St-Valentin : fin tragique du bal pour les filles à leur popa

C’est une tradition récente aux États-Unis. Autour de la St-Valentin un bal est organisé pour les pères et leurs filles. La mère ou des amis sont présents. La dad-daughter dance est considérée parfois comme une initiation personnelle et sociale.

genre,danse père-fille,dad ans daughter dance,politiquement correct,offenseL’offense

Selon le site Intellectual Takeout:

« Réfléchissez un instant aux idées qui sous-tendent ces danses. Pour commencer, ils enseignent aux jeunes filles qu’elles ont de la valeur. Ils leur apprennent ensuite comment un homme de bien répond à cette valeur, notamment en étant un homme aimant et attentionné qui traite les femmes avec respect. Enfin, elles enseignent aux filles comment réagir de manière appropriée à ce respect dans leurs paroles et leurs actions. »

Pourtant l’édition 2019 du bal prévue dans une école primaire de Staten Island, un des cinq arrondissements de New-York, a été contrainte au report. La raison: le gouvernement ne veut plus voir se dérouler une manifestation genrée dans son établissement.

Petites filles ou adolescentes, elles seront privées de ce moment d’apprentissage, de proximité filiale et de reconnaissance sociale, parce que les autorités imposent une neutralité de genre dans l’établissement. Rien ne doit se passer qui différencie les élèves par leur genre.

C’est le « progressisme » déconstructeur. C’est la guerre culturelle. Il faut gommer ce que la biologie et l’Histoire ont forgé dans les relations entre les sexes. Il sera peut-être un jour interdit de se revendiquer de son sexe, d’appeler son père papa et sa mère maman. Cela risquerait d’offenser ceux qui les nomment parent 1 et parent 2.

 

 

genre,danse père-fille,dad ans daughter dance,politiquement correct,offenseNaturel

Parents 1 et 2: drôle de hiérarchie invisible que les progressistes tentent d’imposer. En continuant leur marche forcée vers la déconstruction de la société, ils pourraient engrosser la résistance et multiplier les Gilets de toutes les couleurs et les votes dits populistes. Le XXIe siècle pourrait être celui du grand basculement de l’idéologie de gauche qui s’est appropriée la morale d’État et individuelle, vers un rejet de ce couvercle mis sur la société.

Attention, cela pourrait ponctuellement être explosif. Trop c’est trop. Des parents de Staten Island disent eux-mêmes que le politiquement correct est allé trop loin. Ces gens-là, il ne suffira bientôt plus de les traiter de réacs ou de petits blancs racistes pour tenter de les faire taire.

Depuis la décision d’annuler, l’événement a été renommé et ouvert à tous les genres sans distinction. « … le directeur de l'école a demandé à l'association parents-enseignants de la reprogrammer en raison de la politique non sexiste du ministère de l'Éducation. Il a été mis en place il y a un an et exige que les événements scolaires incluent tous les types d'élèves et de familles. »

Quelle est au fond la différence entre nommer et ne pas nommer l’événement danse père-fille? Et quelle serait l’offense de le nommer ainsi?

 

 

genre,danse père-fille,dad ans daughter dance,politiquement correct,offenseBasques

Le droit naturel existe de mener des activités et relations spécifiques avec un parent ou l’autre. Est-ce excluant pour d’autres? Peut-être, ou pas.

À ne plus accepter aucune exclusion je redoute que se développe une masse d’humanité malheureuse, dépendante et vulnérable. Malheureusement l’État se mêle de police de la pensée et agit sous l’influence de lobbies.

La non prise en compte des mécanismes d’apprivoisement et d’assimilation progressive des changements pourrait renverser la situation. Les sondages ne suffisent pas à dire la réalité. La grande majorité de la population ne comprend pas et ne suit pas ces théories imposées d’en haut par quelques universitaires déconnectés, suivis par des politiciens opportunistes.

Ici on proscrit les qualifications genrées. Ailleurs on les valorise. Aux jeunesses chrétiennes YWCA un camp d’été de girls empowerment est proposé avec un programme alléchant – et probablement décalé du vécu pour ces filles de 10 à 17 ans (image 2, clic pour agrandir):

« Élargir le domaine des possibilités pour les 10-17 ans; définir un parcours pour atteindre ses objectifs; développe les outils nécessaires pour atteindre son potentiel ». Etc. Un langage et des thèmes peu en rapport avec l’âge du public-cible. Mais c’est encore la mode. Le New Age est accroché à leurs basques comme les moules aux Bretons.

 

 

genre,danse père-fille,dad ans daughter dance,politiquement correct,offenseTrop forts

Bien que d’inspiration sexiste et victimaire ce programme peut cependant présenter de l’intérêt pour certaines adolescentes. Parmi les nombreuses offres un autre site, plutôt féministe, propose également un camp d’été sur le thème de la vraie fille, realgirl en anglais.

