13 octobre 2018

Oups!… L’ouragan Leslie fonce sur l’Europe

Hier soir un changement de cap était annoncé par le NHC, le National Hurricane Center. L’ouragan de catégorie 1 Leslie  file maintenant vers le Portugal et l’Espagne, alors qu’on l’attendait d’abord plus au sud et retournant vers les alizés.


ouragan,leslie,espagne,portugal,florence,noaa,chloé,rétroaction,enjeux,aveiro,venise,gibraltarCoeur chaud, coeur froid

La nouvelle trajectoire n’est pas certaine. Le scénario d’un blocage sur l’Atlantique aux portes de Gibraltar et du Maroc reste possible. Mais actuellement le jet stream force la trajectoire de Leslie, qui avance dans ce grand courant d’ouest à la vitesse de 52 kmh sur l’océan. 52 kmh: une formule 1!

À titre de comparaison Florence avançait à la vitesse de 4 kmh environ en touchant les Caroline, alors qu’il venait d’être dégradé de cat. 5 à cat. 1. Ce quasi sur-place avait évidemment favorisé les cumuls de pluies diluviennes.

Leslie pourrait atterrir au Portugal la nuit prochaine, entre Lisbonne et Porto. L’image 1 (clic pour agrandir) montre l’ouragan en approche. Sur l’image 2 du site Ventusky on voit une ligne figurant la rencontre des vents dans une perturbation, ouragan,leslie,espagne,portugal,florence,noaa,chloé,rétroaction,enjeux,aveiro,venise,gibraltardepuis Leslie jusqu’à Dublin. À droite le vent vient du sud et apporte de l’air chaud, celui que nous ressentirons encore fortement aujourd’hui. À gauche, de l’air plus frais attendu prochainement sur la France.

Il est plutôt rare qu’un ouragan frappe ainsi l’Europe. Il y en a eu quelques-uns, comme Chloé en 1967 (image 3). Toutefois les eaux plus fraîches qu’ils survolent en désamorce le coeur chaud et l’ouragan n’est plus qu’une tempête quand il touche terre.

À propos des ouragans la controverse continue. La variation du climat que nous connaissons conduit-il à une augmentation du nombre ou une intensification de la puissance des ouragans? En l’état rien ne permet de l’affirmer.

 

 

ouragan,leslie,espagne,portugal,florence,noaa,chloé,rétroaction,enjeux,aveiro,venise,gibraltarLe plus à craindre

L’image 4 (source NOAA, service météo états-unien) illustre 170 ans d’activité cyclonique dans l’Atlantique nord. On voit une sinusoïde et non une ligne montante. Cette sinusoïde décrit un cycle d’environ 60 ans. Est-il en lien avec le cycle océanique connu d’environ 65 ans, au cours duquel la température de l’océan varie à la hausse ou à la baisse?

Compte tenu du manque de précision des observations jusqu’à environ 1980, date de mise en place de la surveillance par satellites, il n’est pas impossible qu’il y ait eu davantage d’ouragans au XIXe siècle qu’au XXe. Pourtant une augmentation du nombre ou de l’intensité ne serait pas étonnante puisque les ouragans servent entre autres de climatiseurs géants, ou de soupapes d’évacuation de l’air chaud. Ils évacuent la chaleur vers la stratosphère et ramènent du frais dans les basses couches de l’atmosphère. On peut envisager qu’ils participent à un mécanisme de rétroaction négative, soit un mécanisme correcteur des excès de chaleur, en particulier celle délivrée par les océans (chaleur solaire accumulée ou chaleur interne éventuellement volcanique).

ouragan,leslie,espagne,portugal,florence,noaa,chloé,rétroaction,enjeux,aveiro,venise,gibraltarLe problème majeur des ouragans est qu’ils peuvent passer sur des terres habitées et y semer la désolation et la mort. C’est le lot des humains: aucun événement naturel majeur n’est paisible. Un simple orage local peut tuer. Mais ni l’augmentation ni l’intensification des ouragans, si elles survenaient, ne seraient à craindre. Au contraire.

L’enjeu des ouragans, dans la ligne alarmiste, est de tenter de démontrer que la variation climatique à la hausse des températures serait extrêmement dramatique. Pas plus pourtant que pendant l’optimum médiéval ou romain, autres périodes relativement chaudes du passé. Les périodes chaudes sont des moments de développement de notre espèce. Le plus à craindre est le froid.

