24 octobre 2018

Meghan aux Fidji : plaidoyer pour la scolarisation des filles. Sauf que…

Meghan Markle, la royale « Harry Supporter », voyage dans le Pacifique et visite quelques îles de l’archipel des Fidji. Elle s’est rendue en particulier à l’Université du Pacifique Sud. À cette occasion elle a prononcé un discours militant et enflammé en faveur de la scolarisation des filles.


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Selon La Liberté, « L’épouse du prince Harry, Meghan, s’est appuyée mercredi sur son vécu pour livrer devant des étudiants fidjiens un vibrant plaidoyer en faveur du droit des filles à l’éducation. Il s’agit de son premier discours de la tournée royale dans le Pacifique. »

Extraits de ses propos:

« Pour les femmes et les filles des pays en développement, c’est vital. »

Serait-ce moins vital pour les hommes et les garçons du pays?

« Quand on donne aux filles les bons outils pour réussir, elles peuvent créer un avenir incroyable, non seulement pour elles, mais pour tout le monde autour. »

Certainement. Comme les hommes. À moins que par essentialisme ou communautarisme, les femmes ne disposent à cet effet de compétences propres à elles seules? Dites-le nous, chère et séduisante Meghan, nouvelle icône British si unique – jamais une expression négative ne vient assombrir votre lumineux visage.

 

 

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Sauf que les injonctions que vous proférez ne correspondent pas à la réalité. Vous seriez-vous plantée, chère et séduisante Meghan, vous si jolie qu’on peine à vous imaginer autrement qu’avec un bon parti? Nous savons que les éboueurs n’ont pas accès à des femmes comme vous.

Vous êtes privilégiée par la nature et par mariage. Je dis cela parce que dans votre position et disposant du soutien du public, vous pourriez soulever de vrais sujets. Pas comme aux Fidji.

Vous insistez sur le droit des filles à l’éducation et vous soutenez leur scolarisation. Personne ne peut être contre cela. Mais y a-t-il un déficit de scolarisation des filles aux Fidji pour que vous ne parliez que d’elles? Sont-elles oubliées, non instruites parce que filles? C’est ce que l’on est porté à croire en vous lisant. Mais hélas ce n’est que propagande.

Si vous aviez pris la peine de lire les statistiques vous sauriez qu’à l’Université du Sud Pacifique les étudiantes sont plus nombreuses que les étudiants (image 3, clic pour agrandir), soit 55% contre 45%. Oui, il y a plus de femmes inscrites que de garçons. Alors pourquoi ne soutenez-vous pas les garçons?

Quant aux statistiques de scolarité dans le primaire et le secondaire, fournies par l’Unicef (images 4 et 5), elles montrent également un pourcentage plus élevé de filles que de garçons.

 

 

meghan markle,harry,fidji,scolarisation des filles,On s’en fout

Cé une cacastrofe! Vous avez dit une grosse bêtise.

Alors, charmante et séduisante Meghan, princesse sexy et romantique, votre benêt de Harry ne vous sert-il à rien? Ne vous a-t-il pas repris sur cette information? Ou bien est-il langue pendante devant vous comme un chiot ébouriffé? 

N’empêche que votre discours va faire mouiller les jolies petites fidjiennes, qui n’auront pas lu les statistiques mais qui, à cause de vous, pensent maintenant qu’elles sont sous-scolarisées par rapport aux garçons. Et donc qu’elles sont victimes de la vilaine méchante société. Pensez, si la jolie princesse le dit...

Ceux qui lisent ce billet savent maintenant que c’est faux et qu’on prend le public pour une masse informe et stupide malléable à souhait.

Mais on s’en fout, n’est-il pas?

 

 

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11:53 Publié dans Divers, Féminisme, Philosophie, Politique, société | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : meghan markle, harry, fidji, scolarisation des filles | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

Le féminisme militant ou occasionnel, comme ici, repose sur des idées préconçues, des schémas et théories établis avant d'avoir été réfléchis, etc. Ici ce féminisme de bazar, qui marche tout le temps, est mêlé d'une bonne dose d'ignorance néo-colonialiste: comme chez nous les femmes sont méprisées, dominées, rabaissées, cela ne peut qu'être pire ailleurs. Diana, autre époque, autre classe, ne se serait jamais permis pareil bêtise...

