Maths, sexisme, parité, et rigidité cadavérique

La parité est anti-démocratique. C’est un forçage de la liberté de vote en faveur d’un groupe. Si l’on peut admettre qu’un parlement soit représentatif des régions, dont les besoins diffèrent entre elles, les choix politiques ne sont pas sexués – l’identité sexuée ou de genre devenant un corporatisme.

 

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La démocratie peut se passer des corporatismes. Elle se trouve mieux sans. Les hommes votent des mesures qui servent indifféremment les femmes et les hommes, et l’on espère que malgré le féminisme les femmes élues fassent de même.

Mais la constante plainte et complainte de genre s’est implantée comme un parasitage dans de nombreux esprits. D’après leur discours, on peut supposer que les femmes élues en vertu de leur adhésion à la parité et au victimisme votent avant tout pour elles-mêmes.

Les quotas sont forcément corporatistes, ou communautaristes. L’argument d’une juste représentation ne tient pas longtemps. Si les parlements reflétaient exactement la sociologie des pays, chacun voterait pour soi. En effet la parité sous-entend qu’il faut donner à chaque groupe une plus grande représentation pour défendre ses intérêts spécifiques.

La parité est un passe-droit, un privilège nouveau qui s’instaure par le tour de passe-passe d’une supposée légitimité héritée du passé « d’esclaves » des femmes. Alors, si des électrices femelles votent pour des femmes parce qu’elles sont de la classe des femmes, et puisque l’égalitarisme conduit à un nouvel apartheid, les électeurs mâles seraient bien inspirés de voter pour des hommes parce qu’ils sont hommes. C’est l’égalité par l’absurde.

 

 

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Enfin si les élect-eu-r-ice-s veulent élire plus d’hommes, ou plus de femmes, la parité les en empêche. C’est donc une limitation infondée à la souveraineté du peuple féminin et du peuple masculin, et aux fluctuations électorales.

La parité est la rigidité cadavérique de la démocratie. Elle devrait être totalement interdite et bannie des moeurs démocratiques. Elle n’a sa place que dans un système autoritaire, ou dans une forme de copinage qui ne dit pas son nom.

On retrouve ce partisanat sexué dans un article du dernier Matin Dimanche et 24Heures. La Conseillère d’État vaudoise Cesla Amarelle (image 2) envisage sérieusement la création de classes de maths spécifiques exclusivement pour les filles.

Ah mais! Cela soulève son pesant de contradictions. D’abord c’est un sexisme et une forme de privilège dont les garçons sont victimes et privés.

Le problème est que les filles ne choisissent que peu des carrières dans des professions nécessitant des maths. Cesla Amarelle veut faire un forçage dans ce domaine, sous prétexte que ce désamour les éloignerait des métiers les mieux payés et valorisés.

Aujourd’hui globalement les filles sont plus diplômées que les garçons, mais pas dans les mêmes domaines. Ne peut-on envisager que les femmes préfèrent majoritairement des métiers non techniques ou non scientifiques, et que ce n’est pas un problème

 

 

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De nombreux autres métiers restent ouverts, dont l’enseignement à la petite enfance et au primaire, les soins, la sociologie, la médecine, etc.

Créer un enseignement des maths spécifique aux filles instaure une discrimination de genre permanente. Je ne connais pas de classes spécifiques aux garçons dans les domaines où ils sont moins bons ou moins motivés. On dit que les filles sont plus à l’aise avec le langage. Pourquoi alors ne pas créer des classes de français spécifiques aux garçons?

L’idée de madame Amarelle signifie en creux que les filles n’apprennent pas de la même manière que les garçons. Ce présupposé est refusé par les réponses d’enseignants sondés sur ce projet:

« Pour une majorité d’enseignants il n’est pas vrai du tout de dire que les filles et les garçons n’ont pas la même manière d’apprendre les maths ou que la notion de genre influence les résultats des élèves en maths. »

On le voit, l’idée de la Conseillère d’État rétablit une différence essentielle entre les sexes/genres. Hélas. Ou enfin?

Filles et garçons n’auraient donc pas les mêmes moyens mentaux et méritent des traitements différenciés. Surtout les filles.

C’est bien cela, Cesla?

 

 

 

Catégories : Divers, Féminisme, Politique 7 commentaires Lien permanent

Commentaires

  • Excellent !!! :-)))

    La discrimination sexiste produite par les femmes a encore de beaux jours devant elle !

