17 décembre 2018

France : si l’on revotait…

Un sondage surprenant est paru hier dans le Journal du Dimanche. Si les Français devaient refaire la présidentielle aujourd’hui, Emmanuel Macron serait à nouveau présent au second tour avec 25% des voix (24% en 2017).


sondag,france,macron,le pen,gilets jaunes,Moralisation toxique

Ni les Gilets Jaunes, ni les multiples fractures du pays (haut-bas, urbains-provinciaux, lois des cités-lois de la République, p.e.), ni sa cote de popularité actuellement très basse, n’ont raison de lui pour une bonne partie de nos voisins.

L’autre surprise est la première place de Marine Le Pen. Elle finirait en tête du premier tour avec  27% d’intentions de vote, contre 21,3% en 2017. Cela malgré un débat saboté par elle-même et une mauvaise campagne: son électorat voit en elle une image de la base, de ceux d’en-bas, et l’exonèrent des carences dont elle a fait preuve.

Je ne suis pas certain qu’elle puisse ressouder les fractures de la société française, mais je suis encore moins certain que le jeune Emmanuel en soit capable.

Cependant elle semble gagner en normalité dans l’offre politique. Peut-être capitalise-t-elle peu à peu le positionnement de son parti sur l’immigration, après trente ans de débats escamotés et de moralisation stérile – voire toxique parce quelle fausse les débats. Exclu, jeté hors du discours national « légitime » par les anathèmes, ce thème augmenté d’autres revient comme un boomerang.

Selon ce sondage Jean-Luc Mélenchon tombe de 19% à 14%. Grosse désillusion pour l’autre « sauveur » de la France.

 

 

sondag,france,macron,le pen,gilets jaunes,Marais politique

Quant à François Fillon il ne se relève pas de sa descente aux enfer: seuls 13% des sondés voteraient pour lui aujourd’hui. Laurent Wauquiez, actuel patron des Républicains, ferait encore moins avec 10% seulement des intentions.

L’ancienne gauche presque en miettes avec comme principale survivance – archaïque – le discours le ton et l’humeur de Merluche, une gauche extrême de plus en plus nombreuse et violente, l’ancienne droite libérale très affaiblie, la droite souverainiste en force, un centre aussi volatil que puissant sous Macron: le nouveau paysage politique français est maintenant en place.

Cela dans un temps où les anciennes certitudes sur l’amour du prochain et la générosité sociale craquent devant ce réel qui s’étale en longs rubans sur les routes du sud. Dans un temps où la liberté intellectuelle cède de plus en plus devant les nouvelles censures.

En langage météorologique on parlerait d’un marais barométrique: une période où les puissantes hautes pressions se délitent et laissent place à une vaste instabilité, sans pour autant que se développent de fortes zones de basses pressions susceptibles de modifier le temps.

La France serait comme la météo: en situation de marais politique.

 

 

 

12:14 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (48) | Tags : sondag, france, macron, le pen, gilets jaunes | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

Ben, perso, ça ne m'étonne pas. A défaut de l'apparition d'un homme nouveau, quoi mettre à la place de Macron? Rien.

Et par rapport à Le Pen, Mélenchon et consorts, il n'y a pas photo. Perso, j'ai voté pour lui au second tour (Au premier Hamon, pour diverses raisons que je n'évoquerai pas ici, ce n'est pas le propos). J'aurais voté pour n'importe qui face à Le Pen et au Front National, et je continuerais dans cet ordre d'esprit (et de valeurs).

Je m'étonne tout de même de la myopie de la classe dite "populaire", voire de l'ensemble des Français: déjà en glissant mon bulletin dans l'urne, j'étais conscient que Macron aurait été bon à l'International, et nullissime au niveau social. C'est comme le Port-Salut, c'était marqué dessus. Pas l'ombre d'une surprise: on en a eu pour notre peine.

Maintenant, si on en revient aux gilets jaunes (je ne mets pas de majuscule, trace évidente de mon mépris pour la majorité d'entre eux) qui souhaitent une participation populaire concernant les choix des directions qui seraient prises par l'état, quant on écoute leurs discours et leur rhétorique plafonnant à quelques encablures en dessous du niveau de la marée basse, on prie pour que ça n'arrive jamais. Leurs désirs et l'expression de ceux-ci, ça fait peur. Vraiment.

PDO

Écrit par : PDO | 17 décembre 2018

"Leurs désirs et l'expression de ceux-ci, ça fait peur. Vraiment." Ce système existe depuis 1848 en Suisse, et est semble-t-il d'inspiration française du temps de la Révolution...
C'est un droit que les Français doivent absolument acquérir, c'est bien évident. Mais ce n'est pas la seule modification qu'ils devraient apporter à leur Constitution. Un des grands maux de ce pays est l'intense centralisation du pouvoir. C'est Paris qui décide de tout partout...
Pour ma part, je leur suggérerais de revenir aux provinces et d'abandonner les départements et les régions. D'en faire des entités comme les Länder allemands. Après tout, les Bretons ne sont pas des Lorrains ni des Chtis, les Auvergnats ne sont pas des Provençaux ou des Picards...
Les gouvernements locaux servent de contre-pouvoir nécessaire face aux prétentions du centre. C'est une évidence en Suisse, vu que les Romands n'ont pas envie de parler l'allemand chez eux...
Il faut donc reprendre le débat Girondins contre Jacobins. Rappelons que les Jacobins, c'est l'extrême-gauche et les Girondins la droite modérée...
Une constitution gauchiste, une religion qui était l'épine dorsale du féodalisme, les Français sont un peu farfelus sur les bords...

