Australie : « Le Temps » recadre le débat climatique

Le quotidien revient sur les incendies. Dans un article  paru le 15 Christian Jacot-Descombes rend compte de deux mois d’observation sur le terrain: quelle était la communication autour des feux?

 

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C’est une bonne chose qu’un média plutôt éco-conservateur, c’est-à-dire pro-réchauffiste, laisse place à une information plus réaliste que celle qui court aujourd’hui jusque dans les écoles.

C’est une bonne chose parce que Christian Jacot-Descombes sort la question climatique du clivage, de la peur, des anathèmes et de la repentance. Que cette position réaliste migre des blogs vers un média de la gauche bourgeoise est étonnant, mais ne boudons pas notre plaisir.

M. Jacot-Descombes rappelle ce fait historique:

« Les bushfires font partie de l’Australie et de son histoire. Depuis, la fin du 19e siècle, on recense des ravages réguliers, provoqués par des phénomènes naturels (la foudre notamment), qui ont fait beaucoup plus de victimes que les feux de cette année. »

Rien que vous ne sachiez déjà si vous lisez parfois ce blog. En Australie on parle d’ailleurs de saison des feux. Il ajoute:

« Il faut savoir que les bushfires font aussi partie de la gestion du territoire. Les Aborigènes en maîtrisent l’utilisation depuis longtemps. Les fermiers australiens également. »

Il synthétise en deux phrases la réalité de l’Australie, beaucoup plus nuancée et complexe que le réflexe réchauffiste réducteur (rrr):

« Phénomènes naturels et intentions criminelles sont des causes classiques et répétées des bushfires. Le réchauffement climatique, la dispersion des départs de feux et la négligence bureaucratique sont, eux, des causes de leur aggravation. Voilà pour la réalité balancée des bushfires 2019-2020 vue d’Australie.

 

 

australie,bushfires,feux,incendies,climat,réchauffement,jacot-descombes,mahorasy,médias260 Belgiques

De l’autre côté, qu’en reste-t-il dans le traitement des médias traditionnels ?

Le réchauffement climatique.

Rien d’autre. A quelques exceptions près, les médias ne s’embarrassent pas de nuances. »

 

Christian Jacot-Descombes continue par une analyse des raisons possible de ce qu’il nomme le « renoncement au traitement exhaustif et factuel des événements australiens. » Les médias courent après l’audience et le buzz:

« Il est ainsi impératif d’adhérer aux sentiments collectifs qui s’y répandent. On ne contrarie donc pas les jeunes futurs clients chez qui le changement climatique est un souci presque aussi important que celui de perdre son téléphone. »

Et surtout il pointe la dictature de l’émotion. Extrait:

« Il faut donc entretenir ce feu-là en soufflant sur ses braises. Par ailleurs, on ne s’autorise pas à sortir du registre de l’émotion. (…) Résultat : Greta Thunberg, personnalité de l’année : 100% émotion, 0% raison. Publication de photos plus ou moins trafiquées mais tellement touchantes : 100% émotion, 0% raison. Le nombre des victimes des bushfires étant un peu faible (25…) pour la démonstration, on prend celui des animaux victimes du sinistre et qui se comptent en centaines de millions* : 100% émotion, 0% raison. » 

Ou encore:

« Les médias ont utilisé la surface de la Belgique pour illustrer l’étendue des feux. Ils auraient pu préciser que l’Australie peut contenir 260 Belgiques… »

 

 

australie,bushfires,feux,incendies,climat,réchauffement,jacot-descombes,mahorasy,médiasLa course aux bonnes intentions

Et même pire:

« De la recherche du vrai, on a glissé vers la promotion du bien. On n’informe plus, on éduque. Le peuple est populiste, il faut le corriger. Avec tout ce que cela suppose en matière de « respect » des faits. Comme le dit Alexandria Ocasio-Cortez, une députée socialiste américaine dont les médias traditionnels adorent tirer le portrait avec complaisance, « Il est plus important d’être moralement juste que factuellement correct ». On peut ajouter à cela une forte tentation totalitaire : essayez seulement de critiquer le traitement médiatique du réchauffement, vous serez très vite qualifié, selon les bonnes vieilles méthodes staliniennes non pas d’ennemi de la presse mais de climatosceptique… »

Il est plus important d’être moralement juste que factuellement correct: cette affirmation est incompatible avec une connaissance scientifique. Tous les biais sont dès lors permis. C’est pourtant le progressisme états-unien.

