Il est onze heures. Le soleil monte, l’air se réchauffe. Des nuages de traîne envoient en passant des bouffées d’air frais à l’odeur d’humidité. Ils gonflent comme des ballons, puis disparaissent comme des fantômes.
Il est onze heures. Le soleil monte, l’air se réchauffe. Des nuages de traîne envoient en passant des bouffées d’air frais à l’odeur d’humidité. Ils gonflent comme des ballons, puis disparaissent comme des fantômes.
Certains jours des gamins nous regardent jouer à la pétanque. Deux sont particulièrement intéressés. L’un, environ 12 ans, est passé plusieurs fois. Il m’a demandé s’il pouvait essayer. Je n’étais pas disponible, les équipes commençaient une partie.
La dernière mène. Le dernier clac! que fait la boule sur le fer de l’adversaire. Un tir pour deux points. Mené 11 à 12, il gagne 13-12. Le jeune Maiky Molinas-Baudino est champion du monde de pétanque en tête-à-tête – en simple. L’un des trois titres les plus recherchés, avec la doublette et la triplette.
L’incident s’est produit cet été dans le groupe de boulistes amateurs où je joue parfois. J’ai mentionné ailleurs les disputes entre hommes dans ce cadre. Celle-ci fut plus intense. Réflexion sur la colère.
Jeudi, parc des Bastions. Discussion avec un homme dont j’apprécie la rigueur et la liberté intellectuelles. Nous parlons de thèmes d’actualité, en particulier de l’hystérie anti-raciste qui remplace peu à peu la raison.
Les belles journées de mars ont fait sortir un groupe de joueurs de pétanque pas loin de chez moi. Je suis moi-même un joueur très moyen mais j’aime ce sport. Je me suis approché d’eux pour les regarder.
La terre est sèche et dure. Les boules roulent, roulent trop loin. Le petit-fils parle à son grand-père avec irrévérence.
- Toi, tu sais pas jouer! T’es nul!