Écrit par : Géo | 17 décembre 2018

Bonjour, à chaque fois on nous parle de modèle suisse m’enfin la Suisse n’a pas le même nombre d’habitants, est ce que quelqu’un pourrait renseigner sur combien coûterait a l’ Etat un référendum tout les dimanche du mois sur une population comme la France? Dans ce cas là les impots vont augmenter un max, bien beau de proposer, encore faudrait-il que les gilets jaune réfléchissent à comment financer un référendum tout les dimanches quand on pense sue chaque parti use au moins 13 milliards pour une campagne, bonjour l’angoisse, on creve de faim mais l’on vote tout les dimanches, ca nous remplit le ventre sûrement...et pendant qu’ils y sont il pourraient aussi demander à leur préférée qui a gagné les dernières élections européennes, qu’est qu’elle y a fait, faudrait peut être qu’elle montre son bilan.

Écrit par : Frieda | 17 décembre 2018

Je suis assez sceptique aussi sur le modèle Suisse, mais je ne m'avance pas trop, je n'ai pas un échantillonnage de Suisses assez représentatif sous la main (je me demande même si ce pays existe encore vu le peu de ressortissants que je croise:-)). Mais on ne peut pas dire que les résultats - pour autant que je sache - soient fascinants: tout se résume en général à un conservatisme et un égoïsme social assez profond. On ne peut pas dire que cela offre la vision d'une société suisse en progression.

La populace a rarement raison. Le résultat d'une votation, d'une consultation populaire ou d'un référendum ne devraient pas avoir force de loi. Elle pourrait être indicative, mais sans plus. Donc, j'estime qu'un gouvernement (pour autant qu'il soit digne de confiance) doit être capable de refuser les résultats induits par telle démarche. L'hystérie populaire dans certains cas de figure (ou l'absence de connaissance ou de compréhension du problème connexe et global lors d'une consultation par les votants) sont extrêmement nuisibles ou dangereux.

Pour le reste, un gouvernement français plus décentralisé, c'est vrai que ce serait une bonne chose, mais je pense que tout le monde là bas en est conscient.

PDO

Écrit par : PDO | 17 décembre 2018

Selon un sondage de l'Ifop sur les intentions de vote des français pour les prochaines élections européennes, le Rassemblement national arrive bien en tête, avec 24%, En Marche 18 %, Les Républicains 11 %.

Un article commentant ces résultats est paru dans L'Opinion ( "journal libéral, européen et pro-business") du 12 décembre.

https://www.lopinion.fr/edition/politique/sondage-elections-europeennes-gilets-jaunes-protestent-rn-fait-plein-171734

Écrit par : Calendula | 17 décembre 2018

Concernant les sondages truqués une vidéo exemplaire sur youtube! (6 minutes pour comprendre comment on truque un sondage)!

Écrit par : Dominique Degoumois | 17 décembre 2018

Mais qui croit encore à de tels sondages?
La manipulation est grotesque.

Écrit par : Daniel | 17 décembre 2018

"Pour le reste, un gouvernement français plus décentralisé, c'est vrai que ce serait une bonne chose, mais je pense que tout le monde là bas en est conscient."
Versus :
"Et par rapport à Le Pen, Mélenchon et consorts, il n'y a pas photo. Perso, j'ai voté pour lui au second tour"
Les joies de la bi-nationalité...
"La populace a rarement raison." Détrompez-vous. Le peuple a souvent raison, même sur des sujets savants :
https://laviedesidees.fr/Le-nombre-et-la-raison.html
PS. Vous êtes de sang bleu, pour parler de populace ?

Écrit par : Géo | 17 décembre 2018

"La populace a rarement raison." Détrompez-vous. Le peuple a souvent raison, même sur des sujets savants".
Pour compléter : voyez les votations en Suisse. Le peuple refuse
systématiquement les initiatives socialistes du type "demain on rase gratis".
Le fait que nous ayons refusé une 4ème semaine de vacances ou une semaine de 35 heures fait rire le peuple français, mais c'est simplement que le peuple est intuitivement raisonnable.
Et cela ouvre un autre débat : des idiots veulent nous faire croire que l'IA va remplacer l'intelligence humaine. Il y a deux sens à intelligence : intellect et ensemble des systèmes de perception et de compréhension. Ce dernier est constitué de plusieurs pôles. Jung en voyait quatre : intellect, intuition, sensation, sentiment. Les robots ne jouiront jamais des trois derniers. Ils ne seront donc jamais intelligents au sens large. Une intelligence sans intuition, ce n'est pas de l'intelligence...

Prenons un exemple que l'on voit couramment, y compris sur cette plateforme. Les complotistes. Combien de gens sur Terre les suivent dans l'idée que les Américains ne sont jamais allé sur la Lune, alors que cette épopée représente la plus grande geste des humains ? A mon idée, dans notre monde plus ou moins évolué (occidental), à peine une personne sur mille...
Dans le phénomène gilet jaune, on voit beaucoup les braillards et les gueulards, les casseurs. Mais ils ne sont qu'une petite minorité, comme toujours. Et quand il faut voter, on s'aperçoit que leur point de vue extrémiste ne passe pas du tout...
Ils demanderaient la révocation de Macron ? Ce serait évidemment refusé...

