Bouffe mon clito, pas mon climat. Chiche?

Dans les manifs lycéennes pour le climat on a vu apparaître de curieuses invitations. Sur de grands panneaux portés par certaines jeunes filles, on pouvait lire quelques slogans provocateurs à l’instar du célèbre et ancien « Faites l’amour pas la guerre » des hippies.

 

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Par exemple:

« Bouffe mon clito, pas mon climat », ou « Léchez des clitos, pas le cul de Monsanto ». Le lien entre les deux? Un malaxage mystique établissant un parallèle entre La Femme et La Terre. Il semble que cela soit une tentative de lier le féminisme et l’écologisme. Postulat: La Femme est la Terre: douce, et violentée par la cupidité masculine.

Je n’invente rien. Ce mouvement, cette tendance nommée éco-féminisme, annonce la couleur d’abord dans cette déclaration de principe:

« Selon la thèse essentielle de l’écoféminisme, les femmes comme la nature sont victimes de la domination masculine. Ainsi, aucune révolution écologique ne saurait faire l’économie d’une révolution féministe qui, elle seule, peut apporter un remède au système de domination des hommes sur la nature et les femmes. »

Puis apporte ces précisions suite aux manifestations pour l’alarmisme climatique:

« Il s’agit d’une lutte selon laquelle la défense de l’environnement et l’émancipation des femmes nécessitent de combattre un oppresseur commun. Pour l’éco-féminisme, il y a des liens très étroits entre la domination des femmes et celle de la nature, il s’agit d’une même exploitation. Travail gratuit de la nature comme des femmes, dévaluations constantes des deux, etc. »

Et pour qui n’est pas sûr d’avoir bien lu:

« Un oppresseur commun au doux nom de capitalisme patriarcal. Et c’est là que l’éco-féminisme se distingue une première fois d’autres courants féministes, en considérant que « ce n’est pas suffisant de désigner le patriarcat, le système capitaliste est lui aussi en cause, et ces deux oppressions sont en réalité conjointes », souligne la philosophe. »

 

 

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Toujours pas convaincu? Alors ceci peut-être:

« Christine Bard, historienne à l’Université d’Angers, spécialiste du féminisme et auteure de Antiféminismes et masculinismes d’hier et d’aujourd’hui et Dire le genre. Avec les mots, avec le corps, avance une première explication : « L’opposition est genrée entre la planète-terre-mère, mots féminins, et le patriarcat destructeur. C’est une manière de dire aux hommes : vous qui avez le pouvoir politique, scientifique et économique depuis des siècles et des siècles, qu’en avez-vous faits ? Surtout, un lien est fait entre domination masculine, y compris dans sa dimension sexuelle, et destruction de notre environnement ». »

Les nouveaux stéréotypes s’inscrivent donc dans une campagne idéologique délirante de ré-écriture manichéenne et partisane de l'Histoire, d’inspiration rousseauiste et marxiste. Pour ce genre de mouvement, le climat est un prétexte, un cheval de Troie en vue de réintroduire la théorie du renversement du capitalisme. Tout cela est en parfait alignement avec les nouvelles théories racialistes/racistes où l’homme blanc est accusé de tous les maux de l’humanité et stigmatisé sans vergogne.

Les capitaines du rafiot féministe, ivres de leur pouvoir, veulent tout dominer.

Bon, mais que répondre à cette invitation Lèche ma chatte?

On peut répondre: Chiche! et s’exécuter, au risque évidemment que la demoiselle n’ait voulu qu’allumer les mecs parce qu’elle a un clito et qu’elle en connait le pouvoir d’attraction, et qu’elle ne soit pas prête à passer à l’acte.

 

 

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Auquel cas vous aurez beau montrer au juge le panneau d’invitation comme preuve du consentement et même de la demande de la dame, il est probable que l’air du temps vous fera condamner.

Maintenant pour aller un peu plus au fond du sujet – si j’ose me permettre une telle expression dans ce contexte intime – je déduis du discours éco-féministe que l’homme est un violeur de la nature mais qu’en léchant des chattes il va s’améliorer.

Cette idée me tarabuste, surtout si je tente d’y lire ce qu’elle ne dit pas explicitement. Si les hommes – au sens du sexe masculin comme de l’humanité – dominent la nature ce n’est pas du tout, mais pas du tout pour vivre mieux, ni pour donner du confort et de la sécurité à leur famille, ou pour assurer la survie de l’espèce, entre autres. C’est parce qu’ils ne lèchent pas assez de chattes. J’en conclus raisonnablement qu’ils n’ont pas assez de sexe dans leur vie.

Et comme c’est en général la femme qui refuse ou résiste au désir masculin, ces jeunes femmes devraient mener une croisade pour donner aux hommes le plus gros volume possible de sexe intense et pleinement satisfaisant. Elles devraient libérer les femmes de leurs résistances sexuelles, naturelles et/ou culturelles, qui les empêchent de rendre les hommes pleinement heureux.

Il n’y aura alors plus de guerre, plus de violence, de surconsommation, d’inégalités, de domination. Plus de vilenie, de pauvreté, de pollution. Au fond les pancartes de ces adolescentes envoient un message très positif aux femmes: Mesdames, à vos marques, prêtes, écartez! Vous portez l’avenir du monde dans votre string.

En suite de cela on devrait voir apparaître, lors de prochaines manifs, des pancartes tenues par des garçons avec des textes comme: « Moi je veux bien lécher ta chatte », ou encore: « Où et quand? », voire même: « Je lèche ta chatte, tu suces ma bite. OK? »

Chiche?

 

 

 

Catégories : Environnement-Climat, Féminisme, Humour 5 commentaires Lien permanent

Commentaires

  • Notez que c'est peut-être une réponse au slogan apparu dans les premiers jours : "suck my dick, not plastique", qui était plutôt masculin, enfin me semble-t-il (dans cet univers sexuellement indifférencié où les garçons sont des filles et les filles des garçons, comment savoir...).

  • Pour ceux qui voudraient en savoir davantage, lire, ou relire: Luc Ferry, Le Nouvel ordre écologique, qui en fait l'analyse en détail.
    Question: "pourquoi ne le sait-on pas?"
    Réponse: parce que les journalistes sont devenus des caisses de résonnances opportunistes de la pensée unique, parce qu'il ne lisent plus et ne s'informent plus, parce qu'ils sont frappés de psittacisme, parce qu'ils sont vendus aux émotions, parce qu'ils ne sont plus... Et parce que l'information et le regard critique viennent d'auteurs tels que celui de ce blog. Aujourd'hui, si j'avais à voter une nouvelle fois, je voterais oui à "NoBillag". Car on nous a roulés dans la farine: l'information objective des services publics est en réalité le service au public d'un formatage à la pensée unique.

  • Si j'ai bien compris, l'égalité entre les sexes sera réalisée le jour où les femmes se comporteront de manière aussi grossière et vulgaire que les hommes.
    On appelait cela le nivellement par le bas autrefois et nourrissait l'espoir qu'il puisse (ou pût) en être autrement.

  • Pour en venir plus précisément au thème (ou à l'intitulé) du blog, j'ai toujours pensé que l'homme qui exige (j'ai bien écrit "exige", ce qui signifie faire pression ou chantage) la chose en question d'une femme est un salopard. Il me semble donc tout à fait dans l'esprit d'une recherche d'égalité de dire que c'est une salope qui se comporte ainsi dans le cas inverse.

  • Bon ben en finalité, Trump et ses chattes n'auront pas trop faux...

    http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2017/01/23/trump-le-grand-retour-du-male-blanc-281595.html

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