Les Kurdes seuls au monde

Les combattants kurdes ont été au charbon contre Daech. Ils y sont encore et gardent des dizaines de milliers de prisonniers djihadistes (ou leur famille) dont le sort n’est pas réglé.

 

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Malgré cela les Kurdes sont maintenant délaissés par Trump. Il avait prévenu: il ne veut pas être le gendarme du monde. Il a donné argent et armes aux combattants, il estime ne rien devoir de plus.

Derrière la tactique de provocation à quoi le Donald nous a habitué, et dont un objectif semble être de casser les codes et alliances parfois douteuses qui prévalaient jusque là, derrière la stratégie du désordre, je pense que ses décisions sont plus calculées et pragmatiques qu’il n’y paraît. Il suit sa doctrine politique.

Ici il laisse les autres intervenants prendre leurs responsabilités. Pourtant on voit le reste du monde attendre que les USA restent impliqués. Aucun plan B n’a été prévu par les autres partenaires de la coalition pour terminer eux-même « proprement » le boulot.

On est maintenant devant un vide. Personne ne prend la responsabilité de stopper l’armée turque. Erdogan a les mains libres. Erdogan dont il faut rappeler la proximité idéologique avec l’intégrisme islamique et la haine de l’occident.

Il y a certes des réactions de désaccord, et un embargo sur les ventes d’armes à la Turquie par certains pays. Des interdictions de vente qui n’auront aucun effet à court ou moyen terme. Mais aucune mise en place par exemple d’une exclusion aérienne contre les forces turques.

 

 

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Or il faut faire vite, si l’on pense que les Kurdes sont plutôt des alliés dans cette région. Pour assurer leur défense contre l’attaque turque les Kurdes renforcent leurs lignes de front grâce à des combattants déplacés depuis les camps de prisonniers djihadistes.

Le risque annoncé est que, moins surveillés, les camps se vident et que des Daechiens prennent le maquis (dernière minute: cela commencerait). Et rebelotte! Car sous le nom de Daech ou tout autre nom à venir, l’hydre islamiste ne renoncera pas. C’est aux populations concernées de faire un jour leur révolution culturelle et spirituelle.

Mais comment contenir ce qui reste de Daech, soit des dizaines de milliers de personnes qui croient toujours en la justesse de leur cause et du califat? Même désarmés ils continuent de porter la guerre dans leurs cœurs. Daech laisse une trace profonde qui ne s’effacera pas rapidement, si même elle s’efface un jour. Il faudrait pour cela qu’aucune génération ne reprenne le flambeau intégriste pendant peut-être cent ans.

Le peuple Kurde obtiendra-t-ils un jour une terre à lui, au nom de son identité culturelle, ethnique, géographique et religieuse? Un peuple dont l’histoire, pour le peu que j’en connaisse par Wikipedia, justifierait qu’une place délimitée et reconnue lui soit dédiée?

 

 

kurdes,kurdistan,turquie,daech,syriePétrole

D’ailleurs la création d’un État kurde était à l’ordre du jour il y a environ un siècle. Le projet a rapidement été abandonné et remplacé par une partition arbitraire dont sont en partie issus les États actuels.

« En 1920, le traité de Sèvres prévoyait la création d’un État kurde sur les restes de l’Empire ottoman détruit, comme pour les autres peuples de la région. Mais par le traité de Lausanne de 1923, le Moyen-Orient est divisé en plusieurs pays qui ne prennent pas en compte le droit des Kurdes à disposer de leurs terres. En effet, d’une grande importance géopolitique dans la région, le Kurdistan est également riche en pétrole et en eau. »

Actuellement aucun des pays concernés n’accepterait de renoncer à une partie de son territoire au profit d’un Kurdistan souverain.

Toute modification imposée pourrait entraîner une nouvelle et longue déstabilisation de la région, et de nouvelles guerres. La présence d’importants gisements pétroliers sur le territoire revendiqué par les Kurdes est un enjeu économique trop crucial pour y renoncer de part et d’autre.

Que Trump ait banni les bons sentiments de sa pratique politique est défendable. Les bons sentiments sont suspects en politique, à mon avis ce n’est pas leur place. Ils sont en général des leviers de manipulation de l’opinion par la séduction affective. Une chose au moins dont on ne peut accuser Trump…

 

 

kurdes,kurdistan,turquie,daech,syrieHomeland

Mais j’ai été d’abord choqué par la décision du président américain. Puis j’ai tenté de la comprendre en la replaçant dans sa doctrine politique de (relatif) désengagement. Toutefois j’estime, malgré cette doctrine, qu’il faut circonscrire la Turquie.

Trump se méfie des alliances à long terme trop contraignantes. Il considère peut-être que le long terme se crée par des décisions claires dans les convulsions du moment, et s’organise ensuite selon la situation créée. On sait ce que chacun veut et ne veut pas, et l’on construit sur cela.

À moins que ce ne soit de la précipitation. Ou un ballon d’essai? À tout le moins il applique sa doctrine. La phase de collectivisation de la guerre (la coalition internationale) est à ses yeux terminée, retour du chacun pour soi responsable. Mais je ne suis pas convaincu par le timing, comme on dit en anglais.

