05 février 2019

La tache

Chère Irène, votre décoration n’est pas un coquelicot. La fleur des blés est plus fine et fragile. Ce n’est pas plus une généreuse pivoine, ni un chat écrasé. On verrait quelques pétales éparpillés ou des touffes de poils collés. Ce n’est pas le soleil couchant.


Tache-01.jpgFlux opprimés

Ce n’est pas non plus l’Affiche rouge chantée par Léo Ferré, « L’affiche qui semblait une tache de sang », qui rappelle une période où les préoccupations étaient d’un autre ordre (clip en haut à droite). Intéressante collision entre votre image et ce clip. Il y a une hiérarchie dramatique dans le sang et vous n’êtes pas en haut de l’affiche.

Mais c’est bien une tache de sang. De votre sang. De vos menstrues. Du sang que vous avez choisi de laisser couler sans protection. Au vu de tous et de toutes. Comme un manifeste politique.

Des explications? Vous en donnez des tonnes. Des sévères même, dans une colère esthétique et convenue orientée contre ceux qui vous ont « opprimée ». L’original se trouve ici, j’en extrais quelques suavités:

« Aujourd’hui, vendredi premier février 2019, mon sang a coulé dans Paris. Car il était temps de remettre les choses au clair : quoi que vous pensiez, nous avons le dernier mot. »

On s’en doutait un peu. Mais qui  interpellez-vous ainsi?

« Vous avez beau ne pas vouloir payer pour nos protections, vous avez beau trouver ma performance inutile, sale, ignoble, vous ne pourrez pas empêcher nos flux se libérer. »

On ne sait pas encore de qui vous causez mais vous ajoutez: nos, dans: nos flux. Ah, vous parlez donc au nom de plusieurs. Vous devez être mandatée.



Tache-03.jpgIre et névrose

Voyons cela:

« Nous payons le prix de l’oppression, le prix de la mysoginie, le prix des inégalités, vous n’allez quand même pas croire que nous allons en plus payer pour foutre du chlore dans nos chattes pendant que vous continuez de stigmatiser et diaboliser notre sang, nos poils et notre merde. »

Il y a une petite faute dans misogynie, mais ce n’est pas grave. Et franchement, puisque vous parlez de votre merde, je préfère que vous en soyez restée aux règles. Non pas qu’une tache brune soit inesthétique, mais l’odeur en fin de journée doit être déjà corsée avec le sang, alors vous imaginez si vous aviez déféqué dans votre pantalon…

Mais qui est donc ce vous si méchant?

« Ainsi, vous qui nous voulez complexées, ignorantes de notre propre nature et silencieuses, vous qui nous voulez dans la précarité économique, subissez notre nature, notre rage et notre détermination. »

Ouaip. Bien sûr. Votre pseudo sur Instagram, irenevrose, est pertinent.

Pour clore – non, pas chlore, qu’allez-vous pensez? – vous exigez – exiger est très à la mode à l’école des nouveaux tyrans – dans une envolée presque lyrique:

« Je ne demande pas la prise en charge des protections périodiques réutilisables (dans la mesure du possible) pour toutes les personnes menstruées. Je l’exige. Vous n’êtes pas d’accord ? Je tâche. Le sang coule et le sexisme tâche. »



Tache-02.jpgEt l’odeur

Ohhh… Ça donne des idées. Par exemple: j’exige qu’on rembourse le coiffeur. Il n’y a pas de raison à payer soi-même l’interruption de ce flux capillaire naturel. Étendons l’idée: j’exige que l’on rembourse le gel à raser, le papier cul, les chaussettes anti-odeurs et les Kinder des gamins. Enfin, pour les Kinder, je suis d’accord de discuter.

Pour le reste, même si votre parler cru nous épargne des métaphores poétiques trop hasardeuses, je dois vous dire que votre exhibition (vous nommez cela performance) ne me convainc pas. On dirait du Valérie Solanas, la féministe folle des années 1970, qui a écrit le très violent et misandre Scum Manifesto. Je préfère les images de règles de Jen Lewis (image 2). Vous n’en avez rien à foutre je sais, et c’est d’ailleurs le seul foutre que vous devez malheureusement connaître. Mais puisque vous vous montrez, je ne brime pas mes pensées.

Par exemple, ne craignez-vous pas que votre hygiène ne soit oubliée dans votre féminisme radical, modèle du genre et de ce que produit la surenchère provocatrice que votre tache illustre? J’oubliais: l’hygiène, c’est ringard. On n’a pas élaboré des milliers d’années de civilisation pour s’encombrer encore de telles broutilles. Du passé faisons table rase.

Et au boulot, comment faites-vous, entre l’aspect visuel qui n’a pas de justification – montre-t-on ses blessures à ses employeurs ou à ses clients? – et l’odeur, surtout en été, et un jour de règles très abondantes? J’oubliais: l’odeur de fauve et de sang séché et fermenté est naturelle. N’importe quel liquide organique stagnant et un peu tiède fermente. Donc pas de problème. Végan un jour, végan toujours, et ce n’est pas pire que l’odeur du barbecue sur le balcon des voisins, pourriez-vous me rétorquer.


