08 janvier 2019

Truc de filles

Toutes les femmes sont égales devant la loi mais pas devant les règles. C’est le serpent de mère de leur histoire. Certaines passent entre les gouttes, d’autres pas. Le Matin Dimanche du 11 novembre dernier donne la parole à quelques-unes.


sportives,suisses,règles,menstruations,petragalla,lea sprunger,yokoyamaLes temps qui courent

Elles sont sportives suisses de haut niveau comme Lea Sprunger, Michelle Gisin, Anaïs Kistler ou Sofya Yokoyama (image 2). Elles ont librement parlé de ce tabou au journaliste Ugo Curty.

Car les règles, ou menstruations, figurent parmi les sujets dont on parle dans les vestiaires, entre filles, pour se donner des trucs, mais pas à la télé. La sprinteuse Sarah Atcho les vit mal:

« On se sent salies par nos règles. Je ne me sens plus du tout à l’aise dans mon corps quand je monte sur la piste en petite culotte. On se dit entre coéquipières: écoute, j’ai mes règles, donc si tu vois quelque chose, dis-le moi tout de suite. »

Même son de cloche pour la judoka Priscilla Morand: « Avant de monter sur le tatami, tu demandes à ta copine si tu as une tache. »

Certaines sportives sont en première ligne en cas de flot imprévu et éventuellement visible. On pense aux gymnastes, mais elles ne sont pas les seules. Les entraîneurs sont majoritairement des hommes, il est donc difficile d’en parler avec eux. Et eux ne pensent pas à poser la question.

Ou bien se méfient de ce que l’on penserait s’ils s’intéressaient ouvertement à cet aspect du corps des sportives. Par les temps qui courent, mieux vaut laisser les femmes entre elles pour certaines choses, et tant pis pour ce nouvel apartheid des sexes.

 

 

sportives,suisses,règles,menstruations,petragalla,lea sprunger,yokoyamaLa part animale

Récemment des athlètes ont laissé volontairement couler leurs règles lors d’une compétition. Une manière d’en parler ouvertement et de refuser la connotation sale pour la remplacer par naturelle.

Les menstruations sont porteuses d’une histoire complexe. Avant que l’on n’en comprenne la fonction et le mécanisme physiologique, elles ont été traitées très diversement. Toutefois ce n’est pas le sujet ici.

Le fait est qu’on en parle assez peu ouvertement. Cela me surprend. Que les hommes n’y comprennent pas grand chose, ou que le sang puisse en déranger, d’accord. C’est déjà un mystère pour certaines femmes, alors imaginez pour les hommes.

Mais quand j’étais jeune homme les filles disaient assez naturellement si elles avaient leurs règles et si elles se sentaient limitées à cause de cela. L’époque était moins coincée, plus libre qu’aujourd’hui.

Donc ce n’est pas sale. Mais c’est un signe d’une intimité exclusivement féminine. D’une part la vision des règles expose l’intimité des femmes à la vue de tous. D’autre part elle ramène à un essentialisme de sexe/genre qui contredit une tendance de notre temps sel0n laquelle la femme serait victorieuse de la nature et de sa propre nature.

Il semble difficile d’intégrer cette part animale. 

 

 

sportives,suisses,règles,menstruations,petragalla,lea sprunger,yokoyamaCorps et rôles

L’essentialisme, qui fait un tout du sexe physique et du comportement social, garde de beaux restes, même si les différences entre les femmes et les hommes ne sont pas absolues. Le comportement social est influencé par la nature.

Il y a autre chose: les variations de poids selon la période du cycle. Cela joue un rôle pour les sports à catégories de poids, comme la boxe. Mais aussi l’intensité de l’écoulement et la fatigue qu’il provoque.

Et puis les douleurs. Certaines femmes doivent rester couchées dans l’ombre le premier jour de leur règles. Comment s’engager sereinement sur la piste quand vous avez envie de vous plier en deux? Vous serrez les dents, mais quel supplice pour certaines. Elles n’en sont que plus méritantes.

Certaines utilisent la pilule contraceptive pour contraindre les dates de leurs règles (hors des moments de compétition). Mais quelle que soit la solution, les sportives vivent avec la hantise de l’accident (écoulement visible) et de la baisse des performances.

Cette différence essentielle, naturelle, entre femmes et hommes, est, de  même que les différences musculaires, une des causes possibles des différents rôles sociaux qui ont été assignés aux deux sexes.

Le culte du corps par le sport est relativement récent. À l’origine il s’agissait de s’entraîner en vue de la chasse ou du combat, activités dangereuses assignées aux hommes.

Le sport est ensuite devenu un divertissement et les femmes s’y sont mises. Mais il garde des expressions liées à l’ancienne prévalence masculine, comme Elle a des couilles en parlant d’une sportive audacieuse.

 

 

sportives,suisses,règles,menstruations,petragalla,lea sprunger,yokoyamaAdaptation

Le rédacteur en chef des sports au Matin, Christian Despont, y voit une forme de sexisme: « … la rhétorique minimaliste de la virilité régnante réduit à un truc de filles, sinon à un problème de gonzesses, l’un des plus gros bouleversement hormonal qu’un corps d’athlète puisse connaître… À travers ce non-dit apparaît, fier, le dernier bastion de la phallocratie sportive… ».