Alors qui va s’y mettre si les USA ne le font pas? Je prends le pari: personne n’osera instaurer une zone d’exclusion aérienne sans l’aval du grand frère états-unien (dont l’appui matériel et logistique serait probablement précieux).

Et puis, y aller encore, circonscrire la Turquie, n’est-ce pas l’attitude néo-colonialiste que l’on a longtemps reprochée aux USA? Le dilemme nous paralyse.

Ces spéculations ne sont pas d’une grande utilité. Elles ne permettent pas d’aider les Kurdes, juste à penser à eux. Les Kurdes qui, entre les tirs d’armes lourdes turques et la menace daechienne non totalement éteinte, continuent, peut-être, à rêver d’un homeland.

 

Image 1: Erbil.

Catégories : Politique 37 commentaires Lien permanent

Commentaires

  • Une zone d'exclusion aérienne visant la Turquie? Quelle drôle d'idée... qui pourrait décréter et, surtout, faire respecter une telle zone, à part les USA?
    Les Européens? Seuls les anglais ont une base à proximité (Chypre) qu'ils pourraient mettre à disposition, mais ils ne feraient de toute manière pas le poids face à la puissante armée turque, et gageons qu'Erdogan n'hésiterait pas à abattre tout avion européen empiétant sur ses plates-bandes.
    Les Israéliens? probablement les seuls à avoir une capacité d'attaque suffisante dans la région, mais ils n'ont sans doute aucun intérêt à se fâcher encore plus avec leurs seuls alliés historiques dans la région pour les beaux yeux des Kurdes.
    Les Russes? Les premières réactions de Moscou laissent à penser qu'Erdogan s'est mis d'accord avec Poutine en amont. Et de toute manière, la présence militaire russe en Syrie, adéquate face à des groupuscules djihadistes, est largement insuffisante pour contrer les Turcs. Et là aussi, Erdogan a déjà prouvé qu'il pouvait faire abattre les avions russes sans risquer la moindre action de représailles.

    Voir l'article ci-après qui montre l'incapacité totale des européens:
    https://fr.sputniknews.com/international/201910111042250202-si-leurope-etait-capable-de-faire-quelque-chose-face-a-la-turquie-ca-se-saurait/

  • Lorsque vous avez écrit votre billet, vous n'aviez donc pas encore l'information selon laquelle les Kurdes se sont entendus avec Bachar al- Assad. Ils ne sont donc plus seuls au monde.

    Voici ce qu'en dit Le Temps:
    "Dimanche, le régime de Bachar al-Assad, qui entretient des rapports tendus avec la minorité kurde mais a dénoncé l'opération d'Ankara, a annoncé l'envoi de troupes dans le nord pour «affronter» l'«agression» turque. Peu après, les Kurdes, qui ont instauré ces dernières années une autonomie de facto sur de vastes régions du nord et du nord-est syrien, ont dit avoir conclu un accord avec Damas pour un déploiement de l'armée syrienne près de la frontière «en soutien aux Forces démocratiques syriennes (FDS)», dominées par les YPG.

    Pour justifier l'accord entre les Kurdes et Damas, le haut commandant des FDS Mazloum Abdi a déclaré sur Foreign Policy que le régime syrien et son allié russe avaient «fait des propositions qui pourraient sauver la vie de millions de personnes». «Nous savons que nous devrons faire des compromis douloureux», mais «entre les compromis et le génocide de notre peuple, nous choisirons la vie», a-t-il dit."

    https://www.letemps.ch/monde/kurdes-sallient-damas-face-lavancee-forces-turques-syrie

    A ce stade, mon hypothèse serait que D. Trump est probablement dépassé par la réalité. Réalité qu'il a énormément de peine à appréhender.
    Il s'est entendu avec R.T. Erdogan sur le dos des Kurdes syriens, mais n'a pas anticipé le pragmatisme de ces Kurdes et le réflexe logique d'Assad, qui ne peut pas regarder passivement l'armée turque entrer sur son territoire.
    Trump n'aurait pas anticipé qu'une alliance Assad+ Kurdes serait possible.
    L'autre possibilité étant que Trump se soit entendu avec V. Poutine, en amont, pour piéger Erdogan.
    Aujourd'hui lundi, il est difficile de croire que la Russie ne soit pas un acteur de premier plan dans cet épisode. Elle est une alliée plus fiable que les USA. Au grand dam des militaires américains qui respectent énormément les Kurdes.

    Je n'ai pas confiance en capacité de D. Trump de jouer aux échecs tridimensionnels. L'histoire de vouloir arrêter l'ingérence de l'armée américaine n'est pas très crédible, puisqu'il n'y avait pas 1500 soldats en Syrie.
    Des analystes militaires ont dit que ce millier d' hommes et la participation à une coalition occidentale était un excellent
    investissement pour les États-Unis : peu d'hommes pour un effet dissuasif réel.
    Le retrait américain a eu l'effet immédiat de déstabiliser la région et de coûter des vies humaines. Oui, les Européens peuvent bien sûr investir les lieux. Reprendre le flambeau du gendarme du monde ?
    Faut-il réellement qu'il y ait des gendarmes ? Le monde ne peut donc pas se gérer sans intervention extérieure ?
    Il faut croire que non.

  • Je remercie Calendula pour son analyse!