Coquelicot-01.jpgTout contrôler

Moi je dis: si l’on veux libérer les flux, mieux vaut porter jupe afin que ça respire, et mettre des grosses chaussettes d’hiver pour éponger l’inondation. Ou utiliser des serviettes comme nos grands-mères, plutôt que de demander à la société de payer pour vous, qui passeriez dans ce cas pour une pauvresse aigrie.

Les réactions d’internautes montrent à quel point vous êtes incomprise. Deux extraits:

« J’aurais bien aimer avoir que ça comme sang pendant 12 h»
« j’prefere même pas lire »

Certaines vous soutiennent mais elle ne le font pas elles-mêmes. Si je pouvais je le ferais avec vous. Si, si, je comprends votre idée: vous débarrasser des projections sur les menstruations et sur les femmes dans cette période.

Enfin, quoique non, je ne vais pas marcher avec vous en faisant pipi dans mon jean. Mes flux naturels restent dans des cavités d’où rien ne sort sans mon consentement. Ce qui n’est pas le cas pour les règles: vous n’avez pas le contrôle, et cela semble vous gêner. Votre seul pouvoir est d’accepter ce que la nature vous impose.

Vous écrivez: « Nous avons le pouvoir de décision. » Eh bien justement pas. Vous voudriez contrôler et ça ne marche pas. Rageant. Je comprends ainsi cette haine sous-jacente des hommes – ce vous auquel vous vous adressez: peut-être est-ce une dérivation d’une détestation de vous-même et de votre condition de femme.

Enfin, je dis cela sous toutes réserves, juste pour faire avancer le schmilblick. Pour finir, voici comment le même Léo Ferré chantait le sexe féminin. C’était une autre période (si j’ose dire), plus heureuse peut-être.



Cette blessure, paroles et musique de Léo Ferré:

 

 

 

 

 

 

Que pensent-ils et elles de cette radicalité sanglante?

 

britney spears what GIF

donald trump GIF

 

crazy insanity GIF

crazy dance GIF

 anna kendrick wtf GIF

 x factor what GIF by T. Kyle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

11:20 Publié dans Féminisme, Humour | Lien permanent | Commentaires (38) | Tags : menstrues, règles, flux, tampon, oppression | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

"mysoginie" Mais pourquoi tant de haine envers l'orthographe, HL ?

"J’oubliais: l’hygiène, c’est ringard. On n’a pas élaboré des milliers d’années de civilisation pour s’encombrer encore de telles broutilles. Du passé faisons table rase." D'autant que certains vieux cochons ont l'air d'aimer ça. Il faut de tout pour faire un monde...

Écrit par : Géo | 05 février 2019

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Je n'ai fait que recopier le texte de la dame.

Écrit par : hommelibre | 05 février 2019

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Vais reprendre ma pratique de déconologue, même si c'est un combat sans espoir.

Écrit par : Gislebert | 05 février 2019

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Ah en fait la "revendication" de la Miss, c'est juste qu'on lui paie ses tampons, alors? Je pensais à quelque chose de plus abstrait, de plus élevé, tel "l'égalité", la "liberté", ou quelqu'autre grande Idée... mais non, c'est aussi con que ça. Remarquez, en général, les revendications féministes (comme celles de la Gauche en général) sont quasi-exclusivement tournées vers le fric, ou comment piquer celui des autres.

"mieux vaut porter jupe afin que ça respire" vous n'y pensez pas malheureux, cessez de lui donner des idées pareilles elle risque de les suivre. Je n'ose pas imaginer les filets coulant le long des guibolles

"faisons table rase"... ah non, en Février on ne rase rien, c'est le Get Hairy February, ne l'oubliez pas! Combinez cela avec votre jupette sans tampons, et vous obtenez la totale.

Écrit par : Olivier Levasseur | 05 février 2019

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Cet après-midi, un épisode radiophonique suisse romand qui va vous plaire, HL.
C'est une émission un peu con-con que j'ai capté un moment, on fait se rencontrer deux personnes qui ne se connaissent pas sous le chaperonnage de l'animatrice...
Une des personnes se trouve être Olivia de Weck. Avocate et capitaine à l'armée, l'autre un journaliste inconnu à la base de ce nouveau journal, Micro, et évidemment objecteur de conscience. C'est comme cela que l'on appelle en Suisse les petits bourgeois qui ne veulent surtout pas quitter les jupes de maman et devoir dormir dans des conditions inconfortables...
(Soyons clair, j'ai discuté avec des dizaines d'objecteurs pour en arriver à cette conclusion sans appel...).
Les de Weck ? Grande famille de warlords, qui recrutaient les surnuméraires des familles paysannes pour en faire une armée privée, dont ils vendaient les services, à leur grand profit, aux rois étrangers...
Mais bon, Olivia est une femme et elle se lance dans l'aventure armée suisse puisque les portes sont ouvertes. Et elle grade, jusqu'à aujourd'hui commander une compagnie, 154 hommes vraisemblablement répartis en quatre sections commandées par des lieutenants.
Question de l'andouille journaliste : "n'avez-vous pas eu de peine à vous faire reconnaître par ce milieu si masculin, à vous faire respecter comme capitaine ?"
C'est vraiment ça qui est intéressant. Croire que parce que vous êtes une femme, un soldat va vous manquer de respect. Cela signifie une telle méconnaissance de la réalité !
Quand un soldat s'adresse à un capitaine ou à son capitaine, il se met au garde-à-vous. Obligatoirement. Il salue, avec la main à 45° sur la base du bonnet. Il s'adresse en ces termes et en ces termes exclusivement : d'abord par la reconnaissance du grade de son supérieur, soit "capitaine" et non "lieutenant" ou "major". Ensuite, il énonce son grade : soldat et son nom, soit, soldat (selon sa fonction, fusilier, mitrailleur, grenadier, etc, etc...et son nom. Puis sa fonction à l'instant même.
Soit : "Capitaine, grenadier X, sentinelle du dépôt de munitions".