    Belle journée à vous

  • "les électeurs mâles seraient bien inspirés de voter pour des hommes parce qu’ils sont hommes." On serait en effet tenté de le faire, sauf qu'il y a beaucoup d'hommes-qui-causent-dans-le poste qui sont plus féministes que les féministes parce qu'ils ont compris que cela payait très fort pour leur carrière. La promotion du pire des féministes et des GLTBe tutti quanti, c'est qui ? C'est Mathias "piercing" Reynard et personne d'autre...
    Il y a quelques mois, à la radio suisse, plus plouc de gauche tu meurs, une dame se plaint que son fils n'avait pas pu assister aux cours de l'EPFL organisés pour les filles, alors que sa soeur en avait le droit. Ricanements des deux abrutis animateurs, un homme et une femme...
    Quo usque tandem abutere,...

  • "La Conseillère d’État vaudoise Cesla Amarelle envisage sérieusement la création de classes de maths spécifiques exclusivement pour les filles."

    Au nom des musulmans/nes de Suisse, je remercie Mme Amarelle. C'est un bon début.
    On commence par les mathématiques, le reste suivra.
    Allah pourvoira.

  • Effectivement, Madame Cesla (acronyme voulu signifiant communauté des états socialiste d'amériques latines) Amarelle, militante connue de la libre migration, y compris pas des écrits "scientifiques" attend un rapport à fins de justifier sa décision déjà prise. Sans doute s'agit-il d'une réminescence de ses vissicitudes en le domaine. Après tout le droit, pour lequel je suis un peu connu, est un peu con comparé au mathématiques.

    Je me demandais si Madame Magali Orsini était une féministe intersectionnelle (où quelque chode comme cela) ? En effet, elle a censuré ce qui suit :

    Effectivement, ce n'est pas une langue morte. Mais pour y exceller, c'est-à-dire atteindre la création et la poésie, un apprentissage fort exigeant des gammes est nécessaire. Et peu arrivent à atteindre -et certainement pas moi- ou même a entrevoir la poésie des mathématiques. Cela me rappelle la remarque de cet élève du secondaire partant du principe que l'on ne pouvait pas soutenir de thèse de doctorat en mathématiques parce que toutes les questions étaient déjà résolues. Je me souviens aussi de sa grande perpléxité lorque je l'ai confronté au fait qu'il était dans l'erreur.

    Quant à dire que les mathématiques sont le fondement de l'argumentation, il s'agit là d'une vue d'ingénieur (qui sont, M. Weibel, indispensables). En effet, le choix des fondements des mathématiques est arbitraire, en ce sens que le fait que l'on puisse choisir d'autres fondements et que ceux que l'on a choisis (ou qui se sont dégagés) limitent nécessairement nos possibilités, tout en rendant notre possible possible !

    Ce choix est d'ailleurs embêtant puisqu'il est démontré que l'on ne peut pas en démonter la cohérence. Cette remarque peut paraître inutile aux sciences de l'ingénieur et aux autres domaines de connaissance, mais à l'ère de la (r)évolution informationnelle quantique, couramment connue sous le non de deuxième révolution quantique, et, par là, de l'ordinateur quantique, on ne peut plus faire l'économie d'une prise de conscience de cette problématique.

    Quant aux classes ségrégées je crois utile de faire deux observations :

    - Separate but egal ? Cela ne vous rappelle-t'il pas quelque chose ?

    - S'il se trouve qu'un autre groupe clairement, mais statistiquement identifié, perturbe la classe, faut-il instaurer la ségrégation les casses-pieds afin d'assure la tranquillité des autres ? Là, je vous le dit, la Conseillère d'état en question, adepte du féminisme intersectionnel, imputerait une forme de racisme à ceux qui aurait l'idée d'envisager de soutenir l'idée qu'il faudrait peut-être se poser la question.

  • "la création de classes de maths spécifiques exclusivement pour les filles."
    Si l'on veut aller dans le sens de cette politicienne, je propose l'argumentation suivante: les filles étant, en général et pour le moment encore, plus studieuses et appliquées que les garçons, je pense qu'il faut revenir aux écoles unisexes d'avant 1969 (pour Genève). Cela pour donner une chance égale aux garçons.

  • Au vu de la taille des shorts portés par les minettes pour aller à l'école, j'appuie complétement la proposition de Mère-Grand. Comment voulez-vous que les garçons suivent une scolarité normale dans ces conditions ? L'école séparée doit être une revendication majeure pour les parents de garçons.

  • "Aujourd’hui globalement les filles sont plus diplômées que les garçons, mais pas dans les mêmes domaines. Ne peut-on envisager que les femmes préfèrent majoritairement des métiers non techniques ou non scientifiques, et que ce n’est pas un problème?"

    les hommes et les femmes sonts différents mais visiblement ça ne plait pas aux féministes.

    http://la-cause-des-hommes.com/spip.php?article312

    http://www.science.ca/scientists/scientistprofile.php?pID=10&pg=1&-table=activities&-action=list&-cursor=0&-skip=0&-limit=30&-mode=list&-lang=fr

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