 

 

ouragan,leslie,espagne,portugal,florence,noaa,chloé,rétroaction,enjeux,aveiro,venise,gibraltarEnjeux économiques

Pour tenter de démontrer une supposée augmentation des ouragans en nombre et intensité et effrayer le public et les gouvernements, on constate deux moyens. L’un est la surenchère catastrophiste langagière. Chaque nouvel ouragan majeur devient ainsi le pire de l’histoire. Les médias nous mettent en situation de victimes potentielles, sans jamais proposer une analyse des aspects positifs du réchauffement.

L’autre est l’utilisation d’images qui frappent les esprits. Les reporters peuvent bien filmer une inondation, on ne voit que le cadrage utile, celui qui nous sidère. Dans ces images on trouve celles de l’ISS, la station spatiale.

L’image 5, photo de l’ouragan Florence par l'ISS, est significative d’une volonté de grossir les météores. Par exemple ici, Florence semble s’étendre sur une portion démesurée de la planète. Il s’agit d’un simple effet d’optique dû à l’objectif « oeil de poisson » de la caméra. Cet objectif courbe les lignes hors du champ central de l’image. Cette tactique du grossissement artificiel illustre une forme de perversion intellectuelle à laquelle en est venue la climatologie officielle. 

ouragan,leslie,espagne,portugal,florence,noaa,chloé,rétroaction,enjeux,aveiro,venise,gibraltarLes proportions sont faussées. Cela devrait être mentionné dans la légende des images. Ce n’est pas le cas. Or l’image est trompeuse. C’est son intérêt: tromper le public et aggraver l’idée négative qu’il se fait de la variation climatique vers le chaud.

Quand on parle de climat il ne faut plus oublier les enjeux économiques énormes. Des milliards de dollars seront encaissées par le lobby des énergies intermittentes au cours de ce siècle. La présentation dramatisée sert donc l’intérêt de certaines industries.

La question climatique me paraît plus être un prétexte à un rapport de force qu’une une vérité neutre.

En attendant, voyons ce que Leslie nous prépare: un landing sur le littoral d’Aveiro, la Venise portugaise (image 6), ou une agonie lente face au détroit de Gibraltar (image 7 Windy).

 

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09:22 Publié dans Environnement-Climat, Météo | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : ouragan, leslie, espagne, portugal, florence, noaa, chloé, rétroaction, enjeux, aveiro, venise, gibraltar | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

"La question climatique me paraît plus être un prétexte à un rapport de force qu’une vérité neutre."

Bien évidemment hommelibre :-)

Le but recherché par l'élite de l'élite est d'asservir le peuple mondial.

Par quel moyen ? L'électricité !

Elle se fiche parfaitement du climat, des races et des couleurs. Seul compte et au plus vite, quitte à faire n'importe quoi, de "connecter" l'humain. Aujourd'hui le smartphone, demain la smartcity et ses smartbagnoles...

Smartbagnoles qui au passage démarreront à votre volonté, mais pas que...Il faudra l'aval, à distance, de l'autorité aussi. Autrement dit, pas sage, pas soumis, pas de smartbagnole, ni de smartscooter...

Il restera (peut-être) les smarties pour pleurer.

Culpabiliser la populace permet cette "transition" "énergétique"...

Ce fragile équilibre tiendra un bref instant sur l'échelle de l'histoire humaine, puis s'effondrera. Alors pleuvront les bombes car il n'est permis à aucun humain de diriger l'ensemble d'une planète.

Penser que c'est pour demain ? Non, c'est déjà là :-)

Écrit par : absolom | 13 octobre 2018

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Bonjour Homme Libre,

Leslie a atteint le Portugal dit El País ce matin, des vents des 190km/h ont été enregistrés là-bas hier soir, pluies intenses. Elle (il?) arrivera en Espagne ce dimanche mais "son trajet est incertain sur la péninsule".
Alertes partout...voyons si, encore une fois, " la surenchère catastrophiste langagière" règne...

Bon dimanche à vous.