Mais non m’sieur Despont! Pas la peine de vendre votre âme au féminisme. Ce sont les filles elles-mêmes qui enseignent aux gonzes les expressions truc de filles ou de gonzesses. Et puis comment voulez-vous que les hommes connaissent la physiologie féminine, alors que les filles elles-mêmes la connaissent mal? Quant aux couilles c’est une métaphore pour testostérone, hormone de virilité grâce à laquelle nous sommes tous nés et dont certaines femmes sont également bien pourvues.

Non, ce n’est pas un complot masculin contre les femmes. Je laisse ce journaliste imaginer un entraîneur d’une équipe féminine de foot demander régulièrement qui a ses règles avant de composer l’équipe du jour…

Mais c’est bien qu’on en parle autrement que dans la pub pour les serviettes Always, qui gomme les règles plus sûrement qu’un commando de phallocrates ivres. En parler pour mieux comprendre ce qu’affrontent certaines sportives. Et aussi des danseuses, me disais-je en regardant le documentaire sur la magnifique danseuse Marie-Claude Pietragalla (image 4, ici avec Julien Derouault). D’ailleurs beaucoup de danseuses et de sportives n’ont plus de règles: leur corps s’adapte aux exigences de leurs activités et économise son énergie.

Je doute que cela devienne un sujet de conversation habituel, surtout pour les hommes. En tant qu’homme je suis limité et ne peux aborder ce sujet que par simple curiosité. Mais je trouve bien d’y penser parfois, pour se rappeler les efforts consentis par ces sportives d’exception.

 

 

 

13:54 Publié dans Santé, sport | Lien permanent | Commentaires (34) | Tags : sportives, suisses, règles, menstruations, petragalla, lea sprunger, yokoyama | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

Allons, tout n'est pas négatif durant les règles (je suis un incorrigible optimiste, non? :-) ) C'est tout de même me moment ou les filles sont les plus réceptives et vivent plus intensément les plaisirs du sexe. Merci les hormones!
Alors, tant qu'à choisir un sport de substitution...

PDO

Écrit par : PDO | 08 janvier 2019

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Je serais curieux de voir si les femmes vont laisser passer sans autre le commentaire de PDO...
Cela dit, plus généralement, il vaudrait mieux que ce soit les premières concernées qui en parlent, de ces problèmes. Ou de ces non-problèmes, parce que cela dépend fortement des cas individuels, me semble-t-il...

Écrit par : Géo | 08 janvier 2019

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Pourquoi y aurait-il un commentaire? Je ne pense pas qu'une femme ignore cela. Éventuellement, elles serait gênée de pratiquer durant ces moments particuliers, mais si il y a confiance entre homme et femme, et connivence, on admets très bien les relations physiques dans ces conditions. Parce que au niveau excitation et sensation, c'est 'hachement porteur.

Et last but not least, en général, la fameuse "migraine" se dissout dans de grandes proportions après une relation physique satisfaisante. Hormones, serotonine, pression pulmonaire et sanguine... tout ça quoi.
Bref tout bénef pour tout le monde.
A mon avis, Geo doit être à peu près le seul à l'ignorer.

Je mets bien sur de côté les cas extrêmes et pathologiques. Ça c'est bien difficile à vivre pour celles qui y sont sujettes. On compatit.

Content de t'avoir appris un truc Geo. Des fois que ça pourrait t'ouvrir des panoramas insoupçonnés. :-)

PDO.

Écrit par : PDO | 08 janvier 2019

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Comment parler de ce sujet de façon objective et dépassionnée dans l'espace - commentaires d'un blog?
Je prends le risque.

Que fait- on pendant ses règles ou pas ?
C'est effectivement une question qui touche à l'intimité de chacun et chacune et il me semble impossible d'énoncer des tendances.
Je dirais : il faut tout essayer et décider ensuite.

Les règles sont souvent abordées sous l'angle de l'hygiène. Les seuils de tolérance sont très divers, aussi chez des hommes.
Il n'y a pas besoin d'être spécialement délicate pour ne pas se sentir très bien dans son corps juste avant les règles et pendant les premiers jours.
Souvent, on se sent mieux après avoir eu des enfants,on peut moins souffrir qu'avant la grossesse. Mais là aussi, c'est très individuel.

Je trouve que les règles sont un problème très accessoire, une fois qu'elles sont en
place et qu'on a compris comment les gérer.

Contrairement à hommelibre, j'aurais dit que les jeunes femmes en parlent plus ouvertement de nos jours. J'ai assisté à des discussions en présence d'hommes qui m'ont réellement étonnée.
Comme si les règles étaient juste une manifestation physique comme une autre.

Écrit par : Calendula | 09 janvier 2019

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J'ai assisté à des discussions en présence d'hommes qui m'ont réellement étonnée.
Comme si les règles étaient juste une manifestation physique comme une autre

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Mais bien sur. Ça l'est. Ou est le problème? Ça n'a rien de honteux. Ça peut faire partie de l'intime certes (perso, je ne pense pas que ma dernière coloscopie soit particulièrement porteuse comme sujet frais et léger à disserter entre poire et fromage, mais ce n'est pas un tabou pour autant).
Que ce soit une corvée pour les femmes, certes (Voire une épreuve dans les cas extrêmes), mais une honte en aucune manière.