    Primo, si Assad apporte son aide aux Kurdes, ils sont quand même des citoyens syriens bien que ces deux parties ne sont pas en bonne entente!
    Les Kurdes ont commis l erreur de serrer la louche aux américains!! Avez vous vu un pays ami des Yankees qui n a été qu enculer par les USA en 2ème temps?!

    Secundo, croyez vous, tout en remerciant Assad pour son geste normal à l égard des Kurdes,, qu il a procédé à une telle intervention de la brave armée syrienne loyale (150 à 200 milles morts de jeunes soldats assassinés par Daech (Salafistes pro Saoudie donc pro-alliés du trio cul et chemise c à d Les USA/ la Saoudie Salafiste et les Barbus d Israel ) et aussi par les Frères musulmans (des Hanif du Qatar donc Al Qayda et Al Nosra qui fait du bon boulot en Syrie selon l Escroc Fabius,, De telle intervention n aurait pas eu lieu sans la bénédiction de Poutine qui, lui, fait de la politique, il dit ce quil veut faire et il fait ce qu il a dit....

    Savez vous qui sont les deux pays voisins de la Syrie qui ont soutenu Daech le préférant urbi et orbi sur Assad, sic, et même qu ils les ont soignés, retapés, bichonnés et puis les renvoyer en Syrie pour continuer à couper des têtes...Je vous laisse deviner :) Ils ne coupaient que les têtes des Hommes mâles car Dieu a fabriqué l Homme mâle à son image de la même tête donc il faut décapiter cette image tandis que les femmes pas, car elles n ont pas l image de Dieu, sic les salauds des Hanifs et des Salafistes...

    Bien à Vous M. Homme Libre.
    Charles 05

  • En effet Calendula, ils ne sont plus seuls au monde.

    Cette alliance repose sur des éléments objectifs: Kurdes et Syriens défendent leur territoire, qui est le même ou presque. C'est donc une bonne alliance. Objectivement c'est la solution logique et surtout la plus rapide, à part une intervention aérienne de pays européens – mais cela n'en prend pas le chemin.

    En rendant son tablier Trump met les partenaires devant leurs responsabilités. Ils doivent s'accorder. Leur destin est entre leurs mains. N'est-ce pas une conséquence positive, pour le moment en tous cas, de la décision de Trump?

    D'un coup la donne change. C'est en cela que je vois ce relatif désengagement (relatif sans parenthèses cette fois). C'est plus qu'un frisson. C'est une nouvelle opportunité, qui serait encore inaccessible si l'on restait dans l'attente du grand frère. Le grand frère part, il faut se prendre "souverainement" en mains. La situation est plus claire.

    C'est une autre lecture, je ne peux en aucun cas affirmer qu'elle est réaliste. Il y a certainement des canaux de relations plus discrets derrière le spectacle politique.

    Mais je vois ce que je vois, qui doit bien avoir du sens. Et ce pourrait être une chance pour les Kurdes et les Syriens, de poser de nouvelles relations durables et positives, du fait de leur convergence d'intérêts et de l'expérience partagée sur le terrain.

    Mais cela n'ouvre pas encore de perspectives solides en vue de la création d'un État kurde.


    Autrement:

    "Faut-il réellement qu'il y ait des gendarmes ? Le monde ne peut donc pas se gérer sans intervention extérieure ?"

    Fichue question. L'Histoire n'est pas finie, semble-t-il. Ce n'est pas une réponse, je n'ai pas de réponse en rayon pour le moment.

  • Selon Spuntnik, l'ambassadrice française en poste à Moscou déclare que la France compterait désormais sur la Russie pour contenir l'armée turque.
    Ce qui représenterait un sacré retournement de paradigme, à moins que cela soit encore du "en même temps" macronien.
    Les sanctions et des appels d'assistances géopolitique "en même temps".
    Est-ce de l'inconscience , de l'arrogance; ou de l'amoralité ? Peut être tout ensemble "en-même temps"

  • @ Aoki: Macron semble développer avec Poutine des relations plus positives que Hollande avant lui ou même Merkel. Il l'a reçu avant le G7, ils se sont vus pour la mort de Chirac, et à chaque fois ils me donnent l'impression d'une certaine... complicité?

  • Peut être Homme libre, ce n'est pas impossible, mais il n'ose pas l'assumer vraiment.
    Par exemple les journaliste RT qui ne sont pas très offensif pourtant, sont exclu de toutes manifestation lrem.
    Probablement que Macron est plus libre et réaliste en politique internationale que dans le gloubiboulga interne à la France.
    Poutine est probablement un partenaire bien plus stable que Trump pour la politique internationale et en particulier pour faire pression sur la Turquie. Quoiqu'on en dise il ne dégaine pas ses armes à la légère et préfère le monde subtil de la diplomatie avec ses deals et ses moyens de pressions.

  • Il semblerait que personne n'ait rien compris à ce qui se passe. L'offensive turque a été planifiée lors de la précédente rencontre Russie-Turquie-Iran. Ces trois-là se parlent constamment. L'offensive turque vise un triple but: le départ des obèses qui sont illégalement en Syrie, la fin de toute velléité d'indépendance des Kurdes (inacceptable pour chacun des pays de la région alors que les Kurdes sont instrumentalisés par Israël) et obliger les Kurdes syriens à s'entendre avec le gouvernement syrien. Et tout semble marcher comme prévu.