Dans son article clair et stimulant, M. Jacot-Descombes continue sur la perte de l’esprit critique, la tendance conformiste de la presse, et la paupérisation du métier de journaliste qui n’attire plus les talents.

Il fait par exemple une remarque terrible. En perte d’audience et faute de moyens, la presse « doit se contenter de recueillir des champions des bonnes intentions (genre défenseurs de la veuve et de l’orphelin) dont, comme l’on sait, l’enfer est pavé… »

Dur.

 

Il faudrait citer tout l’article, et si je mentionne plusieurs extraits c’est aussi pour inciter à le lire dans son intégralité.

Nonobstant nos frayeurs réelles ou imaginaires les cycles météorologiques continuent à façonner les climats. Les situations exceptionnelles se reproduiront. Le risque de feu en Australie est le résultat d’une combinaison de deux facteurs principaux: la très faible pluviosité et les vents forts. Le réchauffement contribue à créer ces conditions, mais il ne tient pas l’allumette en main.

La biologiste australienne Jennifer Marohasy, anciennement proche des thèses du Giec, très impliquée dans les questions environnementales, relativise les records annoncés cette année. Dans un article intitulé: « It has been hotter, fires have burnt larger areas » (Il a déjà fait plus chaud, le feu a brûlé de plus grandes surfaces) elle produit un relevé météo qui montre que le record de températures maximales de 1938-1939 dans l’État du Victoria, par exemple, n’est pas battu (image 3, clic pour agrandir).

 

 

australie,bushfires,feux,incendies,climat,réchauffement,jacot-descombes,mahorasy,médiasUnanimisme

Et puis les incendiaires allumeront des méga-feux, les eucalyptus seront comme des bacs d’essence au sol attendant l’allumette, le conservatisme environnemental trop rigide empêchera d’apporter les soins nécessaires aux forêts.

Un ou deux degrés de plus favoriseront le réchauffement des terres froides de Tasmanie et pourront accentuer parfois les sécheresses. Mais celles-ci ne sont pas dues au réchauffement, elles se répètent depuis que l’on observe le climat de l’île-continent.

L’image 2 montre l’évolution de la pluviosité en Australie depuis 100 ans, selon le Bureau of Meteorology. On voit que la sécheresse 2019 est exceptionnelle, centennale, et en même temps on constate une tendance à l’augmentation des précipitations globales sur le continent (en rouge), ce que les modèles n’ont pas prévu (en vert). Cela semble paradoxal.

L’image 4 de l’Office de l’environnement australien montre que ces feux récents ne s’inscrivent pas dans une tendance générale à la hausse. Détail: la saison actuelle semble la plus intense depuis les années 1970, plus que 1974-1975. Pourtant, selon le Bureau australien des statistiques, la saison 1974-1975 a détruit 117 millions d’hectares. 117 millions d’hectares: le record absolu enregistré, environ 10 fois plus que la saison en cours.

 

Et puis le réchauffement est-il vraiment catastrophique? Le traitement médiatique des incendies en Australie pousse évidemment dans ce sens. Mais si ces feux 2019-2020 sont bien une catastrophe, la contribution du réchauffement n’apparaît pas décisive dans la liste des causes. Et il est possible d’en diminuer les impacts par des politiques régionales adaptées au terrain.