Et opposer femmes et hommes à ce propos, c'est juste du délire. Personne ne peut éviter ça, c'est la nature (ou Dieu, ou le Grand Poireau Cosmique, selon les croyances) qui l'a voulu, pas la peine d'en vouloir aux mecs qui ne subissent pas la chose pour autant ( sisi, j'ai vu des textes en ce sens).

PDO

Écrit par : PDO | 09 janvier 2019

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Quant aux relations physiques dans ces conditions, certains disent que les positions verticales sont à privilégier.

Écrit par : niagara | 09 janvier 2019

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Vous êtes bien rabat-joie avec votre coloscopie, PDO, détrompez-vous, sa description pourrait ravir vos convives au même titre que les péripéties de l’actualité politique. Rien de plus intéressant que d’observer et d’étudier la physiologie d’un gros intestin, d’en déplisser les segments et d’en débusquer les diverticules, polypes et autres anomalies, tous les gastro-entérologues vous le diront. Et puis la connaissance, que l’on commence à peine à percer, de cet incroyable biotope, la flore comme on l’appelle, faite de milliards de microorganismes, le subtil équilibre qu’elle génère (ou le déséquilibre assez souvent malheureusement…), voilà bien un sujet épatant pour l’amorce d’un plan de séduction auprès de vos interlocutrices...
N'êtes pas convaincu ?

Écrit par : Gislebert | 09 janvier 2019

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Tout à fait Gislebert.

A la prochaine occasion, je vous demanderais de me remplacer pour aller subir la chose, vous y mettez tant de cœur que je m'en voudrais de vous priver de l'éclate de ce type d'intervention. :-)

Et comme une confidence en appelle une autre, je vous susurrerais à l'oreille qu'en général je me fais accompagner d'une petite camarade disponible pour ce genre de réjouissance: c'est parfois inconfortable de conduire après ce type d'intervention.
:-). Donc, non, je n'ai pas de pudeur déplacée à ce propos. Je trouve simplement que l'évocation de ce haut fait médical passe assez mal avec la dégustation d'une crème renversée (elle aussi).

PDO

Écrit par : PDO | 09 janvier 2019

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@PDO,

Je n'arrive pas à savoir si vous pensez que j'oppose les hommes et les femmes à ce sujet. Ou si cela concerne un autre intervenant.
Je pars de l'idée que votre commentaire s'adresse à moi.

Si j'ai pu vous donner l'impression que je cherchais à opposer, c'est que je me suis mal exprimée.
Je n'avais simplement pas la même expérience qu'hommelibre, qui écrit que l'époque était plus libre pour en parler autrefois. J'ai assisté à des discussions sur la "Mooncup"ou les problèmes de vêtements de sport tachés en réunion mixte.

Cela étant, les règles sont une chose sexuée. Il y en a qui doivent prévoir l'équipement pour, lorsqu'elles partent en voyage ou simplement pour la journée et qui doivent surveiller leurs habits. Certaines ont un syndrome prémenstruel ou des crampes.
On peut choisir d'en parler ou pas. Généralement, c'est pour essayer de savoir si on pourrait trouver des astuces pour s'en sortir mieux. Pas forcément pour défier des non-dits ou pour se faire plaindre.
Le parallèle avec la coloscopie est intéressante, mais ce n'est pas un happening naturel, contrairement aux règles.
Elle est une expérience corporelle potentiellement universelle mais réservée à ceux qui vivent dans des pays avec de bonnes infrastructures médicales. Il n'y a pas de différence hommes/femmes, à priori. De plus, on peut choisir de ne pas en bénéficier.
Et puis, on peut choisir de'n parler à table ou pas.
Personnellement, cela ne me choque pas, même si les fou-rires qui en résultent généralement pourraient faire penser qu'il y a tout de même un peu de gêne.
Mon idée (dans la phrase que vous citez)était de dire que le tabou n'est plus aussi grand que dans ma jeunesse.
Dans les toilettes mixtes de mon lieu de travail, il y avait le traditionnel seau pour les serviettes et tampons. Une bonne âme avait collé un mot sur la porte :
"Veuillez utiliser le sceau pour les protections hygiéniques".
Une autre bonne âme avait corrigé la faute d'orthographe en écrivant au-dessus : le sceau du secret ?
Ça me faisait rire à chaque fois, car cela disait quelque chose de vrai.
Avec ce qui s'appelait la bonne éducation et la place publique, on avait de la difficulté avec les sécrétions corporelles. Les crottes de nez, la transpiration, les pellicules etc. Qui avait envie de les exhiber ? Très peu de monde. Alors les règles ?!

Dans l'intimité, c'est une autre affaire. Et à chaque couple de décider qu'en faire.

Écrit par : Calendula | 09 janvier 2019

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"A mon avis, Geo doit être à peu près le seul à l'ignorer."
Pas vraiment, non.
https://sexplique.org/cycle-menstruel.html
Et là, on parle d'ovulation 14 jours avant les prochaines règles. "À partir de ce moment, le corps sécrète plus de progestérone puisque celle-ci assure que l’endomètre soit suffisamment épais pour accueillir un embryon."
Mais les gens qui ont écrit ça ne parlent pas d'augmentation de la libido féminine durant les règles. Selon mes expériences à moi, j'ai cru remarquer qu'elles préféraient qu'on leur fiche la paix durant ...un certain temps (dépend des individus, évidemment).
Vous pensez que les gens qui ont rédigé ce texte étaient trop prudes pour en parler ? J'ai des doutes. La pruderie de ce type, de nos jours...