    Trump enfin applique ce qu'il avait dit lors de son discours d'investiture. Il veut la paix. Il a contre lui tous les cons (fau- et néo-) qui voulaient l'élection de killary. Un coup d'Etat l'a porté au pouvoir. Tant mieux!

    Le Kurdistan: qui est responsable de sa non création après la dislocation de l'empire ottoman? Ni la Syrie, ni l'Irak. Mais les mêmes (im)puissances actuelles (française et britannique pour l'essentiel) qui braillent comme des cochons contre l'intervention turque (moins les Anglais il est vrai empêtrés dans leurs problèmes internes). Mais qui avaient savamment établis des frontière qui immanquablement allaient semer une merde pas possible dans la suite des années (comme l'indépendance du Koweit, province irakienne). Diviser pour continuer à régner.

    Les Kurdes s'étaient emparés des puits de pétrole syriens. Il était hors de question qu'ils en gardent le contrôle alors que cette région n'est même pas kurde et que la Syrie aura besoin de moyens pour sa reconstruction.

    Maintenant si les Kurdes ont été assez stupides pour s'acoquiner avec les obèses, tant pis pour eux. Que ça leur serve de leçon.
    Bravo à Monsieur Poutine!

    A noter la monstrueuse hypocrisie de la France qui a fourni des armes à l'Arabie qui agressait le Yémen. Là, aucune demande d'arrêter cette agression, aucun arrêt des livraisons d'armes.
    Les Yémenis pouvaient crever, Macon s'en foutait comme de son premier slip. Seul compte le tiroir caisse des ventes d'armes.

    https://duckduckgo.com/?q=enfants+yemen+famine+guerre&t=ffsb&iar=images&iax=images&ia=images

    Certains politichiens sont des salopards finis.

  • @Daniel : brillante analyse!

  • Brillantes analyses, @Daniel du mercredi 16 octobre, 19h08 et 19 h 21, comme d habitude!
    Rien à ajouter!
    Bien à vous.
    Charles 05

  • Lorsque vous parlez d’"Etat kurde", il ne faudrait évidemment pas que vous vous limitiez à la zone kurde de Syrie. N’oublions pas que le Kurdistan irakien jouit déjà d’une autonomie importante, garantie par les revenus pétroliers du Nord de l’Irak. La hantise des Turcs, c’est qu’un même phénomène se produise en Syrie et puisse faire tache d’encre sur leur propre territoire, ou, plus prosaïquement, servir de base arrière à la guérilla qui sévit sur leur territoire. Je ne justifie bien évidemment pas l’action turque, mais celle-ci s’inscrit dans une parfaite logique.

    Quant à un état kurde sur les territoires actuellement peuplés par cette nation, j’ai de la peine à en imaginer les contours, et, surtout, la gouvernance. Je ne connais pas spécifiquement le cas kurde, mais j’imagine bien que, comme tous les peuples écartelés par l’Histoire entre différents maîtres et zones d’influence culturelle, ils ont développé des sensibilités différentes, ont des référents culturels sans doute éloignés les uns des autres, et des allégeances variées suivant l’endroit et le système politique auquel ils ont été soumis. Mettre dans le même état les Kurdes d’Iran, ceux d’Irak, de Turquie et de Syrie, outre le caractère utopique de l’affaire, n’est-ce pas aller au-devant de conflits internes insurmontables et destructeurs?

  • Si quelqu'un veut éviter d'écrire des idioties il ferait mieux de lire ceci qui confirme ce que j'ai écrit plus haut:
    https://www.voltairenet.org/article207887.html

    https://www.voltairenet.org/article207886.html
    Maintenant on comprend mieux les cris de gorets. Faudra justifier les morts éventuels.

    Merci à Trump et à Erdogan.

    La désintégration de la Syrie est un plan franco-israélien pour un grand israël. Ils ont soutenu les terroristes pour essayer d'atteindre leur but. En vain grâce à la Russie.

  • Daech et Al Qayda, sont-ils des Extra-terrestres venus de nulle part! Sans blague!!

    Puisqu on parle aujour dhui et incessamment des Kurdes, n ont ils pas été les idiots utiles des Franco-Américains car ils n étaient que les sous-traitants Occidentaux. Ces derniers ne voulaient pas envoyer de soldats au sol, pour vaincre l’État islamique Salafiste (Saoudie) et qu on a surestimé leurs forces réelles sur le terrain en étant seuls devant l Armée turque hyper puissante. Savez vous que les Kurdes Syriens sont confrontés aujourd hui non pas seulement aux turcs, aux Daechistes mais aussi à ceux d Al Qayda !.....On aimerait savoir qui a fabriqué et aidé ces deux entités terroristes (Qayda et Daech) sur place et soutenus certes par les pays voisins de la Syrie et de l Irak ?