Madame la journaliste, indiquez-nous où vous voyez la possibilité pour un soldat de distinguer entre un capitaine homme ou femme, noir ou blanc, jeune ou vieux. Cela nous intéresse beaucoup. Soit dit en passant, Olivia de Weck s'est montrée beaucoup trop gentille en ne le faisant pas remarquer. Mais merci à elle d'exister et de faire ce qu'elle fait. Je suis de ceux qui pensent que les Florence Artaud, Catherine Destivelle ou Ellen Mc Arthur font plus pour la cause des femmes que n'importe qui d'autre. Olivia de Weck, capitaine à l'armée suisse, fait partie de ce genre de personnes.
C'est tout l'intérêt de faire l'armée que de sortir de ces catégories.

Écrit par : Géo | 05 février 2019

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@ Olivier:

:D :-D !

Notez que c'est pour cela que j'ai prévu des grosses chaussettes d'hiver... Qu'elle peut aussi mettre à ses oreilles, ça lui fera une tête de lama.

Pfff... elle n'éveille pas la compassion.

Écrit par : hommelibre | 05 février 2019

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Ce sont deux modèles inverses, cette femme capitaine (et les autres que vous citez qui m'inspirent un grand respect) et cette autre avec sa tache.

Deux modèles de formation individuelle, de comportement social. Rien qu'à ce point de vue je sais où va ma préférence.

Écrit par : hommelibre | 05 février 2019

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@ Géo

"Olivia de Weck, capitaine à l'armée suisse, fait partie de ce genre de personnes"

elle fait quoi ? l'Armée suisse est une armée non combattante qui ne sert strictement à rien

Écrit par : leclercq | 05 février 2019

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leclercq@ L'armée suisse vous dit merde.

Écrit par : Géo | 05 février 2019

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J'ai corrigé pour Ferré. Aragon a écrit le texte de "L'Affiche rouge", pas "Cette blessure".

Écrit par : hommelibre | 05 février 2019

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Son texte montre qu'il s'est formé, sous nos yeux en quelques décennies, un corpus de langage qu'aujourd'hui beaucoup reprennent sans plus de réflexion. L'intonation, la posture suffisent. Le contenu est écrit, elles n'ont qu'à y changer l'ordre des mots.

Écrit par : hommelibre | 05 février 2019

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leclerq@ Parlons peu mais parlons bien. Les duels sont certes interdits, néanmoins cela reste entre nous la seule solution. Le choix des armes m'incombe, vous insultez l'armée suisse. Il s'agira donc du sabre. Là encore, nous avons le choix mais qu'importe, pourvu que les armes soient égales. Le duel n'aura pas lieu en France, terre réputée pour son extrême félonie mais bien en Suisse, avec vos deux témoins. Par neutralité, il n'aura pas lieu dans ma patrie, le canton de Vaud, ni dans une terre par trop allogène. Ce ne sera pas sur Genève, bien trop française ni sur Valais, dont les intérêts sont beaucoup trop liés à Genève. Il nous reste Fribourg ou Neuchâtel, à vous de choisir.
J'ai toujours rêvé d'occire un parfait imbécile bien nuisible avant de mourir. Et si ce n'était pas le cas, vous m'épargneriez de vieux jours de toute façon sans intérêt au mieux, difficiles plus probablement. Qui seraient évidemment très égayés par votre défaite et votre agonie, bien sûr...

Écrit par : Géo | 05 février 2019

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Oh Oh, Géo montant sabre au clair à l’abordage du char Leclerc(q)… J’aimerais bien assister à ce spectacle réjouissant, on n’a pas tous les jours l’occasion de se marrer, viendrai avec mon petit matériel de pansements et sutures au cas où il y aurait des rescapés…

Écrit par : Gislebert | 05 février 2019

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Autre chose: elle fait passer les règles pour une maladie en demandant le remboursement des protections, et instaure par là un nouvel accablement sur les femmes que seule la compassion financière pourrait rééquilibrer. Le privilège accordé devient un rachat moral pour la collectivité, qui baisse la tête.