Écrit par : Géo | 09 janvier 2019

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Je n'arrive pas à savoir si vous pensez que j'oppose les hommes et les femmes à ce sujet. Ou si cela concerne un autre intervenant.
Je pars de l'idée que votre commentaire s'adresse à moi.

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Pas le moins du monde. Je faisais référence à quelques textes hyper féministes et combatifs croisés sur le net (ou ailleurs).
Rien à voir avec vous.

PDO

Écrit par : PDO | 09 janvier 2019

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Vous pensez que les gens qui ont rédigé ce texte étaient trop prudes pour en parler ?

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Je pense surtout que ce n'était pas leur propos (il va de soi que je n'ai pas été voir vote lien, je m'en tape un peu).
On ne rigole pas beaucoup sur le sujet du c.l dans les articles (pseudo)scientifiques.
Moi j'y arrive assez bien. :-)

Quant à celles qui préfèrent "qu'on leur fiche la paix", soit on ne leur a pas proposé la botte de manière suffisamment vendeuse (et ça, même hors de la période des règles, certains ne sont jamais convaincants) , soit elles n'en ont pas l'expérience, soit elles sont prudes et tant pis pour elles: c'est qu'elles ne sont pas les aventurières de l'empire des sens et elles ne savent pas ce qu'elles perdent: je ne vais pas pleurer sur leur triste vie, non plus. :-)

PDO

Écrit par : PDO | 09 janvier 2019

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@ PDO : " ... soit elles n'en ont pas l'expérience, soit elles sont prudes et tant pis pour elles: c'est qu'elles ne sont pas les aventurières de l'empire des sens et elles ne savent pas ce qu'elles perdent: je ne vais pas pleurer sur leur triste vie, non plus. :-)"

La liberté de dire " NON " ne doit pas faire partie de votre vocabulaire !!!

Comme l'a très justement écrit Calendula c'est à chaque couple d'en décider !

Écrit par : Lise | 10 janvier 2019

Tiens, on aimerait bien connaître l'avis de Gislebert, médecin et grand spécialiste de la chose. Puisque les femmes ne vont évidemment pas s'exprimer sur ce blog sur ce sujet...

Écrit par : Géo | 09 janvier 2019

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Géo@

« grand spécialiste de la chose »

Gros rire, décidément vous n’y allez pas avec le dos du spéculum, toujours dans l’hyperbole Géo…

Les opinions exprimées par Calendula qui insiste sur les problèmes de lessive et des enzymes gloutons d’icelles, d’homme libre, de Lise, de mère-grand notre éminent ethnologue, de vous-même et même de votre ami, ce fougueux séducteur de PDO me semblent toutes pertinentes. Je vous rejoins, cependant : des confidences de patientes, il ressort que la plupart des femmes ne sont pas en recherche de câlins à ces moments-là. Sentiment de n’être pas propres. Quant aux mâles partenaires, je doute que la majorité aime à se voir tartiner à l’hémoglobine leur chibre conquérant. Mais, en ce domaine, depuis le rapport Kinsey, on sait la valeur des sondages et leur rapport avec la réalité... Du moment qu’il y a consentement mutuel, c'est affaire strictement personnelle. La seule recommandation médicale que l’on peut faire, c’est de ne pratiquer que couvert, histoire d’éviter les MST, le sang étant un excellent vecteur de pathogènes, même s’il s’agit d’un ou une partenaire régulier(ère). Les Chlamydioses, ça existe aussi dans les meilleures familles, on n’est jamais assez prudent.
Pour les irréductibles radadistes, obsédés de pénétrations, il existe d’autres voies que le Seigneur n’a pas toujours rendues impénétrables, bien connues depuis les temps prébibliques, si je puis m’exprimer ainsi… Même conseil. J’espère que John ne va pas me censurer.

Écrit par : Gislebert | 10 janvier 2019

Les ethnologues et les anthropologues ont été confronté au mélange de crainte, de dégoût et de jalousie faces aux règles qui se conjuguaient dans les attitudes des hommes dans les tribus qu'ils étudiaient.
Les deux premières s'exprimaient assez clairement dans divers rituels d'évitement (enfermement des femmes dans des huttes séparées, interdiction qui leur était faite d'enjamber un homme à terre, etc.), la troisième, la jalousie, s'exprimait aussi bien dans des récits mythiques qui montraient l'accaparement exclusif des règles par les femmes au détriment des hommes, et diverses actes rituels par lesquels les hommes se font saigner eux-mêmes dans un simulacre de ce qui reste malgré toutes les réactions négatives des hommes, la marque d'un pouvoir dont ils sont privés. Ainsi on trouvait dans les montagnes de Papouasie Nouvelle-Guinée, une tribu dans laquelle les hommes se passaient se faisaient saigner abondamment en faisant passer des faisceaux de fines lianes dans le nez.
Au cinéma, le sujet a été abondamment traité, en particulier dans un (déjà) vieux film japonais tourné en costume d'époque, l'Empire des sens (ou était-ce l'Empire de la passion ?) où l'une des scènes parmi d'autres plus ou moins scandaleuses pour l'époque et un certain public, montre un homme qui goûte le sang de son amante dans un geste qui me semblait à l'époque un geste d'acceptation et d'amour de la féminité dans sa totalité.