    Il ne faut pas oublier que l Occident incluant les USA et la France en tête pour l UE, (UE et non pas l Europe, nuance) avaient décidé de liquider Daech des Salafistes saoudiens qui sont des idiots utiles tout d abord fabriqués et soutenus par l occident mais ils ont forcément une date de péremption programmée. Néanmoins, idiots utiles qui sont combattus à ce jour certainement par l Armée syrienne loyale, la Russie, l Iran et le Hezbollah. Donc tout le monde étaient d accord de liquider Daech et bravo mais l Occident ne veut pas qu on touche au berceau fertile des salafistes donc la Saoudie. Mystère et boule de gomme! Non plus pas toucher à Al Qayda! N oublions pas que Hillary Clinton avait dit en 2009:

    https://www.globalresearch.ca/hillary-clinton-we-created-al-qaeda/5337222

    The following video features Presidential candidate Hillary Clinton acknowledging that America created and funded Al Qaeda as a terrorist

    Al Qayda a accouché d Al Nostra, sa branche principale en Syrie et en Irak puis Al Nostra a accouché de Ahrar Cham et qui ont remplacé Daech car l Occident veut faire renaître ces Hanif qui ne sont que des Frères musulmans soutenus par le Qatar et pourquoi donc? Tout le monde connaît cette fameuse déclaration à Marakech en 2012 "Al Qayda/Al Nosra fait du bon boulot en Syrie quand même et déclaration urbi et orbi prononcée par qui sauf par Sieur Laurent Fabius ? Ce Sieur était un ancien ministre des Affaires Etrang(ères)es en France puis Président actuel à vie du Conseil constitutionnel français (CCF) , c à d la plus haute instance juridique en France. Comme quoi, être pro-terroristes pour ceux qui font du "bon boulot en Syrie quand même" selon Sieur Fabius et de facto ou forcémment selon la ligne politique étrangère (ou étrange?) innée de la France puis que ce Sieur soit couronné du poste de Président du CCF, SVP, n est pas une entorse! Ne dit-on pas, l un n empêche pas l autre! La France est elle un pays voyou, je me le demande?


    Bien à Vous.
    Charles 05

  • "Alors qui va s’y mettre si les USA ne le font pas? Je prends le pari: personne n’osera instaurer une zone d’exclusion aérienne "
    Comme c'est curieux. Jamais personne n'a parlé d'une zone d'exclusion aérienne sur le Yémen.

  • Merci à Daniel de nous épargner le visionnement ardu de RT en nous partageant la position de la Russie dans cette nouvelle guerre qui commence. On appelle cela la « voix de son maitre » non ?
    C’est tellement plus simple quand c’est parfaitement subjectif. Cela permet de gommer les zones d’ombres et les questionnements sur les motivations et autres contradictions des différentes parties.
    D’un côté les méchants, de l’autre les gentils, aucune nuance, le manichéisme de Daniel est toujours aussi sidérant….

  • Sophismes ad hominem et homme de paille.
    Merci de démontrer ainsi que vous n'avez aucun argument.

  • @ hommelibre,

    Je serais d'accord avec votre analyse du grand frère parti et d'un arrangement créatif entre les petits qui restent , si Assad n'avait pas le soutien fidèle d'une " grande soeur".
    Trump se fait mener par le bout du nez, en croyant faire le malin.
    Trump a réussi à dire publiquement : "Les Kurdes ne nous ont pas aidé pendant la Seconde Guerre mondiale, ils ne nous ont pas aidé en Normandie. " Cela pour justifier le fait qu'il les lâche.
    Ça dénote un niveau de pensée particulièrement étrange et il est difficile d'accepter l'idée qu'il serait un génie incompris.

  • Je vois que j'ai fait plein de fautes d'accords et autres fautes de frappe !
    C'est génant.
    Les deux derniers mot devaiient être " génie incompris".

  • Calendula, j'ai corrigé. Ça arrive.

    La raison invoquée par Trump est certainement bizarre. Génie incompris peut-être pas mais il a son discours et ses codes, comme Obama avait les siens..

  • @ Daniel:

    Votre hypothèse s’appuie sur des articles dont il faudrait pouvoir vérifier les sources et la fiabilité, ce qui est dans ce cas très difficile. En l’état c’est une spéculation, pas une vérité établie, à moins que vous ne disposiez de meilleures sources.

    Petite remarque en passant: pourquoi ne donnez-vous pas vos idées ou informations simplement, de manière factuelle, sans chaque fois rajouter une scorie qui pollue ou attaque ad hominem? Exemple:

    « Il semblerait que personne n'ait rien compris à ce qui se passe. »

    Vous oui, quel chance pour nous pauvres idiots ignorants perdus sans vos lumières.

    « Si quelqu'un veut éviter d'écrire des idioties il ferait mieux de lire ceci qui confirme ce que j'ai écrit plus haut »

    Ah, c’est vrai, vous ne dites pas d’idioties…


    Voyez-vous Daniel, cette attitude de votre part, ce besoin de vous montrer supérieur, toujours en intense compétition et vous glorifiant par le rabaissement des autres, par ce rajout habituel de vos scories verbales polluantes, me coupe l’envie de vous lire.

  • Aurais-je blessé votre amour propre?

    Démontrez-moi seulement où j'ai tort. Je suis prêt à accepter mes torts. En attendant...

    Au fait, je ne me souviens pas d'avoir lu un commentaire de votre part titré: "Les Yéménis seuls au monde" ou équivalent. Ma mémoire doit me faire défaut. Auriez-vous la gentillesse de réparer mon oubli? Merci.