Écrit par : Colette | 14 octobre 2018

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Bonjour Colette,

En cherchant sur les médias d'information ce matin, j'ai l'impression que cet ouragan est traité de manière plus "légère", alors qu'il n'était pas beaucoup moins fort que Florence au moment de son atterrissage. Manque d'habitude? Peut-être aussi parce que Leslie s'est déplacé très rapidement (50-60 kmh, soit 1'000 km en 20 heures): personne n'y était préparé.

Il y a bien, pour une fois, un rappel aux éphémérides passées, qui montrent la rareté du phénomène dans cette région. Mais la rareté ne signifie rien d'autre que rareté, bien que je soupçonne que cette annonce ne soit porteuse d'un autre message, celui d'un phénomène exceptionnel (en cette région précise) et donc qui dit exceptionnel validerait implicitement la cause du réchauffement dit anthropique.


J'ai quand-même trouvé un témoignage d'habitant:

« Je n’avais jamais vu une chose pareille. La ville semblait en état de guerre, avec des voitures écrasées par des arbres tombés ».

La comparaison me paraît quelque peu exagérée, mais bon. Du classique en cas d'ouragan. Mais il n'y a ni snipers, ni quartiers qui brûlent, ni bombes non explosées, ni chars fumants avec des cadavres éventrés un peu partout, ni émanations toxiques dues au fait de guerre. Ici ce sont les gens qui recyclent eux-même ce type de comparaison, déjà utilisées ailleurs.

Un jour des historiens et des philosophes analyseront notre période sous l'angle du langage, de la contamination des ressentis et informations, de la compétition dans le drame que la presse facilite.


Je trouve étonnant qu'on le qualifie de "zombie", parce qu'il a erré pendant trois semaines sans toucher de terre. C'était néanmoins un vrai ouragan, bien vivant. Nous sommes donc maintenant attaqués par un zombie!
:-))

Je vais reprendre ces idées et faire un autre billet.

J'ai lu votre dernier billet, je n'avais rien de plus à dire, je n'ai donc rien écrit chez vous. C'est aussi un peu par pudeur suite au drame que vient de connaître votre coin de paradis. Le temps du recueillement rend difficile une parole légère sur ce poème. De plus le poème colle bien à votre intention.

Bonne journée Colette!

Écrit par : hommelibre | 14 octobre 2018

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J'ajoute cet extrait d'un article du Temps en ligne de ce matin. Il montre surtout que d'autres ouragans ont aussi touché cette région, et donc que si ce phénomène est en effet plutôt exceptionnel, il n'est pas nouveau:

"Selon les registres météorologiques cités par les experts, seuls cinq ouragans sont arrivés dans cette partie de l'océan Atlantique et Leslie serait le puissant à atteindre le Portugal depuis 1842.

Au cours de ces 176 dernières années, seul l'ouragan Vince a touché terre en péninsule ibérique, dans le sud de l'Espagne, en 2005.

En octobre 2017, les vents violents et la vague de chaleur amenés par l'ouragan Ophelia, passé au large du Portugal et de la région espagnole de Galice, avaient attisé des feux de forêt qui ont fait une quarantaine de morts.

Ophelia avait ensuite touché terre en Irlande sous forme de tempête post-tropicale, tuant trois personnes."

Il n'est pas rare non plus qu'un ouragan ayant touché les États-Unis viennent ensuite vers l'Europe (le plus souvent du nord) sous forme de "simple" tempête.

Écrit par : hommelibre | 14 octobre 2018

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Faut admettre que pour se faire respecter Dame Nature ne lésine pas sur les moyens
Espérons que les Maitres de l'univers ces Messieurs les volcans entendent les gémissants manifestant pour un degré en moins
Dommage on en a eut dix de moins la prochaine fois on en récoltera un pour leur envoyer/rire
Bon dimanche Homme Libre

Écrit par : lovejoie | 14 octobre 2018

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Cher Monsieur,
D'accord avec vous! Par ailleurs la NOAA est une des plus assidues agences de propagande réchauffiste, et la manipulation est son arme, tout comme elle est celle du GIEC. Mais passons, le véritable noeud du problème, ce sont les milliers de milliards de dollars qui devraient passer des poches des pétroliers à celles de l'"économie verte". Tout cet argent vaut bien quelques mensonges, non?
Cordialement,
Jacques Louis Davier

Écrit par : Jacques Davier | 14 octobre 2018

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