A propos du slam pour les pères

Suite à la mise en ligne hier, sur ce blog et ailleurs, de mon clip "Tu l'attends encore", j'ai reçu d'intéressants commentaires hors micro. Aujourd'hui je précise l'esprit dans lequel je lai réalisé.

Est-ce proche de ma propre expérience?

En fait c'est plus imaginé à partir de faits réels que proche de ma propre histoire, en ce qui concerne l'aspect le plus dramatique en tous les cas: je n'ai pas été accusé faussement par rapport à ma fille, mais par une ex-compagne. Toutefois j'ai connu le week-end sur 2 avec ce que cela comporte dans une situation de conflit avec la mère. Mais je connais aussi le cas de suicide de pères, pas forcément emprisonnés, par rapport à la perte du lien avec leurs enfants. Et je sais que nombre de pères faussement accusés font de la prison pour rien.

Pour illustration, j'incite à lire "J'ai menti", de Virginie Meidera, histoire d'une adolescente qui a accusé faussement son père par besoin d'exister comme elle l'écrit par la suite. Son père à fait plus de six ans de prison pour rien. Elle a bien dit que ce n'était pas vrai, mais trop tard. Ce n'est qu'avec ce livre que la vérité a pu être établie. Un livre qui devrait être mis dans les mains de tous les juges.

Je pense aussi à cet homme innocent qui s'est suicidé en prison lors de l'affaire d'Outreau.

Hélas les enfants, sous l'emprise d'un parent dominant, finissent par dire sans s'en rendre compte ce que l'on attend d'eux. L'induction est très possible avec un enfant, en jouant sur l'affect, la répétition, la duplicité de certains mots. Mais cela est valable dans les deux sens: un père peut aussi faire cela. Et dans d'autres cas, les enfants ont tellement été saturés d'informations sur la supposée dangerosité des hommes qu'il inventent ou interprètent des choses qui n'existent pas.

Il y a deux ans en France, une fillette de 10 ans n'était pas rentrée à l'heure prévue. Les recherches démarrent, angoisse des parents, tout le toutim. Finalement elle revient en disant qu'elle a été enlevée par un homme mais qu'elle a pu s'enfuir. Après quelques heures, elle avoue que ce n'est pas vrai, qu'elle a inventé cela par peur d'être grondée à cause de son retard...

Et puis l'emballement, la répétition des accusations qui s'élaborent à chaque audition, cela peut aboutir à un drame. Et certaines filles se rendent compte après coup avoir été manipulées pour faire une fausse accusation. Certaines sombrent dans de graves troubles psychologiques, ce qu'illustre mon clip.

L'affaire Dutroux il y a quelques années a fait du mal. Elle a cristallisé une sorte de psychose collective, où tous les hommes devenaient suspects. Je voyais des pères qui n'osaient plus prendre leur enfant sur les genoux, moi-même je ne répondais plus quand un enfant m'adressait spontanément un sourire dans la rue comme cela arrive. Et dans cette affaire la compagne de Dutroux, Michèle Lelièvre, a été présentée par son avocat comme une victime n'osant braver le monstre. Pourtant elle pouvait libérer Julie et Mélissa quand il a été emprisonné 3 mois: il serait resté en prison. Elle était donc pleinement complice et responsable de l'agonie des fillettes.


La poésie pour illustrer des situations de souffrance

Oui la poésie est une façon plus sensible et parfois plus complète de dire les choses, par rapport à un discours rationnel. Là je voulais d'une part attirer l'attention sur la question des fausses accusations et des drames qui en découlent, dont les pères sont généralement victimes. D'autre part, je voulais aussi parler de ce que vit l'enfant, car cela je l'ai vu de mes yeux. Je voulais également mettre en avant des images positives de pères, à tous les âges, pour valoriser sa fonction et sa présence. Et en particulier je voulais valoriser la relation père-fille qui me paraît aussi importante que la relation père-fils.


L'importance du père

La future femme saura mieux être elle-même si elle a eu une relation positive et de confiance avec son père. Donc mon message s'adresse aussi aux pères: soyez un vrai père pour votre fille. Autant la mère me paraît avoir une fonction essentielle dans la construction du sensible de l'humain, dans l'apprentissage de la gestion des besoins, dans la mise en relation entre le sensible et l'exprimé, autant le père me semble avoir une fonction d'initiateur à la responsabilité personnelle, au fait de s'assumer personnellement et socialement, au dépassement de soi, à la prise de confiance en ses propres capacités dans la vie.