La phase de réchauffement actuelle durera peut-être longtemps, voire s’accentuera selon la variabilité climatique naturelle (ajoutée ou non d’une part anthropique). Il faudra apprendre à vivre avec des climats plus chauds, comme les habitants de la Provence, de la Grèce ou du Maroc – même s’il y a très, très peu de possibilités de voir nos moyennes suisses augmenter de 7° jusqu’en en 2100. Et c’est toujours préférable au froid et aux famines du Petit âge glaciaire.

Mais peut-être cette tendance au réchauffement qui dure depuis trois siècles s’inversera-t-elle, tant les paramètres climatiques sont puissants en comparaison du seul facteur CO2 sur lequel la controverse n’est pas close.

Enfin je suis plutôt inquiet de constater l’unanimisme et le peu de réflexion dans de nombreux médias professionnels, conséquences d’un glissement vers la soumission à de nouvelles autorités.

Cet article fait heureusement exception.

 

 

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Commentaires

  • Excellent, merci.
    Beaucoup de jeunes passent des heures à regarder sur leur téléphone des images amusantes, provocantes et choquantes, heures qu'ils pourraient consacrer à APPRENDRE quelque chose.
    Le phénomène des "influenceuses" a donc passé de la mode vestimentaire à tout ce qui peut rapporter des "likes", y compris les sujets qui demanderaient et mériteraient du savoir et de l'esprit critique.
    Ne pas en tirer ne vision pessimiste de l'évolution de la société est difficile.

  • Petite mise à jour sur Greta Thunberg dont bien entendu on ne parlera pas à la RTS, la Tribune, le Matin, ou le Temps:

    https://www.valeursactuelles.com/monde/un-bug-sur-facebook-revele-que-les-messages-postes-par-greta-thunberg-sont-ecrits-par-son-pere-114984

  • @ Arthur,

    si vous avez un compte twitter ou facebook, rien ne vous empêche de relayer ces infos sur les pages de ces semeurs de tracts de propagande même si très rapidement ils vous banniront, je parle en connaissance de cause.
    Par contre, il faut réagir très rapidement, une propagande chassant vite la précédente.

  • "Mais peut-être cette tendance au réchauffement qui dure depuis trois siècles s’inversera-t-elle, tant les paramètres climatiques sont puissants en comparaison du seul facteur CO2 sur lequel la controverse n’est pas close."

    Svp, arrêtez de dire n'importe quoi.
    Ou alors réfutez ça, si vous le pouvez;

    https://www.youtube.com/watch?v=R6eywXdssMw

    Il n'y a aucune "controverse", seulement des ***** qui n'avancent aucune preuve.

  • @Daniel
    Très intéressant démonstration. Son seul défaut vient à la fin: au lieu de laisser chacun tirer la conclusion totalement inévitable selon cette démonstration, le physicien ajoute un exemple qui a le défaut de faire en plus la leçon (sous-entendu, vous seriez vraiment stupides si vous sautiez quand même).
    Or, les gens détestent qu'on leur face la leçon, qui est souvent ressenti comme une agression. Même les écoliers et les étudiants réagissent négativement s'ils ont le sentiment d'être pris pour des imbéciles incapables de tirer eux-mêmes des conclusions.
    Il en est d'ailleurs de même lors des échanges sur ces blogs: chaque fois qu'une affirmation est accompagnée d'une expression insultante ou simplement dévalorisante pour celui qui est censé en tirer bénéfice, ce bénéfice est annulé, ou du moins beaucoup moins certain de se produire.

  • Le dernier Imédias, émission hebdomadaire à ne jamais manquer car elle analyse tous les mensonges journalistiques vient de sortir, Cette dernière mouture concerne le blasphème à sens unique:

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=6&v=5An9NUDSR_M&feature=emb_logo

    Bien à vous

  • Je suis d'accord évidemment avec tout ce que dit ce jeune et brillant vulgarisateur. C'est exactement ce que j'ai appris dans mon cours de physique du globe du prof Bonanomi, directeur de l'Observatoire de Neuchâtel il y a 40 ans. Mais mes conclusions ne sont pas tout-à-fait les mêmes. Si je suis bien d'accord qu'il faut supprimer l'énergie fossile au plus vite, cela fera autant de mosquées wahhabites en moins, il faut en revenir à trois milliards d'habitants sur cette planète, chiffre donné au pif par Philippe Roch, mais qui paraît très pertinent.
    Et comment ? Oh ben, en laissant faire la nature...et ce n'est pas difficile de deviner comment elle va procéder.