Écrit par : Mère-Grand | 09 janvier 2019

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Chaque femme appréhende - à sa manière - ses règles : certaines en parlent librement et d'autres pas !

Il faut aussi savoir de quelle manière la jeune fille a été éduquée et informée de ces quelques jours où elle devra être attentive comme l'explique très bien Hommelibre dans son 2ème paragraphe, que je remercie au passage d'en parler avec une certaine délicatesse !

La question peut aussi se poser comment le jeune homme a été/est éduqué sur les règles. Il y a les parents qui en parlent librement et les parents pour qui le sujet reste tabou.

Il y a aussi la pudeur de la femme parce qu'une fois encore, on ne réagit pas toute de la même manière.

Dans certains couples, la femme ayant quelques jours de retard, peut être soit un sujet d'inquiétude soit une interrogation positive ...

Quant à accepter des relations intimes, c'est au couple d'en parler librement tout en respectant l'autre qui peut être aussi bien l'homme que la femme qui refuse !

Écrit par : Lise | 10 janvier 2019

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Je crois que c'était L'empire des sens, Mère-Grand.

Cela dit, les femmes ne goûtent pas leur propre sang, me semble-t-il.

Écrit par : hommelibre | 10 janvier 2019

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@ Mère-Grand,

Ces informations sont très intéressantes et également surprenantes.
En particulier ceci :

"la jalousie, s'exprimait aussi bien dans des récits mythiques qui montraient l'accaparement exclusif des règles par les femmes au détriment des hommes, et diverses actes rituels par lesquels les hommes se font saigner eux-mêmes dans un simulacre de ce qui reste malgré toutes les réactions négatives des hommes, la marque d'un pouvoir dont ils sont privés."

Quand on s'est débattue pendant des années avec ce problème de saignements, on peut avoir de la peine à s'imaginer que quelqu'un puisse les jalouser!
Cela suppose qu'on leur attribue des pouvoirs magiques ou mystérieux, si non, il est impossible de les désirer.
Certes, une femme souffrant d’aménorrhée sera inquiète et enviera celles qui ont des règles régulières, signe d'un fonctionnement sain. Et craignant une grossesse non-désirée, on guettera leur arrivée avec impatience.

Le pouvoir d'enfanter est certainement l'aspect le plus enviable.


@ Géo,
Cette histoire de rapports pendant les règles ne me rappelle rien de particulier. A l'époque, ça n'a pas dû poser de problèmes, puisque je ne m'en souviens pas. Soit ça se passait, soit ni l'un ni l'autre n'y a pensé.

Sur un ton plus léger : il est prouvé statistiquement que c'est très majoritairement la femme qui s'occupe de la lessive des ménages.
Même si de nos jours il existe de bons produits détachants, il peut être décourageant et démotivant de penser à avoir de la lessive de draps supplémentaire ! ;-)))

Écrit par : Calendula | 10 janvier 2019

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Calendula, tant mieux si de tels échanges existent. Néanmoins cela reste un tabou dans le public, faute de savoir quoi en dire et comment en parler.
Et le billet de C. Despont, par sa véhémence et sa mise en accusation du masculin, montre que le débat est tendu, crispé, bref pas vraiment libre et serein.

Écrit par : hommelibre | 10 janvier 2019

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Je crois que c'était L'empire des sens, Mère-Grand.

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De fait: je le citais dans mon intervention: "c'est qu'elles ne sont pas les aventurières de l'empire des sens"

PDO

Écrit par : PDO | 10 janvier 2019

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@hommelibre,

Avec tout le respect que nous devons à ce C. Despot, il ne détient pas le monopole sur ce sujet !

On en est probablement encore à vouloir gérer ce sujet entre femmes.
Mère de deux filles qui ont fait du sport de compétition, je sais qu'elles ne se sont jamais jamais laissé abattre par leurs règles. Il était hors de question de manquer un match ou un entrainement.
On frottait les jupettes blanches en matière synthétique très difficiles à "ravoir", en pestant contre la nature si bien faite, mais ça n'allait pas au-delà de ce genre de considérations. Elles n'avaient pas de revendications à ce sujet.
Il y a une certaine fierté à ne pas embêter le monde avec ça.
Je sais que parfois, il y a eu des histoires de pilule prise de sorte à sauter des règles, pour éviter d'être trop mal en plein terrain en plein soleil d'été.
Ça aussi, ça a été discuté ( comme n'importe quel autre sujet) à table.
Je ne l'aurais pas fait à leur âge.
Mais peut-être étais-je moins libérée que mes contemporaines ( années 1970 ) ?

Écrit par : Calendula | 10 janvier 2019

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@ PDO : " ... soit elles n'en ont pas l'expérience, soit elles sont prudes et tant pis pour elles: c'est qu'elles ne sont pas les aventurières de l'empire des sens et elles ne savent pas ce qu'elles perdent: je ne vais pas pleurer sur leur triste vie, non plus. :-)"

La liberté de dire " NON " ne doit pas faire partie de votre vocabulaire !!!