Images du clip

Les images du clip parfois collent au texte, comme pour poser des balises dans l'évolution du texte, parfois pas: c'est voulu, et il s'agit dans les images de ne pas simplement illustrer le propos, mais de mettre en évidence l'importance des pères, dans toutes les cultures, à tous les âges.



Voilà. Pour celles et ceux qui ne l'ont pas vu hier, je le remets ici, ainsi que les liens pour le voir en grand format:

Sur le site:

http://www.hommecible.com, puis cliquer sur le pavé: Tu l’attends encore,

ou sur YouTube:

http://www.youtube.com/watch?v=rr2_argl3Uw



Catégories : société 25 commentaires Lien permanent

Commentaires

  • Ni juges, ni avocats (femmes ou hommes évidemment) ne devraient avoir le droit d'intervenir dans les cas de divorce avec enfants s'il n'ont pas eux-mêmes d'enfants.
    Entre les mères hystériques, manipulatrices et assoiffées de vengeance, et les pères culpabilisés, constamment dévalorisés aux yeux de leurs propres enfants et juste bons à payer - ce qui représente qu'on le veuille ou non la grande majorité des situations réelles - il faudrait que les premiers tiennent avant tout compte des intérêts des enfants et que les seconds suivent des "Cours de préparation au divorce" (il y a bien des "Cours de préparation au mariage", non ?).
    Je sais... utopie...
    Mais je n'en démordrai jamais: seuls les enfants comptent.
    La relation post-divorce avec leurs parents peut avoir des conséquences dramatiques pour leur avenir si personne n'a l'intelligence d'en tenir compte.

  • En effet. Et cela il faut le dire et le répéter haut et fort, jusqu'au jour où l'on cessera de réagir par emballement émotionnel et préjugés.

  • @Blondeseen:

    Si les pères, dans les situations de divorce, sont fréquemment considérés comme tout juste bon à payer, c'est que malheureusement, dans le mariage, ils se contentent encore trop souvent de ce rôle. Vous me direz que c'est une vision dépassée de la paternité et que vous connaissez nombre de pères (vous-même peut-être) qui partagent les corvées du domicile et l'éducation des enfants avec leurs femmes. Malheureusement, diverses statistiques récentes à ce sujet montrent que dans leur majorité, les hommes ne participent que de manière très marginale aux tâches ménagères et se contentent, pour tout effort d'éducation, de passer du bon temps avec leurs enfants, laissant à leurs épouses les autres aspects beaucoup plus laborieux et fatiguants, comme le soin de jouer aux gardes-malades, de suivre les devoirs, de gérer leurs problèmes scolaires et psychologique ou tout simplement de faire la discipline. C'est le fameux "Va voir maman, j'suis occupé!" lors des crises de larmes.

    D'ailleurs, lors d'arrangements de garde alternée, on se rend compte que les pères doivent tout apprendre de ces divers aspects de l'éducation, vu qu'ils ne les ont presque jamais pratiqué auparavant.

  • "scratch! scratch!" (bruit que fait mon cuir chevelu quand mes doigts induisent un frottement indiquant une profonde réflexion).
    "Je lui fais une longue tartine ou je réponds en deux mots ?"

    Oui mais...
    (non ça suffira pas...)

    Jeune fille de 2700 ans, sachez que je me barbouille le pourtour du nombril avec vos statistiques.
    Quand un père est obligé (veuvage ou divorce) d'assurer lui-même l'éducation de son ou de ses enfants, il apprend dans le désordre la nouvelle orthographe allemande, l'algèbre façon 2008, le repassage, la lecture des étiquettes à l'intérieur des T-shirts, la recette du lapin sauté au hula-hoop, le nom des jurés de la Star Ac', à hurler "STOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOP!" sans nécessairement avoir recours aux ultra-sons, le dérapage contrôlé de l'aspirateur Dyson, la patience devant la Doyenne du Cycle et à conseiller aux copines de lire Khail Gibran juste après Françoise Dolto.