Écrit par : hommelibre | 05 février 2019

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En relisant je tiens compte de votre remarque sur l'orthographe de misogynie, Géo. C'est plus clair en l'écrivant correctement plutôt que d'attendre que le lecteur fasse lui-même la correction.
J'ai appliqué une forme graphique explicite.

Écrit par : hommelibre | 05 février 2019

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En fait on devrait lui payer des couches culottes, tous ses orifices seront couverts par la Sécu, et ce sera l'aboutissement infantile du féminisme...

Écrit par : hommelibre | 05 février 2019

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Gislebert@ Vous me feriez un grand honneur en étant un de mes deux témoins.
Je suis sûr que vous seriez très heureux de tout cela, quel que soit le sort des armes. Ach, j'imagine mal tout le plaisir que me procurerait le fait de traverser le corps de ce gougnafier avec un des sabres qui traîne si inutilement chez moi depuis si longtemps...

Écrit par : Géo | 05 février 2019

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@ Géo

vous voyez des insultes où, je n'écris que la vérité, c'est vrai quand on écrit la vérité sur l'armée suisse on a droit à foison à des insultes sur l'armée française, notre ami Daniel est spécialiste pour celà.

https://www.migrosmagazine.ch/les-femmes-l-avenir-de-l-armee

franchement ce genre de reportage ça fait doucement rigoler.

(depuis la réforme Armée XXI, les Suissesses sont des soldats comme les autres, ndlr)

bizarre dans les armées non combattantes les soldates sont des soldats comme les autres (erreur ce ne sont pas des soldats ce sont des militaires).

«Dans ma famille, les hommes ont tous gradé et ils parlent tout le temps de l’armée.

s'ils avaient vraiment fait la guerre ils en parleraient moins.

" Et puis, j’attends que l’on me démontre qu’une organisation peut se passer du formidable potentiel que représentent les femmes, en particulier sous l’angle qualitatif. "

lequel ?

a Israel les femmes n'ont plus là formation entière de combattant devinez pourquoi.

https://www.cairn.info/revue-francaise-de-sociologie-1-2003-4-page-735.html

L’armée de terre britannique reste celle qui met le plus de restrictions à l’emploi des femmes. Malgré une augmentation significative des perspectives d’emploi depuis le début des années quatre-vingt-dix, dont témoigne le nombre des postes qui leur sont ouverts (puisqu’il atteint 70 %), ainsi qu’une croissance relative de la proportion des femmes dans « pratiquement chaque grade ces quatre dernières années », il n’en demeure pas moins vrai que 30 % des postes restent inaccessibles, notamment dans les armes de combat ou de choc, à savoir les régiments d’infanterie et de cavalerie blindée (Dandeker et Segal, 1996 ; Defence Committee, 2001b, 34, paragr. 12.6). Récemment encore, il a été soutenu que « les unités dont l’objectif était de “combattre corps à corps et de tuer” ne devaient recruter que des hommes »

Écrit par : leclercq | 05 février 2019

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suite

Encore récemment, les armées imposaient des tests physiques différenciés selon le sexe, de façon à « prendre en compte la différence entre les hommes et les femmes en matière de force physique et tout particulièrement la force au niveau du buste ». Depuis 1998, les armées, à commencer par l’armée de terre, ont enclenché un processus qui tend à passer d’une norme différenciée à une norme identique, ce qui suppose que l’on évalue « les requis exacts de l’emploi » et que l’on teste « les recrues potentielles sur cette base » (Defence Committee, 2001b, paragr. 47, p. xxiv). Ce changement dans la politique de recrutement fut encouragé par le fait qu’après avoir appliqué ces nouveaux tests on s’est rendu compte que certaines femmes n’étaient tout simplement pas aptes physiquement à accomplir les tâches militaires exigées. Comme la Commission de la Défense l’a reconnu, en accord avec le Conseil sur l’égalité des droits, il semblerait que les tests différenciés « pourraient en fait constituer une discrimination envers les hommes » (Defence Committee, 2001a, pp. xxiv-xxv).

En ce qui concerne la première de ces considérations, on a trouvé que lorsqu’il s’agit de « force musculaire et de forme physique [...] 1 % des femmes seulement sont au niveau des performances d’un homme moyen », d’où, pour les femmes, la nécessité de travailler « 50 à 80 % de plus que les hommes pour obtenir les mêmes résultats ». Quant aux marches forcées, autre exercice militaire fondamental, ainsi que dans tous les autres exercices physiques, les femmes ont réalisé des performances inférieures à celles des hommes. Et plus lourde était la charge à transporter, plus grand était l’écart entre les performances. De façon significative, « 0,1 % seulement des postulantes à un emploi militaire et 1 % des femmes soldats expérimentées sont parvenues à atteindre le niveau requis pour ces tâches » (MoD, 2002a, paragr. 11).