Écrit par : Géo | 18 décembre 2018

@Géo,

En lisant vos deux derniers commentaires, je me suis dit que le plus important, c'est de pouvoir admettre qu'il y a une pluralité de points de vue sur un même objet. Et ne pas agresser ceux qui ne sont pas de notre côté.
Ça vaut pour la science ( p.ex. l'intelligence artificielle) ou les camps politiques.
Il va forcément y avoir des majorités et des minorités ou un fractionnement en beaucoup de petits groupes. La démocratie consisterait à arriver à un compromis et/ ou accepter d'être dans la minorité.
Quand on vote en Suisse, il faut p.ex. pouvoir admettre qu'on n'a pas toujours voté avec la majorité soi-même, et que les votants ont quand-même "raison".
Ce que je ne comprends pas, c'est que le taux de participation reste souvent très bas. Comment se fait-il qu'on arrive si rarement à 50 % ? A mes yeux, on aurait raison de participer !
Quelle est votre hypothèse ?

Écrit par : Calendula | 18 décembre 2018

Calendula@ Vous voyez une agression de ma part sur la science ? Vous oubliez juste l'agression des réchauffistes, de l'IA, ou devrais-je dire, des religieux du réchauffement, des religieux de l'IA, qui veulent nous convaincre des bienfaits de leur croyance ? Ce ne sont pas des scientifiques. La devise première - et fondamentale, FONDAMENTALE - de la science, c'est "dubito, ergo sum".
Ce léger détail mis à part, sur votre question : "Comment se fait-il qu'on arrive si rarement à 50 % ?"
Cela n'a rien d'inquiétant. Il y a des gens qui choisissent de faire confiance aux autres, parce qu'ils ont la flemme de s'intéresser aux sujets, parce qu'ils ne se sentent pas vraiment compétents sur ce sujet, ou parce que cela ne les intéresse pas. Ils font partie du tout. C'est leur droit, de ne pas s'exprimer. Et ils ont raison de le faire s'ils ne se sentent pas assez sûrs pour le faire.
Au Burkina, j'ai reçu une carte d'électeur ! J'ai remercié de l'attention et j'ai décliné l'offre. Je me sentais absolument incompétent pour choisir qui que ce soit parmi eux. Soit dit en passant, je voudrais tellement que ce soit réciproque. Que Ada Marra, 99% italienne, vote et soit élue en Italie et nous foute la paix !

Écrit par : Géo | 18 décembre 2018

Calendula@ Encore un détail : on apprend aujourd'hui que 25% des Suisses sont des bi-nationaux. Cela signifie que 25% des "Suisses" votent comme des Italiens, des Français pour certains. Quelle est la devise des Italiens et des Français ? "Ne rien foutre, et si je travaille c'est au noir et je m'arrange pour toucher un max des allocs de chômage et autres conneries". Vu de mes propres yeux dans un village français, où tous les jeunes gens étaient payés par l’État à ne rien foutre et travaillaient à rénover leur maison pendant ce temps...
Et donc ils pourrissent complétement notre système de gens civilisés et responsables du bien commun.
La bi-nationalité est une erreur politique spectaculaire...

Écrit par : Géo | 18 décembre 2018

Géo,

Mes propos étaient d'ordre général. Je vois de l'agressivité dans beaucoup de débats ( ici, à la télé, sur les réseaux sociaux, et moins en Suisse qu'ailleurs ).
Je ne trouve pas que l'agressivité aide à être entendu. On se retrouve vite sur un terrain autre que le débat d'origine.
Il me semble que la possibilité de voter régulièrement permet de débattre et de décider dans un cadre qui en définitive dédramatise les oppositions. Qui subsistent, certes,mais les citoyens ayant tranché, l'affaire devrait être entendue.

La confiance et sa perte ... Voilà un problème d'actualité.
Cette perte expliqué probablement l'apparition de recours contre des résultats de votations.

Écrit par : Calendula | 18 décembre 2018

"Cette perte expliqué probablement l'apparition de recours contre des résultats de votations."
Vous mélangez tout. Les recours arrivent quand les enjeux sont très grands, Moutier par exemple au hasard, et dans ce genre de cas, on peut le comprendre.
Pour ma part, je suis plutôt du côté de Dick Marti. Mais je suis sûr que beaucoup de gens du N sont venus s'installer à Moutier pour contrer les gens du S. S = protestants, N = catholiques. Et donc, rien n'est simple...
J'entendais des Français sur leur chaîne ricaner sur la notion de Rhodes intérieures et extérieures. Personne ne leur a dit que cela signifiait que les gens d'Appenzell, au lieu de se trucider comme chez eux, ont simplement partagé leur territoire entre catholiques et protestants...

Écrit par : Géo | 18 décembre 2018

-Quelle est la devise des Italiens et des Français ? "Ne rien foutre, et si je travaille c'est au noir et je m'arrange pour toucher un max des allocs de chômage et autres conneries".- Dixit Geo

Ce n'est pas du tout raciste ça :-)

On va finir par croire ce que dit la légende populaire sur les Suisses et la Suisse en général si vous continuez comme ça. Heureusement, je me suis fait vacciner il y a très longtemps, et je ne mesurerai jamais la valeur morale d'un peuple à l'aune d'un seul de ses représentants, aussi répugnant soit-il.

Je me félicite d'avoir signalé autrefois que je vous priais (vous personnellement, pas les autres Suisses) de ne pas m'adresser la parole.
Réactivons donc cette intelligente convention. Vous vous consolerez facilement en machouillant vos imprécations et en les faisant passer à l'aide d'une tablette de Toblerone. Et pour ne pas faire de jalouse, transmettez mes amitiés aux vaches mauves, aux marmottes qui emballent dans le papier d'alu et tout ça....