    Et si vous voulez des statistiques, sachez encore que les copines et les copains de mon fiston (que j'élève en effet seul) sont 100% satisfaits de mes spaghetti bolognese.

    :o)

  • @ Greypower:

    Vous avez une très bonne idée: mettre mon livre en ligne. Je dois voir avec l'éditeur. Comme ce n'est vraiment pas un livre à succès commercial, peut-être acceptera-t-il. Si oui, je dois voir sous quel forme il a le texte: si je peux le reprendre et le mettre en doc sera rapide, quitte à le formatter sommairement. Sinon ce sera pour l'été. J'ai encore le manuscrit en doc sur mon ordi, mais il y a eu pas mal de corrections depuis directement avec l'éditeur. Je vais voir, mais cette idée me plaît bien. De toutes façons je n'ai pas gagné ma vie avec ce livre. Le prochain sera différent, j'y travaille, ce sera tout-à-fait autre chose.

    Pour les statistique que je vous ai envoyées sur le Canada, il est vrai que les femmes maltraitées subissent plus de conséquences physiques. L'homme violent est souvent plus fort physiquement, mais pas toujours, on serait surpris. Et l'alcool aidant, ou poussé à bout, il ne se contrôle plus. Mais les tableau du document que vous avez vu montre que, gravité des lésions à part (ce qui n'est évidemment pas rien) le taux de violence est presque identique, à 1-2%. Cela casse un mythe. Je mettrai d'autres liens dans un billet ou je parlerai des hommes battus ou violentés. En fait la violence n'a pas de sexe, elle n'est acceptable en aucune façon. Mais les campagnes actuelles sont trop unilatérales pour être honnêtes, et la violence physique réelle ne toucherait que 3% des femmes et 1,7% des hommes - chiffres de l'observatoire de la criminalité en France.

    Bien sûr on peut dire que les femmes ne dénoncent pas toutes les violences subies. Mais alors que dire des hommes! Ils commencent à peine à oser en parler. J'ai découvert aujourd'hui un blog intéressant de sos hommes battus: http://soshommesbattus.blogspot.com, fait par une criminologue psychologue. Elle décrit bien les raison du silence des hommes.

    Pour ce qui est du divorce, le système de partage des rôles à l'époque où l'homme travaillait et pas la femme faisait qu'en effet il était pourvoyeur, mais il avait une vraie place dans la famille. S'il ne s'occupait pas du ménage, c'est que le travail l'absorbait beaucoup plus. Il y avait donc un partage qui n'avait pas pour but d'aliéner les femmes, n'en déplaise aux féministes marxistes. Le travail de la maison n'était pas une déchéance, ce sont elles qui dans les années 50 ont commencé à cracher dessus, à ne vouloir que les postes de pouvoir, d'argent et de prestige. Connaissez-vous une féministe qui réclame le droit d'être caissière? De Beauvoir et companie sont de grande bourgeoises riches qui en voulaient encore plus, comme certains hommes.

    Donc si les hommes n'ont pas appris à langer, c'était l'organisation des tâches de l'époque. Les hommes ne voulaient pas exclure les femmes - à part quelques branques comme partout dont le seul plaisir est de dominer. C'est Napoléon qui a interdit toute activité sociale et économique aux femmes, en même temps qu'il rétablissait l'esclavage.

    Bref, le débat est vaste, mais c'est bien de l'approfondir et même si nous ne sommes pas d'accord sur certains points, l'important c'est d'échanger et peut-être d'évoluer un peu grâce à cela.

  • @Blondeseen,

    Vous confirmez donc exactement ce que j'ai dit plus haut. Si les pères prenaient une part plus active dans tous les domaines de l'éducation de leurs enfants, ils n'auraient pas à faire un tel apprentissage pêle-mêle et tout en même temps lors du divorce ou du veuvage. Les femmes ne naissent pas avec un programme de maternage et d'éducation des enfants incorporé au disque dur. Elles doivent aussi apprendre tout cela avec la naissance et la croissance de leurs adorables petits monstres (Oups, pardon, je voulais dire têtes blondes). Sauf que, comme elles le font sur plusieurs années, on a l'impression que ça leur vient naturellement.