L’étude suggère en effet que, dans des conditions d’intervention normales (c’est-à-dire dans des conditions d’opérations plutôt dures, mais autres que la guerre) et avec une bonne gestion et après un bon entraînement, la présence de femmes dans de petites unités de combat ne s’avère pas préjudiciable à leur bon fonctionnement (MoD, 2002b, paragr. 14). Cependant, et c’est là un point crucial, ces expériences de terrain n’ont pas eu lieu dans des contextes réels de combat et nous ne savons pas comment la situation pourrait se modifier dans des circonstances où les opérations de combat prendraient une réelle intensité.

exemple

sur 2000 300 ont acceptée de participer à un assaut soutenues par 600 hommes,

http://books.google.fr/books?id=ReWvxz_4zWUC&pg=PT15&lpg=PT15&dq=smorgon+bataillon+de+la+mort&source=bl&ots=i_NlKu7jzY&sig=0ujiWCME4IH-IkWx7dAr7xSstu4&hl=fr&sa=X&ei=2wsUVPLQD4rqaPLVgogE&ved=0CDoQ6AEwBA#v=onepage&q=smorgon%20bataillon%20de%20la%20mort&f=false

voir l'alinéa 33 !!!

une partie des femmes est restée dans les tranchées hystériques où prêtes à s'évanouir, d'autres à peine le talus franchi ont fait aussitôt marche arrière où plutôt se sont mises à ramper aussi vite que possible pour rejoindre un abri.

merci à l'honnêteté de Florence Farmborough.

http://femmesenuniforme.blogspot.fr/2012/09/la-russie-sinvite-complement-sur-le-1er.html

"Le 1er bataillon de la mort, formé à Petrograd, comprend 2000 femmes, commandées par Maria Botchkareva (Yashka), à sa création en mai 1917, mais il est amputé de pas moins de 1700 volontaires favorables aux comités de soldats le même mois. En juin 1917, le bataillon ne représente plus que 300 femmes. Un mois plus tard, le premier engagement se solde par de lourdes pertes : 100 mortes et blessées."

Écrit par : leclercq | 05 février 2019

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Question...
Les parents de cette foldingue vont ils eux aussi avoir un remboursement pour avoir subi quoi...18, 20 ans cette pécore?
Et ça risque de ne pas être fini.
Un crowdfunding en leur faveur, maybe?

PDO

Écrit par : PDO | 05 février 2019

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Bonsoir,
je trouve sa photo assez esthétique, même si c’est pas trop recherché,est ce plus acceptable quand c’est un homme qui dépeint le cru? Je pensais qu’on avait dépassé le stade d’etre choqué par “ le vulgaire” et la chair décrépie depuis la fin du 19eme, visiblement ça aura toujours un impact,
on s’en fiche du message, c’est dommage qu’elle mette un texte,sans texte, ça aurait plus de gueule .

Écrit par : Frieda | 05 février 2019

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"elle fait quoi ? l'Armée suisse est une armée non combattante qui ne sert strictement à rien"
Alors là, c'est un miracle ou un mirage! C'est bien la première fois que je suis d'accord avec Leclerc... Sauf sur un point: l'armée suisse sert à réprimer à l'intérieur du pays. La dernière fois qu'elle a tué, c'était en 1932. Elle a tué des Genevois, ce qui doit faire plaisir à géo. Rappelons que géo a fait grenadier. Sans doute pour apprendre à manier armes et explosifs. Ca peut servir quand on est mao.

"vous voyez des insultes où, je n'écris que la vérité, c'est vrai quand on écrit la vérité sur l'armée suisse on a droit à foison à des insultes sur l'armée française, notre ami Daniel est spécialiste pour celà."
Vous voyez des insultes où je n'écris que la vérité sur l'armée française. Et toc.
Actuellement embourbée dans le sahel (lire le Canard enchaîné à ce propos). En passe de se faire supplanter en Centrafrique. En tout cas au niveau des conseillers militaires. Une armée néocoloniale. Pour continuer à piller le continent africain.

Écrit par : Daniel | 06 février 2019

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Je suis assez d'accord avec vous Frieda, l'image passe différemment sans le texte, et elle est accrocheuse en elle-même. Ce pourrait être une pub pour adolescentes, ou une illustration du womanspreading ! :-)

Petit bémol à cause de la qualité d'image, mais cela peut aussi être un style.

Écrit par : hommelibre | 06 février 2019

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Ce qui est amusant, c'est l'affiche "geste" collée "à la sauvage" sur la vitre, et non pas située derrière. J'imagine assez facilement que la provocation de la dame doit être en corrélation avec cette annonce. Une sorte d'incitation à visiter la dite exposition sous forme de happening, à laquelle il est possible qu'elle soit participante en tant "qu'artiste". Ça ne me surprendrait nullement. La"performance" étant le degré zéro de l'art, que les deux soient liés serait d'une logique publicitaire très vraisemblable, voire probable.

PDO

Écrit par : PDO | 06 février 2019

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Le préjugé est tenace.
Lorsque les femmes suisses se mirent au volant et que l'on entendait un bruit de tôle froissée les hommes présents sans savoir rien de plus s'écriaient "encore une femme"!

L'armée suisse, de défense, interviendrait en cas de catastrophe majeure.
Bel exemple concernant l'ensemble des autres Etats.

Pour certains.es d'entre nous la vue de la tache de sang ainsi présentée jambes écartées est d'une indécence ou c'une impudeur absolue.