PDO
Démagoguenard :-)

Écrit par : PDO | 18 décembre 2018

ah les journaleux, si ils voulaient bien donner la place à toute l'information, ce qui se passe en France serait bien plus claire, voyez cela :

https://www.youtube.com/watch?v=9YOFNKNPaKw

Écrit par : Corélande | 19 décembre 2018

@ Géo,

Je reviens à ce problème des votants binationaux.
C'est un souci légitime et il le serait encore davantage, si les binationaux étaient un groupe homogène et qui votait davantage que les citoyens ayant la seul nationalité suisse.
Mais ce ne semble pas être le cas.

"En Suisse, en matière d’engagement politique, on remarque des différences importantes entre les personnes issues des migrations et les autres citoyens. La probabilité qu’un Suisse d’origine se rende aux urnes est un quart plus élevée que pour un Suisse naturalisé."

https://www.swissinfo.ch/fre/democratiedirecte/point-de-vue_pourquoi-les-citoyens-naturalis%C3%A9s-ne-vont-pas-voter/41776278

On peut certes contester de telles études et les conclusions qui en sont tirées, mais il faut des arguments.

Dans ce contexte, on pourrait se demander ce qu'il est est du vote des Suisses de l'étranger, il s'agit de plus de 700 000 personnes, dont 142 000 inscrits sur les registres électoraux.
Taux de participation entre 37 et 64 % selon les cantons d'origine.

https://www.swissinfo.ch/fre/politique/participation-aux-%C3%A9lections_pourquoi-les-suisses-de-l-%C3%A9tranger-s-expriment-plus-rarement/44393284

Quant à la contestation de résultats et des recours qui en résultent, je pense que cela tient d'abord au score serré.
A Moutier ou à Peseux, le corps électoral est relativement réduit, donc l'écart en nombre de voix s'en ressentira.
Je crois que l'enjeu est important pour toute personne et tout groupe qui aura lancé une initiative et qui aura fourni le travail nécessaire avant et pendant la campagne !

https://www.letemps.ch/suisse/citoyens-acceptent-verdict-urnes

Écrit par : Calendula | 19 décembre 2018

Calendula@ Votre commentaire appelle de nombreuses remarques :
"C'est un souci légitime et il le serait encore davantage, si les binationaux étaient un groupe homogène et qui votait davantage que les citoyens ayant la seul nationalité suisse."
Mais d'où sortez-vous ça ? Cela n'a aucune importance, cette appréciation. La bi-nationalité est une profonde injustice en ce sens que des citoyens ont deux fois(ou plus !) de droits que les citoyens normaux. Le fait de posséder plusieurs passeports est le fait d'une classe de super-privilégiés pour lesquels tout est permis (voyez l'arrogance de ce PDO et son mépris de la populace !). Je l'ai déjà raconté : J'ai rencontré une jeune marocaine de 30 ans qui dirigeait une entreprise de forage (n'importe quelle jeune femme marocaine peut faire ça, c'est bien connu...) qui se vantait d'être aussi Suisse, comme moi. Mais aussi canadienne et française...
Les Suisses sont aujourd'hui totalement submergés et colonisés, en tout cas en Suisse romande. Heureusement qu'il y a les Suisses allemands, sinon la Suisse disparaîtrait dans les dix ans qui viennent. Votre conseil d'état genevois est constitué d'une majorité d'étrangers prônant une idéologie contraire aux intérêts suisses. Idem pour Vaud. Cela n'enlève rien à la compétence de ces gens. Et justement, ils sont tellement compétents qu'ils arriveraient à nous dissoudre dans l'Europe (la Suisse romande en France, le Tessin en Italie, la Suisse allemande en Allemagne, selon les voeux de Hitler, Mussolini et Khadafi...). Mais heureusement, mes chers compatriotes romands, qui sont cons comme des balais dans leur immense majorité, ne sont de loin pas majoritaires dans ce pays. Et la Suisse a encore des chances, grâce à la Suisse allemande. Qui vote systématiquement contre nous, et c'est fort heureux.
Sur les Suisses de l'étranger : on ne reçoit le matériel de vote que un jour avant le délai et il faut plusieurs semaines pour envoyer son bulletin. On ne risque donc pas d'être bousculé par leur vote...

Écrit par : Géo | 19 décembre 2018

@ Géo,

L'échange à ce sujet est en quelque sorte arrivé à son terme.
Étant ( à l'insu de mon plein gré *) binationale moi-même, je ne suis pas en posture de vous répondre.
Il faut vivre avec cette idée que ma loyauté envers ce pays sera mis en doute, quoi que je dise ou je fasse.
Tout ce que je dirai sera disqualifié, puisque je suis intrinsèquement privilégiée mais déloyale, selon votre point de vue, qui ne laisse aucun espace à des bémol.
L'échange n'a donc pas de sens.

Heureusement que dans la vie de tous les jours, en tant que mère et compagne, belle-fille, tante et belle-sœur de "vrais Suisses" ( pas tous Genevois, considérés citoyens de seconde zone) mon lieu de naissance ne pose aucun problème.

* J'avais rendu mon passeport en 1980, en pensant avoir perdu ma nationalité d'origine, puisque j'avais déclaré y renoncer, avec la ferme intention de devenir suisse.
Il y a 5 ans, j'ai appris par hasard que j'étais toujours considéré comme citoyenne, résidant à l'étranger.
J'avais 9 ans en quittant mon pays d'origine et j'ai passé 51 ans ici. Et pourtant, je suis une métèque.