    Si vous faites partie de ces pères qui se sont toujours occupés de leurs enfants, et pas seulement pour s'amuser avec eux, vous faites partie de cette exception qui confirme la règle dont j'ai aussi parlé. Mais cela n'empêche pas que ce genre de père reste encore une denrée rare.

    Tellement rare que des femmes comme moi préfèrent renoncer au mariage et à la fondation d'une famille plutôt que de devoir se prendre la tête en jonglant entre devoirs traditionnels d'épouse-mère et une carrière professionnelle (i.e., des journées à 200%) pour les 30 prochaines années. Et vous avez de la chance de savoir faire des spaghettis bolognaise....moi, même après 2700 ans, je ne suis même pas fichue de me faire cuire un oeuf! En plus, si je le laisse tomber par terre, eh bien, il n'y pas de moyen d'utiliser une commande "undo" pour faire retour en arrière!

  • @Hommelibre,

    Je vous suis jusqu'à vos explications sur le partage des tâches dans le ménage, avec lesquelles je suis en désaccord complet. Tout d'abord, vous en parlez comme si c'était une époque révolue. Or, ce partage traditionnel a toujours cours dans la plupart des foyers, y compris en cumul avec une vie professionnelle, dans laquelle la femme est la plupart du temps moins bien payée que ses collègues masculins.

    Les femmes en ont effectivement eu marre de cette manière qu'avaient les hommes de vivre sur leur dos et cela, pas seulement depuis les années 50. Les premières exigences d'une égalité civique entre hommes et femmes remontent déjà aux années 1850 aux USA et même à Olympe de Gouges en France, morte en 1793 sous la guillotine pour avoir osé demander le droit de s'exprimer politiquement pour les "citoyennes"!! Le féminisme ne se résume pas à des grandes bourgeoises comme Simone de Beauvoir, qui, ne vous en déplaise, a beaucoup fait pour démystifier la soi-disante nature féminine (par opposition à la norme masculine) et démontrer que chaque individu, quel que soit son sexe, a les mêmes aptitudes à être un citoyen libre. Quant au discours sur les hommes, qui, au fond, n'auraient jamais eu dans l'idée d'exploiter la femme, mais qui étaient simplement trop crever du travail pour faire encore du ménage à la maison, ça ne tient tout simplement pas debout. Tout d'abord parce que la femme a été explicitement, dans les textes philosophiques, religieux et légaux, rabaissée au rang d'enfants, si ce n'est quasiment d'objet, pendant des siècles aussi bien en Europe que dans le reste du monde, à l'exception de quelques populations fonctionnant sur une base matriarcale. Ensuite, parce que celle-ci n'a pas commencé à travailler hors de la maison au 20ème siècle. Si vous lisez du Zola, vous verrez que les usines et les mines de charbons françaises au 19ème siècle étaient déjà pleines de femmes qui trimaient aussi dur que les hommes,sans pour autant être déchargées de leurs devoirs d'épouses et de mères. Et les femmes paysannes ont toujours été dans les champs à faire le même types de travaux physiques que leurs hommes. La population européenne ayant été constituée de paysans à près de 80% pendant près d'un millénaire, je vous laisse imaginer que l'accumulation des tâches ménagères et de la vie "professionnelle" ne date pas d'hier!

    Vous l'aurez constatée, je suis une féministe et fière de l'être, ce qui ne veut pas dire que je parte forcément en guerre contre les hommes. Mais, j'adhère en grande partie aux thèse de féministes comme Simone de Beauvoir, Elizabeth de Badinter (surtout son excellent livre "L'amour en plus" qui dégomme le mythe de l'instinct maternel) ou encore l'Américaine Arlie Hochschild, dont j'ai lu l'excellent "The Second Shift" pour un de mes cours de sociologie aux USA.

  • @ Greypower
    Je vous répondrai demain avec un billet intitulé "Des souris et des oeufs" (titre largement inspiré de Steinbeck) et chez moi. D'une part je ne veux pas squatter davantage le blog de notre cher hommelibre et d'autre part j'ai encore une lessive à faire.
    ;o)

  • @ Greypower:

    Pas le temps de rebondir maintenant sur votre dernier post, mais j'y reviendrai. Pas d'accord sur plusieurs points, vous imaginez bien...

