L’instrumentalisation du climat selon Suren Erkman, prof à l'Unil

Il est professeur en écologie industrielle à l’Uni de Lausanne et conseiller en durabilité. Il a également été journaliste scientifique. Il fait partie des experts aux propos nuancés sur le réchauffement.

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Il expose ses vues dans une interview parue dans Le Temps du 2 septembre 2018 sous la plume de Caroline Christinaz. Des vues qui bousculent les écolos pur sucre et et l’idéologie apocalyptique. Pourtant la présentation de la journaliste mentionne un point très intéressant: « Être climato-critique consiste à appliquer rigoureusement la méthodologie scientifique. »

Suren Erkman parle d’abord de Nicolas Hulot:

« Son approche est celle qui domine dans le milieu des environnementalistes et de l’écologie militante. Elle consiste à promouvoir un idéal qui ne tient pas vraiment compte des contraintes économiques, sociales et politiques. Cette façon idéaliste d’aborder le problème climatique ne peut qu’aboutir à une intense frustration, qui n’est pas constructive. »

Sur la lutte contre le réchauffement, il ne croit pas à la possibilité de changer les choses dans un délai raisonnable et préconise de s’adapter, ce qui est également mon credo:

« … je me suis rendu compte que le véritable enjeu serait l’adaptation aux changements climatiques, et non l’atténuation des causes de ces changements. Il était bien clair que tous ces projets de réduction de gaz à effet de serre allaient rester infinitésimaux par rapport à l’ampleur du problème. »

 


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Sur les climato-sceptiques, ou simplement ceux qui ne sont pas convaincus par le discours dominant:

« Les milieux concernés devraient se donner la peine de les écouter et de leur répondre de manière précise et détaillée. Le dossier climatique est souvent instrumentalisé à des fins politiques et idéologiques. Il en résulte un discours de plus en plus dogmatique, souvent tenu par des gens qui ne sont pas des spécialistes du domaine. »

Sur la confiance en la technologie plus que dans les actions moralisatrices du comportement (culpabilisation) pour réduire le CO2:

« Certes, les gens peuvent continuer à faire des efforts, mais il faut arrêter de les angoisser et les culpabiliser. Cela fait bientôt trente ans qu’on tente de responsabiliser les gens. C’est bien. Mais je sais que ça ne suffit pas. Autant voir la réalité en face! Quand une personne en Suisse renonce à la voiture, il y en a une centaine en Inde ou en Chine qui font exactement l’inverse. »

« De plus, faire porter la responsabilité aux individus et leur donner de faux espoirs n’est pas innocent. C’est une façon de dédouaner les entreprises, alors que les principaux enjeux sont justement en amont, dans les procédés d’extraction, transformation, production, distribution et vente. Le consommateur final peut avoir une influence, mais il ne faut pas la surestimer. »

L’article complet est en ligne ici.




Catégories : Environnement-Climat 2 commentaires Lien permanent

Commentaires

  • Bonjour,
    Tentons un éclairage sur les phénomènes atmosphériques.
    On observe dans la nature deux espèces de mouvements : des mouvements « spontanés » et des mouvements « transmis ».
    Cette seconde cause de mouvement engendre des déplacements qui déterminent la plupart des phénomènes météorologiques en dérangeant la stabilité de l’enveloppe gazeuse de la terre.
    Nous voyons que c’est cette cause qui détermine la chute des corps à la surface terrestre. Mais cette réaction constante de l’azote vers la terre, qui lui a pris sa place dans l’espace, n’est pas la seule réaction qu’il exerce. Il tend aussi à se dilater dans une autre direction, c’est-à-dire vers les régions célestes de l’infini.
    De ce côté il est contenu par l’action dynamique des radiations qui le frappent incessamment.
    Mais les radiations ne sont ni immuables ni éternelles, elles sont, au contraire, dans un état constant de variabilité. Or, chacun des changements qui surviennent dans leur mode d’action se traduit, dans les profondeurs de notre atmosphère, par un changement d’état de la réaction de l’azote. Si la pression des radiations devient moins forte, l’azote se dilate ; tous les corps qu’il comprimait se dilatent aussi : c’est la chaleur. Si la pression devient plus forte l’azote augmente sa réaction vers la terre, il comprime plus fortement les corps qui en occupe la surface : c’est le froid.
    Si la pression en plus ou en moins est accidentelle, si elle n’intéresse qu’un seul point de l’atmosphère, il en résulte un changement de densité qui, en se propageant aux couches les plus voisines y détermine « un courant ». C’est le vent.
    Si un seul faisceau de radiation vient à manquer subitement, c’est un vide subit qui est offert au besoin d’expansion de l’azote et dans lequel il se précipite en tournoyant : c’est une trombe, une tornade, un cyclone. Le mouvement commencé dans les régions élevées de l’atmosphère se propage de haut en bas. Lorsqu’il atteint la surface terrestre, le bouleversement des éléments atmosphériques, qui en résulte, détermine toutes sortes de ravages.
    Ainsi donc tout ce qui se passe sur la terre à une cause cosmique ; tout dépend de l’action des astres. C’est dans les profondeurs de l’océan céleste qu’il faut aller chercher la cause de la plus légère brise qui souffle autour de nous. La terre y est étrangère.
    Pour finir, rappelons qu'il est avéré que la température, plus élevée dans les temps anciens, s'abaisse graduellement.
    Cordialement.

  • "Nous voyons que c’est cette cause qui détermine la chute des corps à la surface terrestre."

    Enfin l'explication définitive de l'interraction gravitationnelle...

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