rapport avec le féminisme. C'est juste un mode de fontionnement qui a toujours existé et dont le but est de dominer l'autre.

  • Bonsoir Inma, merci pour votre commentaire. Je n'ai pas lu ce livre, mais du coup cela me motive. Oui, il y a d'abord des individus qui dérapent, qui jalousent à l'extrême, qui sont mal intentionnés ou perturbés psychiquement. Cela avant toute théorie ou idéologie.

    C'est l'élément déclenchant, probablement dans mon affaire aussi. Enfin peut-être, car je n'a rien vu venir et je n'aurais jamais imaginé cela d'elle. J'ai vu quand même ensuite qu'il y a aussi des théories soutenues par le radical-féminisme (d'inspiration marxiste). L'homme est là par définition coupable de l'humiliation des femmes depuis la nuit des temps. L'homme est dangereux, mauvais. Cela c'est le féminisme aux USA et au Canada, et qui essaie de trouver place ici.

    Il y a une amplification de tout cela par le féminisme radical. Entendons nous bien, je fais la part des choses, j'ai soutenu le féminisme légitime, je pense que vous m'avez compris sur ce point. Mais il y a plus que des individus dangereux, qui sont l'élément déclenchant: il y a en chambre d'écho une théorisation de la culpabilité masculine.

    Les chiffres totalement abusifs du nombre de femmes battues en est un exemple. Le déni des hommes battus en est un autre. C'est pourquoi je stigmatisme ce féminisme-là. Mais je suis et serai toujours aux côtés de ceux et celles qui subissent l'injustice, des fillettes excisées, des femmes lapidées, des hommes dénigrés. J'aime les femmes même si je défends plus les hommes car il faut le faire aussi.

    Merci pour votre intérêt et pour me proposer des pistes réfléchies. Bien à vous.

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