  • "Tellement rare que des femmes comme moi préfèrent renoncer au mariage et à la fondation d'une famille plutôt que de devoir se prendre la tête en jonglant entre devoirs traditionnels d'épouse-mère et une carrière professionnelle (i.e., des journées à 200%) pour les 30 prochaines années. Et vous avez de la chance de savoir faire des spaghettis bolognaise....moi, même après 2700 ans, je ne suis même pas fichue de me faire cuire un oeuf! En plus, si je le laisse tomber par terre, eh bien, il n'y pas de moyen d'utiliser une commande "undo" pour faire retour en arrière!"

    Renoncer au mariage? Ne serait-ce pas qu'aucun homme n'a voulu de vous? Car même le plus manche d'entre eux sait se faire cuire un oeuf.

    Tellement rare? Dites plutôt que vous n'avez pas cherché.

    Féministe, mais vivant comme un homme. C'est intéressant.

    "Il faut vivre comme on pense, sinon on finit par penser comme on a vécu." Anon.

  • @Johan:

    Non, je n'ai effectivement pas particulièrement recherché l'homme à qui passer la bague, le mariage n'étant pas l'horizon définitif que je me suis fixée dans la vie! Comme je l'ai dit, je n'ai pas envie de me prendre la tête avec cela. Je n'attends naturellement plus le prince charmant depuis qu'à l'âge de 7 ans, j'ai flanqué une dérouillée à un des gamins de ma classe qui pensait pouvoir me la flanquer. Aucun homme n'aurait voulu de moi? Honnêtement, c'est le dernier de mes soucis et n'ai donc pas pensé à faire un sondage du type "Pourquoi vous ne m'avez jamais demandée en mariage?"

    Féministe et ne vivant certainement pas comme un homme, mais comme une femme de son temps, i.e., du 21ème siècle! Merci de ne pas confondre!

  • Au fait, c'est quoi le féminin de "bourreau": "bourelle", "bourette"?

  • oui, ca existe mais il faut aussi penser a ces meres a qui on enlevent les enfants sans raison , au pere a qui on donne la garde alors que les enfants sont maltraites , violes , aux peres qui usent de leur pouvoir pour detruire la relation mere enfants!!

  • pensons aussi aux meres qui souffrent d avoir perdu la garde de leur enfant, comment pouvons nous etre humain , parent , se dechirer l amour de nos enfants ,
    pensons un peu que si nous avons des enfants ensemble c est qu ils sont issu d une union et que l on c est aime !!
    comment un juge , un avocat , une personne , peut il nous juger ,voir retirer la garde a une mere sur de simple dire de certains sans preuve , il faut que ca cesse !!
    que la justice revoie leur facon de penser et de juger ,
    que l on retire un enfant a sa mere que pour de bonne raison quand l enfant est vraiment en danger oui , mais pas comme ca sans raison pense t on aus enfants !!
    un enfant a besoin de ses deux parents meme separes pour etre heureux mais la mere a tout de meme sa place et la vie fait que dans la plupart des cas c est la mere que s occupe des enfants , oui il y a des peres qui assument tres bien leurs enfants et parfois mieux que la mere mais que l on cesse d accepter de juger la fin d un couple sur des criteres nuls
    que les couples qui se separent arretent de se dechirer au detriments des enfants
    car combien de peres au jour d aujourd hui se voient attribuer la garde de leur enfants sans raisons apparentes , alors qu en realite parce qu il sont pris par leur travail c est leur nouvelle compagne qui s en occupent , comment une mere peut elle accepter qu une autre prenne sa place , alors qu elle meme peut le faire

  • @ natou: oui, ces problèmes douloureux existent dans les deux sens. Et les enfants ont besoin de leurs deux parents. Les mensonges, les volontés de casser peuvent être le fait des pères comme des mères. Actuellement, et depuis pas mal d'années, ce sont les pères qui trinquent: fausses accusations, chantage à la garde, non-présentation des enfants, parent non gardien cassé dans la tête de l'enfant par le parent gardien.

    D'accord avec vous que la justice et les avocats n'ont pas assez le véritable intérêt des enfants en têtes, et que les bagarres de couples sur le dos des enfants est un désastre.

