Programme Apollo : mon image culte

Il y en a beaucoup. La mienne est banale à force d’avoir été exposée un peu partout. Elle est l’une des plus célèbres, et ne date pas de la mission Apollo 11 mais d’Apollo 8. Anders, Borman et Lovell étaient en orbite autour de la Lune.

 

apollo,lune,terre.photo lever de terre,andersIls ont alors assisté à un lever de Terre sur l’horizon lunaire. William Anders a pris la photo. Pour la première fois on voyait notre planète de très loin. Voyage métaphysique.

 

Avec les astronautes nous avons quitté nos paysage familiers, souvent si beaux, que l’on admire à la surface de notre homeland galactique. Nous quittions la solidité du sol pour voir notre planète, seule dans l’espace. 

 

Quitter la Terre Mère est déjà un exploit en regard de la longue marche de l’humanité. La regarder de si loin allait peut-être changer notre regard sur nous-mêmes.

 

En tous les cas c’était bousculant et de nature à relativiser nos confrontations humaines: que valent nos humeurs et nos batailles en comparaison de l’extraordinaire mécanique de l’univers?

 

L’image pouvait dire ceci: vue de là-bas la Terre n’a pas de frontières. Cela correspondait à un idéal.

 

apollo,lune,terre.photo lever de terre,andersD’autres images de l’univers me fascinent, comme les Piliers de la Création. Mais pour moi, si nous n’avions pas ce lever de Terre, il manquerait un maillon.

 

Aujourd’hui, à regarder le monde, je ne suis plus aussi sûr que l’exploration spatiale peut produire une nouvelle philosophie.

 

Si en haut règne la paix et la transparence, en bas tout continue, la vie avec ses lumières et ses obscurités.

 

 

 

 

 

Catégories : Univers 7 commentaires Lien permanent

Commentaires

  • Sans commentaire, si ce n'est à vous de voir:

    https://www.aulis.com/orion_vanallens.htm

  • Bonjour,
    The dream must go on ;).

  • Je vais être totalement hors sujet, mais ce n'est pas grave.
    Internet et les journaux télévisés sont en train de nous faire une fixette sur une dizaine de femmes qui ont participé à préparation de la mission Apollo. Et insistent lourdement sur celles dites fort joliment "racisées"..

    Super. Je trouve ça très bien qu'on parle des gens qui ont bien fait leur job.et qui sont doué(es). C'est mérité.

    Mais si on parle d'égalité et qu'on veut mettre en valeur ceux dont l'histoire a "oublié le nom", il conviendrait aussi de citer John qui a sacrément bien vissé les boulons, Aaron qui s'est tapé des kilomètres de listing et les vérifiés et corrigés ligne par ligne, Mac qui a risqué sa peau en remplissant consciencieusement en risquant sa vie les réservoirs de carburant, la centaine de contrôleurs de la salle des missions, les milliers d'ingénieurs, informaticiens et professionnels qui ont calculé les trajectoires, prévu les aléas possible et probablement sauvé mille et une fois la vie des astronautes dans cette joyeuse aventure.

    Tous ces gens sont admirables. Les femmes participantes, mais les hommes aussi.
    Ou sont ils?
    Ou sont Steeve et les autres?

    PDO

  • PDO,

    Je pensais pareil hier.
    "Poppy" avait quand-même de la chance: elle était jolie et bien faite. Ça attire les caméras. Plus que la gueule pleine de cambouis...

  • Des images cultes de la conquête de la Lune?

    J'en ai une. Elle s'étale sur le temps, d'Apollo 7 à Apollo 11.
    C'est mon père fixé à son poste de radio à écouter le déroulement des missions Apollo successives sur France Inter en onde courte qu'il enregistrait sur bande magnétiques, J'habitais alors dans un petit émirat du pétrole en Afrique équatoriale.
    Les images que nous avions de cette épopée nous venaient de Paris Match et d'une revue scientifique dont j'ai oublié le nom. J'avais sept ans lorsque cette aventure commença.

  • Très sympa votre "image culte" G. Vuillomenet.

    Comme revue à l'époque il y avait en tous cas Science & Vie.

  • J'ai du faire marcher ma mémoire et m'aider un peu d'internet. J'ai retrouvé le nom de la revue: "Tout l'univers".

    Oui, il y avait aussi "Science et vie". Quand vous comparez la présentation de la revue aujourd'hui et celle d'il y a cinquante ans, il y a une sacrée différence.
    C'était aussi l'époque où on imaginait la conquête des planètes de notre système solaire. Cela faisait rêver le jeune que j'étais alors.

Les commentaires sont fermés.