Écrit par : Henry | 24 octobre 2018

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elle gobe les mensonges féministes sans se poser de questions, les féministes racontent tellement n'importe quoi quelles finissent par prendre leur mensonges pour la vérité.

"« Quand on donne aux filles les bons outils pour réussir, elles peuvent créer un avenir incroyable, non seulement pour elles, mais pour tout le monde autour. »

ah bon elle a été chercher ça où ?

les métiers où il n'y avait que des hommes est que maintenant qu'ils sont féminisés, y a t'il eu un plus sincèrement je ne pense pas.

Camille Paglia : une féministe qui défend les hommes



La « guerre des sexes » fait toujours rage en Amérique du Nord, où le féminisme demeure l’un des piliers du progressisme. Pourtant, au sein même de ce mouvement, certaines commentatrices se font plus critiques, à l’instar de Camille Paglia*, une « féministe post-féministe ».

Titre original : « Camille Paglia Defends Men« . Traduit de l’Anglais par Le Bulletin d’Amérique, 12 décembre 13



"Que cela soit entendu : les hommes sont périmés » : tel était le sujet d’un récent débat à Toronto. Maureen Dowd et Hanna Rosin défendaient ce dernier point de vue, tandis que Camille Paglia* et Caitlin Moran y étaient opposées. Très pince-sans-rire, Dowd fit par exemple remarquer que les hommes avaient joué de façon si téméraire avec le monde entier "qu’ils l’avaient presque cassé" . Nous allons dans une nouvelle direction, dit-elle alors, avant d’ajouter : « Zut, les hommes ne prennent même pas la peine de demander quelle direction prendre ! »

Mais ce sont les déclarations électrisantes de Camille Paglia qui attirèrent toute l’attention :

Si les hommes sont obsolètes, alors les femmes disparaîtront bientôt, à moins que nous nous précipitions sur le sinistre chemin du « meilleur des mondes », où les femmes se feront cloner par parthénogenèse, comme le font à merveille les dragons de Komodo, les requins marteaux et les vipères .

Une rancune mesquine et hargneuse contre les hommes a été l’une des caractéristiques les plus désagréables et injustes du féminisme de la deuxième et de la troisième vague. Les fautes, les défauts et les faiblesses des hommes ont été saisis et décuplés par d’affreux actes d’accusation. Des professeurs idéologues dans nos grandes universités endoctrinent des étudiants de premier cycle aisément impressionnables par des théories négligeant les faits, arguant que le genre était une fiction oppressive et arbitraire dénuée de fondement biologique.

Paglia n’a pas seulement défendu les hommes, elle a aussi livré une défense rare du libre marché et de ses avantages pour le beau sexe. Selon ses propres termes :

L’histoire doit être perçue clairement et équitablement : les traditions obstructives ne provenaient pas de la haine ou de l’asservissement des femmes par les hommes, mais de la division naturelle du travail qui s’est développée pendant des milliers d’années au cours de la période agraire. Celle-ci a immensément bénéficié et protégé les femmes, leur permettant de rester au foyer pour s’occuper des nourrissons et des enfants sans défense. Au cours du siècle dernier, les appareils susceptibles d’épargner du travail, inventés par les hommes et répartis par le capitalisme, ont libéré les femmes des corvées quotidiennes.