    Dans certains cas la médiation permet aux parents de poser une partie de leurs tensions avant le divorce et les enfants subissent moins les guerres parentales. Je pense que l'autorité parentale doit être conjointe par principe, que l'école donne des infos aux deux parents, que les grandes décisions doivent être prises en commun. De plus, l'instauration de la garde alternée, autant que possible et selon des modalités adaptées à chaque situation, sera une évolution pour que l'éducation continue à être faite par les deux parents même après séparation.

    Par contre je ne donne aucun privilège à l'un ou l'autre des parents: que ce soit la mère ou le père qui s'en soit le plus occupé pendant leur union, cela ne leur donne pas de droit ensuite sur la garde. Car là, ce serait récompenser un "bon" parent au détriment des enfants. Et puis, si l'un des deux parents travaille plus que l'autre pour nourrir la famille, il a contribué aussi au bien-être des enfants. Il n'a pas à être sanctionné de cela.

  • la on rentre dans un sujet bien delicat , mais il est vrai qu au jour d aujourd hui il faut regarder autour de soi pour se rendre compte qu on retire de plus en plus la garde de la mere pour rien ,
    les peres qui obtiennent la garde de leur enfant dans les 3/4 du temps le font juste pour atteindre la mere et sachant que c est la pire des choses que l on puisse faire a une mere, et bien souvent ces peres ne s en occupe pas personnellement (je dis bien dans la plupart des cas il y a des execptions!!)
    mais on mediatise les peres plus facilement et ils sont bien soutenus eux !!
    vous dites que vous ne etes pas plus pour le pere ou la mere, alors il faudrait bouger pour que justice soit la meme pour les deux parents mais il faudrait refaire toute cette justice et ne pas laisser des juges decider de notre vie et celle de nos enfants sur de simple conviction personnelle ,sans en etudier reellement les dossiers
    quand on voit comment ils gerent nos dossier de garde d enfant c est effrayant !!
    "si une mere mettait fin a ses jours parce qu on lui a retiter la garde de son enfant , a cause d un pere qui aurai oublie qu avant separation il se sont aime et que de cet amour est ne un enfant , que cette femme souffre au plus profond d elle ,car se pere a use de tout ce qu il pouvait pour salir cette femme au point qu on lui retire la garde de son enfant pour la confier a se pere qui ne s occupe pas plus de l enfant faute de temps et qu il se decharge sur sa nouvele compagne actuelle ,
    que cette mere souffre parce qu une autre (soit disant mieux aux yeux du pere )donne les soins quotidien a cet enfant ,au point de mettre fin a ces jours par souffrance
    de cette femme detruite par la souffrance on en ferai pas la une des journaux , on ne mediatiserai son histoire car au fond les gens penseront que si elle n avait plus son enfant c est qu il y avait une bonne raison qu elle refusait d admettre "
    auriez vous fait un cd racontant son histoire

  • bravo homme de cro magnon version années 2000, il sait faire des bolo niaises ( après veuvage ou divorce !!) ....Qu´il aille se faire cuire un oeuf pendant la vie commune....
    qu´il accuse son ex de femme hystérique comme au tenps du moyen âge dans les procès de sorcellerie ..

    Bref confions la garde À celui des parents qui s´occupe le plus des enfants pendant la vie commune .. parce que nombreuses sont les femmes qui bossent et continuent À faire la popotte, les machines À laver ....

  • Natou: il y a de la souffrance dans votre commentaire. Peut-être êtes-vous touchée personnellement par la situation que vous décrivez. Je pense que les enfants n'appartiennent pas à un parent plus que l'autre. Oui ces parents se sont aimés pour faire un enfant. Quelle tristesse d'en arriver là.

    Vous savez, enlever un enfant à sa mère ou à son père, c'est pareil. Il faut trouver d'autres solutions que ces jugements systématiques qui cassent la relation des enfants avec l'un de leurs parents. Je parle des pères car ils sont le plus souvent évacués de la vie de leurs enfants. En moyenne en Europe, 80 à 90 % des mères obtiennent la garde par système. Quand une fausse accusation est lancée, le père se retrouve en prison, sa relation avec ses enfants est cassée. Les suicides de pères sont nombreux.