Écrit par : Calendula | 19 décembre 2018

Personne n'est métèque Calendula.
C'est juste une vision de quelques bas du front. Les opinions de Geo et des individus similaires, hein... ça ou rien!
Qu'est ce qu'on en a à battre.
World is large. La vie ne se résume pas à à Genève (ou Lausanne, ou Makapet-dans-la vallée) et leur parc communal.

PDO

Écrit par : PDO | 19 décembre 2018

Pour conclure, cette nouvelle du "Matin" :
"La création annoncée d'une armée au Kosovo fait des vagues dans les forces armées suisses. Des soldats aux racines kosovares se disent prêts à retourner dans les Balkans pour servir leur pays d'origine, explique le Blick."
Bas du plafond, météque...
PDO n'a que des insultes pour argument. Mais les footballeurs kosovars font des signes ultranationalistes albanais lors de match contre la Serbie, les soldats kosovars de l'armée suisse se font photographier avec un aigle albanais en arrière-fond. Tout va bien...

Écrit par : Géo | 19 décembre 2018

Le cas de guerre possible entre deux pays, ou simplement de mobilisation, est l'extrême, mais c'est la raison première à mon sens de refuser la binationalité.

Il y a aussi d'autres raisons. Cela dit je ne crois pas que l'on doive se méfier par principe d'une personne binationale. Les loyautés naturelles, comme celle qui nous lie à nos origines, durent longtemps, c'est normal, il faut en principe plus d'une génération que les nouvelles racines se soient développées et aient remplacé les anciennes. Entretemps la vie quotidienne, l'école, le travail, font qu'un jour on ne célébrera plus les origines que dans une association culturelle plus folklorique que militante ou identitaire.

Écrit par : hommelibre | 19 décembre 2018

@ Frieda:

Je suis né dans cette démocratie et cela me semble aller de soi. J'ignore par exemple le coût des votations et des élections. Intuitivement je dirais que les premières sont moins coûteuses que les secondes.

Le coût pour la France serait peut-être compensé par plus de paix politique, par un début de sortie des extrêmes, le tout ou rien, que l'on constate chez nos voisins. La difficulté me semble plus culturelle que financière. Ils n'ont pas l'habitude du dialogue, ils sont moulé dans un État centralisateur, à tendance autoritaire, et formé par des conquêtes et non par l'adhésion des régions.

Pour arriver à un référendum populaire qui ne bloque pas la société par trop de votations (quoiqu'en Suisse ce n'est pas le cas), il faut des échelons hiérarchiques actuellement manquants, par exemple de vrais pouvoirs aux régions (ou provinces, pourquoi pas), de manière à hiérarchiser les problèmes et à traiter en bas ce qui peut et doit l'être.

C'est un long chemin.

Écrit par : hommelibre | 19 décembre 2018

@ PDO,

L'ironie est difficile à faire passer, en tout cas pour moi ! :-))

Écrit par : Calendula | 19 décembre 2018

Arrêtez de parler de Bi-nationaux en Suisse. C est vraiment débile et nauséabonde.

Sur les 7 millions de suisses , il y a 1 personne sur 4 qui est bi-nationale et souvent de naissance.

Que voulez faire avec des 25% sus cités et bi-nationales que ce nombre vous plaise ou pas, c est un fait? Tirez la chasse d eau ou avoir une télécommande (TC) et le problème est réglé! Il y en a qui croient qu ils peuvent résoudre leur propre "problème" "grâce" à leurs chasse d eau et/ou à leur TC!.

La chasse d eau est un scénario débile qui vaut pour ceux qui veulent virer 1.2 milliards de musulmans de la planète, qu on les aime ou pas( moi très peu...) ou virer les 1.2 milliards de chrétiens "Cathos", appelés des Chrétins ou Chrétiens sans E par des blogueurs faussaires de l histoire et certes de l Extrême droite(voulez vous des noms?) Bernard Pivot a dit:Avec une télécommande et une chasse d'eau, l'homme est un animal sédentaire qui pense vivre heureux.

Bien à Vous
Charles 05

Écrit par : Charles 05 | 19 décembre 2018

Charles =5, il n'y a pas de bi, tri ou quadruples nationaux, il y a des Suisses à 50, 33, 25% ! On est Suisse ou on ne l'est pas ! pour moi, avoir plusieurs passeports est malhonnête et prouve un manque flagrant d'intégration.

Écrit par : Octave Vairgebel | 20 décembre 2018

@ Charles 05:

où est le problème? C'est un thème normal, c'est une réalité. On peut en débattre sans faire appel à la bombe de mauvaises odeurs. Si c'est le seul argument, ne vous donnez pas cette peine.

Votre scénario n'est pas pertinent. Il ne s'agit pas d'exclure, mais de savoir à quoi donne droit une citoyenneté, et si l'on peut être citoyen de plusieurs pays sans que cela n'entraîne de problème. Le plus évident étant celui que j'ai cité, une guerre. Certains pays n'acceptent pas qu'un naturalisé garde l'ancien passeport, d'autres oui. Sur quels motifs? Et ces motifs sont-ils encore considérés comme pertinents?

Nulle exclusion dans ce débat, seulement des questions. Mais je vous accorde que la généralisation de Géo n'est pas des plus engageantes.