Les partisans de la théorie selon laquelle les « mâles seraient sur le déclin » avancent que l’avenir appartiendrait aux femmes communicatives, de consensus, à l’intelligence émotive. Les hommes, avec leur force musculaire, leurs prises de risque et leur penchant pour le chaos ne seraient plus d’actualité. Dowd se demandait s’ils allaient finalement s’éteindre, en prenant « les jeux vidéo, Game of Thrones en boucle et une pizza froide le matin avec eux. » Paglia rappela poliment mais fermement à ses contradicteurs que si les « femelles alpha » pouvaient en effet aujourd’hui rejoindre les hommes dans la gestion du monde, elles n’étaient guère sur le point de les remplacer. Et leurs brillantes carrières sont rendues possibles par des légions d’hommes travailleurs, preneurs de risque et innovants. La citant de nouveau :

En effet, les hommes sont absolument indispensables en ce moment, bien que cela soit invisible pour la plupart des féministes — qui semblent aveugles à l’infrastructure qui rend leur propre travail possible. Ce sont majoritairement des hommes qui font le sale (et dangereux) boulot. Ils construisent les routes, coulent le béton, posent les briques, pendent les fils électriques, excavent le gaz naturel et les égouts, coupent les arbres, et aplanissent au bulldozer les paysage pour les projets immobiliers. Ce sont les hommes qui soudent les poutres d’acier géantes qui maintiennent nos immeubles de bureaux, et ce sont les hommes qui font le travail ébouriffant d’encartage et d’étanchéité des fenêtres, posant ces plaques de verre sur des gratte-ciel hauts de 50 étages. Chaque jour, le long de la rivière Delaware à Philadelphie, on peut regarder le passage de vastes pétroliers et imposants cargos en provenance du monde entier. Ces colosses majestueux sont chargés, dirigés, et déchargés par des hommes. L’économie moderne, avec son vaste réseau de production et de distribution, est une épopée masculine, où les femmes ont trouvé un rôle productif – mais les femmes n’en sont pas les auteurs. Certes, les femmes modernes sont assez fortes maintenant pour donner du crédit lorsque le crédit est dû !

Malgré plusieurs décennies de « girl power« , les femmes montrent peu ou pas l’envie de pénétrer de nombreux domaines traditionnellement masculins. Le Bureau of Labor Statistics rapporte que plus de 90 % des travailleurs dans le bâtiment, électriciens, mécaniciens de l’aviation, éboueurs, grutiers, pompiers, plombiers, tuyauteurs, réparateurs de lignes de télécommunication, et ingénieurs électriques sont des hommes. Ce sont encore des hommes qui déposent plus de 90 % des brevets.

Écrit par : leclercq | 24 octobre 2018

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Elle n'aura jamais la classe de sa belle-soeur la Duchesse de Cambridge quoi qu'elle fasse, quoi qu'elle dise !

Écrit par : Lise | 25 octobre 2018

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Tout cela est vrai. Le néo-féminisme en veut toujours plus. La victimisation systématique de la femme est faite dans ce but. Les statistiques sont pourtant accessibles à tous. Dans la plupart de nos pays, elles montrent que les garçons ont plus de difficultés que les filles à l'école et à l'université. On voit pourtant apparaître ça et là de nombreuses actions uniquement en faveur des filles, qu'elles soient financées par l'argent public ou des entreprises privées. C'est un véritable scandale dans des sociétés qui se disent démocratiques. Malheureusement, les hommes ne réagissent pas assez à ces passe-droits, par ignorance, indifférence ou démagogie. Merci à Homme libre de soulever le problème.

Écrit par : Henri | 25 octobre 2018

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Énorme! Merci Homme-libre!

C'est vrai qu'on s'en tamponne de l'éducation des fidjiennes et si Meghan a raison ou non.... Le but est simplement marketing. Cette famille royale n'est qu'une relique à but touristique. Ils vendent tout un tas de gadgets et tasses à leur effigie, ils sont utiles à l'économie du pays.

Écrit par : Riro | 26 octobre 2018

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Tant que le bon peuple trouvera plus intéressant ce que font et disent les vedettes (de quelque sorte qu'elles soient) que ceux qui connaissent les sujets dont ils parlent et le font au nom de la vérité factuelle, nous assisteront à ce genre de spectacle.

Écrit par : Mère-Grand | 26 octobre 2018

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Et d'ordinaire dans ces pays les garçons sont soit des soldats, soit ils travaillent en étant exploité par des multinationales, soit ils cherchent de la nourriture dans les dépotoirs pour faire survivre la famille...

Écrit par : Jean-Marc | 28 octobre 2018

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