Affaire de ressenti à respecter.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 06 février 2019

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avec juste un titre:la tache, la maculée,l’origine du monde cachée, always or never, vagin maître de l’espace public, with or without always, sans ( sens, sang)nana sur banc,ça vania ou ça vania pas, no money, fluxito ergo sum .. ;)

Écrit par : Frieda | 06 février 2019

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La prose hargneuse du manifeste me surprend.
Elle part de l'idée que la société en général et "les" hommes auraient une attitude négative et dégoûtée au sujet des règles, alors qu'il me semble que c'est avant tout un phénomène passé sous silence.
Est-ce un mal ? Faudrait-il réellement mettre ce happening physiologique sur l'avant-scène, comme s'il s'agissait une priorité, dans un monde où il y a déjà tant de sujets brûlants ?
Que son sang à elle ait coulé dans Paris un certain jour n'est franchement pas d'une importance quelconque. C'est banal, probablement qu'en région parisienne, au moins un million de femmes vivent cela au même moment.

Je me souviens d'avoir eu des idées approchantes de celles de cette "artiste", quand j'étais très jeune et que je n'avais pas encore de routine avec la gestion des règles. C'était "injuste" parce que compliqué.
Mais je savais bien que ce n'était la faute à personne, c'était une donnée biologique incontournable et il fallait faire avec.
Comme dans le cas de la grossesse, les femmes sont face à un paradoxe : sommes-nous à considérer comme malades ou devons-nous tout faire pour ne pas apparaître comme affaiblies et donc moins productives sur le plan professionnel ? Sommes-nous à considérer comme des cas sociaux ou des adultes capables de gérer un paramètre supplémentaire ( = un cycle temporel incontournable, donc réel)?
Notre biologie est-elle un handicap dans le monde contemporain et comment la concilier avec les exigences d'une carrière, quelle qu'elle soit ?

On peut constater qu'en tout cas dans le domaine de la politique, beaucoup de femmes n'ont pas d'enfants. Elles ont choisi.
La société pourrait réfléchir à cette problématique-là, avant de se pencher sur les protections menstruelles ! Certes, c'est plus facile de gére des petits problèmes que les grands ...

Pour les femmes en grande précarité et dans les pays très pauvres, l'hygiène menstruelle représente un vrai défi logistique. Simplement de pouvoir se laver ( les odeurs ...), de laver ses habits, d'avoir accès à une quelconque protection. Aussitôt qu'on a un emploi qui nous permet de vivre décemment, la problématique de la gestion des règles est résolue.

Je propose donc de se focaliser sur la formation initiale, la formation continue, le logement social, la promotion de l'emploi, la justice fiscale,
l'accès aux soins, la garde des enfants, pour commencer !
Cela concerne tout le monde, pas seulement les femmes.

Écrit par : Calendula | 06 février 2019

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Je plaide non coupable pour cette malédiction féminine: en tant qu'athée je ne rend même pas hommage à son auteur.

Écrit par : Mère-Grand | 06 février 2019

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@ daniel

"Actuellement embourbée dans le sahel (lire le Canard enchaîné à ce propos

dans une guérilla, il n'y a pas de fin, ce sont des conflits de très longue durée, donc pour un journaliste ça s'appelle l'embourdement.
extrait de "sous le feu de michel goya."

Ce trouble possible est censé épargner le soldat professionnel, volontaire permanent pour servir en tout lieu et pour n'importe quelle action (légale évidemment) . Ce soldat nomade sautant d'opération en opération d'un coin du monde à l'autre est ainsi soutenu par une sorte d'éthique froide, de pompier des crises et des guerres, développant juste ce qu'il faut d'empathie pour comprendre les situations locales et de détachement pour pouvoir s'en dégager au bout de quelques mois sans que généralement le problème pour lequel il a été engagé soit résolu. Cette éthique du détachement, très utile dans les institutions de la Ve République qui autorisent le chef des armées à engager la force de manière à la fois discrète et discrétionnaire, a aussi ses limites.
Lorsque j'ai été engagé dans le Nord du Rwanda en 1992, il n'y avait probablement pas la moitié de ma section qui savait même que ce pays existait avant le déclenchement de la mission, et même sur place le pourquoi de notre présence aux côtés de l'armée rwandaise contre les combattants du Front patriotique rwandais n'était pas évident et d'ailleurs jamais énoncé, hormis la protection éventuelle des ressortissants. Défendre les intérêts de la France est une bonne cause mais encore faut-il
que ceux-ci soient clairs, ce qui est loin d'être toujours le cas. Dans l'arbitrage que fait tout chef entre l'exécution de la mission et la préservation de ses hommes, la balance tend à pencher du second côté lorsqu'on ne sait absolument pas pourquoi il faut mourir. Le pire étant quand cette mort elle-même est considérée comme honteuse comme lorsqu'après l'embuscade de Bedo au Tchad en 1970, les corps des soldats français avaient été cachés et qu'un officiel interrogé disait que les familles devaient se rassurer car il n'y avait pas d'appelés parmi eux. À ce bout du spectre, il faut que les liens entre les hommes soient particulièrement forts pour continuer à risquer sa vie pour la France.