    Une mère ou un père n'ont pas plus de droit sur l'enfant l'un que l'autre. Ils ont un devoir éducatif tous les deux. Et cela doit être respecté et possible. Je ne pense pas que l'on médiatise les pères plus que les mère. Le préjugé selon lequel la mère est forcément meilleur parent et éducateur que le père est tenace. Chacun ses qualités, chacun fait ce qu'il sait faire. De nombreuses mère qui ont la garde travaillent et l'enfant est à la crèche. Chez le peu de pères qui ont la garde cela se passe aussi. Pas simple à résoudre.

    Mais l'injustice est inacceptable quelle qu'elle soit. Et je pourrais faire une chanson pour une mère, bien sûr, car la souffrance n'a pas de sexe. Je parle plus pour les pères et les hommes car c'est nécessaire. Mais je sais que des mères aussi sont démolies par des pères, comme l'inverse est vrai.

  • il faudrait revoir le pourcentage de garde chez la mere car ce n est j en suis certaine plus d actualite ,
    et pour le reste il faudrait des personnes capables de juger l autre parent deducteur
    vous parler toujours des peres mais quand les accusations sont lancees , contre une mere le resultat est le meme que pour le pere , il suffit de surfer sur internet pour le confirmer , nombreuses meres font de la prison , relation brisee , et suicide des meres vous n en parler pas !!!!
    alors au lieu de parler des peres et des hommes parler plutot de l injustice humaine pere ou mere ca semble plus logique car dans votre discourt meme si vous dites comprendre les meres qui souffrent vous rester sur votre position que plus d hommes souffrent !!!

  • il faudrait revoir le pourcentage de garde chez la mere car ce n est j en suis certaine plus d actualite ,
    et pour le reste il faudrait des personnes capables de juger l autre parent deducteur
    vous parler toujours des peres mais quand les accusations sont lancees , contre une mere le resultat est le meme que pour le pere , il suffit de surfer sur internet pour le confirmer , nombreuses meres font de la prison , relation brisee , et suicide des meres vous n en parler pas !!!!
    alors au lieu de parler des peres et des hommes parler plutot de l injustice humaine pere ou mere ca semble plus logique car dans votre discourt meme si vous dites comprendre les meres qui souffrent vous rester sur votre position que plus d hommes souffrent !!!

  • Il y a beaucoup de groupes qui s'occupent des mères et des femmes, et en général les services sociaux et les tribunaux leur sont favorables. Il est justifié de s'occuper des hommes et des pères spécifiquement. Mais une injustice n'exclut pas l'autre. Si vous refusez l'injustice, vous devriez m'approuver de dénoncer celles qui sont faites aux hommes, comme j'approuve que l'on dénonce celles faites aux femmes. J'en ai fait aussi des billets.

    Avez-vous d'autres statistiques sur les pourcentages de gardes des enfants? Je serais intéressé à les connaître. Et avez-vous des infos précises sur les femmes emprisonnées qui se suicident? Cela m'intéresse.

  • les statistiques ne sont pas reactualiser depuis des lustres , des femmes emprisonnees oui il y en a et il en aura encore malhereusement , oui j en connait lasse de se battre , dans la souffrance il suffit aussi de pianoter sur internet pour trouver des situations similaires ,
    juste un mot pour les peres ;
    trop d enfants et de plus en plus jeunes sont separes de leur maman au profit de pretendus peres car ce ne sont pas de vrais peres ceux qui demandent et obtiennent la garde bien que la mere soit irreprochable ( merci juge)!!!
    un vrai pere connait l importance d une maman pour ses enfants et jamais ne les separerait , c est pourquoi le vrai titre de ce genre d individus s appelle " manipulateur pervers "
    ils se servent des droits qu une loi debile de mars 2002 appliquee n importe comment par des magistrats partiaux et de plus en plus inhumains leur donne " seulement pour leur satisfation personnelle" et surtout pas par amour pour leur enfant
    sans parler de la souffrance psychologique pour nos enfants !!

  • J'ai de la peine à suivre votre discours, assez décousu et désordonné, Natou. Mais je crois comprendre que vous pensez que la mère est plus importante que le père. Selon quels critères précis?

    Vous n'avez pas répondu à ma question: sur quels sites avez-vous pianoté pour trouver ces si nombreuses mères emprisonnées qui se suicident? Puis-je avoir une réponse précise?