Comme l'a très justement écrit Calendula c'est à chaque couple d'en décider .
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De fait. Mais il ne me semble pas avoir dit qu'on les "force", non?.

Il faut surtout savoir convaincre, concept qui n'a pas le même sens que "forcer". Il me semble que la nuance vous échappe un peu sur ce coup là (Voire sur d'autres, je n'ai pas trop suivi vos interventions à ce jour.).

Et quant on voit à quel point la société en général et les parents en particulier ont bridé la sexualité de leur progéniture dans le domaine du plaisir, il y a un sacré boulot pour amener sa (ses) petite camarade de jeu à le trouver, notion qui a été clairement saccagée par les dits biomanes et les contraintes de "ce qui se fait ou pas" édictées par la bien-pensence locale.

Maintenant, elle dit non, elle dit non hein. Tout le monde n'est pas créatif et ouvert non plus. En général, il suffit d'être un chouia pédagogue pour amener sa partenaire vers des horizons nouveaux et éclairants dans le domaine, à la grande satisfaction des "pauvres jeunes femmes forcées". :-)

PDO

Écrit par : PDO | 10 janvier 2019

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A propos de "tache" cette approche privée selon les sensibilités peut faire tache étalée ainsi dans un blog.

Les tampons ont rendu les règles moins préoccupantes sans nier la situation des femmes extrêmement souffrantes en ces jours.
Avant la pilule ou le stérilet le retour des règles (on parlait alors parfois des "Anglais qui débarquent") apportait soulagement aux femmes ayant des rapports sexuels sans souhaiter mettre une grossesse en route ou consternation à celles qui appelaient une grossesse de leurs voeux.

Chez les juifs anciens étaient dites vierges les femmes qui pour une raison ou une autre n'étaient pas menstruées ou impures celles qui l'étaient ce qui est la raison pour laquelle de nos jours par respect de la tradition dans de très nombreuses synagogues les femmes ne doivent pas s'asseoir à côté des hommes mais prendre place plus haut dans des galeries à elles réservée.

En effet on prétendait que les femmes indisposées étaient impures et par le fait rendaient impur tout ce qu'elles touchaient

ainsi une femme indisposée prétendument impure rendait impur le banc sur lequel elle prenait place… le banc rendu impur rendait impur l'homme assis sur ce banc ou qui viendrait s'y asseoir.

Jésus des évangiles rendant visite à la belle-mère de Pierre la trouve peu bien étendue à l'écart… les versets laissent un peu libre interprétation mais si elle n'était pas forcément indisposée Jésus lui aurait fait la leçon soit qu'elle faisait semblant de ne pas se sentir bien pour ne pas se lever et venir les servir ou, indisposée, se croyait impure… le même Jésus ayant dit à Pierre de ne pas écarter Marie de la communauté car "comme toi elle a une âme" en ce cas à ses risques et périls luttait contre les préjugés.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 10 janvier 2019

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C'est tout de même assez curieux. Je suis visiblement le seul à avoir compris ce que dit PDO. Relisez ses commentaires et revenez nous dire si vraiment pour vous, les menstruations sont le moment du climax érotique pour les femmes...
Pour ma part, à vrai dire, je n'en ai pas vraiment besoin, de vos avis. Je me suis déjà depuis longtemps fait une opinion sur les déclarations de PDO.

Écrit par : Géo | 10 janvier 2019

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@Calendula
"Cela suppose qu'on leur attribue des pouvoirs magiques ou mystérieux"
C'est effectivement le cas dans nombre de sociétés, surtout celles auxquelles je fais référence, qui ne sont pas encore entrées dans l'ère des explications scientifiques modernes (l'extension et la profondeur de leur propre savoir ont été illustrées de manière admirable dans "La Pensée sauvage" de Lévi-Strauss).
Chez les Marind Anim du Sud de la Nouvelle-Guinée, les os et le dents notamment étaient censées être l'apport de l'homme et de son sperme (blanc aussi), alors que le reste du corps, chair et sang provenaient de la mère (comme le montrait aussi le sang menstruel). Rares sont les peuplades qui ne font pas intervenir un être surnaturel dans le processus de la procréation, dont le processus n'est pas, et ne peut pas être entièrement connu sans un savoir acquis plus tard dans l'évolution scientifique.
Même lorsque nous avons ce savoir physiologique, nous ne pouvons pourtant guère éviter de parler du "miracle de la naissance", même si le terme n'est pas pris au sens religieux. J'ai personnellement ressenti une émotion digne de ce terme lors de la naissance de mes cinq enfants et leur mère m'est toujours apparue à ce moment-là comme un être humain presque plus que humain.
Le recours au surnaturel continue d'ailleurs à se manifester au bord du fleuve Amazone, où certaines paternités sont réputées être dues aux dauphins roses qui se prendraient une apparence humaine pour séduire des jeunes femmes qui se rendent au bord du fleuve. Voilà un élément mythique qui pourrait rendre un grand service aux femmes accusées d'adultère et cruellement châtiées pour cela dans nos sociétés culturellement "plus avancées".
A propos des souffrances de la menstruation que vous évoquez, elles ne sont probablement pas ressenties comme aussi graves par les hommes de ces groupes tribaux, qui s'infligent, même en dehors des rites par lesquels ils cherchent par imitation à accaparer en quelque sorte le pouvoir de procréation des femmes, des mutilations corporelles qui nous paraissent monstrueuses aujourd'hui et chez nous. Leur apparente inhumanité (apparente parce leur but est justement d'insérer l'initiant dans l'humanité de son groupe social) ne trouve plus chez nous une forme d'équivalent que dans la sauvagerie des tortures pratiques en tant de guerre ou de conflits mafieux, sans qu'elles aient évidemment aucune vertu qui permettrait de les accepter.
P.S. Pour illustrer ce dernier point, je vous renvoie à l'article sur la "subincision" dans les tribus australiennes ou au "rite du crocodile" chez les Papous du fleuve Sepik.
Avec mes excuses pour la longueur de la réponse.