Écrit par : hommelibre | 19 décembre 2018

@hommelibre,

J ai bien indiqué d après l info que j ai transmise qu un suisse sur 4 possède un double passeport et souvent pour le passeport Suisse, d après sa naissance sur sol suisse. La loi suisse l autorise voire parfois l encourage à garder son premier passeport dit étranger.

Si la discussion serait en faveur du laisser tomber le passeport du pays d origine de ses parents, il faudrait changer la loi! Et là je vois mal d une part que cette "nouvelle loi" puisse être rétro-active et d autre part qu elle serait illégale de ne pas autoriser un enfant né et qui vit sur sol suisse (école, assurance maladie, allocations familiales...suisses..etc) de ne pas lui accorder un passeport suisse...

J ai une amie qui m a raconté que son fils ado de 16 ou 17 ans a eu à répondre à une question orale lors de la procédure de la demande du passeport suisse:"Si une guerre se déclenche entre la Suisse et le pays étranger de vos parents et duquel vous avez déjà le premier passeport, sur qui tirez-vous, ce pays ou la Suisse"...Je vous laisse imaginer la pertinence de cette question? Il serait con qu il dise sur la Suisse!

Bien à Vous.
Charles 05

Écrit par : Charles 05 | 20 décembre 2018

"Mais je vous accorde que la généralisation de Géo n'est pas des plus engageantes." Vous ne m’enlèverez pas de la tête que la mentalité des Français, par exemple, est très différente de celle des Suisses. Et je ne pense pas qu'un Français naturalisé suisse va changer sa mentalité.
Mais telle n'est pas la question principale de la bi-nationalité, pas plus que celle de la guerre. Pour moi, c'est l'aberration juridique de donner plus de droits à un citoyen qu'à un autre, alors que l'égalité devant la loi est un principe primordial de nos démocraties. Donc oui aux naturalisations, pas de problème. Mais dans ce cas, on renonce à son autre nationalité...

Écrit par : Géo | 20 décembre 2018

Et j'oubliais le plus important, en fait : comment cela se passe dans l'UE ? Est-ce qu'un Anglais résident en France, qui peut donc voter en France, peut aussi voter en Angleterre au prétexte qu'il est Anglais ? J'en doute, mais je n'ai pas vérifié.
En tout cas, dans un pays qui donne le droit de vote à 25% de citoyens de papier qui peuvent voter dans leur pays d'origine aussi, les Valaisans de Genève, tout de même la plus grande ville du Valais en population, n'ont pas pu choisir leurs constituants en Valais. C'est un scandale...

Écrit par : Géo | 20 décembre 2018

On peut estimer qu'environ 90% des lecteurs de ce blog sont des Suisses romands.
L'ineffable Géo, répondant à Calendula, a écrit plus haut:
"Mais heureusement, mes chers compatriotes romands, qui sont cons comme des balais dans leur immense majorité, ne sont de loin pas majoritaires dans ce pays. Et la Suisse a encore des chances, grâce à la Suisse allemande."
Qu'est ce qu'une "immense majorité", pour reprendre les termes de Géo? Estimons-là à 95%, si vous voulez bien.
Donc, si l'on en croit Géo, environ 85,5% des lecteurs de ce blog seraient des cons.
Une formule entendue quand j'étais une gosse me revient à l'esprit: "C'est celui qui le dit qui l'est".

Heureusement que les Suisses allemands sont là pour sauver la Suisse, proclame Géo.
Vous verrez que d'ici quelque temps, sur ce blog ou sur un autre, Géo soutiendra, parce que ça l'arrangera, que l'immense majorité des Suisses allemands sont des cons...

Remarquez, moi je m'en fous: je suis Tessinois.

Écrit par : Mario Jelmini | 20 décembre 2018

@hommelibre,

Bien d'accord avec vous que dans le cas d'une guerre, les problèmes de loyauté sont réelles.
Un terrain symboliquement proche : le match de foot, hockey sur glace, basket etc
C'est un test auquel les binationaux sont soumis à chaque fois que le pays de naissance et d'adoption se retrouvent face à face. Pourvu qu'on soit passionné de sport de compétition.

Je pense que c'est pour cela ( pour la portée symbolique) que l'affaire du geste de l'aigle bicéphale était si malvenu. Malgré tous les arguments relativisant l'importance de l'incident, je reste d'avis que c'était non seulement une faute de style, mais un véritable faux-pas politique.
Si on joue dans une équipe nationale, c'est qu'on doit avoir accepté cette appartenance-là de façon cohérente et digne.
Malgré la nature pénible du débat public qui en a suivi, il fallait l'avoir.

On n'est pas obligé d'être d'accord avec tout ce que font les joueurs de foot, les stars, les leaders d'opinion et on a le droit de le dire.
Ce ne sont que des people et leur statut public les expose à l'opinion publique. Il ne peut y avoir de tabou.
Et lorsqu'il s'agit de l'armée, ça nous regarde d'autant plus. D'abord en tant que contribuables et en tant que citoyens d'un pays censé être neutre.

Écrit par : Calendula | 20 décembre 2018

En attendant, personne ne répond à la question : comment est-ce que cela se passe dans l'UE. Y a t-il aussi des citoyens de première et de seconde zone ? Un Anglais résident en France peut-il voter en France ET en Angleterre ? Sommes-nous le seul pays assez stupide pour permettre une telle aberration ?
Je suis pour le droit de vote aux seuls résidents, LéGALEMENT installés, puisque "nationalité" ne veut plus rien dire. Mais cela pour tout le monde...