Quelques titre des ateliers: « découvrir ton réel être, créer ton propre chemin, ton corps de femme magique et puissant ». À 10 ans? Quel talent... À cela s’ajoutent des recommandations prosélytes pour introduire ce programme dans les écoles.

Le sexisme et la culture victimaire ne se développent pas seulement au sein des organisations de jeunesse, mais également dans les services de l’État, comme le montre cette annonce pour un camp de girls empowerment dans les services du feu de Californie (image 4). Le camp est destiné aux adolescentes de 14 à 18 ans.

Dans tout cela il n’y a rien pour les garçons. À croire qu’ils connaissent dès l’âge de 10 ans leur être réel, leur chemin professionnel, leurs outils personnels, leurs objectifs, et qu’ils n’ont besoin d’aucun soutien spécifique.

Décidément ils sont trop forts ces garçons. Mais dois-je en comprendre que les filles sont jalouses et ont besoin de beaucoup de rattrapage pour être comme eux?

 

 

Pour le plaisir, cette danse d’un père avec sa fille pour le mariage de celle-ci. Belle complicité. Ça commence comme un slow, mais très vite… 

 

 

 

 

Catégories : Divers, Féminisme, Humour, Philosophie, Politique, société 25 commentaires Lien permanent

Commentaires

  • Oui, enfin, cette tradition couple père-fille est sacrément puante.

    Il s'agit en fait de la prolongation de ces fameux "bal de la virginité" qui a cours de plus en plus dans les états et les milieux intégristes de chrétiens évangélistes: la fille promet de garder sa virginité jusqu'au mariage, et le père lui offre "une bague de pureté" qu'elle enlèvera le jour ou elle épousera un brave Brad ou John, impérativement chrétien convaincu de la bonne antenne locale, si possible Marine, votant à l'extrême droite...

    Et sans vouloir pétroler, quant on lit entre les lignes, il y a tout de même une franche connotation incestueuse dans le principe, même si ça n'aboutit pas en relations sexuelles entre père et fille dans la vraie vie...

    c'est de l'embrigadement social et religieux de haut niveau. L'immoralité dans l'intention sous couvert de moralité apparente.
    Bref, l'habituelle hypocrisie US chrétienne à son meilleur.

    PDO

  • Au fait, tragique: clin d'oeil humoristique à Charlie. Pour les jeunes lecteurs qui n'auraient pas la référence, Charlie titrait en 1969 lors du décès du Général De Gaulle: "Bal tragique à Colombey = un mort".

  • Je n'ai pas creusé dans ce sens PDO, c'est donc bien de compléter.
    Je vais tenter de vérifier.

    Pour la connotation incestueuse, c'est évidemment le piège que de la suggérer. L'ère du soupçon inonde les esprits. Je n'ai pas envie de répondre plus sur ce point car je ne vois pas ce qu'il y aurait à dire ou à soupçonner a priori sur la possibilité incestueuse (qui encore une fois est évoquée pour les pères quand elle ne l'est quasiment jamais pour les mères).

    Si c'est ce que l'on pense en premier en voyant cela, alors on est vraiment très, très pollués.

  • "... alors on est vraiment très, très pollués."

    Alas, John, alas, we are, we are... Surtout PDO.

    Géo@ (sur un autre billet) : le binz, tout simplement, inutile de l'écrire avec l'accent vaudois.

    Un Piogrois à temps partiel.

  • Homme libre.
    On trouve pas mal de documents sur Youtube si on cherche "bal de la pureté".

    Hors notion de l'inceste pur et dur, "pratiqué" si j'ose dire, il y a bien plus gênant à mon sens: lorsque cette notion est sous-tendue et reste un fantasme hypocrite et inavoué. Et inassouvi. Cet espèce de climat d'amour fille-père me parait bien plus délétère que le fait de l'inceste lui-même.

    L'inceste en soi n'est qu'une règle de notre société (appréciation qui ne veut pas dire que j'encourage, loin de là) mais par le passé et en d'autres lieux, il ne dérangeait personne. Simple question de valeurs.

    Je pense qu'il est plus facile, pour répondre à votre interrogation, qu'un inceste se produise avec le père (oublions ceux en frères et soeurs, bien plus secrets mais courants, particulièrement lors de l'adolescence) pour une simple raison pratique: ce n'est pas lui qui a intimement porté l'enfant pendant 9 mois. Il peut donc avoir une distance d'appréciation que n'a pas la mère.

    Maintenant, ou je vous rejoins, c'est que l'accusation portée contre les hommes au prétexte fallacieux qu'ils auraient eu une conduite "indigne" est devenue monnaie courante et un argument facile dans le cadre de divorces, par exemple.