Écrit par : Mère-Grand | 10 janvier 2019

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C'est tout de même assez curieux. Je suis visiblement le seul à avoir compris ce que dit PDO. Relisez ses commentaires et revenez nous dire si vraiment pour vous, les menstruations sont le moment du climax érotique pour les femmes...
Pour ma part, à vrai dire, je n'en ai pas vraiment besoin, de vos avis. Je me suis déjà depuis longtemps fait une opinion sur les déclarations de PDO.

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Vous êtes brouillon dans vos manières d'appréhender le sens de ce que je dis, Geo. (bon, ça vous arrange bien histoire de pimenter le "climax" qu'il y a entre nous, aussi... :-))
Je n'a pas dit que cela renforçait le "climax" érotique, pour vous citer. J'ai dit que les sensations étaient décuplées, et que parallèlement , une relation physique durant ces périodes avait un effet positif sur la sacro-sainte migraine.

Le climax, c'est l'ambiance. Pas les résultats de physique appliquée, si j'ose dire.
Si vous mélangez tout comme ça, genre eau de vaisselle et soupe aux choux, ce n'est pas demain que j’accepterai d'aller dîner chez vous! :-)

Ceci dit, je n'attends pas d'invitation non plus, spas.

PDO

Écrit par : PDO | 10 janvier 2019

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@ Mère-Grand,

Votre commentaire n'est pas du tout trop long ! Merci pour ces développements.
Toutes ces explications pour des phénomènes mystérieux ont leur intérêt.
On constate bien qu'il y a la recherche d'une logique.

J'ai également vu cette émission sur "Les mythologies animales", avec l'histoire de ce dauphin rose.
Voilà un exemple de mythe qui aide les gens à mieux vivre les aléas de la vie.

Écrit par : Calendula | 10 janvier 2019

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Meilleurs voeux Homme Libre
fatigue extrême ;(. D’ailleurs, comme on est en plein cahier de doléances, faudrait réclamer une prime spéciale regle car c’est éreintant bien plus que le travail de nuit.On doit redoubler d’effort avec nos petits muscles alors que les hommes ont des jours d’arrêt pour un petit rhume.En plus comme les femmes sont moins bien payées, ça remettrait les pendules à l’heure ;) ( je vous taquine hein ;)

Écrit par : Frieda | 11 janvier 2019

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Bonjour,
Les hommes et leur esprit analogique ramenant tout à leur petit monde (leur sexe), arrivent à attribuer allégoriquement et très vulgairement des « couilles » à certaines ainsi qu'un brin de virilité.
La virilité n'existe pas chez la femme. De plus, le sens du mot « viril » a été dénaturé. Voyons cela.
Le mot viril sert actuellement à indiquer tout ce qui est masculin. Il exprime entre autres une idée de force ; mais de force génératrice. Par extension, nous voyons qu'on employa le mot viril pour qualifier tout ce qui appartient à l'homme, supposant que tout, dans l'homme, est viril c'est-à-dire que tout est fort. S'il s'agit de la puissance musculaire le mot n'est pas déplacé, l'homme est fort, donc il est viril. Mais il arriva que l'homme, ignorant ou méconnaissant les lois physiologiques qui le régissent, s'avisa d'étendre ce terme à tous ses organes, même à son cerveau, ignorant que c'est parce que l’organe génital est fort, que le cerveau ne l’est pas ; c'est-à-dire que c'est parce que la force est dans le membre générateur qu'elle n'est pas dans l'organe intellectuel, donc un cerveau viril signifie un cerveau faible, puisque, plus l'homme est mâle, plus son intelligence décroit.
Cependant les hommes disent, en parlant d'un esprit fort : c'est un esprit viril, deux mots qui se contredisent. Si l’homme est viril, c'est-à-dire mâle, son esprit est faible, si son esprit est fort, c'est qu'il est peu viril.
La contradiction va plus loin, et là, cela devient même drôle, tant c'est appliqué à contre-sens. Nous avons entendu un homme dire à une femme qui venait de faire une belle conférence sur la science : Vous avez un esprit viril. Or, si cette femme avait eu un esprit viril, elle n'aurait pu faire que ce que font les hommes, et c'est justement parce que la femme n'a pas l'esprit viril, c'est-à-dire masculin, que, sur le domaine des sciences abstraites elle va plus loin que l'homme, elle fait mieux que lui, parce qu'elle voit la Nature telle qu'elle est. Dire à une femme: vous avez l'esprit viril, c'est l'offenser, c'est la diminuer, c'est méconnaître toutes les qualités de l'esprit qu'elle possède et que l'homme ne possède pas. Pour la flatter, il faut lui dire : vous avez l'esprit féminin. L'homme qui dit à une femme : vous avez l'esprit viril, ne flatte pas la femme, il flatte l'homme.
Nous savons bien que le mot viril ne signifie pas seulement force, il signifie aussi vertu, La vertu masculine, c'est-à-dire le contraire de la force génératrice, la continence.
Mais cette signification du mot s'est altérée et on a confondu « vir » avec « vis », force. Le mot vertu du latin virtus dérive du mot « vir » (homme), et forme le mot virilité qui indique le courage moral de l'homme. La base de la vertu, était pour l'homme, la résistance à son instinct ; il faisait acte de courage moral s'il résistait à l'entraînement sexuel ; pour cela il lui fallait mettre en jeu la volonté. De là, courage, volonté, vertu, étaient considérés comme des actions viriles, morales, parce que c'est chez l'homme seulement que les impulsions de l'instinct ont les fatales conséquences que nous avons énumérées. Mais le mot vertu qui dérive de viril a été démasculinisé, malgré son étymologie, et appliqué à la continence de la femme, non plus à celle de l'homme.
Cordialement.
Lien : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/2017/07/ceux-qui-vivent-ce-sont-ceux-qui-luttent.html

