SexWar : Gillette enfonce des portes ouvertes

Des femmes et des hommes expriment leur incompréhension, leur désaccord ou leur colère suite au visionnement du clip de la marque. Parfois aussi leur accord. Je propose un petit florilège de ces réactions.

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D’abord le site féministe français de Madmoizelle. Il approuve évidemment cette misandrie. Le site fait l’éloge de la masculinité positive décrite dans la deuxième moitié du clip Gillette, où l’on voit un père jouant avec sa fille et un autre séparant deux garçons qui se battent.

Sauf qu’elles emboîtent le pas à Gillette pour enfoncer des portes ouvertes. Car comme je le soulignais précédemment ces deux exemples existent de longue date. Les pères jouent aussi avec leurs filles et séparent les enfants qui se battent.

Ce que montre la première partie du clip ne concerne que quelques pourcents des hommes, de même que la criminalité féminine ne concerne elle aussi qu’un petit pourcentage d’individus. Il n’y a pas dans nos sociétés de système d’éducation autorisant les garçons à agresser les filles ni à se dominer entre eux. Je pense que la violence physique est moins importante qu’on le dit, et qu’il faut traiter différemment le cas unique du comportement habituel – lequel ressort peut-être d’une maladie mentale ou de l’alcoolisme.

Entre la stricte réserve de comportement d’une part, et la drague lourde avec sifflements de rue d’autre part, l’éventail masculin est large. Les comportements de drague lourde ne sont pas quantifiables et les vidéos d’amateurs sur le harcèlement de rue ne soutiennent pas un questionnement rigoureux.

Les enquêtes ne sont guère plus fiables et souffrent de biais rédhibitoires sur la méthodologie ou sur les critères. En tous les cas une ballade dans les rues de nos villes, en Suisse, ne permet pas de confirmer que le harcèlement de rue soit fréquent, universel et quantitativement important.

Il se trouve que les hommes ont toujours eu une manière de chercher partenaire plus visible que les femmes. Je pense que c’est un fait instauré par la nature et non une simple construction sociale.

 

 

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La culture prolonge et élargit la nature. Ce thème est loin d’être épuisé, et la charge contre une masculinité qui serait toxique par nature (puisque sans modèle originel) et amplifiée par l’éducation des pères n’est que le produit de cerveaux brûlés, déconnectés du sensible, qui alimentent les thèses misandres du féminisme toxique.

Je conviens que le comportement masculin est parfois envahissant – et par là oppressant – pour certaines femmes. Ce schéma de relation, l’homme qui demande et la femme qui choisit, est assez universel pour y voir davantage qu’une conspiration masculine contre les femmes en vertu de laquelle ils s’autoriseraient à la contrainte en cas de refus.

Dans ce schéma le jeu est biaisé car la femme refuse le plus souvent. À moins d’y mettre des manières qui séduisent et de garder à l’esprit l’idée du gentleman. Et d’accepter que l’on n’a pas accès à toutes les femmes que l’on pourrait désirer. Cette remarque vaut d’ailleurs pour les femmes de manière symétrique.

Le désir masculin peut paraître parfois impressionnant ou effrayant s’il est servi par de mauvaises manières. Il est aussi beau et source de puissance pour la femme comme pour l’homme. J’ai parlé de cela avec de nombreuses femmes, et beaucoup apprécient de se sentir désirées, même de manière passionnée et énergique. Le regard de l’homme qui exprime son désir peut donc être soit déplaisant, soit valorisant et excitant. Cela dépend des circonstances, du moment, du statut social de l’homme, de ses manières, entre autres.

Un homme qui désire ne sait pas d’avance comment réagira la femme qu’il désire. Nous ne sommes pas symétriques ici, et l’homme est plus (pré)visible en général. Il peut ou non y avoir des signes, il peut ou non les voir. Il essaie, quitte à être éconduit. Cela me paraît fondamental. Que serait un monde où les femmes ne seraient plus désirées par les hommes?

 

 

gillette,misandrie,sexisme,#gillettenomore,#gillettesexwarCaricature

La campagne misandre de Gillette a suscité des réactions parfois robustes. Comme celle de l’image 3 où le texte dit entre autre: Offensez le féminisme en ne faisant rien: n’aidez pas les femmes, ne soutenez pas leurs objectifs, ne plantez pas de clous chez elles, ne valorisez pas les ressentis féminins, ne protégez pas les femmes, ne prenez pas leur défense, sans chevaliers blancs le féminisme serait déjà terminé, etc.

La féministe américaine Camille Paglia a déjà pris ses distances à l’égard du féminisme radical marxiste qui a contaminé tout le discours médiatique, politique et intellectuel. Elle est mentionnée ici par le Sydney Morning Herald:

« A caricature, as argued by the American feminist Camille Paglia, that promotes a “peevish, grudging rancour against men” and where “men’s faults, failings, and foibles have been seized on and magnified into gruesome bills of indictment. »

(Google trad.: Une caricature qui fait la promotion d’une attitude de « rancune grincheuse contre les hommes» où «les fautes, les échecs et les faiblesses des hommes ont été saisis et amplifiés dans des actes d’inculpation horribles).

Cet article mentionne également la féministe Bettina Arndt:

« The Australian feminist Bettina Arndt, in her recent book #MenToo, also argues that radical feminism, where men are presented as violent and sexist, is guilty of manshaming and destroying what should be a bond of mutual acceptance and respect between the sexes. »

(Trad.: En présentant les hommes comme violents et sexistes, le féminisme radical est coupable de manshaming (humiliation de l’homme) et détruit ce qui devrait être un progrès en matière de respects et d’acceptation mutuelle entre les sexes.)

J’ajoute la réaction de Nathalie Elgrably-Lévy, chroniqueuse au Journal de Montréal:

« La société a autant besoin de masculinité que de féminité. Par contre, elle n’a pas besoin de se faire sermonner par un vendeur de rasoirs qui manufacture une crise pour faire de l’ingénierie sociale. Elle a encore moins besoin qu’on idéalise les ouistitis roses. Ils sont déjà trop nombreux. Il faut plutôt réhabiliter la masculinité et promouvoir la culture du héros. La société ne s’en portera que mieux ! »

 

Tout cela était inscrit dans les tables de la loi féministes depuis des décennies. Nous ne devons pas être surpris, mais réfléchir aux moyens de désinfecter nos sociétés de cette idéologie de plus en plus ouvertement haineuse. Le chemin sera long. En attendant on trouve diverses réponses à Gillette et aux féministes sur internet, comme ce clip de 3 minutes:

 

 

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Commentaires

  • Les hommes ne sont pas parfaits ; les femmes non plus. Il est facile de caricaturer et de généraliser des comportements déviants, chez la femme comme chez l'homme. Mais je suis d'accord ; d'un côté comme de l'autre, la violence reste minoritaire entre les sexes. La violence physique conjugale, contre l'un ou l'autre des conjoints, c'est à peine 2 % des ménages. Alors, pourquoi en faire une montagne et pourquoi en faire un signe de domination masculine ?

    Gillette, comme les politiques, fait de la démagogie auprès des femmes en stigmatisant l'homme. Mais Gillette est peut-être allé trop loin. De plus en plus d'hommes en ont assez d'être la cible médiatisée d'une idéologie misandre. C'est bon signe et encourageant. Il est inutile de se venger et d'en rajouter. Il faut dénoncer en argumentant contre tous les bobards des féministes radicales. Ce blog est un exemple de lutte pour la cause des hommes. Merci à Homme libre.

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