  • J'ai oublié de vous dire que les Kurdes n'ont jamais été seuls au monde. Les israéliens et les français ont toujours été avec eux*. Comme ils étaient avec les terroristes à Alep avant que la ville ne soit libérée. Curieusement quand les Russes depuis la Mer Caspienne ont réalisé un tir au but sur un centre de commandement avec des "conseillers" occidentaux et des monarchies du Golfe à Alep, ça a été silence radio dans la presse corrompue occidentale. Et aucun hommage public aux "morts pour la patrie" en France.

    * Et même les trotzkystes et certains anarchistes socialisant étaient avec eux (cf. PH). A mon humble avis le soutien du gouvernement syrien est préférable.

    https://fr.sputniknews.com/international/201910151042267495-tahhan-nous-assistons-a-la-victoire-finale-dassad-et-ses-allies-contre-la-france-et-ses-allies/

    Ceci dit je vais essayer de suivre vos bons conseils...

  • A tel point, que lorsqu'il cite ses sources, c'est en disant qu'elles confirment son propos !!!

  • Je maintiens "confirmer", car j'ai écrit mon premier commentaire avant de découvrir et de lire les liens fournis ensuite. Ces liens n'étaient donc pas "mes sources".

    Thierry Meyssan est aux premières loges pour savoir ce qui se passe.

  • Pourquoi cette défensive Daniel? L'amour propre n'a rien à voir.

    Je ne dis pas que vous avez tort. Ce n'est pas clivé, c'est une discussion bon sang. Je redis: votre analyse est une option parmi d'autres, une spéculation, pas la vérité qui nous manquait et que vous affirmez détenir.

    Vos articles ne sont pas sourcés, c'est donc de la spéculation. Si vous démontrez que vous avez raison (car il n'y pas d'inversion de la charge de la preuve, c'est à vous de prouver ce que vous alléguez) et si d'évidence je peux y souscrire je le ferai probablement. La balle est dans votre camp, pas dans le mien. C'est l'ordre normal des choses.

  • Chaque jour vient confirmer ce que j'ai écrit.
    Et je n'ai rien à prouver, Vous ne prenez pas, Tant mieux.

    Les Kurdes avaient fait un mauvais choix, "conseillés" par les ennemis de la Syrie, ils ont compris maintenant que leur intérêt est d'oeuvrer à l'intégrité de la Syrie avec le gouvernement syrien. Ils payent un certain prix pour leur choix et pour le fait qu'ils ont été instrumentalisés par Israël et ses alliés.

    Sur la défensive... je ne vais pas m'amuser à répertorier toutes les fois où vous êtes vous-même sur la défensive. Ce genre de jeu ne m'intéresse pas. Je ne prends pas.

  • J'oubliais: je n'ai écrit aucun billet ou commentaire de ce type sur le Yémen.

    Et alors?

  • Et alors?

    Les Yéménites étaient seuls aux monde.

    Il faudra m'expliquer pourquoi un vie kurde mérite plus d'attention qu'une vie yéménite.

  • @ hommelibre,
    Je suis étonné de vous entendre mentionner la "doctrine" Trump. Par définition, une doctrine est un ensemble des principes qui constituent le fondement d’une religion, d’une philosophie, d’une politique, d’une morale. Ainsi dans l'histoire des EU, on peut parler de doctrine en citant celle de Monroe, Wilson, Truman ou Dulles et j'en passe. Je ne vois pas très bien à quels principes cohérents et systématiques vous faites référence dans la "pratique" internationale de Trump. Le point le plus important dans une doctrine est son objectif or, celui de Trump, si tant est qu'il en ait un, est loin d'être clairement exprimé ou établi. Je pense quant à moi, que la seule conséquence de la "politique" internationale de Trump est la méfiance grandissante des autres nations, amies ou ennemies des EU, vis-à-vis d'une administration qui n'hésite pas à dénoncer des accords multilatéraux et à s'en retirer sans proposer d'alternative. Vous y voyez peut-être du génie, mais pas moi.

  • @ Luc:

    Je vous remercie. Cette question vient à point. J'hésitais à développer dans le billet mais cela entraînait trop loin du sujet. Je peux en dire plus ici, et peut-être en ferai-je un futur billet.

    J'ai pris l'expression "Doctrine Trump" d'un journaliste et auteur américain, Ross Douthat. Il est républicain mais pas forcément pro-Trump au début du mandat.

    L'article a été publié par le NYT:

    https://www.nytimes.com/2019/01/29/opinion/trump-doctrine-venezuela-afghanistan.html

    Il commence ainsi (en anglais):

    "Two years into his presidency Donald Trump has no clear legislative strategy, no policy agenda, no plan for remedying his persistent unpopularity and a path to re-election sufficiently bleak that he’s trying to bait a political naïf, the Starbucks billionaire Howard Schultz, into running as a third-party spoiler. Also, he might be impeached.

    Yet at the same time, amid all the domestic chaos and incompetence and political malpractice, this administration continues to act in foreign policy — not tweet obnoxiously, not rage behind the scenes, but act — as though it’s following a serious grand strategy, one sufficiently coherent and plausible and forward-looking that future presidents might reasonably imitate it.