Écrit par : Géo | 20 décembre 2018

En Belgique (et selon moi dans toute l'Europe) :
Un étranger peut voter dans le pays dont il est résident aux communales, ET dans son pays d'origine, (communales, présidentielles etc).
Un bi- (ou tri-) national peut voter pour tout dans tous les pays dont il est ressortissant.

Ça fait mal à son nationaliste raciste, hein? :-)
Ça n'en est que meilleur! :-)

PDO

Écrit par : PDO | 20 décembre 2018

Cela ne fait pas de mal du tout, et je ne suis pas raciste. Sur nationaliste, on peut discuter. Cette distinction entre patriotisme et nationalisme me semble parfaitement navrante intellectuellement, sauf le respect que j'ai pour Romain Gary, sauf erreur auteur de ce qui est devenu un lieu commun...
Disons que je trouverais JUSTE ce que je proposais. Vous vous félicitez de l'injustice dont vous bénéficiez.
Cela ne m'étonne pas vraiment de vous, PDO...

Écrit par : Géo | 20 décembre 2018

Exemple dans l’UE, les élections européennes.

Si l’on réside dans son pays d’origine, on ne opeut voter que pour les candidats en lice dans son pays.

Si l’on réside dans un autre pays de l’UE on peut voter soit pour les candidats de son pays de résidence, soit pour ceux de son pays d’origine, mais pas pour les deux.

Il n’y a donc pas de double vote dans cette élection. Je n’ai pas cherché pour d’autres.

L’UE reconnaît donc comme fondé le fait de limiter et délimiter la pratique du vote. L'UE est-elle accusée de racisme? Pas à ma connaissance.

https://europa.eu/youreurope/citizens/residence/elections-abroad/european-elections/index_fr.htm


@ PDO: votre dernier commentaire me navre. Bullshit.

Écrit par : hommelibre | 20 décembre 2018

Je prends note. Dans l'ambiance actuelle, cela vaut qqch...

Écrit par : Géo | 20 décembre 2018

@ PDO: votre dernier commentaire me navre. Bullshit.

J'admets. J'ai tendance à dire que je méprise les porteur de certaines opinions, et à ne pas me priver de l'exprimer. On ne se refait pas. Mais que ce ne soit pas apprécié, je peux comprendre.

J'ai une antipathie fondamentale contre ce que représente Geo. Et aucun remord à exprimer la chose. Les vieux coloniaux aigris et nationalistes, en Belgique on connait; c'est même un produit local, comme les frites, le chocolat, la bière et la dentelle. Heureusement ils ont tendance à disparaître avec le temps.

Dans la vie, ou on les gifle, ou on ne les fréquente pas et on les expulse de son cercle de connaissances. Sur un forum, c'est difficile: ils sont présents, et on a beau essayer de ne pas avoir d'échange avec eux, ça transpire.

Je présente volontiers des excuses si j'ai choqué quelques personnes sur ce forum. A Geo, aucune. Et si on souhaite que je ne m'exprime plus, aucun problème, il suffit de me le faire savoir.

A plus (ou pas) folks.

PDO

Écrit par : PDO | 20 décembre 2018

J'ai un fils qui est double national: suisse par son père, suédois par sa mère. Il parle couramment les deux langues. Il est né et a grandi dans le canton de Vaud mais a choisi d'aller faire son service militaire en Suède (pour ne pas avoir à faire de cours de répétition). Puis il est rentré en Suisse où il vit depuis lors.
Si la Suisse entrait en guerre contre la Suède, il serait mobilisé en Suède...

Le cas de mon petit-fils est encore plus intéressant: il est suisse et suédois par son père, et belge par sa mère. Il possède effectivement trois passeports, et cela à trois noms différents (dû au fait que ses parents ont fait le choix de ne pas se marier):
- sur son passeport suisse, il porte le nom de famille de sa mère belge,
- sur son passeport belge il porte le nom de famille de son père suisse et suédois,
- sur son passeport suédois il porte les noms de famille de ses deux parents reliés par un trait d'union.

Chaque pays a ses lois...
À quand un passeport européen ?

Écrit par : Mario Jelmini | 20 décembre 2018

Vous avez parfaitement raison @Mario Jelmini de souligner que le multi-culturalisme est une richesse en soi. Déjà par le multi-liguisme et donc
l accès à des cultures différentes parfois à l opposé ou contradictoires.
Même que, par exemple, la définition du bonheur varie d une manière significative d une culture à l autre...

Bien à Vous.
Charles 05

Écrit par : Charles 05 | 20 décembre 2018

Qu'elle chance d'avoir un accès privilégié à trois cultures, et deux cantons. ça ouvre l'esprit.

Écrit par : sunrise | 20 décembre 2018

"La populace a rarement raison.".
Commentateurs: "grave erreur"!

Chair de poule… cheveux qui se dressent sur la tête… se faire du mauvais sang… une pinte de bon sang… de mauvais poil!

Une personne appréhende un entretien pour une chose ou une autre.
On lui demande comment l'entretien a marché.
"Comme sur des roulettes" (parfaitement, à merveille) répond-t-elle.