  • Pour compléter mon précédent commentaire, je suis allé rechercher mon ancien cours. A l'époque, pas de polycopiés. On devait s'ingénier de noter de façon la plus intelligente possible ce qu'on recevait du prof...
    Je trouvais en effet un point faible dans la démonstration du jeune physicien : le truc des deux ou trois atomes. En fait, l'émissivité maximum de la Terre se trouve dans la longueur d'onde 10 microns. Et cette fenêtre est très courte, entre la vapeur H2O et le CO2. Si on augmente la teneur en CO2, on réduit la fenêtre de réémission de chaleur de la Terre.
    Conclusion notée par moi du cours de M.Bonanomi :
    "En 2030, si l'on continue avec les HC, la température sur Terre augmentera de 3° C --> CATASTROPHE.
    (c'est juste la transcription de mes notes d'il y a 40 ans...)

  • "un point faible dans la démonstration du jeune physicien : le truc des deux ou trois atomes".

    Mettons que le conférencier a voulu simplifier l’exposé… Pour être plus clair il aurait dû parler des spectres d’absorption (et d’émission) des infrarouges avec les gaz, ce qui aurait rallongé son propos. L’absorption dépend effectivement de la structure des molécules, les molécules binaires style O2, N2… interagissent nettement moins que les molécules ternaires ou plus complexes..
    Souvenirs de l’Ecole de Physique des années 66-67.

    https://planet-terre.ens-lyon.fr/article/gaz-effet-serre.xml

  • La question de savoir comment lutter contre le réchauffement climatique est beaucoup plus complexe que ne se l'imaginent Greta Thunberg et ses disciples. Cela parce que l'être humain est aussi incapable d'influer sur la mécanique orbitale de la terre qu'il est incapable d'influer sur les éruptions, les cycles et le rayonnement du soleil, tous phénomènes qui expliquent l'alternance sur terre de périodes de refroidissement (qui mènent à des glaciations) et de réchauffement (qui conduisent à des désertifications). L'actuelle période de réchauffement, qui a commencé il y a plus de 20'000 ans et qui est appelée à se poursuivre pendant encore un certain temps, n'est due que pour une part infime à l'activité humaine.

    À ce sujet, je pense instructif de lire les lignes suivantes, tirées de «https://www.unil.ch/files/live/sites/igd/files/shared/Actualites/Catalogue_exposition_patrimoine_glaciaire.pdf»:

    “Au cours des temps géologiques, le climat de la Terre n'a fait qu'osciller.
    Des températures moyennes bien supérieures à celles d’aujourd’hui règnent sur la Terre il y a 65 millions d’années, quand les dinosaures disparaissent.
    Les températures restent élevées jusque vers 35 millions d’années.
    Quand les Alpes se forment, le climat est analogue à celui de la Floride.
    Ce n'est que bien plus tard, il y a 4 millions d'années, qu'apparaîtront les premiers glaciers alpins.
    Depuis le début du Quaternaire près de trente glaciations se sont succédées dans les Alpes.
    Chaque cycle froid et chaud dure environ 100 000 ans. Cette alternance est principalement due à des facteurs astronomiques qui font varier l’énergie reçue par la Terre. Ces paramètres (la théorie astronomique) ont été mis en évidence par le scientifique serbe Milutin Milankovitch, dans les années 1940.
    L’homme apprend à maîtriser le feu il y a 700 000 ans. Il y a 130 000 ans (dernier interglaciaire), alors que l’homme de Neandertal arrive en Europe, le climat est légèrement plus chaud qu’aujourd’hui.
    Puis la dernière glaciation, appelée "Würm”, commence il y a 70 000 ans. A son apogée, les glaciers des Alpes débordent largement du bloc montagneux et s’étalent vers Lyon, Grenoble ou Sisteron.
    Depuis 11 000 ans, fin de la dernière glaciation, les (...) fluctuations de l'activité solaire sont responsables d'avancées et retraits glaciaires de 1 à 4 km pour les plus grands glaciers alpins.”