    This Trump doctrine, in practice, isn’t the isolationism that he sometimes promised on the campaign trail; nor is it the flailing bellicosity that many of his critics feared. It’s a doctrine of disentanglement, retrenchment and realignment, in which the United States tries to abandon its most idealistic hopes and unrealistic military commitments, narrow its list of potential enemies and consolidate its attempts at influence. The overarching goal isn’t to cede United States primacy or abandon American alliances, as Trump’s opponents often charge; rather, it’s to maintain American primacy on a more manageable footing, while focusing more energy and effort on containing the power and influence of China."

    Plus loin il fait référence à Monroe en lien avec Trump.

    Quelques points de sa doctrine à travers ses décisions (plus cohérentes qu'il n'y paraît dans la presse habituelle):

    - désengagement (relatif mais quand même), ce qui signifie laisser plus de respiration et de liberté pour que les nations s'organisent entre elles, sans avoir à se soumettre à une tutelle au final paralysante;
    - désengagement aussi du thème, plutôt moral, des Palestiniens, en déménageant l'ambassade à Jérusalem. Une manière de trancher pour tourner la page sur une situation très durablement bloquée.
    - revenir à une politique internationale réaliste plutôt qu'idéaliste; on prend les gens comme ils sont et non pas comme on voudrait qu'ils soient; on ne change pas soi-même en espérant par là changer les autres (ce qui est un procédé en soi douteux);
    - ramener plus d'équilibre dans les échanges commerciaux avec les autres nations;

    Autrement je ne sais pas si Trump est un génie ou si son instinct et son tempérament le dirigent. Mais il semble moins idiot qu'il n'en joue lui-même (je lui accorde un possible second degré). Ses manières déplaisent, et il s'en fiche. Il représente une Amérique des tripes face à une Amérique des masques (le masque humaniste des démocrates).

    Ce sont mes éléments de réflexion pour le moment.

  • Merci pour ces éclaircissements. Cependant, je ne prendrais l'analyse du chroniqueur que vous citez comme argent content.
    "Revenir à une politique internationale réaliste plutôt qu'idéaliste; on prend les gens comme ils sont et non pas comme on voudrait qu'ils soient".
    La décision de Trump d'imposer des sanctions féroces à l'Iran dont la population, et non les gouvernants, paient e prix fort, vient contredire cette "intention" que vous prêtez à Trump. Celui-ci a beau affirmer que les biens humanitaires ne sont pas soumis aux sanctions or, en l'absence de toute relation bancaire internationale, les entreprises pharmaceutiques iraniennes sont dans l'incapacité de payer donc de s'approvisionner en médicaments sophistiqués notamment pour les traitements en chimiothérapie. Cette "pression maximale" aurait-elle un autre objectif que de déstabiliser le régime iranien et à terme le renverser, que je n'ai su comprendre? En quoi cette politique de sanctions tous azimuts sans aucune option de négociation permettrait à l'administration Trump de se "désengager" de la région?
    Les arguments de Ross Douthat sont un peu courts.

  • @ Daniel:

    c'était donc cela votre question? Il fallait chercher la faute morale quelque part. Votre question n'était pas ouverte. C'est ce qu'il m'avait semblé. J'y ai répondu pour vous faire sortir du bois, parce que je n'aime pas vos petits jeux à la con.

    Je confirme: vous savez dire des idioties... Et que vous ne citez décidément pas de source. Alors confirmez-vous vous-même, c'est plus simple.

    Vous vous érigez encore une fois en juge. Mais en vertu de quoi, je me le demande. Jusqu'ici vous montrez surtout des positions clivées, une grande difficulté à dialoguer normalement, et une tendance totalitaire même pas dissimulée. Vous comprendrez que votre jugement a peu de valeur.

    Mais je vais quand-même vous répondre, au moins à destination des autres lecteurs.

    1. Dans ce portail de blog le Yémen et la guerre ont été évoqués par d'autres blogueurs. Je n'avais rien de plus à dire sur le sujet. En comparaison je n'ai pas vu de billet récent sur les Kurdes. Il y avait donc là quelque chose à dire.

    2. Je ne connais presque rien du Yémen en comparaison du Kurdistan (dont je connais cependant peu). Comme je n'ai pas vocation à être présent à chaque drame sur Terre (je n'en aurais pas la possibilité) je choisis. Comme tout le monde. Je me sens plus proche des Kurdes que sur d'autres populations de la région, Ce n'est donc pas une question de valeur, comme vous en faites une déduction un peu rapide et convenue.

    Vous-mêmes pensez-vous régulièrement à tous les drames de la Terre, ou en choisissez-vous certains, plus proches de vos opinions, plus préjudiciable moralement aux grands obèses, par exemple? Ou bien les choisissez-vous selon le nombre de personnes touchées? Quel est votre seuil pour faire votre B.A. d'indignation attendue?

    Non, ne me répondez pas. C'était à moi de le faire, je l'ai fait et je ne continue pas plus loin.