"Une armée néocoloniale. Pour continuer à piller le continent africain"

Mais prouvez le que la France aurais-sois disant piller l'Afrique !!!

Écrit par : leclercq | 06 février 2019

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"Mais prouvez le que la France aurais-sois disant piller l'Afrique !!!"
LOL. Premier pillage: traite des Noirs.
Dernier pillage: Bolloré.
Entre les deux, une floppée d'exemples comme le pillage par Lévy des forêts du Gabon (entre autres).
http://diktacratie.com/lhomme-qui-exploitait-la-foret-africaine-mais-qui-ne-voulait-pas-que-cela-se-sache/

Titre d'un article du Canard du jour:
"L'échec flagrant de notre guerre au Sahel."
Et bing dans les dents. Et 2 millions d'€ dépensés chaque jour pour ne pas gagner et se faire narguer par des va-nu-pieds. Si ça se trouve les soldats français sont tués par des armes françaises vendues ici ou là.

Et à part copier-coller, vous savez faire quoi?

Écrit par : Daniel | 06 février 2019

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""Mais prouvez le que la France aurais-sois disant piller l'Afrique !!!"
LOL. Premier pillage: traite des Noirs."

Point pour le moins contestable. La traite des noirs n'a pas pris la forme de pillages au sens des razzias des barbaresques sur les côtes sud de l'Europe occidentale.

Les esclaves noirs de la traite atlantique n'ont pas été enlevés par les marchands européens (et encore moins par les Etats européens) et ceci sans compensation. Ils ont été vendus par des sociétés et marchands africains, au point où du 17ème au 19ème siècle, ce commerce constitue la première source de rentrée de devises/resources pour l'Afrique sub-saharienne.

Par ailleurs, ceci a été possible car ces sociétés africaines étaient elle-mêmes esclavagistes. C'est-à-dire qu'entre 30% à 70% de la population africain sub-saharienne étaient constituées d'esclaves (estimation restant très vague car les études en la matière restent aujourd'hui parcellaires).

Écrit par : sekant | 07 février 2019

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Calendula,

L'idée d'avoir à choisir entre entre ces deux options est dérangeante.

"sommes-nous à considérer comme malades ou devons-nous tout faire pour ne pas apparaître comme affaiblies et donc moins productives sur le plan professionnel ?"

La question se pose peut-être pour les femmes qui doivent rester couchée le premier jour des règles à cause des douleurs. Pour d'autre les éventuels changements dans l'énergie ou la sensibilité sont des moments à passer. Pour d'autres aussi il n'y a rien à signaler sauf l'écoulement. L'éventail est large et l'on ne peut généraliser.

J'ai constaté aussi que si parfois les hommes chipotent sur l'humeur des femmes avant leurs règles, c'est plus dans une sphère privée voire entre potes, ce n'est pas tellement au travail. La variable hormonale ne me paraît pas être si mal acceptée. On peut aussi mettre en parallèle les jours où un homme est fatigué et moins performant, quelle qu'en soit la raison.


"Sommes-nous à considérer comme des cas sociaux ou des adultes capables de gérer un paramètre supplémentaire ( = un cycle temporel incontournable, donc réel)?"

Dans les faits la plupart des femmes que je connais gèrent un paramètre supplémentaire. Je note aussi qu'une personne qui développe une maladie chronique doit aussi gérer un paramètre supplémentaire. Les règles sont genrées mais pas incongrues pour autant.


"Notre biologie est-elle un handicap dans le monde contemporain et comment la concilier avec les exigences d'une carrière, quelle qu'elle soit ?"

Aurait-elle moins été un "handicap" par le passé? Du point de vue pratique je ne pense pas. Les femmes du passé étaient beaucoup dehors et travaillaient à la ferme, ou dans le commerce, entre autres. Elles ne devraient pas avoir été épargnées par les mêmes contraintes qu'aujourd'hui.

Aujourd'hui il y a même bien plus de facilités, je veux dire dans les pays assez développés. Ailleurs où l'accès à l'au est restreint c'est évidemment une situation sanitaire moins favorable. (Entre parenthèse, l'odeur ça vaut aussi pour les hommes). Et alors qu'il y a plus de facilités il y aurait plus de problèmes, de plaintes et de récriminations.

Si Irène de la photo ne veut pas payer ses protections elle peut laisser couler à chaque période. Peut-être trouvera-t-elle un milieu professionnel où on l'acceptera. En attendant elle se fait un petit buzz et une place dans les médias.


Je pense que le paradoxe que vous soulignez ne devrait pas exister. Je ne vois pas quelle contrainte conduirait à faire un choix entre deux états l'un et l'autre naturels; le plus simple est de les traiter comme des états successifs, sans rien y ajouter.

Écrit par : hommelibre | 07 février 2019

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@ sekant:

Bonne piqûre de rappel.