  • Sacré Mario!
    Il n'en rate pas une! Ce n'est pas bien de copier-coller des bêtises, même universitaires, surtout universitaires. Oui le climat de la Terre a souvent varié au cours du Phanérozoïque. Mais les périodes glaciaires sont une anomalie. L'avant-dernière glaciation date du permo-carbonifère et elle n'a pas empêché les forêts et l'enfouissement de quantités impressionnantes de carbone organique. Les variations du climat sont dues en premier lieu au taux de CO2. Visiblement vous n'avez pas regardé la vidéo de mon commentaire d'hier: il infirme ce que dit votre copier-coller.

    Comment expliquez-vous que la Terre était plus chaude au temps des dinosaures alors que le soleil, lui, était moins chaud qu'aujourd'hui?

    Par les gaz à effet de serre.

    Au Cénomanien les terres émergées représentaient 18% de la surface de la planète, contre 28% aujourd'hui. C'est dire qu'il n'y avait pas de glace, même aux pôles. Les températures les plus élevées datent du passage du Paléocène à l'Eocène. Le taux de CO2 n'a jamais été aussi élevé qu'à ce moment-là. L'alternance glaciation-interglaciation est due à la variation du taux de CO2 entre 140 ppm (glaciation) et 280 (interglaciaire). La sécheresse n'a rien à voir avec la température (plus il fait chaud, plus il y a d'évaporation), mais tout avec la circulation des vents, le relief et la continentalité.

    Les mécanismes naturels de variation du taux de CO2 sont connus et on sait pourquoi le Cénozoïque a été en se refroidissant.

  • @Mère-Grand,
    "Or, les gens détestent qu'on leur face la leçon, qui est souvent ressenti comme une agression."
    Voui, vous avez entièrement raison, et je fais souvent-toujours (rayé le mot inutile) de même. En ce qui concerne le CO2, j'en ai vraiment marre de lire et parfois d'entendre les ******** (cette fois je mets moi-même les astérisques!) et les conneries qu'ils débitent en niant l'effet du CO2. Et je me le permets d'autant mieux que je m'en fiche comme de ma première paire de chaussettes de convaincre qui que ce soit. Je n'ai pas la prétention de vaincre les **** ou de faire de la propagande. Et je suis un drôle d'oiseau: je suis POUR un réchauffement de la planète ET POUR une diminution de la population humaine comme Géo l'a dit (cf. Japon, cf. Suisse sans immigration), Généralement on a ceux qui disent que le réchauffement a lieu et veulent le combattre et ceux qui nient pour ne rien changer.

    Et j'ai aussi remarqué que les gens intelligents, eux, ils savaient passer par dessus ces petites phrases donneuses de leçon ou rabaissantes. Qui ne rabaissent finalement que les ****. Pas les mêmes **** que les **** précédents.

    Message à Géo qui va bien rire:
    J'ai voulu poster un commentaire montrant que le nobelisé Obama avait été traité de serial killer (mais pas dans la "grande" presse bien sûr). Et voilà-t-il pas que mon commentaire a été censuré. Je vous rassure donc: Pascalitou censure parfois à tout rompre. Ce n'est pas la première fois.

    @HL
    Je pense avoir fait une erreur de manip. Si c'est le cas, merci d'effacer le commentaire précédent alors que celui-ci a été relu et complété.