Or, de roue, roulette... chakra (yoga) spirale énergétique.
Cinq chakras alignés le long de la colonne vertébrale, deux chakras dans le cerveau

Pour chaque pied cinq chakras secondaires de sous les orteils jusqu'aux talons nous relient à la terre

deux chakras secondaires au centre des mains en rapport avec la santé (les guérisseurs, on ne l'oublie pas, "imposent les main")

Comme sur des roulettes… chakras: OK... très bien... à merveille... comme une lettre à la poste

la "populace", en l'occurrence, n'ayant jamais entendu parler yoga.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 20 décembre 2018

Pour ceux qui ne le sauraient pas, celui des cinq chakras qui est situé au niveau le plus inférieur de la colonne vertébrale s'appelle Racine. C'est le chakra de l'énergie vitale initiale, de la confiance. Pour la précision, il est situé au niveau du périnée, entre l'anus et l'organe sexuel, dirigé vers le bas.
Si je raconte tout ça, c'est juste pour montrer à Mme Belakovsky que je ne fais pas partie de cette populace qui n'a jamais entendu parler de yoga.
Comme disait Horace: odi profanum vulgus et arceo. N'est-ce pas, Myriam?

Écrit par : Mario Jelmini | 20 décembre 2018

Mario,

Il n'était pas question du chakra racine MULADHARA (couleur rouge, comme coquelicot) mais du chakra ("psychosomatiques" tous ces chakras) MANIPURA (couleur jaune comme au printemps les superbes grappes de genêts aux "carrefours" (L'enchanteur Merlin, par Barjavel) de la forêt de Brocéliande) situé à l'arrière de la plaque stomacale.

Ne dit-on pas qu'une mauvaise nouvelle arrivée par la poste nous a coupé l'appétit?

En attendant son tour pour exécuter une page musicale un élève en examen ou en audition n'a-t-il pas à la fois le trac et les mains moites?

Enfin... ne peut-on pas aussi bien se réjouir d'avoir "dévoré" un plat délicieux qu'avoir "dévoré" un bon bouquin?

Écrit par : Myriam Belakovsky | 21 décembre 2018

Mario,

je vous ai répondu.
Mon commentaire n'a pas encore été publié

Tout d'abord nous respectons l'article présenté.

Ensuite, une allusion au yoga était possible car en nous entraînant nous luttons contre des déconnexions possibles avec pour exemple la France: sa fracture des élites avec la rue raison d'être en grande partie des gilets jaunes.
Or les chakras, d'ordre psychosomatiques, selon les concours de circonstances peuvent être quelque peu dérangés, déplacés comme déconnectés les uns des autres.

Dans mon commentaire que vous évoquiez juste ci-dessus il ne s'agissait pas de vous du tout.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 21 décembre 2018

"Si la Suisse entrait en guerre contre la Suède, il serait mobilisé en Suède..." Très drôle. Par contre, remplacez Suède par Kosovo...
La Suisse ne va jamais entrer en guerre contre le Kosovo ni la réciproque. Mais le Kosovo est terre d'islam et un grand nombre de ses ressortissants sont partis se battre en Syrie pour Daech. Mais encore, ce n'est pas la question.
La bi-nationalité, en Suisse, c'est la possibilité pour certains de voter dans deux pays différents. Il y a donc de facto et de jure, une injustice par rapport à ceux qui n'ont qu'un pays.
On devrait, en bonne logique juridique, accorder le droit aux résidents installés depuis disons une année et qui payent leurs impôts. Les bi-nationaux, qui n'ont pas le don d'ubiquité, ne peuvent déposer leurs papiers dans deux pays différents et ne pourraient donc pas pouvoir voter dans autant de pays qu'ils veulent...
Maroc, Suisse, France et Canada dans l'exemple cité plus haut....
Alors trouver cela raciste et comparer ça aux vieux colonialistes belges en dit long sur les facultés d'analyse de certains...

Écrit par : Géo | 22 décembre 2018

Pour ma part je ne considère pas la bi ou tri nationalité comme du multiculturalisme.

Je ne considère pas plus le multiculturalisme comme une fin en soi. L'Histoire montre d'ailleurs que la tendance récurrente des sociétés mélangées est de les unifier par une seule langue, un seul Droit, etc. On l'a vu en France. La survivance de nos origines est normale, mais elle s'estompe avec les générations.

Mais ce n'est pas le débat.

Écrit par : hommelibre | 22 décembre 2018

"Mais ce n'est pas le débat." Mais cela devrait l'être. Voulons-nous la fin de notre monde ? Quand les bien-pensants seront majoritaires, les Musulmans prendront notre place et dicteront leur loi. Plus d'alcool (sauf pour leurs dirigeants à eux, comme en Arabie saoudite), les femmes rendues à l'esclavage, nous à la dhimmitude. Notre Europe a mis des centaines d'années à se libérer des chaînes catholiques, qui étaient aussi ignobles que celles des islamistes. La Réforme n'a pas amené de grands progrès, en intériorisant la Grande Culpabilité du péché Originel dans la tête de ses pratiquants.

Vous signez "Homme Libre" et ce n'est pas un hasard. Un croyant est l'antithèse d'un homme libre, c'est quelqu'un qui a renoncé à sa dignité humaine. Il est un esclave des cosmogonies d'il y a plusieurs millénaires. Une époque où il n'y avait pas de distinction entre savants et prêtres : c'était les mêmes...
Ce n'est plus le cas aujourd'hui et le fossé se creuse toujours plus entre croyants et citoyens rationnels. La haine des bien-pensants contre ceux qui s’élèvent contre l'invasion de notre continent par des gens non seulement irrationnels mais fortement hostiles, c'est ce qui va nous perdre. Tous, y compris les gentils !

Écrit par : Géo | 22 décembre 2018

Les commentaires sont fermés.