  • Cher Hommelibre, vous écrivez;
    "Actuellement aucun des pays concernés n’accepterait de renoncer à une partie de son territoire au profit d’un Kurdistan souverain."
    C’est une remarque tout à fait juste. A cela j'ajouterais que la condition sine qua none pour former un Etat kurde serait, pour les Kurdes eux-mêmes, de se rassembler.
    Il n'y a pas une véritable homogénéité entre les différentes communautés kurdes éparpillées dans ces pays voire à l'intérieur de chacun des ces Etats. Chaque communauté a été durablement marquée par la culture du pays où elle se trouve. De plus les dissensions internes qui ont longtemps déchiré les kurdes d'Irak sont telles que la souveraineté pourrait très bien déboucher sur une guerre sans merci pour le pouvoir.
    Les Kurdes athées du PKK et le Hezbollah sunnite kurde s'affrontaient déjà en Turquie dans les années 90. Les Alevis et les libres-penseurs kurdes formaient un autre groupe moins radicalisé. Dans le nord de l'Irak, l'Union patriotique du Kurdistan (UPK), et le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) plutôt féodale et clientéliste qui s’appuie sur le clan des Barzan, se disputent le pouvoir depuis longtemps, et de violents combats les ont opposés par le passé. Le PDK est allé jusqu’à s’allier aux troupes irakiennes pour chasser l’UPK d’Erbil en 1996. Aujourd'hui Erdogan combat à nouveau ses propres Kurdes et ceux de Syrie et soutient les Kurdes d'Irak qui ont accepté d'expulser les YPG syriens -pourtant leurs frères d'armes- d'Erbil.
    La route vers l'indépendance est encore longue pour le peuple kurde.

  • Merci pour ces compléments, Jean Favre. Cet éclairage ne rend pas très optimiste.

  • @ Luc:

    Je comprends vos réticences. Et Trump n'est pas à une contradiction près. À se demander s'il le fait exprès comme une tactique dans le cadre d'une stratégie du désordre, ou s'il est vraiment une sorte d'Ubu comme le suggère un autre blogueur.

    Néanmoins il n'est pas si illisible que cela. Par contre sa "méthode" brouille passablement les choses...

    Ross Douthat est un peu court c'est vrai, mais il montre quand-même un fil.

    Cet autre article est plus poussé:

    https://journals.openedition.org/etudescaribeennes/15908

    Un extrait: "Premièrement, quand bien même Donald Trump n’a pas engagé de démarche intellectuelle de formulation d’une doctrine de politique étrangère, il n’est pas pour autant dépourvu d’une vision du monde et de la place des États-Unis sur la scène internationale. Bien au contraire, ainsi que l’avait déjà souligné Thomas Wright pendant la campagne présidentielle de 2016, « une lecture attentive de certaines déclarations de Trump au cours des trois dernières décennies révèle qu’il dispose d’une vision du monde remarquablement cohérente et constante » (Wright, 2016)."

    Il ne fait pas de cadeau au personnage Trump, et exagère certains points (ou ne tient pas compte de ce que Trump pousse loin le spectacle politique). L'accusation de racisme pour raison de vouloir être "entre soi" tombe mal quand tous les groupes, minoritaires, politiques, ou autres, se revendiquent avec leurs particularités, y compris culturelles ou ethniques.

    Trump est excessif. Il prête le flanc à beaucoup de critiques. Comme l'Amérique.

  • "c'était donc cela votre question? Il fallait chercher la faute morale quelque part."
    Désolé, je ne prends pas. Où voyez-vous une question de morale? C'est seulement une question de choix politique et de hiérarchisation de l'information. Les Kurdes ne sont tellement pas seuls au monde, que la presse occidentale pratiquement unanime a crié au génocide urbi et orbi, que les Français étaient à leur côté, mais courage, fuyons. Cette même presse toujours unanime a soigneusement évité de parler des nettoyages ethniques pratiqués par les Kurdes eux-mêmes. Par exemple contre les Arméniens (c'était même un génocide auquel ils ont participé au côté des Turcs), contre les Assyriens et autres minorités.

    Cuénod, Holenweg et Naef ont aussi parlé des Kurdes et/ou de Trump. Pour les Yéménites, que pouick. Ca n'intéresse personne. Je n'aime pas le deux poids deux mesures. La situation au Yémen est incomparablement plus dramatique qu'au NE de la Syrie. Mais ça intéresse beaucoup moins de monde. Je me borne à constater..

    Toujours est-il que mon analyse est correcte et qu'elle se confime jour après jour. Ca ne vous plait pas, mais c'est comme ça.

    https://www.moonofalabama.org/2019/10/media-and-pundits-misread-the-everyone-wins-plan-for-syria.html#more

    https://strategika51.org/2019/10/17/damas-reprend-le-controle-du-nord-et-de-lest-de-leuphrate-grace-a-ankara-et-la-debacle-des-forces-etrangeres-qui-y-etaient-stationnees/

    Pour répondre à vos questions très orientées, je veux répondre ceci: je déteste la guerre, je déteste le mensonge.

    Dire que les Kurdes sont seuls au monde est à mon avis un mensonge qui - de plus - joue sur l'émotionnel.

  • Et bien voilà, avec les Russes comme protecteurs, les Kurdes ne sont plus seuls au monde et ils seront assurés d'une meilleure protection.
    https://www.zerohedge.com/geopolitical/how-russian-turkish-deal-northern-syria-works

    Restent à régler Idlib, El Tanf et le pétrole...

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