Écrit par : Anwen | 11 janvier 2019

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Merci pour cette belle démonstration de sexisme, Anwen. On dirait un nazi parlant des Juifs, un raciste parlant des Africains, etc...
Heil Lilith, en quelque sorte...

Écrit par : Géo | 11 janvier 2019

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Mais il arriva que l'homme, ignorant ou méconnaissant les lois physiologiques qui le régissent, s'avisa d'étendre ce terme à tous ses organes, même à son cerveau, ignorant que c'est parce que l’organe génital est fort, que le cerveau ne l’est pas....Si l’homme est viril, c'est-à-dire mâle, son esprit est faible, si son esprit est fort, c'est qu'il est peu viril
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C'est une loi physiologique ça? en fait on a une petite quantité de "virilité" fixe qui se déplace en fonction des besoins? Bref, si on a un gros kiki on est con, si on a une petite bistouquette, on est fûté? C'est ça le pitch? :-)
C'est une définition du Docteur Valérie Solanas? Si ça ne l'est pas, ça le devrait.... :-)

Nous avons entendu un homme dire à une femme qui venait de faire une belle conférence sur la science : Vous avez un esprit viril.
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Moi jamais. Mais bon, tout est possible hein.


Nous savons bien que le mot viril ne signifie pas seulement force, il signifie aussi vertu, La vertu masculine, c'est-à-dire le contraire de la force génératrice, la continence.
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Waouh. Et on enfonce le clou. Tout le monde sait que chaque fois qu'un homme éjacule, son sperme est constitué de ses petites cellules grises-qui-viennent-de-la-haut. Et à force, ben... plus d'intelligence, plus de vertu. Nada. Le trou noir.
Tout cela m'a l'air bien top scientifique!

Si je peux donner un conseil, c'est de changer de bibliothèque et de lecture. Et par "bibliothèque", j'entends les livres hein, pas le meuble :-)
Je précise, parce que des fois qu'un homme à la tête vidée de son sperme me lisait, il faut être explicite, avec ces grosses brutes grotesques et décervelées.

Ceci dit, merci. J'ai bien ri. Et comme "le rire est le propre de l'homme", personne ne s'étonne que les femmes aient davantage tendance à tirer la gueule. Ou pas. C'est pas scientifique, ça, comme conclusion?

PDO

Écrit par : PDO | 11 janvier 2019

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Gislebert@ " Du moment qu’il y a consentement mutuel, c'est affaire strictement personnelle. La seule recommandation médicale que l’on peut faire, c’est de ne pratiquer que couvert, histoire d’éviter les MST, le sang étant un excellent vecteur de pathogènes, même s’il s’agit d’un ou une partenaire régulier(ère). Les Chlamydioses, ça existe aussi dans les meilleures familles, on n’est jamais assez prudent."
Oui et ça en plus, tiré du site mis en lien dans mon commentaire plus haut :
"Concrètement, la menstruation est un écoulement de liquide par le vagin qui dure en moyenne entre 3 et 5 jours. Ce liquide menstruel est composé de : sang, eau, sécrétions vaginales et cervicales, bactéries, mucus et d’autres déchets cellulaires."

Écrit par : Géo | 13 janvier 2019

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Et ne manquez pas d'aller lire notre féministe sexiste furieuse chez Bonard, sur la guerre. La faute des hommes, bien entendu. Je déteste Renaud, ce fils de bourge qui se la jouait loubard et qui n'en finit pas de sombrer dans l'alcoolisme le plus glauque, et j'aime bien Margaret Thatcher. Mais j'aurais presque envie de renvoyer la chanson juste pour Anwen. Aucun homme n'aurait eu les couilles d'envoyer l'armée reconquérir les Falkland. Aucun.
Et à propos de pourri, à cette occasion : le dessin de Barrigue sur le HMS Sheffield coulé par un Exocet français tiré par un Mirage (français) argentin : on y voyait la mère Thatcher se vanter d'avoir 27 chômeurs de moins (les marins du Sheffield)...
La Suisse nourrit beaucoup de vipères en son sein...

Écrit par : Géo | 14 janvier 2019

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