Écrit par : hommelibre | 07 février 2019

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@hommelibre,

Merci pour la lecture attentive de mes questions qui effectivement portent sur les deux extrêmes, mais qui sont aussi des portes d'entrée dans le monde de la femme adulte à notre époque.
Mes réponses seraient de l'ordre : une fois qu'on a appris à vivre avec les règles, il n'y a plus de quoi en faire tout un plat. Sauf si on vit dans un contexte de précarité ou que l'on a une maladie pas bien diagnostiquée ( p.ex. une endométriose).
L'action artistico-politique d'Irène part de l'idée que les femmes ont le droit à une assistance publique, car désavantagées.

Vous écrivez, au sujet de "la biologie de la femme":
"Aurait-elle moins été un "handicap" par le passé? Du point de vue pratique je ne pense pas. Les femmes du passé étaient beaucoup dehors et travaillaient à la ferme, ou dans le commerce, entre autres. Elles ne devraient pas avoir été épargnées par les mêmes contraintes qu'aujourd'hui."

Avec "biologie" je pensais aussi à la maternité.
De mon point de vue, les femmes peuvent être autrement embêtées aujourd'hui parce que l'âge d'enfanter coïncide avec l'âge du besoin d'avancer dans les études et le monde professionnel, si on a décidé et qu'on a la possibilité de faire des études et d'espérer avancer dans la hiérarchie. Ainsi qu'en politique.
Ainsi, il me semble qu'on ne peut pas traiter les problématiques liées à la biologie de façon successive parce que pour la femme, il y a ce qu'on appelle l'horloge biologique. On peut réellement être amenée à faire des choix dans le genre : être ou ne pas être mère et si oui : quand ? Plus tard, quand je serai arrivée à une position professionnelle suffisamment stable ?

Il me semble qu'autrefois, les familles vivaient davantage en grande communauté et les enfants n'étaient pas élevés par leurs seuls parents. La famille nucléaire n'a pas toujours été le modèle prévalent.
Aujourd'hui, nous avons l'avantage de l'eau courante et chaude, les appareils ménagers, les médicaments et l'accès à des soins, pour ne citer que quelques progrès. Mais on a aussi les défis des transports, de l'entraide familiale manquante, le besoin d'être compétitif-productif, qu'on soit employé ou indépendant.

Pour en revenir aux règles, après l'âge de 26-27 ans, je n'en ai quasiment plus jamais parlé ou entendu parler autour de moi. Ce n'était simplement plus un problème digne d'être abordé.
Lorsque mes filles ont commencé à être concernées, c'est revenu sur le tapis, mais d'une manière peu véhémente. C'est pour cela que j'ai été surprise par le ton revendicatif de cette Irène.

Écrit par : Calendula | 07 février 2019

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Arrêtons de commenter les tweets navrants, commentaires FB débiles, articles déments dans des blog féministes issus de tarées, psychopathes, misandres caractéristiques, caractérielles, narcissique-paranoïaques, etc. Ce sont à peine des féministes et en tous cas pas des personnes saines avec qui avoir un débat, juste des personnes malheureuse, mal dans leur peau, avec une haine à fleur de peau qui ne méritent que l'indifférence des gens de raison.

Écrit par : Henry | 07 février 2019

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Cher Henry, vous nous faites un coup de sang, vous aussi :-)

Écrit par : pablo | 08 février 2019

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Le vrai "pillage" de l'Afrique, ce ne sont pas les matières premières... s'il n'y avait pas les occidentaux (et maintenant les Chinois) pour les leur acheter, qu'en feraient les Africains, sinon les garder enfouies dans leur sol, puisqu'ils n'ont pas développé les capacités techniques et industrielles pour les exploiter eux-mêmes. L'histoire économique montre que l'exploitation des ressources naturelles est en réalité une malédiction pour des pays qui ne comptent que sur cela pour leur développement (la fameuse "Dutch disease", ceci expliquant peut-être en partie, outre la corruption massive, les guerres et une absence de volonté politique, l'incapacité du continent africain à développer un véritable tissu industriel - il est en fin de compte plus avantageux de se fournir à l'étranger).

Non, le vrai pillage de l'Afrique, c'est le transfert massif de populations jeunes et en âge de travailler, les meilleurs éléments, vers d'autres continents, ces bras et cette force de travail allant désormais manquer à leurs pays d'origine. Et ce transfert est encouragé haut et fort par toutes ces officines gauchistes qui, par ailleurs, dénoncent elles-même le pillage du Continent. Quelle est la cohérence là-dedans.

Écrit par : Olivier Levasseur | 08 février 2019

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Non seulement transfert massif de populations, mais aussi d'économies sur des dizaines d'années, qui devraient être investies chez eux. Sur un continent où la majorité ne gagne pas plus d'un dollar par jour, une somme de dix mille euros pour aller en Europe représente pour un Européen la même chose que l'épargne d'un million...
Mais on a beau répéter et répéter ces vérités, les puants de l'altermondialisme ne cessent d'étourdir les masses abruties de leur humanisme bas de gamme ( humanisme = socialisme, aujourd'hui) avec leur appel à l'ouverture des frontières. Comme si nous n'étions pas déjà en train de crever sous la surpopulation...

Écrit par : Géo | 08 février 2019

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