  • "Je vous rassure donc: Pascalitou censure parfois à tout rompre."
    Oui, cela je le sais depuis longtemps. D'ailleurs je suis interdit chez lui. Pour de bonnes raisons : je lui ai dit ma façon de penser de ses moeurs anastasiennes sans trop de précaution dans un de ses billets qui traitait justement de censure...
    Non, c'est de Daniel Warner que je n'attendais pas ce genre de comportement. Qui ne fait aucun doute, j'ai envoyé deux fois le même démenti, qui ne comportait aucune impolitesse.

    Sur le domaine scientifique : attention, il est très courant que deux clans s'affrontent durement et pendant longtemps, alors qu'on découvre plus tard que les deux avaient raison. L'exemple qui me vient en tête : les granites sont-ils d'origine plutonique ou issu du sédimentaire par métamorphisme ?
    Les deux existent mais les géologues se sont battus comme des chiens enragés durant de nombreuses années sur ce sujet...

  • Pour être correct, il faut rectifier qu’il ne s’agit pas d’un article du Temps, mais d’un blog personnel...

  • @Daniel
    Merci de m'avoir lu et d'avoir pris la peine d'apporter une réponse. Quand à la partie de votre conclusion, que je cite "Et j'ai aussi remarqué que les gens intelligents, eux, ils savaient passer par dessus ces petites phrases donneuses de leçon ou rabaissantes.* elle me paraît trop optimiste et j'en serai convaincu le jour où je lirai dans un de nos blogs une phrase telle que "Vous avez raison, vous m'avez convaincu".
    Mais j'espère bien me tromper.

  • @Mère-Grand
    Je crois me souvenir que j'ai lu quelque part une phrase du genre.. sun un des blogs..
    Mais je vous rassure tout de suite en vous confirmant que convaincre quelqu'un est le cadet de mes soucis. Contrairement à ceux qui ont entrepris une croisade. Et ils sont nombreux.
    C'est presque toujours un plaisir de vous lire.

  • @ Géo
    Il devrait y avoir une distinction particulière pour les blogueurs et blogueuses (changeons l'ordre pour une fois) qui ne censurent jamais sans donner une raison pour l'avoir fait. Inutile d'en faire une liste, chacun en a une en tête.

  • @ Daniel:

    la controverse continue, malgré votre déni. Un exemple parmi d'autres : le CO2 suit l'élévation de températures et ne la précède pas. Cela s'est vu dans le passé et cela se voit avec El Nino.

    Ce n'est cependant pas le sujet ici. J'y viendrai progressivement, je ne ferai donc pas aujouard'hui de réponse fouillée à votre ****** de physicien.

  • Oui, c'est ce que prétendent les négationnistes de l'effet de serre du CO2. Expliquez nous donc le mécanisme du refroidissement de la planète au cours du Cénozoïque alors que le soleil devient de plus en plus chaud.

    Il me semble que vous n'avez pas bien compris les explications de la vidéo. Et vous avez raison de parler de déni.

  • Sacré Daniel! Il me reproche d'avoir effectué un copier-coller (à noter que j'ai pris bien soin d'indiquer la source) alors qu'il venait justement de nous en servir un sous la forme d'un lien renvoyant à une vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=R6eywXdssMw.
    Je transcris ici quelques passages des explications données par le jeune physicien, qui a d'emblée précisé qu'il n'était pas climatologue:

    1) 4.33: “Heureusement qu'il y a un effet de serre”.

    2) 12.12: “Il y a des centaines de millions d'années, l'atmosphère de la terre contenait 5 à 10 fois plus de CO2 que c'est le cas aujourd'hui (les températures étaient vraisemblablement supérieures d'au moins un degré)”.

    3) 16.26: “les résultats du GIEC sont totalement transparents sur le fait qu'il existe des incertitudes concernant” (la suite est malheureusement inaudible).
    Ensuite de quoi le jeune physicien nous propose de sauter par le fenêtre du sixième étage. Il est évident qu'il faudrait être fou (ou alors avoir envie de se suicider) pour effectuer un tel saut dans le vide alors qu'il n'y pas le feu au lac.

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