    PDO

  • Tous les rituels existent, et on se demande pourquoi, une fois de plus les U.S.A.

    veulent nous en imposer un.

    Que les U.S.A. souffrent de leur manque d'"histoire", c'est connu.

    Qu'ils manquent de culture, c'est possible.

    Ah, à propos, combien coûte la bague de la virginité, le gâteau et la fête ?

    Parce que tout cela me paraît excellent pour relancer la consommation !

  • "le binz, tout simplement, inutile de l'écrire avec l'accent vaudois." Elle est bien bonne, celle-là. J'écris les mots argotiques comme je veux. Et non comme vous voulez...

  • PDO et Sam, ce que vous écrivez me laisse perplexe. Je vais chercher plus d'infos. Cependant je trouve intéressant le propos sur la transmission du père à la fille.

    Pour la bague, je sais que je ne ferais pas cela et je ne partage pas la valeur accordée à la virginité au mariage. Mais en même temps chacun éduque ses enfants selon ses croyances et son héritage. Une mère ou un père qui interdisent à leur fille de 13 ans de sortir ou même de commencer leur vie sexuelle, c'est une autre forme de limite que l'on ne penserait pas à condamner ou à ringardiser. Je me fiche un peu d'où viennent les idées si je peux les trouver bonnes. Adhérer à ce que cette transmission peut apporter n'est pas adhérer à l'ensemble des croyances véhiculées par une communauté.

    Sur la relation père-fille, il est normal à mon avis qu'elle se distende avec l'adolescence. Dans une époque qui tente de valoriser le toucher dans la relation, c'est l'inverse qui se produit souvent. Ils n'ont pas beaucoup l'occasion de faire quelque chose ensemble. Là c'est une occasion particulière.

    Je peine à trouver des arguments contre ce rituel, à part l'aspect religieux sur quoi je me réserve de lire plus.

  • "Sur la relation père-fille, il est normal à mon avis qu'elle se distende avec l'adolescence.(...)Là c'est une occasion particulière."
    Qu'est-ce que la danse, sinon l'approche d'un homme et d'une femme dans le domaine de relation amoureuse qualifiée d"eros" par les meilleurs spécialistes de la question, les Grecs ? La relation d'un père et de sa fille devrait appartenir au domaine "philia" et ne jamais aborder les rivages mêmes de "eros"...
    PS. Gislebert@ La question du bigntz et de eros se rejoignent avec la rétrospective "Frédéric Dard" au salon du livre, à Piogre. Me Bonnant se veut un ami de San-A et relève l'amour sans limite entre sa fille et lui, sans faire allusion à la différence entre eros et philia.
    Or bigntz, je l'ai lu sous cette forme chez San-A et son orthographe vaut bien la vôtre...

  • Ouais Géo, je vous le concède, votre orthographe vaut bien la mienne, on va laisser les sabres sur leur panoplie... Vous semblez quand même oublier que le Père Dard dont vous vous inspirez a vécu les dernières années de sa vie dans le canton de Fribourg (pas trop loin de chez vous d’ailleurs), il a donc pu subir dans ses expressions les déformations langagières de la région… Je connais, ma mère était dzodzette pur jus.

  • J'avais pas vu la vidéo père-fille : les premiers mouvements sont des mouvements du bassin mimant un acte sexuel...
    Tout est dit.

  • Peut-être est-ce un bon argument Géo, en tous cas il mérite réflexion. Toutefois il s'agit d'un jeu, à prendre au second degré. Si ce n'était pas le cas ils ne le feraient pas en public. Pour les danses ils reprennent ce qui se fait aujourd'hui. Je n'y ai en tous cas pas vu d'élément troublant.

  • Rions en...
    Pour le plaisir du souvenir, ce morceau de bravoure de Jacques Higelin sur l'inceste. Ça vaut tout de même son pesant de cacahuètes.

    https://www.youtube.com/watch?v=py1fPTq1Gkw

    PDO

  • Holala

    Que de pudibonderie, que de suspicion.
    Mais qui a été papa ici, d'une fille en particuliers ?
    Le délire complice entre cette jeune mariée et son père fait plaisir à voir

    Géo ... " les premiers mouvements sont des mouvements du bassin mimant un acte sexuel..." vous faîtes dans le jugement réactif et lapidaire comme on le voit dans les réseaux sociaux.
    Ou bien vous avez quitté Jung pour Freud qui voyait des affaires de zizi en toutes choses ;-)))

    Vous avez raisons HL les esprit sont contaminés, que c'est triste !

    D'habitude c'est précisément aux States que l'on voit un tel puritanisme, celui des ancêtres anglais qui se sont exportés tellement ils n'étaient plus supportés dans le vieux monde.