    La loi de 2002 est celle de la garde alternée. En 2003, seuls 8,8% des enfants étaient sous ce régime. Je vous propose de lire l'info suivante:
    http://www.easydroit.fr/divorce-famille/divorce-et-enfant/pratique-juge-garde-enfant.htm

    Vous pourrez également lire ce document pdf de l'Insee, en 2005, dans les familles monoparentales (donc après divorce), 9 enfant sur 10 sont chez la mère.

    www.insee.fr/fr/insee_regions/Provence/rfc/docs/sie116.pdf

    J'espère que ces chiffre vous ôteront l'envie de traiter les pères de "manipulateurs pervers".

  • quelques liens interessants
    http://sisyphe.org/spip.php?article1542
    http://forums.marieclaire.fr/famili/Salonfamili/Droit/obtenu-garde-enfant-sujet_1640_1.htm
    http://vousavezditjustice.skyrock.com/
    http://www.lenfantdabord.org/quelques-lectures/dossier-de-presse.html
    http://www.lenfantdabord.org/cgi-bin/dso-news/news.cgi?id_news=32

  • Les liens que vous proposez ont essentiellement trait à la garde partagée. Vous ne commentez pas les informations et lien que j'ai moi-même cités.

    Je ne vois rien sur ce que vous disiez hier, à savoir de nombreuses mères emprisonnée qui se suicident.

    Commentaire sur ces liens:

    sisyphe est un site féministe résolument anti-homme, dont les prises de position manquent singulièrement de crédibilité. Il apparaît clairement que le rôle de la mère est privilégiée au détriment de celui du père. On peut invoquer bien des raisons: la charge de la grossesse, de l'accouchement, de l'allaitement, et d'une bonne partie de l'éducation, est sur la mère. Pas de contestation sur ce point. Sur l'enfantement, nous n'y pouvons rien, c'est la nature qui en a décidé.

    Sur l'éducation, les pères ne sont certes pas tous partenaires comme des femmes aujourd'hui le souhaitent. L'homme-père a été de longue date, dans l'ancienne répartition des rôles familiaux, le support financier et matériel de la famille. La femme était le pilier de l'éducation. Dans la culture paternelle, il a semblé longtemps normal de laisser cette prédominance à la mère. De leur côté, les pères ont pendant adopter l'idée que le fait de subvenir aux besoin de leur famille en travaillant parfois très dur, en s'exilant parfois pour aller trouver du travail ailleurs, était la norme et leur contribution essentielle. Une autre contribution était de défendre physiquement leur femme et leurs enfants, à la maison ou dans les guerres. Ils y laissaient souvent leur peau.

    De leur côté les mères ont pris à leur compte l'affectivité des enfants. Dire aujourd'hui que les pères se moquent de l'éducation de leurs enfants est d'une part une généralisation abusive, d'autre part ne pas tenir compte de l'historique du couple dans le passé.

    Quelle qu'ait été l'implication des pères dans le passé, ceux-ci n'acceptent pas que leur rôle soit ainsi dévalorisé et dénié. La dévaluation du père n'est en aucun cas profitable aux enfants. Aucun des deux parents n'a de propriété sur les enfants, ou de légitimité de droit "divin". Et la garde partagée est justement une façon de motiver des pères qui avaient pensé que la légitimité de la mère était plus grande que la leur.

    Qu'il y ait des pères qui font la guerre à leur ex-femme au travers des enfants, bien sûr que cela existe. Et l'inverse existe beaucoup plus. Les autres sites dont vous donnez le lien démontrent bien qu'il y a déjà de nombreux groupes qui défendent les mères, et pas les pères. Il est donc normal et nécessaire que l'on défende aussi les pères. Cela pour que les enfants bénéficient des deux parents même après une séparation. Et les fausses accusation contre des père en cas de séparations doivent être dénoncées avec une grande force.

    J'ajoute à l'intention d'une internaute dont j'ai supprimé le commentaire, que j'effacerai les messages et bannirai les IP quand je recevrai des commentaires orduriers. On a le droit de ne pas être d'accord, mais je ne laisserai pas mon blog être pollué par les crachats de mépris sur les hommes. Ma limite étant ainsi posée, j'accepte comme toujours les commentaires contradictoires et argumentés.

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