  • Tous ces "rituels" ne sont promus qu'en relation avec un consumérisme en expansion permanente, mortel pour la planète, d'un point de vue écologique ( mais aussi spirituel).

    On résume : anniversaires, fêtes, Saint Valentin, fête des mères, fête des pères, halloween, fête de la musique, fêtes de fin d'année, nouvel-an, nouvel-an chinois, fêtes locales ( genre Escalade, bonhomme hiver ), fête des vignerons, souvenir du décès d'un proche, fête du millénaire, baby-shower, 10 ans du club de sport, dad-daughter dance, baptêmes, remises de diplômes, confirmations dans toutes les religions, anniversaires pour les dizaines, départs à la retraite, mariages, divorces, course de l' Escalade, pendaisons de crémaillères, enterrement de vie de garçon, de jeune fille, enterrements tout court, dispersion des cendres dans le lac, jeux olympiques, coupe du monde de football et sa finale, etc.

    J'espère que vous trouvez à chaque fois la ferveur et l'énergie pour être au rendez-vous, avec la certitude que ces événements ont une importance spécifique.

    J'espère aussi que vous avez les moyens financiers pour célébrer tout cela de digne manière, et que cela vous divertit.

    En ce qui me concerne, j'éprouve une énorme fatigue d'être obligé de souscrire à tout le bla-bla entourant cela.

    Et pour appeler un chat un chat, bien que n'étant nullement un asocial, perso, ça me fait ch...

    Je n'ai pas besoin de toutes ces simagrées pour conduite ma vie.

    Tous ces rituels ridicules ne font que masquer l'angoisse et le vide spirituel

    dans lesquels le système pense nous enfermer.

    Vive le solstice d'hiver, les 20 ans de ma Toyota et l'arrivée du beaujolais nouveau !

  • Ça c'est quand la télévision avait encore une certaine saveur... et la liberté d'expression qui l'accompagnait :

    https://www.youtube.com/watch?v=0royTOYbIiQ

  • Santé Sam...mais avec un air...

    Je suis sûr qu'à vous relire, vous trouverez !

    Pour le reste, cool :-)

  • "Pour le plaisir, cette danse d’un père avec sa fille pour le mariage de celle-ci. Belle complicité. Ça commence comme un slow, mais très vite… "
    Surtout des minutes et des minutes de travail et de répétition. On est dans la dérision et il est clair qu'ils s'éclatent. Quelle joie de vivre! Ai-je bien compris: "it is not unusual to be loved by you"...?

    Pauvre géo qui ne sait pas ce que c'est que d'avoir un(e) enfant. Et qui ne sait pas ce qu'est un amour filial.

  • Bonjour Homme Libre,

    Quoiqu'on fasse , ne discrimine-t-on pas toujours quelqu'un? Que font les filles dont le père est décédé, disparu après un divorce etc, ou ne savent pas danser tout simplement?

    J'imagine sinon que père et fille sont fiers et contents lors de ce bal, qu'ils attendent ce moment avec impatience.
    Mais, bien sûr, ceci est réservé à une certaine classe sociale.

    Merci à PDO pour cette vidéo de J. Higelin, extraordinaire, surréaliste, vraiment!

    Bonne journée John, soleil partout?

  • Pauvre Daniel qui n'a pas réalisé que l'inceste, cela arrive encore de nos jours...
    Comme je l'ai dit : ne pas confondre eros et philia...

  • Bonsoir
    Je trouve magnifique et touchante la séquence de danse de l’ombre de Jean Pierre Cassel et sa fille dans ce clip:
    https://youtu.be/5xerDmSwiNo

  • "Santé Sam...mais avec un air...Je suis sûr qu'à vous relire, vous trouverez" > pour bien rester dans l'entre-soi...

  • "Je trouve magnifique et touchante la séquence de danse de l’ombre de Jean Pierre Cassel et sa fille dans ce clip:"
    on découvre donc que les féministes sont en fait folles amoureuses et ne désirent qu'une chose : se faire sauter par papa...
    Jusque là, je croyais avoir observé que les femmes étaient folles amoureuses de leur fils chéri. Ce n'est pas le complexe d'Oedipe qui a la moindre réalité, c'est le complexe de Jocaste...
    Il serait temps que ces dames équilibrent un peu leur sexualité...

  • @Geo
    Ça ne mérite pas de réponse la psycho de comptoir qui plus est abjecte mais bref:
    1 si vous voyez du sexe dans un hommage à un père défunt, on ne peut pas grand chose pour vous, faut consulter au plus vite, ça urge
    2 Ma pensée est assez subtile et évolutive, pour pouvoir rentrer dans des cases prédéfinies, j’en prend, j’en laisse
    3 je trouve les couchers de soleil magnifiques et touchants d’après vous je fantasme sur un mourrant, Jésus, le roi Soleil, une personne asiatique ....?

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